alpilles13 ALPILLES13

10/01/2008

10. Mon journal des Alpilles

Jeudi, 10 janvier 2008

 

-         Allo, allo, allo allo…

-         C’est Nico, tu m’entends ?

-         Oui, ça grésille, mais je t’écoute. Qui es-tu ?

-         Tu ne reconnais pas ma voix, m’as-tu écouté l’autre jour ?

-         Oui, ça me revient, mais je suis un peu sourdingue.

-         Es-tu sur écoute ?

-         Pas à ma connaissance, mais tu es mieux placé que moi pour le savoir…

-         Attends, je contrôle vite fait. Bip, bip, bip. C’est bon, on peut se parler.

-         T’as entendu les bips, tu me surveilles big brothers !

-         Fred, je regarde ton blog sur le Monde depuis le 6 mai. T’as un peu déblogué sur moi, mais depuis fin juin, pas un mot, ni en bien, ni en mal. T’es pas un peu Suisse, neutre sur les bords ?

-         Oui, mais je me tiens à carreau, pour ne pas créer un incident diplomatique et être reconduit à la frontière. Quel bon vent t’amène, le mistral ?

-         Ecoute, puis-je compter sur ta discrétion helvétique, oui ou non ?

-         Pas de problème Nico, je me suis juré de ne plus parler de politique. Les médias n’ont que ça à la une et le font mieux que moi.

-         Ce n’est pas un problème politique, mon vieux, mais d’ordre conjugal. Je  suis un type comme tout le monde et j’y ai bien droit que je ne sache.

-         C’est aussi mon avis, quoique t’en fais un peu trop.

-         L’autre jour, j’ai dit à ces fouille-merdes qu’ils l’apprendraient peut-être qu’après. Car ils seraient capables de débouler dans la chambre nuptiale. Mais ça presse, il me faut conclure, avant qu’elle s’en trouve un ixième !

-         J’en déduis que tu l’épouses ton italienne et qu’à part elle, je suis le premier à le savoir…Quelle confiance mon cher !

-         Tu sais que j’aime les types de gauche comme toi, mais aussi les Alpilles, la Camargue, mes copains, alors je te demande de m’organiser un truc en catimini. Prends contact avec le maire de Maussane-les-Alpilles, Jacques Sautel, et dis-lui d’être disponible, un samedi de préférence, pour le mariage d’un de tes potes.

-         Mais, mais, les papiers… la publication des bans et tout le tralala ?

-         T’inquiètes, je m’en occupe, j’apporterai tout ce qu’il faut. J’allais l’oublier, appelle Jean-Louis au Bistrot du Paradou pour le déjeuner, vingt couverts au maximum, et réserves-moi une suite chez Milani au Hameau des Beaux. Je compte sur ta discrétion.

-         OK, Nico, je t’ai reçu cinq sur cinq, mais confirmes-moi la date dès que tu l’as fixée !

21:24 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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