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29/10/2007

Silence...

 

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8. Mon journal du jour

 

Quinze jours de silence… Pas un mot, pas une ligne. J’ai suppléé à mon absence de « discours » par les saints du calendrier, des revues de presse, le renvoi au blog prolifique de Jabiru qui nous transporte par la magie de l’Internet de l’autre côté du Monde, dans le Pacifique.

 

J’ai envie et le temps de vous parler aujourd’hui. Je dis « parler »  car j’ai la « parlotte », je suis un parleur chronique qui essaie de se soigner par l’écriture. En cinq minutes de jactance, vous rasez déjà votre auditeur de mille fadaises. En revanche, une à deux heures d’écriture sont nécessaires pour un billet qui tient la route !  Six mois pour un bouquin merdique et encore six mois pour être dans le commerce ! Je dis bien « commerce » pour les auteurs à succès. Pour les autres, c’est la galère, la famille, les amis et le porte à porte, pareil à un colporteur qui, dans le temps, faisait la tournée du landernau pour vous coller des essuie-mains et des lavettes.

 

Fort de cette maxime comme quoi le silence est d’or et la parole d’argent, j’en déduis que l’écriture est de bronze. Je me contente donc de figurer parfois sur le podium, à la troisième place. J’ai le sentiment de dire des choses intelligentes lorsque je parle mais c’est le bruit, le ton, l’insistance, la redite, la gestuelle latine qui fatiguent souvent celui ou celle qui ne vous écoute que d’une oreille.

 

Deux fois l’an, je parle en silence… Non pas à l’oreille du canasson du voisin, un vieux camarguais qu’on laisse finir tranquillement sa vie dans le champ d’à côté. Je parle en silence aux oliviers, à chacun d’eux l’un après l’autre, au printemps lors de la taille et maintenant lors de la récolte. Des milliers de feuilles, semblable à des oreilles minuscules, se tendent vers moi, m’effleurent le visage pour ouïr ma respiration, mes soupirs, mes humeurs ou mon état d’âme.

 

J’ai dû mal leur parler au printemps. Peut-être de politique, de conflits, de pollution, d’OGM ? Impossible à un « parleur » de s’en souvenir ! Pour ne pas avoir à m’entendre à l’automne, hier, aujourd’hui, demain, mes oliviers centenaires se sont rebellés, se sont syndiqués, se sont coalisés,  pour ne livrer que quelques fruits épars. Donc, mes silences parlés leur ont déplu. Sans doute, je parlais au dedans de mon être, comme un égoïste qui ressasse des pensées négatives.

 

Demain, en les cueillant délicatement, en caressant leur pulpe soyeuse, je vais chanter à tue-tête comme le baryton que j’aurais pu être, si j’avais été doué pour la musique !  
Lundi, 29 octobre 2007

22:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2007

Jean ZIEGLER à Libé...

«La faim va augmenter de façon effroyable»

Débat. Les agrocarburants, une menace pour le Sud ? Jean Ziegler réclame un moratoire :

LAURE NOUALHAT

QUOTIDIEN : lundi 22 octobre 2007

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Bien au-delà du simple clivage gauche-droite, les agrocarburants n’en finissent pas de diviser politiques, économistes et ONG. Il y a les pour, emmenés par l’étrange attelage américano-brésilien Lula-Bush, et la coalition des contre, qui regroupe beaucoup d’ONG, inquiètes des effets de cette diversification agricole à la fois sur la déforestation (surtout en Indonésie) et sur la hausse des prix alimentaires mondiaux. Rapporteur spécial à l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler fait clairement partie du camp des opposants.

 

Jeudi, vous allez défendre devant l’Assemblée générale des Nations unies l’idée d’un moratoire sur les agrocarburants pendant cinq ans. Pourquoi ?

