alpilles13 ALPILLES13

31/08/2007

Rwanda...

Paru dans le Monde d'aujourd'hui

Rwanda : un rapport accablant pour les Français
Des soldats français auraient armé et entraîné à "tuer aussi vite que possible, avec des couteaux et des machettes", les Interahamwe, responsables du génocide rwandais, mais aussi violé de nombreuses femmes tutsi ayant survécu aux massacres, révèle The Independent. La loi qui a institué la commission rwandaise chargée d'enquêter sur l'implication de la France dans le génocide de 800 000 Tutsi et Hutu modérés en 1994 a d'ores et déjà reconnu la culpabilité de la France. Son rapport, qui devrait être rendu public en octobre, viserait aussi à convaincre la communauté internationale de faire condamner la France. Le quotidien britannique note également que la France, qui était alors le principal bailleur du pays, a été supplantée par le Royaume-Uni, le Rwanda ayant depuis adopté l'anglais comme troisième langue officielle, rejoint le Commonwealth et s'est mis au cricket. Le rôle de Bernard Kouchner, qui devrait se rendre au Rwanda cette année, sera crucial. Bien que proche de Mitterrand, il était alors à la tête de MSF.

10:39 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

30/08/2007

La rage d'écrire...

Henri Pot-de-Terre, artisan potier  Depuis l’âge de dix ans, Henri séjournait durant les congés scolaires chez son Pépé Anselme, un vieil homme barbu et hirsute, qui vivait aux pieds des Alpilles dans une cabane de pierres sèches. Par le toit, à demi-couvert de vieilles tuiles tarabiscotées, le soleil s’engouffrait dans la masure quand ce n’était la pluie qui inondait le sol de terre battue.  

A quelque distance de là, trois chèvres du Rove, un âne et quelques poules déambulaient  dans une sorte de caverne adossée au massif des Baux de Provence formé de pierres calcaires. Une grotte qui n’avait pas d’âge, peut-être des siècles ou des millénaires datant de l’époque des Troglodytes. Au hameau des Calans et dans les environs, on surnommait ce vieil original : « Pot-de Terre ». Il avait débarqué un jour d’on ne sait où.  Peut-être de la ville, peut-être de la Légion ou d’un quelconque bagne de France ou des colonies. Toutes sortes de ragots et de mystères courraient sur son compte. Si bien que cet homme-là se gaussait à ravir de la mauvaise réputation qu’on collait à sa peau tannée.  

Il descendait au village une fois la semaine, le jour du marché, son âne attelé à une charrette à deux grosses roues chargée de barriques et de pots de terre cuite, d’où son surnom de Pot-de-Terre. La recette faite, il faisait provision de victuailles pour la semaine, s’enfilait deux-trois petits jaunes au bar du Commerce et, sans mot-dire, le sauvage s’en retournait dans son antre. La caverne d’Anselme recelait un trésor dont il était le seul à connaître l’existence. Tout au fond de ce labyrinthe humide, il avait découvert une mine d’or, ou plutôt un gisement d’argile rouge avec laquelle il confectionnait sa poterie rustique sur un vieux tour qu’il actionnait avec des pédales de bois. Peu curieux, les villageois ne s’étaient jamais posé la question sur l’origine de la terre qui servait à confectionner les objets du vieux bourru. Car le pays tout entier recélait de carrières où l’on extrayait industriellement, tantôt de la pierre tendre, tantôt de la bauxite, la matière première indispensable à la fabrication de l’aluminium et, pourquoi pas, l’argile du potier. Lorsque le mistral rendait l’âme, il chauffait son four à blanc et s’activait à faire cuire ses pots et ses barriques. Jusqu’à ses olives, qu’il pressait lui-même en décembre sur un antique moulin de pierres dures, l’âne attrapant le tournis à force de tourner comme une bourrique. 

Pour rien au monde, son petit-fils Henri n’aurait voulu manquer ces rendez-vous magiques avec le Pépé, à Pâques, en été et à la Noël. D’année en année, il n’avait de cesse d’implorer ses parents pour qu’ils consentent à ces séjours hors du temps. Lorsqu’Henri débarquait, Anselme devenait un autre homme, presque sociable. Il  rasait sa barbe de frais, faisait trempette dans le puits jusqu’aux aisselles, changeait sa mise et abandonnait toute activité pour se consacrer à son petit. Il parcourait les collines, la garrigue, lui faisait découvrir des sentiers secrets, les plantes des Alpilles qu’ils cueillaient pour en faire des tisanes, des baumes et des remèdes de vieilles femmes, bien que dans le cas particulier, la vieille sorcière était un homme ! 

Quand Henri eut quinze ans, vers la mi-août, à l’occasion de la fête votive, Anselme emmena l’adolescent boutonneux au Village. Il assista à l’abrivado, un jeu qui consiste à lâcher de jeunes taureaux dans la rue centrale, encadrés par des chevaux camarguais et de fiers gardians. Il but son premier pastis, découvrit les Arlésiennes costumées qui dansaient comme des fées sur la place de la Mairie. Depuis ce jour-là, on l’appela : «  Henri Pot-de-Terre » ! 

