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30/09/2007

Mon journal...

Mon journal du mois…

 

Au mois d’août, je m’abritais d’un soleil de plomb, me réfugiant dans mon bureau pour décider d’écrire : « Mon journal de la semaine ». Louable intention de m’imposer cette obligation hebdomadaire. Comme, je suis de nature indisciplinée… j’ai tenu quatre semaines, un record, puis plus une ligne depuis le 9 septembre ! Honnêtement, je n’ai pas d’excuses, bien que je me sois trouvé des prétextes futiles et éprouvé un certain déplaisir à battre en retraite alors que je le suis « en retraite » !

Ce qui me donne le temps de « blogger » chez les autres, plutôt deux fois qu’une. Par exemple sur le site de Hubert Nyssen, le fondateur d’Actes Sud. Quelle constance, quelle régularité, pas un jour où il ne nous  gratifie pas de sa chronique familiale, de son savoir et de ses réflexions.

 

Ce qui me donne aussi le temps de découvrir les critiques des livres de la rentrée, à défaut de trouver le temps de les lire.  François Weyergans, lauréat du Goncourt 2005 avec : « Trois Jours chez ma mère »  n’est pas au rendez-vous de septembre.

 

Qu’à cela ne tienne, j’ai passé un jour avec ma mère. Je le fais régulièrement à l’automne de sa vie. A 90 ans, elle vit un perpétuel été indien. Cela commence avec un verre de petit blanc, puis le menu plantureux du dimanche midi et un dessert à la crème double de Gruyère. Un caractère affirmé, une fierté coutumière dissimulent chez elle les douleurs chroniques de l’âge. Tout juste fait-elle allusion au corps médical qui, à ses yeux, est incapable de lui restituer sa jeunesse. Bien que je me sois souvent conduit comme un fils ingrat, elle n’éprouve aucune acrimonie à mon égard. Je demeure, malgré mon âge et le sien, son fils chéri.

 

Ce n’est pas le cas de Daniel  Pennac qui dans son dernier livre autobiographique : « Chagrin d’école », Gallimard, avoue avoir été un cancre notoire, subissant dans sa jeunesse la réprobation de ses maîtres et de sa mère centenaire ! Ah ! si seulement j’avais été un cancre… peut-être aurais-je décroché un prix littéraire ?

 

Dans le « Nouvel Obs » du 20 septembre, une interview de Pierre Michon, l’auteur des « Vies minuscules » qui nous livre après un si long silence : « Le roi vient quand il veut », Albin Michel. L’obsession de Michon est d’écrire la phrase parfaite et quand elle ne vient pas, qu’elle ne teinte pas juste comme une bonne pièce de monnaie sur le comptoir, il s’abstient de la coucher sur le papier. Contrairement à Flaubert ou à Proust, il ne « travaille » pas ses phrases comme on a tendance à le faire avec un traitement de texte ! Il suppute même qu’avec un ordinateur, Proust aurait doublé, voire triplé les sept volumes de la « Recherche du temps perdu »…

 

Le titre du dernier livre de Michon est prémonitoire,  en phase avec l’actualité : « Le roi vient quand il veut »… tous les jours et même plus dans l’ensemble des médias, aux ordres du pouvoir ! A nous gaver de politique à toutes les sauces plus écœurantes les unes que les autres. A nous bourrer le crâne de sornettes comme dans un Etat totalitaire. La phrase est un peu forte, nous sommes heureusement à mille lieux de la Birmanie. Méfions-nous cependant des discours, des programmes, des idées jusqu’au-boutistes  qui précèdent toujours les actes. Les immigrés, les sans-papiers en savent quelque-chose. Jusqu’à se jeter par la fenêtre lorsque des casquettes frappent à la porte. Cela ne nous rappelle-t-il pas une époque toute proche ?