Parce qu’il faut éviter une catastrophe. Je vous donne quelques chiffres qui datent de 2006, mais qui sont probablement identiques aujourd’hui : 100 000 personnes meurent de la faim ou de ses suites immédiates tous les jours ; toutes les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim ; 854 millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition. Sachant cela, si le plan de Lula et de Bush sur les agrocarburants se matérialise, ce sont 26 millions d’hectares de terres vivrières qui seront affectées à la production de bioéthanol et de biodiesel. La faim va augmenter de façon effroyable. Pour faire un plein de 50 litres avec du bioéthanol, il faut brûler 232 kg de maïs. Avec ça, un enfant zambien ou mexicain vit une année. Pour toutes ces raisons, je demande que le transfert de cultures vivrières vers des cultures industrielles d’agrocarburants soit interdit pendant au moins cinq ans par les Nations unies.

Pourquoi cinq ans ?

Dans ce délai, la science va progresser et il sera possible d’utiliser des déchets agricoles ou les parties non utiles de la plante pour faire rouler les voitures. Mercedes a déjà un programme avancé, qui consiste à planter de la jatropha, un buisson poussant sur des terres arides et qui n’entre pas en compétition avec des plantes alimentaires.

Vous n’êtes donc pas totalement contre les agrocarburants…

Il ne faut pas être dogmatique, c’est vrai que le problème du changement climatique est grave et légitime. L’une des difficultés majeures qui occupent les Etats est d’éviter une augmentation des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Les centaines de millions de voitures, de camions, bus, polluent l’air que nous respirons d’une façon de plus en plus angoissante.

Pour lutter contre la détérioration du climat, substituer des carburants verts aux carburants fossiles ne suffit pas.

Vous avez raison, la fabrication de bioéthanol soulève d’autres problèmes que la seule sûreté alimentaire de millions d’individus. C’est un agrobusiness qui brasse des milliards de dollars, réservés à de grands groupes industriels. L’énergie finale est peut-être plus propre, mais quand on analyse le cycle de vie du biocarburant, pour le fabriquer, il faut tellement d’eau et d’énergie que les avantages s’amenuisent. Il existe de nombreuses autres critiques vis-à-vis de ces agrocarburants, mais je me concentre sur ce qui est absolument catastrophique, qui menace une partie de l’humanité et qui est déjà en marche.

C’est-à-dire ?

Le prix du blé au niveau mondial a doublé en quelques mois, celui du maïs au Mexique a plus que quadruplé en deux ans. Le prix de la nourriture, de la terre augmentent de façon extraordinaire, et donc l’expulsion des paysans s’accélère. Au Brésil, il existe une véritable opposition entre le Mouvement des travailleurs agricoles sans terres et le gouvernement Lula. Ce qui est plutôt pathétique puisque Lula a été l’un des fondateurs de ce mouvement. Les «sans-terre» l’accusent de ne pas respecter le droit à l’alimentation, tandis que lui justifie son engouement pour les agrocarburants par la nécessité de réduire la dette, en faisant rentrer des devises. Et puis 38 des 53 pays africains doivent importer de la nourriture pour combler leur déficit alimentaire structurel. L’année dernière, le Burkina Faso a importé 230 000 tonnes de denrées alimentaires. Si les prix de l’alimentation continuent d’exploser, comme c’est le cas maintenant, ces pays ne pourront pas acheter le nécessaire. Des millions de personnes vont mourir. Pendant ce temps, les Occidentaux roulent dans leurs voitures.

La semaine dernière, en Afrique, Lula a exhorté les pays africains à se lancer dans la production de biocarburants. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que le président Lula se trompe gravement de stratégie.

Pensez-vous obtenir la majorité aux Nations unies ?

La conscience que la faim n’est pas une fatalité augmente. En Occident, la société civile se mobilise de plus en plus contre les sociétés multinationales qui dominent une large part de la production et de la distribution des aliments. Il faut que les gens sachent qu’une opposition aux agrocarburants existe et qu’ils doivent l’appuyer. Chacun est responsable de tout, devant tous. Pendant le temps de cet entretien, des dizaines d’enfants sont morts. La responsabilité de chacun est engagée devant ce crime contre l’humanité.