Etait-ce la fête, était-ce le pastis, était-ce les filles ? Toujours est-il que le lendemain, Henri ne tournait pas rond. Il avait comme des hallucinations. L’âne ressemblait à un percheron de mille kilos, les chèvres se montaient le coup comme des girafes et meuglaient comme des vaches, le ciel était vert-pomme et les collines d’un rouge pétant. Jusqu’aux poteries du grand-père Anselme qui s’étaient affublées de masques de carnaval et se tordaient les boyaux de rire. Un rire strident, moqueur à la vue de leurs atours couleur bleuet… 

Le père Pot-de-Terre compris de suite la raison du délire de son dadais de petit-fils. Curieux comme une fouine, Henri avait dégoté dans le vieux coffre de bois vermoulu, la potion magique du grand-père, une herbe folle qui rendait fada. Et le sale gamin s’était bourré une pipe avec ce qu’il croyait être du tabac ! « Bois cette tisane et va de coucher sur la paillasse le temps que ça passe », lui dit le Pépé d’un ton péremptoire, même s’il peinait à garder son sérieux. 

Remis d’aplomb, Henri gardait de cette mésaventure le souvenir des poteries couleur bleuet, ce bleu de Provence avec lequel on peignait les volets. Il se mit en tête de trouver de l’argile bleue. Et il creusa, il creusa sans relâche au fond de la grotte humide jusqu’au jour où, enfin, il découvrit le filon tant espéré. Il dénicha quasiment toutes les couleurs de l’arc en ciel.  

Anselme lui apprit à pétrir la terre, à mélanger l’argile multicolore, à modeler, à tourner, à tourner encore. L’imagination d’Henri était sans bornes. Il créa des pièces plus belles les unes que les autres et les signa : Henri Pot-de-Terre, artisan potier !

18:06 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2007

2. Mon journal de la semaine...

2. Mon Journal de la semaine…

 

Quelle prétention de vouloir rédiger : « Mon Journal de la semaine » !  Comme si les centaines de publications quotidiennes et hebdomadaires, entassées comme des boîtes de sardines dans les magasins de presse, ne suffisaient pas à nourrir ma réflexion sur les affaires de ce bas monde. Serais-je frustré de ne jamais figurer dans les ragots de la presse people ? Suis-je jaloux que mon dernier bouquin ne fasse pas partie de la livraison pléthorique de la rentrée ? (Il sera publié en hiver avec peut-être un entrefilet crititque dans la presse locale…)  

 

D’autant plus que cette semaine, je n’ai pas grand-chose à dire ni à écrire. Serais-je en manque d’inspiration ? Que non, mais le dossier, paru dès lundi 20 août sur Libé, intitulé « Le journalisme citoyen à l’assaut de l’info » m’interpelle.  Et le sous titre : «  Le public est de plus en plus associé à la production de l’information mais ne se substitue pas à l’expertise journalistique » donne à réfléchir et à me rendre modeste.  

 

Assiste-t-on à une évolution, voire à une révolution de l’info à cause ou grâce aux sites et aux blogs ? Les médias sont touchés de plein fouet. Les citoyens-lecteurs se prennent pour des journalistes d’occasion et publient à tour de bras des milliers d’articles sur la toile. Et d’autres de faire leur cinéma sur Dailymotion, SkyBlog ou Youtube. Il y a un certain temps déjà que nous sommes entrés dans l’ère de la communication tout azimut à l’aide de moyens électroniques de plus en plus sophistiqués  à la portée de n’importe quel scribouillard.

 

Libé dénonce avec raison la piètre qualité de cette info citoyenne. Parce que Libé, le Monde ou le Figaro ne se contentent pas de reproduire de simples dépêches d’agences. L’événement est disséqué, analysé et commenté par des professionnels. Les envoyés spéciaux nous narrent des faits et des reportages comme si nous étions sur place, l’émotion et les senteurs locales en moins. Mais en fin de compte, « monsieur et madame tout le monde » n’en demandent pas tant. Seule l’info compte, point. Et le public est abreuvé à longueur de journée et à répétition sur tous les médias du même événement. Pas étonnant que le lecteur, l’auditeur et le téléspectateur finissent par être saturés, lassés et même blasés par cette fréquence boulimique de l’info. Pas étonnant dès lors, qu’ils aillent grappiller sur l’Internet cette info-citoyenne et qu’à leur tour, ils se mettent a produire tout et n’importe quoi.

 

Essayons une semaine de bouder les médias, de vivre hors du temps comme sur une île perdue en plein pacifique sud. Quelle semaine formidable : pas de crimes, pas d’infanticides, pas de viols, pas d’explosions meurtrières, pas d’incendies de forêts, pas de bouchons, pas de bourse,  pas de politique, pas de mauvaises nouvelles du tout. Que du bonheur !

 

Dimanche, 26 août 2007

15:55 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

26/08/2007

La rage d'écrire...

