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17/01/2008

Salut Carlos

PARIS (AFP) - "Carlos est décédé ce matin à 09h45 à l'hôpital Beaujon", à Clichy (Hauts-de-Seine), a-t-elle précisé à l'AFP.

"Il a été très courageux", a souligné sa soeur. Mme Dolto-Tolitch a indiqué que les obsèques de Carlos auraient lieu "sans doute mardi", sans autre précision. Né Jean-Chrysostome Dolto le 20 février 1943, il était le fils de Françoise Dolto, la célèbre pédopsychiatre. Barbe fleurie, silhouette de bon vivant enveloppée dans des chemises à fleurs et des salopettes amples, il a enchaîné les tubes populaires et drôles dans les années 70/80, parmi lesquels "Tout nu, tout bronzé" (1973), "Rosalie" (1978), "Papayou" (1983), "T'as l'bonjour d'Albert" (1985) ou "Le tirelipimpon" (1989).

Carlos était une figure de la chanson française, qu'il a égayée avec son style rigolo et son apparence débonnaire. Barbe fleurie, silhouette de bon vivant enveloppée dans des chemises à fleurs et des salopettes amples, il a enchaîné les tubes populaires et rigolos dans les années 70/80, parmi lesquels "Tout nu, tout bronzé" (1973), "Rosalie" (1978), "Papayou" (1983), "T'as l'bonjour d'Albert" (1985) ou "Le tirelipimpon" (1989).

Né Jean-Chrysostome Dolto le 20 février 1943, de Françoise Dolto, la célèbre pédopsychiatre, et d'un père russe, Boris Dolto, il anime à l'adolescence les soirées de l'Ambiance dans le quartier de Notre-Dame où il rencontre les frères Drucker, Michel et Jean, en 1957. Deux ans plus tard, sa route croise au Caveau de la Montagne celle du couple Hallyday et Vartan qu'il accompagnera partout entre 1962 et 1972.

Diplômé de l'école de kinésithérapie fondée par son père, il opte définitivement pour le show-biz en 1962, en remplaçant au pied levé Lucien Morisse à Europe 1. Au début de la décennie 70, il troque les chemises et polos stricts des années "mods" pour des liquettes bariolées d'éternel campeur. Infatigable chanteur, il multiplie les galas-camping --pour ses débuts, pas moins de 95 avec la caravane du tour de France en 1972-- et pendant 18 étés, de 1988 à 2005, 580 podiums pour la radio de ses débuts, Europe 1. Il enchaîne aussi les disques d'or: "Y a des Indiens partout" en 1970, "La cantine" en 1972 et "Senor Météo" en 1975. Après le succès du "Big Bisou" (composé par son ami Joe Dassin) en 1977, sa carrière de chanteur s'essouffle.

Deux ans plus tard, longue parenthèse alimentaire --11 ans-- avec les tournages d'une série de spots publicitaires pour une boisson. Il se marie en 1978 mais il n'aura pas d'enfant. En 1988, la psychanalyse est en deuil: Carlos dit adieu à sa mère. Il parraine par ailleurs un parc d'attraction, Mirapolis, où il se produit pendant quatre mois. Sous toutes les latitudes, il se met aussi à la pêche au gros et au documentaire.

A la fin des années 80, il profite de l'explosion du paysage audiovisuel français pour y imposer sur les chaines câblées Odyssée et Voyage ses films tournés à Madagascar, Tahiti ou Saint-Martin. "Plus de la moitié est consacrée à la pêche proprement dite, le reste à la fête et au plaisir, qu'il s'agisse de la bouffe, de la musique ou de la danse", expliquait-il à l'AFP en 1999.

Ce gros garçon jovial et bon vivant a publié une autobiographie, "Je m'appelle Carlos" (1996), et deux recueils d'histoires drôles (1997). Carlos faisait partie des artistes qui avaient soutenu Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

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