10:03 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

20/10/2007

Adeline... une blanche colombe!

Sainte Adeline

Première abbesse de l’abbaye des “Dames Blanches” à Mortain

Descendante de Guillaume le Conquérant et soeur de saint Vital de Savigny, elle fut élue première abbesse de l’abbaye des Dames Blanches, appelée ainsi en référence à leur habit.

Voici une Adeline contemporaine et conquérante:

Adeline Blondieau est née le 9 février 1971 à Paris.
Elle a épousé Johnny Halliday.

Elle commencera sa carrière en tant que mannequin, puis comédienne et présentatrice télé.

Depuis 1999, Adeline est maman d’un petit garçon prénommé Aïtor., qui a tourné un épisode de Sous le soleil.

Adeline écrit certains scénarios des épisodes de Sous le Soleil:
     - Episode 346: Deux papas et un bébé
     - Episode 389: Amour hors normes

C’est en 2007, qu’Adeline décide de quitter la série, elle explique son choix dans le magazine Télé 7 Jours. Adeline s’envole vers d’autres horizons…

Voilà quelques petites choses sur Adeline:

-elle adore cuisineret le fait tres bien
-elle écrit beaucoup la nuit
-elle fait beaucoup de sport et essaie de faire une heure de jogging un jour sur deux pour se maintenir en forme
-elle ne fume pas et ne boit pas
-elle aimerait écrire un roman
-chez elle c’est une véritable ménagerieoù co-habitent chiens, chats, lapin, poissons, perroquets, ratons-laveurs et … rats!
-elle aimerait passer à la réalisation
-elle est passionnée d’histoire et de littérature
-elle aurait adoré avoir les yeux vairon et etre plus grande
-Tonya, Bénédicte et elle se reunissent environ tous les mois dans un petit restopour prendre des nouvelles des unes des autres et se demander ce qu’elle ont envie de faire (pour sls mais aussi en dehors)
-sur le tournage elle organise beaucoup de soirée à thème(sex in the city, chocolat…)
- elle adore les jeux vidéo: elle a quasiment toutes les consoles

 

BONNE FÊTE AUX “ADELINE”

20:55 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

19/10/2007

Bonne fête aux "René"

Saint René Goupil (15 mai 1608 - 29 septembre 1642) était un missionnaire français et le premier martyr nord-américain de l’Église catholique.

Il naquit à Saint-Martin-du-Bois, dans le diocèse d’Angers, en France, en 1608. Ayant étudié à Chantilly, près de Paris, il dut quitter le noviciat en 1639 en raison de sa surdité. Il connaissait déjà la chirurgie. Il se porta volontaire pour travailler comme donné avec les jésuites dans les hôpitaux du Canada. En 1640, Goupil est à la mission de Saint-Joseph de Sillery.

En 1642, lors d’un voyage par canot vers les missions huronnes avec le père Isaac Jogues, il fut capturé et torturé par les Iroquois. Après avoir enseigné le signe de la croix aux jeunes amérindiens, il fut tué par un coup de tomahawk sur la tête, et il prononça le nom de Jésus en mourant. Il se trouvait proche du site actuel d’Auriesville dans l’État de New York. Son décès a été rapporté dans les Relations des Jésuites.

Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens. Il est le saint patron des anesthésistes.

Il y a une paroisse Saint René-Goupil dans le quartier Saint-Michel à Montréal, ainsi qu’un parc René-Goupil dans la même rue que l’église. Une autre paroisse René-Goupil se trouve dans le diocèse de Gatineau-Hull, et une autre dans l’état du Minnesota. Il y a aussi une rue nommée René-Goupil dans la ville de Saint-Jérôme (secteur Lafontaine), située en banlieue nord de Montréal. On retrouve aussi l’église Saint-René-Goupil dans la municipalité de Saint-René-de-Matane au Bas-Saint-Laurent.

