alpilles13 ALPILLES13

02/02/2008

Mon journal de Genève

Jeudi, 31 janvier 2008

 

Je suis en pétard contre un journal de merde, une journaliste de merde et un rédacteur en chef de merde. Pas étonnant qu’un journal gratuit qu’on lit en 20 minutes soit scribouillé par des merdeux. Tout leur est bon pour vendre leur pub de merde. Ces gens-là n’ont aucun respect du code de déontologie de la presse et, de surcroit, livrent des informations fausses et mensongères. Le nom de mon ami qui passe en Cours d’Assises est mentionné en toutes lettres ainsi que la raison sociale de son entreprise. Comme s’il était déjà coupable et condamné avant d’être jugé. Il faut le jeter en pâture à la populace, le tuer quel que soit le verdict du tribunal.

Je fais confiance aux jurés : sept femmes et cinq hommes. Ce n’est pas tout à fait la parité… mais pour une affaire de mœurs qui n’en est pas une, les femmes sont plus intuitives et sensibles que les mecs ! En ce sens qu’elles sont à même de savoir si au plus profond de leur libido elles acceptent de faire l’amour de leur plein gré où si elles sont influencées ou manipulées par leur Julot. Le verbe « manipuler » est employé à toutes les sauces par ceux ou celles qui s’estiment victimes d’événements qu’ils ont acceptés puis regrettés. Sa signification est ambiguë: travailler avec la main, donc au grand jour, mais aussi : manœuvrer secrètement.

J’en viens au fait, à la raison pour laquelle mon ami passe en Cours d’Assises. La mascarade de ce procès tourne autour d’une histoire de cul. Bien après la rupture de leur liaison, cette gourgandine accuse son ex-compagnon de l’avoir violée. Avertissement paillard à tous les baiseurs : faites signer une décharge à votre nana après avoir déchargé, sous peine de vous retrouver aux Assises ! Et qu’une feuille de merde en fasse ses choux gras.

 

 

Vendredi, 1er février 2008

 

Le huis clos ayant été levé, j’accède à la salle des Assises à 17h30. La cour se fait attendre durant 20 minutes interminables. La tension est inimaginable, je transpire, la chaleur me monte aux joues comme si j’étais le prévenu. Mon ami vient de me dire qu’il est confiant en la justice des hommes… en l’occurrence cinq jurés masculins et sept jurés féminins. Le Président fait la synthèse de l’accusation. Il lit le droit et la jurisprudence. A leur attitude, les avocats ont compris que dans la minute qui suit mon ami sera acquitté sur tous les chefs d’accusation. Je me précipite vers lui, je l’étreins, je l’embrasse et nous versons tout deux une larme. Il a dû se battre plus de sept ans pour prouver son innocence.

 

 

Samedi, 2 février 2008

 

 

Pas une ligne dans le journal de merde !

 

 

Pour en savoir plus sur ce cauchemar, découvrez le site de mon ami :

 

22:18 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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