Maussane-les-Alpilles  Depuis le temps que je sillonne la Provence, j’avais toujours songé à m’y établir pour mes vieux jours. D’année en année, je repoussais sans cesse la décision, souvent par dérision mais aussi par raison. Tous les prétextes sont bons dès l’instant où l’on se sent dans la force de l’âge vieillissant… irremplaçable au labeur. 

Il y a quelques années, le coup de cœur m’avait pris au détour d’un chemin rural, au pied des Alpilles, sur cette plaine prospère plantée de mille oliviers, de mille abricotiers, de mille champs cultivés. Une plaine que l’on travaille, qui produit, qui vit de sa terre irriguée par le canal, de ses hommes et de son soleil. La terre de Mistral qui fait le pied de nez aux touristes qui s’agglutinent sur les cailloux de la citadelle des Baux. 

A Maussane, au chemin de Compostelle, j’ai déniché en rase campagne un vieux mas à retaper. Des années de boulot à temps perdu pour lui redonner vie et enfin y vivre à plein temps. Du verger d’oliviers, j’entrevois la chaîne des Alpilles sur grand écran, en technicolor du matin jusqu’au coucher du soleil. C’est le cœur de la Provence de Daudet, de Pagnol et de Van Gogh. Preuve que c’est bon pour la tête, pour les arts et la réflexion, C’est bon pour la vie, pour la paix intérieure, pour la paix tout court. 

Pourquoi ne pas inviter les chefs d’Etats de la planète à se recycler en pleine vie pastorale ?  

19:54 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2007

Votre premier billet

Bonjour,

Merci d'avoir créé votre blog sur notre plateforme. Vous pouvez dès à présent bloguer librement, mais nous vous conseillons de paramétrer d'abord votre blog à l'aide de quelques menus simples qui se trouvent sur la colonne de gauche de votre administration:

1. Paramétrer le blog

Sous Paramètres / Blog, vous pouvez donner un nom à votre blog. C'est ce nom qui apparaîtra dans les pages d'index. Vous pouvez également mettre un sous-titre et une description qui permettra aux moteurs de recherche de mieux vous trouver.

2. Paramétrer les commentaires

Sous Paramètres / Commentaires, vous pouvez choisir si vos visiteurs peuvent commenter librement vos billets ou si vous préférez les modérer (les lire) avant d'autoriser la publication.

3. Décrivez-vous

Sous Auteur, Editer Auteur, vous pouvez insérer toutes les caractéristiques personnelles que vous désirez. Et vous pouvez choisir lesquelles vous voulez voir publiées lorsqu'un visiteur cliquera sur le lien "A mon propos" de votre blog.

4. Choisissez les catégories de vos billets.

Au moment de la création de votre blog, vous avez choisi une catégorie générale pour votre blog, celle qui apparait en troisième colonne de l'index de nos blogs. Mais vous pouvez aussi catégoriser vos billets à l'intérieur de votre blog (les catégories qui apparaissent en 2e colonne de votre page d'accueil). Allez dans Notes / Catégories, et choisissez celles que vous voulez.

5. Ecrivez votre premier billet

Ceci fait, lancez-vous dans la rédaction de votre premier billet. Dans Notes / Nouvelle note, vous pouvez lui donnez un titre, une catégorie , et écrire jusqu'à... 65'535 caractères. A l'aide du menu au-dessus du texte, vous pouvez insérer du gras, de l'italique, faire des listes, insérer des liens hypertextes ou des images. Lorsque vous avez terminé, il suffit de cliquer sur "Bloguer ceci!" pour que votre billet soit publié.

6. Corriger un billet paru

Personne n'est parfait. Pour corriger un billet paru, aller sous Notes / Editer une note. Vous pourrez modifier n'importe quel billet déjà rédigé. C'est également là que vous pourrez effacer un billet, comme par exemple ce premier billet que nous avons placé pour vous.

7. Editer et corriger des commentaires

Dans Notes / Commentaires, vous pourrez intervenir également sur les commentaires liés à vos billets. C'est également là que vous pourrez les publier si vous avez choisi l'option Commentaires modérés.

8. Créer une liste de liens

Sous Liens / Liens, vous pouvez créer une liste de vos liens favoris qui seront affichés en 2e colonne de votre blog.

9. Voir votre audience

Sous Statistiques / Webalizer, vous pourrez suivre jour après jour votre succès et découvrir combien de visiteurs sont venus lire vos billets.

10. Envoyer des billets par votre téléphone mobile 

Vous pouvez bien évidemment consulter votre blog sur votre téléphone mobile en reprenant l'adresse de votre blog et en la terminant par /mobile

Vous pouvez également envoyer des billets depuis votre téléphone mobile. Pour cela, il vous suffit de créer une adresse e-mail dans Auteur / Editer Auteur. Puis, depuis votre téléphone mobile, créer un MMS que vous enverrez à cettre adresse pour publier votre billet. 

Bonne chance!

18:58 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4)