alpilles13 ALPILLES13

15/02/2008

Mon journal des Alpilles

Vendredi, 15 février 2008

 

 

Je suis fier de moi, j’ai tenu parole, j’ai résisté, je n’ai pas baissé ma garde jusqu’à la nuit tombante. Toute une journée en proie à des pressions insupportables. Ces agressions ne datent pas d’hier, d’ailleurs. Depuis le début du mois, mon esprit et mon corps ont été l’objet de sollicitations quotidiennes. En quelque sorte un lavage de cerveau sciemment organisé, programmé comme une campagne médiatique. Impossible d’échapper à ce battage dans la presse, à la radio, à la télé, sur l’internet. Des centaines de spams ont envahi mon PC. Malgré cette cabale indécente, pour rien au monde je n’aurais changé mes habitudes hebdomadaires. Le jeudi est un jour sacré que je consacre à mes enfants et à mon épouse. Il faisait beau, pas un brin de vent, un soleil merveilleusement chaud pour le mois de février. Nous sommes montés quatre à quatre par les sentiers jusqu’au sommet des Alpilles. De là, nous devinions la mer dans une petite brume, nous apercevions les usines de Fos qui crachent une fumée blanche. Que du bonheur… pour paraphraser un présentateur du journal de 13 heures.

 

Je n’ai pas changé mon emploi du temps de la semaine. Tous les lundis, j’assiste à une réunion politique où l’on prépare les prochaines municipales. C’est une excuse toute trouvée… car en réalité, je dîne chez mon amie Hyacinthe. Un peu vieux jeu comme prénom, mais détrompez-vous c’est une magnifique personne, un vrai cordon bleu qui me mijote des petits plats, simplement vêtue du déshabillé rose que je lui ai ramené de Paris. Ainsi dévêtue, on la dirait échappée du Moulin Rouge, le temps de me faire honneur… ou l’inverse ! Sûr, que vous avez deviné qu’elle est blonde ! Au moment de se séparer, elle m’a semblé toute drôle, comme s’il lui manquait quelque chose. J’ai remarqué que les maîtresses ont souvent cet état d’âme lorsqu’on les quitte.

 

 

Mardi, mercredi, soirées conventionnelles, au coin du feu, devant la télévision ou parfois au lit de « bonheur » avec maman. Changement de programme le vendredi, c’est le concours de belotte avec les copains. Il arrive que j’y participe deux, trois fois dans l’année lorsque ma petite Fatma s’absente chez ses parents. Quelle patience peut-elle avoir cette brunette élancée et métissée, célibataire à force d’espérer me convaincre de changer de vie. On se fait chaque fois un bon resto, sur Marseille ou dans les environs. Elle adore ça, paraître à mon bras exhibant ses bijoux, sa montre Cartier, une tunique de Dior ou de Christian Lacroix, mon voisin en pays d’Arles. Ce soir, Fatma va être surprise, plutôt en mal qu’en bien. Pour une fois, elle n’aura pas son petit cadeau !

 

Vous l’avez compris… Cette semaine j’ai fait la grève des cadeaux. Pas une fleur, pas un parfum, pas un bijou, rien de rien. Que de l’amour au naturel comme d’habitude. J’ai fait de la résistance à la Saint Valentin, cette foire aux cadeaux, prétexte à gonfler le chiffre d’affaire des boutiquiers et à vous donner des complexes si vous ne tombez pas dans le piège !

23:56 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

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