Pour en savoir plus sur ce saint-là : Wikipédia 

Mais tous les “René” ne sont pas des saints!

Saint-René Taillandier

 

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

René Gaspard Ernest Taillandier, dit Saint-René Taillandier (16 décembre 1817 à Paris - 22 février 1879 à Paris), est un historien, homme de lettres et homme politique français.

Il fait ses études supérieures à Heidelberg et devient professeur à Strasbourg, puis à Montpellier et à Paris, où il est titulaire de la chaire d’éloquence française de la Sorbonne en 1868. En janvier 1870, il est nommé secrétaire général du du ministère de l’Instruction publique, puis ministre de l’Instruction publique par délégation à Bordeaux. Devenu conseiller d’État, il est élu membre de l’Académie française en 1873.

Saint-René Taillandier est connu pour avoir été un observateur attentif de la scène littéraire, non seulement en France, mais aussi en Allemagne et en Europe centrale. Ses ouvrages d’histoire littéraire sont pour la plupart composés d’articles parus initialement dans la Revue des Deux Mondes.

19:43 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2007

Mon journal...

7. Mon journal de la semaine

Toute la semaine, « le petit con » a fait la une des médias : la presse quotidienne, les hebdos, la radio et la télé. On ne voit que lui, on entend que lui, on ne peut se passer de lui, « le petit con » est partout, supplantant un autre « petit » à l’ADN présidentiel dont on n’a pas encore la preuve qu’il est complètement « con », mais cela ne saurait tarder !

Le « petit con » que je cite est un grand quinqua vieillissant, un séducteur élégant, sapé d’une blanche chemise, qui s’exprime dans un langage châtié, qui dit des choses intelligentes, qui se contredit parfois, qui prend fait et cause pour les grandes causes. Du haut de sa grandeur, de son rang, de sa richesse, le « petit con » plafonne sur un autre registre, il ne saurait se compromettre avec la veuve et l’orphelin. Il avoue être « un peu sourd à la question sociale, écrire avec son intelligence et son inconscient ». De ce côté-là, il est honnête car comment pourrait-il se mettre à la place du peuple, des petites gens et des SDF alors qu’il fréquente les trois étoiles et les palaces.

Après la Bosnie, après le Darfour, le « petit con » part en guerre contre les pachydermes qui ne sont pas tous en Afrique. Il tire à vue, fait mouche à tous les coups de sa plume acérée sur ces grosses bêtes que sont les éléphants du PS. En fait, ce pacifiste viscéral ne fait qu’égratigner leur carapace polie par des années de militantisme bourgeois. Au passage, il ne rate pas l’occasion de pointer son arme sur le gibier planqué à la droite de la gauche, avec l’excuse que sa mire est déréglée.

Tout cela parce que le « petit con » s’est soudainement pris d’une admiration sans borne pour son égérie du moment, une pauvre femme abandonnée par les siens. Pour se faire entendre, pour expurger son fiel, ce grand chasseur a commis un livre judicieusement intitulé : « Ce grand cadavre à la renverse », Grasset *.

Vous l’avez deviné, le « petit con » n’est autre que BHL, Bernard-Henry Lévy, le philosophe mondain et médiatique qui part en campagne pour que Ségolène Royal prenne la tête du parti socialiste. Ce cher BHL arrive en retard d’une révolution manquée. C’est au printemps qu’il devait partir en guerre et mitrailler tout azimut pour qu’elle soit élue. Ce n’est pas à cause de ce rendez-vous manqué que je me suis permis de l’appeler « petit con ». Celui qui l’a traité de la sorte n’est autre que Guaino, l’éminence grise et trouble du petit président ! Un « grand con » !


