alpilles13 ALPILLES13

02/01/2008

Mon journal des Alpilles

Mercredi, 2 janvier 2008

 

 

Midi sonnant au clocher de l’église de Maussane. Je pénètre au Café du Centre, la bouffarde à la gueule. Culotté, le mec, comme à son habitude. Christophe, le patron, ne bouge pas une oreille… Il a l’air des mauvais jours, mais ne dit rien, ne me rappelle pas à l’ordre. Son flair de vieux loup de bar ne perçoit aucune effluve de ce tabac danois dont l’arôme aiguillonne la libido des nanas mal barrées. Pour la simple raison que la pipe est éteinte.

 

 

Apparemment, la clientèle des fidèles est toujours là. Peut-être pour s’échanger les vœux de cette nouvelle année de privation de tous ordres. Tout au plus assiste-t-on à un va et vient entre l’intérieur et l’extérieur, le temps d’en griller une. Mon pote Richard, qui se les roule, a une mine d’enterrement, Il s’enfile deux verres en vitesse et refuse la tournée du patron pour déguerpir à l’air libre ! Quant à moi, je ne refuse pas de trinquer avec un petit verre de rosé du mas de la Dame.

 

 

En Provence, sous sommes des privilégiés par rapport aux gars du nord car dans deux mois les fumeurs siphonneront les pastagas en terrasse. Les Parigots se coltineront les pseudos terrasses des Champs Elysées qui, selon les vents, sont ouvertes sur le côté, tantôt au sud, tantôt au nord. Voilà un arrêté ministériel d’intérêt général… pour le moins discriminatoire !

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