 

France 2 s’en ait fait l’écho dimanche passé en programmant « Le Chemin de l’espérance » un documentaire sur la vie de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, la nièce de qui vous savez. Déportée au camp de Ravensbrück en 1944, cette résistante de la première heure assiste à « la destruction progressive de ce qui constitue un être humain : sa dignité ». Elle consacrera sa vie à défendre les injustices, la misère les opprimées et présidera ATD Quart Monde.

 

Dans le magazine : « Les Mercredis de l’histoire », Arte programme « La Croix-Rouge sous le IIIème Reich : histoire d’un échec »  qui démontre qu’elle s’est rendue complice du génocide organisé par les nazis. Depuis 1942, les dirigeants suisses du CICR étaient au courant de l’existence des camps d’extermination. De concert avec les autorités helvétiques, il ne fallait pas compromettre la « neutralité », les intérêts économiques et industriels de la Suisse avec l’Allemagne hitlérienne. Comme Churchill, Roosevelt et Pie XII, ces salauds n’ont rien entrepris pour sauver des millions de vies. A me donner la nausée d’être Suisse.

 

Pauvre mois de septembre, pauvres Français, pauvres vies minuscules. Pauvre France à une exception près : le rugby, elle vient d’écraser la Géorgie par un score de 64 à 7 ! De quoi nous changer les idées moroses.   

Dimanche 30 septembre 2007

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29/09/2007

15-16-17 Extraits de mon dernier livre...

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“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

Chapitre 15. 

… Saint Pierre accueillit Victor avec déférence et lui parla franchement : votre assassin a été découvert et se trouve actuel­lement ici, en attendant qu’il soit statué sur son sort… 

Chapitre 16.

… Avant de descendre sur terre, Jésus et les quatre acolytes avaient pris la précaution de se travestir, car il était impossible que les trois célébrités du groupe passent inaperçus….

… Jésus ne résista pas à l’envie de faire un détour par la Palestine de sa jeunesse. Il fut bouleversé de découvrir sa terre natale à feu et à sang, les collines de Galilée partagées en deux par un mur de béton…. 

Chapitre 17. 

… Mission fut également confiée à Steve, l’informaticien, de rejoindre le plancher des vaches afin de superviser la réalisation de son projet et de procéder aux premiers essais. Pour éviter d’être accusée une nouvelle fois de machisme, la Commission lui adjoignit une collaboratrice, mais pas n’importe laquelle… puisqu’il s’agissait de Marie-Madeleine,  en personne, la compagne de Jésus !…

… La principale étape avait été franchie : atteindre le Paradis par l’Internet !… 

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26/09/2007

Extraits de mon dernier livre... Chapitre 14

 Extraits de mon dernier livre…

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“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

Chapitre 14. 

Einstein, invité par Dumont à présenter un projet, se récusa en quel­ques mots :

- A partir de la publication, en 1905, de ma théorie de la relativité, on n’a cessé de dire et d’écrire que j’avais changé la face du monde !… 

… Victor exposa son projet :          

- Depuis l’introduction du microprocesseur à des fins médicales, sup­pléant à la défaillance de certains organes, j’ai pensé que son déve­loppement et sa miniaturisation rendraient possible, dans le futur, son action sur les fonctions cérébrales de l’homme….  

… Un vent de panique soufflait dans l’assemblée, effarée par les pro­pos de Victor…. 

… - Comment comptes-tu mettre en œuvre ce projet, ques­tionna Jésus ?

- Einstein, Steve et moi avons pris langue avec Charles Darwin, le père de l’évolution biologique, qui a accepté avec enthousiasme de se joindre à notre entreprise…. 

La solution la plus rationnelle consisterait donc à créer une région ou une cité dans laquelle vivraient et se multiplie­raient les adeptes du grand ordonnateur….   

Victor, qui fourmille d’idées originales et futuristes, suggère que Dieu, votre père spirituel, crée le sep­tième continent !… 

… Darwin prit Victor à part pour le féliciter:

- Votre projet futuriste est ambitieux, il va accélérer le cours de l’histoire humaine au-delà de toute imagination. Depuis l’origine de l’homme, son évolution a été très lente puis, ces derniers siècles et le dernier notamment, elle a pris les jambes à son cou, comme pour rattraper le temps perdu. Cependant la civilisation actuelle n’en est qu’à ses premiers balbutiements et, malgré des couacs malheureux, elle progresse inéluctablement. Votre puce organique, Victor, va réaliser en une génération ce que l’évolution naturelle n’accomplirait peut-être pas en deux à trois siècles…. 

