alpilles13 ALPILLES13

07/10/2007

Mon journal...

6. Mon journal de la semaine

De quelle semaine vais-je vous parler ? J’hésite entre la semaine passée ou celle (celles) à venir ? Peu importe, me direz-vous, toutes les semaines se ressemblent : sept jours de vingt quatre heures, nuits incluses. Pourquoi vous ferais-je le récit d’une semaine tristounette, banale à mourir. Métro, boulot, dodo, week-end et TV zapping. D’abord, y a pas de métro, y a plus de boulot. Quant au dodo… bonjour les insomnies ! Je pourrais donc vous conter une semaine imaginaire, une semaine extraordinaire avec en prime, le gros lot, la victoire du XV tricolore à Cardiff et celle de l’OM , l’Olympique de Marseille, à Liverpool !

 

Voilà, j’y suis. C’est de Marseille que je voulais vous parler. J’adore Marseille. Pourquoi ne serait-elle pas la plus belle ville de France… puisqu’on dit de Paris qu’elle est la plus belle ville du Monde ? Je ne suis pas le seul à l’aimer. Même « Libé » a consacré son supplément de samedi à Phocéa. Avec des titres flatteurs : Le vent du changement - Sur les chantiers de la gloire – Des projets et des stars - La ville rêve d’un destin

européen.

 

 

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Un article, signé par Cindy Peyret, a retenu mon attention : La cagole, un cliché haut en couleur. Trouvez la définition de la cagole et je vous offre une bouillabaisse sur le Vieux Port ! Libé nous apprend qu’à l’origine, la cagoleest une fille de petite vertu, du provençal cagoulo, blouse, long tablier porté par les ouvrières au début du siècle passé. Et comme leur salaire était misérable, certaines monnayaient leurs charmes pour quelques sous après le boulot. Aujourd’hui la cagole est une sorte de bimbo, blonde décolorée, sapée fluo, accent popu qui, dixit l’écrivain marseillais Serge Scotto: « Ce sont des déesses de la rue, elles ont une arrogance, elles n’ont pas peur des mecs ».

 

 

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J’ai découvert Marseille puceau, il y a près de 50 ans, venu d’Helvétie à motocyclette, pour embarquer sur un paquebot de la Cie Générale Transatlantique à destination de la Tunisie fraîchement décolonisée. Sans connaître leur surnom, j’ai bien dû être cajolé par l’une ou l’autre cagole !

 

Chaque fois que je retourne à Massilia, j’arrive par l’autoroute de l’Estaque enserrée entre des rochers abrupts et arides où même les chèvres ne trouveraient pas leur pitance. On se croit au bout du Monde. Puis, d’un seul coup la mer, les îles du Frioul, la rade, la ville, la Bonne Mère s’offrent à nous en un panorama unique et grandiose. A chaque fois, j’écarquille les yeux, l’émotion m’étreint comme autrefois lorsque je débouchais par la route sinueuse du Rove, venant de Martigues par la Côte Bleue. Le rituel est immuable, je surplombe les anciens docks, les ports marchands, la Joliette, je contourne le Vieux Port et m’en vais par la Corniche vers le Prado et la Pointe rouge. Au passage, je me rappelle mes souvenirs de jeunesse, la rue Paradis, la plage des Catalans, l’hôtel Perron. De ce coté-là, je retrouve mes amis, Bernard, Jean-Louis, Etienne. Je fais bombance à Endoume ou au vallon des Auffes. En hiver un théâtre au Cours Julien, à la Criée ou à l’Odéon.

 

Pour moi, Marseille est visuel, c’est le bord de mer, de l’Estaque aux confins de la Pointe rouge, cette rade qui n’a que peu changé au cours des ans. Au delà de la Cannebière, de Belsunce, de la gare Saint Charles, de la porte d’Aix, la cité m’est inconnue. Je me perds régulièrement dans ces avenues qui s’entrecroisent, dans ces dénivelés autoroutiers qui surplombent cette ville immense, que je crois anonyme, sans âme comme le sont la plupart les grandes cités. Il me reste à découvrir ces quartiers, ces villages collés les uns aux autres, ces habitants bigarrés débarqués des quatre coins du monde.

 

 

 

Ouverte sur le monde, forte de cette diversité ethnique et culturelle, la capitale méditerranéenne bouge, transfère ses zones industrielles au dehors, ravale ses façades, s’urbanise, crée des emplois et rêve d’un destin européen, sans doute pour le plus grand bien de ses habitants et de sa jeunesse.

Dimanche, 7 octobre 2007

20:42 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

J'adore Marseille ! D'ailleurs, en février, je vais y aller 2 semaines pour la visiter à fond et faire plein de photos !

Écrit par : Tietie007 | 20/11/2007

PPPfff, c'est même pas une ville, c'est une marque. on nous boure la tête avec des series de merde comme plus belle la vie. si c'était a lille ou a strasbourg, personne la regarderait.... c'est qu'un produit, un label... de la merde !

Écrit par : benjamin | 21/12/2007

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