*) Pour la petite histoire, le fondateur des éditions Bernard Grasset a plus ou moins collaboré avec l’occupant allemand pendant la guerre ! Il a publié « Les Principes d’action » d’Adolf Hitler et nombre de collaborationnistes dont Drieu La Rochelle. Grasset appartient à Hachette qui fait partie du Groupe Lagardère dont le digne héritier est actuellement compromis dans l’affaire EADS ! Ni voyez aucune malice.

Dimanche, 14 octobre 2007

21:12 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

Airbus...

  Publié le 15/10 à 12:05

Airbus livre enfin son premier A380

 

Avec 18 mois de retard,Singapore Airlines prend possession ce matin

 de l'avion géant du constructeur européen

- L'Airbus A380 (archives) -
Cliquez ici pour voir en grand
L'Airbus A380 (archives)

La cérémonie de livraison du premier exemplaire

du plus gros avion de ligne de l'histoire a

débuté à Toulouse, siège d'Airbus.

Cet événement, censé marquer la fin des

déboires industriels du programme, surgit

en pleine affaire de délits d'initié chez EADS,

maison mère d'Airbus , liée précisément aux

problèmes de fabrication de l'avion géant.

Lors de la cérémonie, le quadriréacteur, livré devant plus de 500 personnes 

(salariés d'Airbus, de Singapore Airlines et de journalistes) doit rouler mais pas voler.

Lundi matin à Toulouse, Tom Enders, PDG d'Airbus, a remercié "les ingénieurs,

techniciens et membres du personnel" ainsi que les clients et les sous-traitants.

"Nous sommes reconnaissants du soutien qu'ils ont apporté à Airbus et de leur fidélité

pendant les moments difficiles."

L'A380 doit partir mardi pour Singapour, d'où il effectuera son  premier vol commercial

le 25 octobre en ralliant Sydney. Les places de ce vol aller-retour, mises aux enchères sur 

eBay, ont rapporté 1,3 million de dollars qui seront reversés à des oeuvres caritatives.

L'A380 pourra  transporter 525 passagers en aménagement standard,

et jusqu'à 853 en charter. Il totalise à ce jour 189 commandes fermes et engagements

d'achat émanant de 16 clients, principalement de la région du Golfe, d'Asie et d'Europe.

La livraison de cet avion très attendu, rival annoncé du Boeing 747

(450 places, seul super jumbo dans les airs depuis 1970) a été repoussée à cause 

des problèmes d'industrialisation, notamment dans l'assemblage des câblages électriques. 

Ces difficultés ont mis en lumière le manque d'intégration entre les différentes

composantes d'Airbus et conduit à la simplification de la direction franco-allemande.

Les charges liées au retard de l'A380 ont pesé pour 2,5 milliards d'euros

dans l'exercice 2006 d'Airbus, en perte de 572 millions d'euros.

La facture totale de la crise devrait dépasser 6 milliards d'euros d'ici à 2010.

13:19 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

11/10/2007

Prix Nobel...

Doris Lessing, Nobel de littérature

- Doris Lessing en 2001 - AFP/ANDREU DALMAU -

Doris Lessing en 2001 - AFP/ANDREU DALMAU
Le prix Nobel de littérature a été attribué jeudi à la romancière britannique Doris Lessing, 87 ans

Le comité Nobel a choisi de récompenser "la conteuse épique de l'expérience féminine, qui avec scepticisme, ardeur et une force visionnaire scrute une civilisation divisée", a indiqué l'Académie.

Doris Lessing  est la 11ème femme à obtenir le Nobel de littérature. Elle a parfois été comparée à Simone de Beauvoir pour son féminisme.

Doris Lessing est née (Doris May Tayler) le 22 octobre 1919 en Perse (l’Iran de nos jours) de parents anglais.

À 36 ans, avec son fils, elle revint à Londres et démarra sa carrière comme écrivain. Très engagée politiquement, elle perdit définitivement toutes ses illusions envers le communisme en 1956, lors de l'écrasement de la révolte hongroise.