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25/09/2007

Extraits de mon dernier livre... Chapitre 13

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“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

 

Chapitre 13.

 … Après moult palabres dans les couloirs, la Commission décida de se ré­unir à nouveau, inscrivant à l’ordre du jour l’audition des deux émissaires terrestres…

… Le premier écologiste avant la lettre, René Dumont, demanda la pa­role….

… Son constat était sans appel :- Le monde court à sa perte si l’on ne prend pas des mesures dra­co­niennes dans les décennies à venir… 

… René Dumont avait à peine terminé son plaidoyer qu’un groupe d’une centaine de personnes – en fait des âmes – fit irruption en pleine réunion. Le Bienheureux pape allait s’interposer avec autorité quand, su­prême surprise, il aperçut à la tête de ces intervenants : Jésus-Christ en personne !… 

… Jésus expliqua qu’il avait pris la tête du mouvement de résistance « FLP », le Front de Libération du Paradis…. 

… Jésus remarqua, du haut de l’estrade, un homme blanc de petite taille, malingre et poilu, qui s’avançait en titu­bant vers lui…. 

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24/09/2007

12. Extraits de mon dernier livre...

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“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

 

Chapitre 12. 

Quelques heures après avoir, en quelques coups d’ailes, touché terre, les deux lascars roulaient à bord d’une Cadillac sur l’autoroute reliant Los Angeles à San Francisco. Ils avaient projeté de se rendre dans la ré­gion nou­velle de Silicon Valley, vouée corps, âmes et puces à la haute technologie…

.… Ayant fait leurs emplettes aux Supermarchés de haute technologie, Steve et Victor avaient décidé de quitter la Californie pour aller à Genève rencontrer les chercheurs du CERN, et examiner la possibilité d’installer le site en territoire helvétique….

… Et c’est mon collègue Tim Berners-Lee et son équipe du CERN, dont je  faisais partie, qui ont conçu le procédé permettant de présenter l’information sous une forme multimédia et inte­ractive, telle qu’elle existe aujourd’hui….… Res­tait à trouver le site du site ! Victor avait une petite idée en tête et il en fit part à Steve…

… Avant de reprendre le chemin du Paradis, Victor avait encore une mis­sion à accomplir, la plus délicate de son périple terrestre, le rendez-vous avec la veuve de son ami…. 

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22/09/2007

10-11 Extraits de mon dernier livre...

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“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

 

Chapitre 10.

….Victor se sentit très honoré de se voir confier un rôle important au sein de cette auguste assemblée.- Je peux en effet, dit-il, témoigner d’un drame assez récent : J’ai séjourné en Afrique, au Burundi, pendant la période qui a suivi l’assassinat, en 1993, du premier prési­dent hutu de l’histoire, démocratiquement élu quatre mois auparavant. Voici la teneur du texte, que j’ai transmis à ma rédaction, au début de mon reportage….…- Victor, je dois vous confier un secret qui ne l’est que pour les Terriens, chuchota Jean XXIII. Votre président Mitterrand ne séjourne pas au Paradis…. 

Chapitre 11. 

… Un événement avait bousculé le train-train de la Commission : la mort du pape Jean-Paul II et la nomination de son succes­seur. …

…- Tu vois, mon cher, ces événements démontrent que, sans les hommes, Dieu ne peut pas réaliser toutes les améliorations souhaitables. À nous de jouer mainte­nant. Il faut que nous nous concertions avec nos collègues pour faire des propositions qui tiennent la route. Qu’en penses-tu ?- Moi, je serais d’avis de créer un site Internet, pour autant que cela soit possible depuis ici. Par exemple, on pourrait le baptiser : www.paradis.info

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17/09/2007

Extraits de mon dernier livre...

