alpilles13 ALPILLES13

27/01/2008

Mon journal de Genève

Samedi, 26 janvier 2008

 

J’ai quitté momentanément les Alpilles pour Genève. Même temps, grand soleil, sauf un peu plus froid qu’au sud, surtout la nuit. Ce matin, après que la brume ait daigné se lever, j’aperçois le Mont-Blanc de la fenêtre de ma chambre. Je l’avais oublié ce monstre de neige et de glace, mais il est toujours là quand il veut bien se montrer. Au pays des banquiers, il me fait penser au graphique du Cac 40 ou du Nasdaq alors que la tempête boursière semble se calmer !

 

Hier vendredi, je déambulais dans la célèbre rue du Rhône où les devantures des bijoutiers et des couturiers rivalisent de luxe avec les immeubles de verre et d’acier des banques. D’habitude en janvier, on assiste au va et vient de messieurs en manteau d’alpaga qui s’en vont d’un établissement à l’autre quérir les dividendes de l’année écoulée. La mine réjouie, on les retrouve chez Davidoff, Cartier, Patek ou Rolex, l’horloger de qui vous savez. Eh bien non, c’est le calme plat. Pas l’ombre d’un quidam au ventre rebondi.

 

Je croise un gérant de fortune, la mine déconfite. Le temps d’avaler un petit noir, il m’informe qu’un trader parisien à fait péter la Société Générale de 5 milliards. L’équivalent d’un million de Rolex, modèle de base en acier. Coïncidence, il y a une semaine, je narrais un événement similaire dans mon prochain livre… Avec un pareil flair prémonitoire, je devrais me lancer dans la bourse !

 

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