alpilles13 ALPILLES13

26/08/2007

La rage d'écrire...

Maussane-les-Alpilles  Depuis le temps que je sillonne la Provence, j’avais toujours songé à m’y établir pour mes vieux jours. D’année en année, je repoussais sans cesse la décision, souvent par dérision mais aussi par raison. Tous les prétextes sont bons dès l’instant où l’on se sent dans la force de l’âge vieillissant… irremplaçable au labeur. 

Il y a quelques années, le coup de cœur m’avait pris au détour d’un chemin rural, au pied des Alpilles, sur cette plaine prospère plantée de mille oliviers, de mille abricotiers, de mille champs cultivés. Une plaine que l’on travaille, qui produit, qui vit de sa terre irriguée par le canal, de ses hommes et de son soleil. La terre de Mistral qui fait le pied de nez aux touristes qui s’agglutinent sur les cailloux de la citadelle des Baux. 

A Maussane, au chemin de Compostelle, j’ai déniché en rase campagne un vieux mas à retaper. Des années de boulot à temps perdu pour lui redonner vie et enfin y vivre à plein temps. Du verger d’oliviers, j’entrevois la chaîne des Alpilles sur grand écran, en technicolor du matin jusqu’au coucher du soleil. C’est le cœur de la Provence de Daudet, de Pagnol et de Van Gogh. Preuve que c’est bon pour la tête, pour les arts et la réflexion, C’est bon pour la vie, pour la paix intérieure, pour la paix tout court. 

Pourquoi ne pas inviter les chefs d’Etats de la planète à se recycler en pleine vie pastorale ?  

19:54 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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