“Un journaliste au paradis

 

 par Fred Oberson

 

 

 

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gauguin.1172428162.jpg

 

Chapitre 8. 

… Le débonnaire Pape Jean XXIII prit la parole :

- Mes chers frères et sœurs. Dans sa grande bonté, le Créateur m’a chargé de vous transmettre Ses salutations et Ses divins encouragements pour le succès de la Commission du Futur…. 

… Parmi eux, Kennedy et Martin Luther King semblaient se connaître de longue date. De Gaulle dominait l’assemblée d’une tête et cherchait Mitterrand. Constatant son absence, il se rabattit sur Churchill. Le grand Charles avait des comptes à régler aussi bien avec l’un qu’avec l’autre…. 

…Steve et Victor rencontrent ensuite Saint-Exupéry qui n’a jamais si bien porté son surnom de Chevalier du ciel,  se montrant jovial et affable avec tous… 

Chapitre 9. 

… À la séance suivante (division du temps en usage au Ciel), l’historien François Furet vint rafraîchir la mémoire des membres de la Commission… 

Humblement, Dieu recon­naît S’être fait berner par les hommes et par Ses ministres, et avoir été impuissant face à leurs dérives… 

… Albert Schweitzer se montra très virulent à l’encontre des catholi­ques et de Jean-Paul II en particulier :

- Votre pape s’entête à vouloir proscrire le préservatif. L’a-t-il seule­ment utilisé une fois dans sa vie, pour se permettre d’en parler ? À cause de lui, les petits-enfants des Africains que j’ai bien connus et soi­gnés à Lambaréné meurent comme des mouches… 

… Cela provoqua un tel tohu-bohu parmi l’assemblée que la prési­dente en exercice, Mère Teresa, dut ramener les intervenants à plus de séré­nité : « Du calme, s’il vous plaît », s’exclama-t-elle, « n’oubliez pas que nous sommes au Paradis, bon Dieu ! »… 

 

 

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16/09/2007

Extraits de mon dernier livre...

"Un journaliste au paradis"

 

 par Fred Oberson

 

 

 

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Chapitre 7 

… Si l’on avait dit à Victor qu’il se trouverait, un jour, en face du Christ, il aurait éclaté de rire et pris cette prédiction pour une farce de pota­che… 

… Eva lui avait dit que Jésus ne prenait pas de rendez-vous. Il était dispo­nible pour tous les élus du Ciel,  comme à l’époque, en Palestine, où il prenait langue, au bord des chemins, avec des pauvres, des vieux, des riches ou des pharisiens qui tentaient de lui tailler des crou­pières… 

… Depuis sa mort sur la croix, au mont des Oliviers, le Christ n’avait pris au­cune ride. Il était beau comme un dieu !… 

… « Je sais que vous souhaitiez me voir depuis toujours », leur dit-il, en s’avançant vers eux, le pas décidé et le regard engageant… 

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15/09/2007

4. Extraits de mon dernier livre...

Un journaliste au paradis

 

 par Fred Oberson

 

 

 

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Chapitre 5 

… De retour au Paradis, Victor fut affecté au Service de la Com­munication, comme le lui avait annoncé Eva lors de son arrivée. Il commença par un stage com­portant la vi­site guidée de l’immensité céleste… … Parmi l’équipe des stagiaires, Victor fit la connaissance de Steve Macintosh, un Irlandais protestant. Contre toute attente, le catholique du sud et le protestant du nord se lièrent d’amitié et passaient le plus clair de leur temps ensemble, à refaire le Ciel… … L’ange bourru regroupa alors les stagiaires pour leur adresser ce message :- Mes chères âmes, la communication que j’ai à vous faire maintenant, est d’importance capitale. Je vous demande la plus grande discrétion à ce sujet. Notre Dieu à tous, juifs, chrétiens, musulmans, souhaite réunir un groupe d’études auquel participeront Ses dignitaires, Ses conseillers et vous-mêmes, mesdames et messieurs… … Les deux compères, Steve et Victor, n’en croyaient pas leurs oreilles : ils allaient participer à une conférence avec les gradés du Paradis !…  En riant sous cape, ils se dirent que si les viocs étaient à court d’idées ; eux n’en manquaient pas… 