Une romancière profondément engagée
L’œuvre de Doris Lessing est profondément autobiographique, s’inspirant de son expérience africaine, de son enfance et de ses engagements sociaux et politiques. Les thèmes évoqués dans ses romans sont les conflits de cultures, les flagrantes injustices de l’inégalité des races, la contradiction entre la conscience individuelle et le bien commun.

En 1956, après un séjour dans la Fédération de Rhodésie et du Nyassaland où elle interrogea comme journaliste le premier ministre sud-rhodésien Garfield Todd et le premier ministre fédéral Godfrey Huggins, elle fut finalement interdite de séjour dans toute la fédération et en Afrique du Sud.

Le "Carnet d'or" ("The Golden Notebook", 1962), son livre le plus connu,  raconte l'histoire d'une femme-écrivain à succès qui tient son journal. L'écrivain a su explorer tous les styles, n'hésitant pas à faire des incursions dans la science-fiction avec les cinq tomes de sa série "Canopus in Argos" écrite entre 1979 et 1983.

Doris Lessing  a été en 1984 l'auteur d'un canular en publiant "The Diary of a Good Neighbour" ("Le Journal d'une bonne voisine") sous un pseudonyme. Son propre éditeur, qui ne connaissait pas la véritable identité de l'auteur, avait refusé de le publier.

 Sa jeunesse écartelée entre plusieurs continents lui a inspiré sa première saga, rédigée de 1952 à 1969: les cinq volumes des "Enfants de la violence" ("Children of Violence"), qui mettent en scène le personnage d'une Martha Quest, étonnament proche de Lessing .

Deux fois mariée et deux fois divorcée, elle estime que "le mariage est un état qui ne lui convient pas".

 Parmi ses autres ouvrages figurent notamment "Going Home" (1957) où elle dénonce l'apartheid en Afrique du Sud et "The Good terrorist" (La terroriste, 1985), sur un groupe de jeunes révolutionnaires d'extrême-gauche.

Doris Lessing  vit actuellement dans la banlieue londonienne. Si elle s'est surtout consacrée ces dernières années à des ouvrages de science-fiction, son dernier roman traduit en France et paru cet automne chez Flammarion, "Un enfant de l'amour", retrace la vie d'un jeune homme dans les années 40 et 50, entre Inde et Afrique du Sud, perdant ses illusions sur l'amour et la vie.

Pour en savoir plus :
-> la liste de tous les prix Nobel de littérature
-> le Nobel de littérature 2006 au Turc Orhan Pamuk

Publié le 11/10 à 14:41

14:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

07/10/2007

Mon journal...

6. Mon journal de la semaine

De quelle semaine vais-je vous parler ? J’hésite entre la semaine passée ou celle (celles) à venir ? Peu importe, me direz-vous, toutes les semaines se ressemblent : sept jours de vingt quatre heures, nuits incluses. Pourquoi vous ferais-je le récit d’une semaine tristounette, banale à mourir. Métro, boulot, dodo, week-end et TV zapping. D’abord, y a pas de métro, y a plus de boulot. Quant au dodo… bonjour les insomnies ! Je pourrais donc vous conter une semaine imaginaire, une semaine extraordinaire avec en prime, le gros lot, la victoire du XV tricolore à Cardiff et celle de l’OM , l’Olympique de Marseille, à Liverpool !

 

Voilà, j’y suis. C’est de Marseille que je voulais vous parler. J’adore Marseille. Pourquoi ne serait-elle pas la plus belle ville de France… puisqu’on dit de Paris qu’elle est la plus belle ville du Monde ? Je ne suis pas le seul à l’aimer. Même « Libé » a consacré son supplément de samedi à Phocéa. Avec des titres flatteurs : Le vent du changement - Sur les chantiers de la gloire – Des projets et des stars - La ville rêve d’un destin

européen.

