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29/02/2008

Bienvenue en Camargue







Le Parc Ornithologique du Pont de Gau


Flamands roses

Cigognes

Le Parc Ornithologique du Pont de Gau

 


 


Le Parc Ornithologique du Pont de Gau se situe 4 km environ avant les Saintes Maries de la Mer. Fondé en 1949 par André Lamouroux, ce parc présente sur 60 hectares des sentiers de découverte de la faune et flore camarguaise. Centre de soin bénévole, il accueille également des oiseaux blessés.


De nombreuses espèces d'oiseaux, sécurisés dans le parc, se laissent facilement approcher.
Le flamand rose est très présent puisque c'est en Camargue qu'il trouve son seul lieu de reproduction en Europe. On en compte plusieurs centaines en hiver et plusieurs milliers en été.


Le parc accueille depuis quelques années un couple de cigognes.
Des rapaces blessés (aigles, grands ducs, milans, faucons...) et dont l'état ne permet pas un retour à la nature sont hébergés dans de grandes volières.

 

Parc Ornithologique du Pont de Gau
13460 Les Saintes Maries de la Mer
Tél. : +33 (0)490 97 82 62
Fax : +33 (0)490 97 74 77

Site officiel : http://www.parcornithologique.com

 

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Le Journal du Sapeur

« La Bougie du sapeur », le journal qui tombe avant l’heure

 

« LA BOUGIE DU SAPEUR » est le seul « quotidien » à ne paraître qu’une fois tous les quatre ans : le 29 février. Son nom lui vient du célèbre sapeur Camember, personnage imaginé par Christophe, pseudonyme du mathématicien et naturaliste Georges Colomb. Camember, né le 29 février 1844, fut, nous dit Christophe, incorporé dans l’armée alors qu’il n’avait fêté que quatre fois son anniversaire.

Une anecdote voudrait qu’en 1992 le journal soit tombé en retard. Motif : certains rédacteurs auraient remis au lendemain la rédaction de l’article qu’ils auraient dû écrire la veille…

Notre confrère Jean d’Indy, rédacteur en chef du « Sapeur », dément formellement cette « calomnie », car « la Bougie du sapeur » est sans reproche : « Non seulement cette histoire est sans fondement, mais je peux même vous dire que, depuis 1992, nous tombons avec 24 heures d’avance. Pour être en vente dans les kiosques dès le 28 février. Pari tenu en 1996, pour notre numéro 5, malgré l’ambition qui a été la nôtre pour son contenu. »

A savoir ?.

Les lecteurs découvriront. Mais je peux vous annoncer notre grand « scoop ». Nous expliquons en détail notre proposition d’un nouveau mode de scrutin pour l’élection présidentielle : la proportionnelle. Chacun des candidats occuperait la fonction et l’Elysée pendant une fraction du septennat proportionnelle au nombre de voix qu’il aurait obtenu. Cela présenterait en outre l’avantage d’économiser les énormes frais d’un second tour…

Original. Mais aucun des présidents n’aurait plus le temps de laisser du temps au temps… Autre « scoop » ?

Oui, et celui-ci devrait plaire à vos lecteurs… La présentation de Robert Hue comme « nain de jardin » nous a donné l’idée de reconstituer l’équipe des Sept Nains avec des hommes politiques. Mais Robert Hue restera « Joyeux ».

Et encore ?

Epilogue, dans notre numéro 5 du feuilleton commencé voilà seize ans : « Le crime du 29 de la rue Villain ». Et une proposition spéciale d’abonnement pour le XXIe siècle. Transmissible par héritage.

Mais avez-vous prévu que 2100 ne serait pas bissextile ?

Oui, bien sûr. Et même qu’exceptionnellement, en 2004, il n’y aurait pas l’habituelle « Bougie du sapeur », mais « la Bougie Dimanche… »

Propos recueillis par R. F.

Mon dernier livre...

Découvrez mon dernier livre sur le site:

http://www.paradis-ciel.info

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27/02/2008

Mon journal des Alpilles

27 février 2008

J’ai assisté ce soir, à Lançon de

Provence, à la conférence de mon ami Raymond

Mallerin sur la vie et le destin de

Olympe de Gouges, pionnière du féminisme.