Chapitre 6 

Il dévala à grandes enjambées l’escalier en colimaçon pour se précipiter au Purgatoire où il découvrit, en un endroit écarté, son père en lévitation. Henri pla­nait, tournait en rond comme un fauve à l’intérieur de sa cage, prêt à bondir sur le premier arrivant. À la vue de son fils, il stoppa net, se planta sur ses jambes, écarquilla les yeux de surprise et lui lança :- De Dieu, de Dieu… qu’est-ce que tu fous là ?- Papa, je suis mort comme toi, il y a quelques semaines. Je suis monté au Ciel, je t’ai cherché partout et, enfin, je te découvre ici. Je réside à l’étage supérieur, au Paradis. Et toi, que fais-tu ici, au Purgatoire ?- C’est une vieille histoire, dont je n’ai jamais parlé, ni à toi, ni à ton frère Pierre…

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12/09/2007

3.Un journaliste au Paradis

Extraits de mon dernier livre..

 “Un journaliste au Paradis

 

 par Fred Oberson

 

 

 

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Chapitre 3 

… Dès son arrivée, Victor n’avait pas été insensible au charme d’Eva, l’hôtesse d’accueil chiffonnée par Coco Chanel… 

…On accueillait tambour battant les nouveaux pensionnaires, un peu à la manière du Club Méditerranée. Des nuées d’anges entonnaient des cantiques célestes à la gloire du Seigneur. Les soli étaient interpré­tés tantôt par Maria Callas, tantôt par Ella Fitzgerald, et bien d’autres encore, car le ciel était peuplé de toutes les divas de la Terre…. 

… Depuis qu’il demeurait au Ciel, Victor se désespérait de ne pas ren­contrer Dieu… 

… Victor se rendit compte qu’il lui faudrait toute l’éternité pour découvrir la complexité des rouages du Paradis…. 

Chapitre 4 

… Dans l’immédiat, on lui permit de rejoindre le village de Maussane en Provence où il était né, pour assister incognito à la messe de trentième demandée par sa famille à l’occasion de la dispersion de ses cendres… 

… L’attention de Victor fut attirée par la présence d’une femme qui se te­nait à l’écart, au fond de l’église, près du confessionnal. Agenouillée sur la traverse de bois polie par les ans, elle cachait sa face entre ses mains, comme une ma­done ou une sainte en adoration…. 

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10/09/2007

Extraits de mon dernier livre...

“Un journaliste au paradis

 

 par Fred Oberson

 

 

 

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Chapitre 2

… Le patron, Dieu, régnait en maître absolu de tout mo­nothéisme. À ses côtés, Mahomet, le prophète de l’Islam, qu’Il pou­vait de moins en moins considérer comme quantité négligeable. Il lui arrivait parfois de se reprocher la diversification qu’Il avait introduite à l’époque de ce mu­sulman. Pour conquérir de nouvelles parts de mar­ché, il Lui avait fallu ven­dre le même produit sous des étiquettes diffé­rentes et susciter ainsi la concurrence et l’émulation… 

… De jour en jour, Victor découvrait ce territoire sans fin, peuplé de tous les élus de la Terre. Il avait dû s’acclimater à des journées de 24 heures non-stop, sept jours sur sept. La fameuse théorie du septième jour, le repos du Créateur, soit le vendredi pour les musulmans, le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens n’avait pas cours en ces lieux. Car les âmes ne souffraient d’aucune fatigue physique, ni morale. Pas de Martine Aubry ni de syndicat à l’horizon pour revendi­quer les 35 heures !… 

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09/09/2007

La rage d'écrire...