 

 

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Un article, signé par Cindy Peyret, a retenu mon attention : La cagole, un cliché haut en couleur. Trouvez la définition de la cagole et je vous offre une bouillabaisse sur le Vieux Port ! Libé nous apprend qu’à l’origine, la cagoleest une fille de petite vertu, du provençal cagoulo, blouse, long tablier porté par les ouvrières au début du siècle passé. Et comme leur salaire était misérable, certaines monnayaient leurs charmes pour quelques sous après le boulot. Aujourd’hui la cagole est une sorte de bimbo, blonde décolorée, sapée fluo, accent popu qui, dixit l’écrivain marseillais Serge Scotto: « Ce sont des déesses de la rue, elles ont une arrogance, elles n’ont pas peur des mecs ».

 

 

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J’ai découvert Marseille puceau, il y a près de 50 ans, venu d’Helvétie à motocyclette, pour embarquer sur un paquebot de la Cie Générale Transatlantique à destination de la Tunisie fraîchement décolonisée. Sans connaître leur surnom, j’ai bien dû être cajolé par l’une ou l’autre cagole !

 

Chaque fois que je retourne à Massilia, j’arrive par l’autoroute de l’Estaque enserrée entre des rochers abrupts et arides où même les chèvres ne trouveraient pas leur pitance. On se croit au bout du Monde. Puis, d’un seul coup la mer, les îles du Frioul, la rade, la ville, la Bonne Mère s’offrent à nous en un panorama unique et grandiose. A chaque fois, j’écarquille les yeux, l’émotion m’étreint comme autrefois lorsque je débouchais par la route sinueuse du Rove, venant de Martigues par la Côte Bleue. Le rituel est immuable, je surplombe les anciens docks, les ports marchands, la Joliette, je contourne le Vieux Port et m’en vais par la Corniche vers le Prado et la Pointe rouge. Au passage, je me rappelle mes souvenirs de jeunesse, la rue Paradis, la plage des Catalans, l’hôtel Perron. De ce coté-là, je retrouve mes amis, Bernard, Jean-Louis, Etienne. Je fais bombance à Endoume ou au vallon des Auffes. En hiver un théâtre au Cours Julien, à la Criée ou à l’Odéon.

 

Pour moi, Marseille est visuel, c’est le bord de mer, de l’Estaque aux confins de la Pointe rouge, cette rade qui n’a que peu changé au cours des ans. Au delà de la Cannebière, de Belsunce, de la gare Saint Charles, de la porte d’Aix, la cité m’est inconnue. Je me perds régulièrement dans ces avenues qui s’entrecroisent, dans ces dénivelés autoroutiers qui surplombent cette ville immense, que je crois anonyme, sans âme comme le sont la plupart les grandes cités. Il me reste à découvrir ces quartiers, ces villages collés les uns aux autres, ces habitants bigarrés débarqués des quatre coins du monde.

 

 

 

Ouverte sur le monde, forte de cette diversité ethnique et culturelle, la capitale méditerranéenne bouge, transfère ses zones industrielles au dehors, ravale ses façades, s’urbanise, crée des emplois et rêve d’un destin européen, sans doute pour le plus grand bien de ses habitants et de sa jeunesse.

Dimanche, 7 octobre 2007

20:42 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

05/10/2007

Extraits de mon dernier livre... Epilogue

 

“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

 

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Epilogue en 2039

… La Commission du Futur avait changé d’appellation et s’intitulait désormais : la Commission du Présent, chargée de superviser le suivi. … 

… L’homme avait renoué avec la spiritualité franche et sincère des premiers croyants…. 

… Des pans entiers de l’économie s’étaient effon­drés, tels que l’armement, la sécurité, la chimie, la médecine…. 

… L’Enfer et le Purgatoire ne faisant plus recette, sauf à de rares ex­cep­tions,… 

Il se rappela par ailleurs une rencontre qui l’avait fortement intrigué, celle de Toutankhamon ! Par quel tour de passe-passe, un pharaon pouvait-il avoir droit de cité au Paradis ?… 

Les hommes, pour triompher de leurs peurs, avaient besoin, de tout temps, d’une croyance, même la plus folle, d’une religion, quelle qu’elle soit…. 