Je vous transmets un article de Wikipédia au sujet de cette femme extraordinaire:

Portrait d’Olympe de Gouges
Portrait d’Olympe de Gouges
Nom : Marie Gouze
Surnom : Marie-Olympe de Gouges
Naissance : 7 mai 1748
Montauban, France
Décès : 3 novembre 1793 (à 45 ans)
Paris, France
Nationalité : France France
Profession : femme de lettres et femme politique
Famille : Père biologique : Jean-Jacques Lefranc de Pompignan
Mère : Anne-Olympe Mouisset
Père officiel : Pierre Gouze

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires du monde entier.

 

Biographie

Montauban

Née le 7 mai 1748 à Montauban, Marie Gouze est déclarée fille de Pierre Gouze, qui ne signe pas au baptême, et d’Anne-Olympe Mouisset, mariés en 1737, mais elle apprend bien vite, par sa mère, qu’elle est la fille naturelle du poète Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, le célèbre antagoniste de Voltaire. Sa mère elle même était la filleule de Jean-Jacques Le Franc, marquis de Pompignan et d’Olympe Colomb de La Pomarède et tout Montauban, écrit le député Poncet-Delpech et d’autres, savait que cette jolie femme avait été aimée par le marquis son parrain de cinq ans plus âgé qu’elle.

En 1765, la jeune Marie Gouze, âgée de dix-sept ans, épouse un traiteur parisien, Louis-Yves Aubry, et devient mère d’un petit garçon, Pierre, et presque aussitôt veuve. Déçue par son expérience conjugale, elle refusa de se remarier par la suite, disant du mariage qu’il était le tombeau de la confiance et de l’amour. Elle porta couramment les prénoms de « Marie-Olympe » (signant plusieurs textes ainsi) ou, plus couramment, d’« Olympe », et elle ajoute une particule à son patronyme officiel « Gouze » ou parfois écrit « Gouges », une graphie adoptée par certains membres de sa famille dont sa sœur aînée Mme Reynard, née Jeanne Gouges. Désirant rejoindre cette sœur épouse de médecin à Paris, Olympe de Gouges quitta Montauban au début des années 1770, emmenant avec elle son fils Pierre, futur général des armées de la République à qui elle fit donner une éducation soignée.

Paris et le théâtre

 

Portrait d’Olympe de Gouges

 


Portrait d’Olympe de Gouges

À Paris, elle s’éprit d’un haut fonctionnaire de la marine, Jacques Biétrix de Rozières qui était aussi directeur d’une puissante compagnie de transports militaires en contrat avec l’État. Il la demanda en mariage, qu’elle refusa, mais leur liaison a duré jusqu’à la Révolution. Il est donc faux d’affirmer avec ceux qui méconnaissent le contexte que Marie-Olympe de Gouges était une « courtisane ». Elle eut quelques passades, des coups de cœur, ainsi qu’elle le dit elle-même, mais sans commune mesure avec le libertinage pratiqué à Versailles et dans les milieux de la haute bourgeoisie parisienne. Grâce à Jacques Biétrix de Rozières, qui la considérait un peu comme sa femme, elle eut une certaine aisance financière, ce qui lui a permis de mener un train de vie bourgeois (elle figure dès 1774 dans l’Almanach de Paris ou annuaire des personnes de condition) et lui offrit dès 1778 de pouvoir s’essayer à écrire des pièces de théâtre, la passion de toute sa vie. Indépendamment de son théâtre politique qui a été joué à Paris et en province sous la Révolution, la pièce qui la rendit célèbre en son temps est l’Esclavage des Noirs publié sous ce titre en 1792, inscrite au répertoire de la Comédie-Française le 30 juin 1785 sous le titre de Zamore et Mirza, ou l’heureux naufrage. Cette pièce et une autre intitulée le Marché des Noirs (1790), ainsi que ses Réflexions sur les hommes nègres (1788) lui ont permis de rejoindre la Société des amis des Noirs - le lobby ou groupe de pression des abolitionnistes - créé en 1788 par Brissot, le député girondin, qui parle d’ailleurs d’elle dans ses lettres inédites. Au titre d’abolitionniste, elle est également citée par l’abbé Grégoire, dans la « Liste des Hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs » (1808).