4. Mon journal de la semaine

 

 

Mauvaise semaine. A rayer de l’agenda, cet objet moitié livre, moitié cahier, ce pense-bête qui porte bien son nom ! Cet objet minable auquel on est asservi tout au long d’une vie, que l’on consulte et que l’on rature à journée faite. Quand ce n’est pas le dernier gadget électronique qui vous rappelle à l’ordre comme le réveil matin. Jusqu’au moment où, enfin ouf, on a quasiment rien à inscrire d’avance, rien à programmer. Résolument vide, plus d’engagement, plus de rendez-vous si ce n’est ceux de l’arracheur de dents ou du cardiologue. Pas évident de passer d’un jour à l’autre de l’état d’esclave à celui d’homme libre. Faut bien compter avec quelques semaines d’adaptation et parfois l’on éprouve même un sentiment de frustration. Comme s’il manquait quelque chose…

 

 

Mauvaise semaine, vous disais-je, à rayer du semainier. Mais impossible de le faire après coup, impossible de revenir à dimanche passé. Car cet agenda de misère, je continue à m’en servir. N’allez pas croire que je suis devenu gaga au point d’y inscrire des rancarts bidon ! Je note ce que je fais et aussi ce je n’ai pas fait pour cause de paresse, de refroidissement à 30 degrés... de quintes de toux et de mistral. Le salaud, voici quinze jours qu’il nous assiège. Pour se venger de la pluie, le nord nous envoie des rafales de vent à écorner les bœufs de Camargue. D’habitude, on se terre à l’abri, plein sud. Mais cette fois-ci, il nous a surpris en train de refaire le toit du vieux mas, comme je vous le narrais en langage télégraphique la semaine passée.

 

Je vous fais grâce des nuages de poussière et des sifflements dignes d’un blizzard au travers des pans du toit. Du coup, ce travail a pris du retard sur l’agenda… ce minable à qui l’on ne peut plus faire confiance !

 

 

Dimanche, 9 septembre 2007

 

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Le dernier livre...

A découvrir…

Parution du livre: “Un journaliste au Paradis”

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 “Un journaliste au paradis

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Résumé du livre, environ 250 pages,

 

 

 

 

à paraître prochainement

 sur papier et immédiatement par courriel ! 

 

 

 

 

Le journaliste Victor, envoyé spécial à travers le monde pour narrer les conflits, est assassiné en Afrique dans des circonstances inexpliquées.  Il arrive au Paradis et découvre ce lieu mythique, son mode de « vie » et son organisation groupant les trois religions monothéistes.

Doté de pouvoirs particuliers, Victor a la faculté de revenir incognito sur terre et d’assister, notamment, à ses obsèques auprès des siens. 

Après un stage de formation, Victor et son collègue Steve, informaticien, sont appelés à faire partie de la Commission du Futur dont le but consiste à dresser un bilan de l’état du Monde et de proposer des solutions pour améliorer les relations du Paradis avec la Terre et les croyants. 

De nombreux personnages connus de la politique, des religions, des sciences, des arts et de la culture font partie de la Commission. Les débats sont passionnés, chacun apportant son grain de sel dans cette assemblée hors du commun.

Victor et Steve formulent des propositions radicales et futuristes pour changer le monde avec la complicité de Jésus, de Darwin et d’Einstein. 

La réalisation de leurs projets utopiques, tels la mise en place de l’Internet céleste, la création de la puce organique reliée au grand ordonnateur  implique de nombreux aller et retour entre le Paradis et la Terre et le courroux de Lucifer qui tente de leur mettre le bâton dans les roues.   

Victor rencontre également son incrédule de père qui séjourne au Purgatoire ainsi que son assassin, avant qu’il soit statué sur son sort.  

Après maintes péripéties rocambolesques, l’épilogue de cette fable, écrite au second degré, se situe en l’an 2039.

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03/09/2007

La rage de ne pas écrire...