Victor se mit à douter et à s’interroger : « Père a-t-il donc raison de penser qu’au moment de la mort, la vie fait place à un rêve sans cesse renouvelé ?….. 

En l’attente de son édition sur papier, recevez

“Un journaliste au Paradis”

 

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13520 Maussane-les-Alpilles

16:09 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

04/10/2007

Extraits de mon dernier livre... Chapitres 18-19

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“Un journaliste au Paradis”

 

 par Fred Oberson

Chapitre 18. 

… Soudain, une voiture de police déboucha en trombe de la rue de Berne, stoppa net en faisant crisser ses pneus devant le Willis Bar. En une fraction de seconde, deux policiers en civil descendirent sur le trottoir et, en un tournemain, embarquèrent manu militari un homme qui se trouvait là…

… Quelques instants plus tard, Steve et Victor rejoignirent le Capitaine dans le salon de l’hôtel. Ils lui apprirent que Charly avait été chargé d’informer les médias de la création de www.paradis.info et ils considéraient que sa disparition était peut-être liée à cette opération… 

Chapitre 19. 

… Le chambardement provoqué par le site www.paradis.info risquait de porter préjudice à la réalisation de l’opération Pacifia

… De mèche avec la CIA, on greffa des puces sur des tortionnaires ayant commis force crimes et exactions lors des derniers conflits.…

… Au bout de quelques mois, le monde entier fut informé officiellement de l’existence de Pacifia et de son implantation pays par pays…

.… Malgré la fiabilité des installations techniques et le sérieux de leurs contrôleurs, le grand ordonnateur tomba en panne…

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Chemin de Compostelle

13520 Maussane-les-Alpilles

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01/10/2007

Union des Bandits Suisses...

07:39 01.10.2007, dernière mise à jour 12:03
L'UBS plonge en raison des "subprimes", mais reste dans le noir

Logo de l UBS (archives)
[Photo : Keystone]
L'UBS subit de plein fouet la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis. Le no 1 bancaire suisse va essuyer une perte de 600 à 800 millions de francs au 3e trimestre et restructurer son activité de banque d'investissement en traçant 1500 emplois.
[ats] - Le patron de l'UBS Marcel Rohner a résumé son propos par le mot transparence en commentant l'avertissement sur résultat lancé par la banque. Le successeur de Peter Wuffli, parti début juillet aux prémices de la crise, a mis à plat toutes les difficultés avec la divulgation des montants en jeu et des changements de tête.

L'ampleur des dégâts est bien plus vaste que supposée en août à la publication des comptes semestriels. Mais au-delà des chiffres, Marcel Rohner a signalé, s'exprimant lors d'une conférence téléphonique, sa confiance dans la capacité de la banque à redresser la barre. Il a insisté sur sa volonté de maintenir le modèle de banque intégré de l'UBS et de renouer avec le "cours normal" dans les unités d'affaires.

La réorganisation de la banque d'investissement pèsera sur l'emploi. Quelque 1500 postes passeront à la trappe d'ici à la fin de l'année. A commencer par le président et directeur général de la banque d'investissement Huw Jenkins, qui devient conseiller spécial de Marcel Rohner, qui concentre dans l'immédiat entre ses mains ces deux fonctions.

La perte du 3e trimestre, une première en neuf ans, devrait donc s'assimiler à un gros incident de parcours. L'UBS s'attend en effet à dégager un bénéfice net avant impôts de l'ordre de 10 milliards de francs sur les neuf mois de 2007. Elle prévoit encore de boucler l'exercice en cours avec "un bon niveau de bénéfice et une solide base de capital".

COMMENTAIRE:

LES DIRIGEANTS FONT DES CONNERIES ET LES EMPLOYES PASSENT A LA TRAPPE...

VIVE LE CAPITALISME !

12:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4)