3. Mon journal de la semaine… 

Montage échafaudage nord. Toit. Vertige. Diagnostique. Choix de matériel. Devis. Achats. Echafaudage sud. Remorque. Tracteur. Démontage. 35 degrés. Livraison matos. Mistral. Poussière. Tuile. Chômage technique. Belote. Capo. Rosé. Pastis. Rosé. Pastis. Incendie. Fumée. Pompiers. Amis. Gueuleton. Colvert. Roteuse. Gros rouge. Marc. Cuite. Dormir. Dimanche. PSG-OM. Paresse. Sans commentaires ! 

Dimanche 2 septembre 2007

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01/09/2007

Le feu à Maussane-les-Alpilles

Vendredi, 31 août 2007

 

Ce matin au lever du soleil, les Alpilles sont en feu. Par la fenêtre, j’aperçois un nuage de fumée noire chassé vers le sud. Le mistral joue avec les flammes qui embrasent la maigre garrigue agrippée aux rochers de la Vallée des Baux. Il n’y a pourtant plus grand-chose à cramer depuis le sinistre de l’été 1999 qui a duré trois jours,  parcourant les vallons et les champs sur quinze kilomètres pour être enfin stoppé à Aureille.

 

En huit ans, les collines s’étaient à nouveau mises au vert, à la place de cette roche noire, puis grise comme des pentes volcaniques. Une végétation aride avait peu à peu pris la place qui lui revenait de droit. Elle émergeait entre les cailloux avec comme seul viatique la rosée du matin, les jours où le mistral consentait à céder sa place au vent de la mer.

 

Ma pompe d’arrosage et les tuyaux sont en place, branchés sur la roubine qui longe mon verger, prêts à fonctionner au cas où le feu franchirait les quelques centaines de mètres qui séparent ma maison du foyer. Avec ma vieille Renault 4, je me rends sur place, je croise des agriculteurs inquiets et quelques pompiers éparpillés aux abords des maisons. Le mas et les vergers de mon ami Coste qui jouxtent l’incendie sont intacts. Avant l’arrivée des secours, il avait pris la précaution de se démerder tout seul.
 
La consigne des pompiers consiste à sauver en priorité les habitats disséminés sur la ligne de feu. Les hélicos sont déjà là, les Trackers déversent un liquide retardant. On attend avec impatience le carrousel des Canadairs, seuls capables d’atteindre les vallons rougeoyant. En quelques rotations, au risque de percuter les rochers, les grands oiseaux jaunes maîtrisent l’incendie au milieu de la matinée. Mon voisin Cartier le vigneron a pris une douche d’eau de mer. Au deuxième passage, c’est de l’eau douce, me dit-il, écopée dans le Rhône, du côté de Vallabrègues.

 

Ouf ! On a été quitte pour la peur et l’on s’en retourne chez soi,  les yeux rougis par la fumée. A part quelques vergers, aucune demeure n’a grillé comme une sardine. Pour une fois, il n’y aura pas de médaille posthume à distribuer aux soldats du feu, morts au champ d’honneur. Les pompiers demeurent en place avec leurs lourds camions. Ils arrosent mètre par mètre les cendres incandescentes, les troncs d’arbres à demi calcinés. Les hélicos continuent de tourner en déversant leur pissette de ci de là.  

 

Vers midi, tout semble rentrer dans l’ordre. La gendarmerie lève le blocus de la route de St Rémy. Puis soudain, rebelote en fin d’après-midi, le feu reprend aux abords de Maussane. Les camions rouges traversent le village dans tous les sens, sirènes hurlantes. Dans un dernier baroud d’honneur, le feu démoniaque veut se venger de la maîtrise des hommes de l’avoir pour une fois vaincu, avant qu’il ne commette à nouveau l’irréparable.  

 

La prévention et l’organisation mises en place ces dernières années ont limité les dégâts. Guetteurs et pompiers sont présents à longueur de journée dans les collines. On défriche le long des routes, mais il reste de nombreux champs en friche, des champs de particuliers qui s’en foutent ! Les autorités font encore preuve de laxisme à leur égard. Et comment déceler un fada qui sommeille ou un quidam qui jette son clope de la voiture ?

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