De Gouges et la Révolution française

En 1788, elle se fait remarquer en publiant deux brochures politiques qui ont été très remarquées et discutées en leur temps, notamment dans le « Journal général de France » ainsi que dans d’autres journaux. Elle développe alors un projet d’impôt patriotique dans sa célèbre Lettre au Peuple et a proposé un vaste programme de réformes sociales et sociétales dans ses Remarques patriotiques. Ces écrits sont suivis de nouvelles brochures qu’elle adresse sans discontinuer aux représentants des trois premières législatures de la Révolution, aux Clubs patriotiques et à diverses personnalités dont Mirabeau, La Fayette et Necker qu’elle admirait particulièrement. Ses positions sont toujours très proches de celles des hôtes de Mme Helvétius, qui tenait salon à Auteuil, et où l’on défendait le principe d’une monarchie constitutionnelle. En relation avec le marquis de Condorcet et son épouse née Sophie de Grouchy, elle rejoint les Girondins en 1792. Elle fréquente les Talma, le marquis de Villette et son épouse, également Louis-Sébastien Mercier et Michel de Cubières, secrétaire général de la Commune après le 10 août, qui vivait maritalement avec la comtesse de Beauharnais, auteur dramatique et femme d’esprit. Avec eux, elle devient républicaine comme d’ailleurs beaucoup de membres de la société d’Auteuil qui pratiquement tous s’opposèrent à la mort de Louis XVI. Le 16 décembre 1792, Mme de Gouges s’offre pour assister Malesherbes dans la défense du roi devant la Convention, mais sa demande est rejetée avec mépris. Elle considérait que les femmes étaient capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et régulièrement, pratiquement dans tous ses écrits, elle demandait que les femmes soient associées aux débats politiques et aux débats de société. Ainsi, elle écrit : « La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle devrait aussi avoir le droit de monter à la tribune. » La première, elle obtient que les femmes soient admises dans une cérémonie à caractère national, « la fête de la loi » du 3 juin 1792 puis à la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet 1792.

Olympe de Gouges défend avec ardeur les droits des femmes. S’étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu’elle disait malheureux, elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu’on rende à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retiré. À cette époque, le suffrage est censitaire car il faut payer trois journées de travail pour voter. Seuls les privilégiés peuvent voter : la majorité du peuple français, dont les hommes, ne vote donc pas. Elle demande la suppression du mariage et l’instauration du divorce qui est adopté quelques mois plus tard. Elle émet à la place l’idée d’un contrat signé entre concubins et milite pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance des enfants nés hors mariage.

Elle est aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui par la création de maternités. De plus, elle recommande la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants qui se rapprochent des foyers d’hébergements actuel.

 

Olympe de Gouges à l’échafaud

 

Olympe de Gouges à l’échafaud

La fin

En 1793, elle s’en prend vivement à ceux qu’elle tenait pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 (« le sang, même des coupables, souille éternellement les Révolutions », disait-elle), désignant particulièrement Marat. Soupçonnant Robespierre d’aspirer à la dictature, elle l’interpelle dans plusieurs écrits ce qui lui vaut une dénonciation de Bourdon de l’Oise au club des Jacobins. Après la mise en accusation du parti girondin tout entier à la convention, le 2 juin 1793, elle adresse une lettre pleine d’énergie et de courage, s’indignant de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques (9 juin 1793). Ce courrier est censuré en cours de lecture. S’étant mise en contravention avec la loi de mars 1793 sur la répression des écrits remettant en cause le principe républicain (elle avait rédigé une affiche à caractère fédéraliste ou girondin sous le titre « Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien »), elle est arrêtée et déférée au tribunal révolutionnaire le 6 août 1793 qui l’inculpe.

Malade à la prison de l’abbaye de Saint-Germain-des-Près, réclamant des soins, elle est envoyée à l’infirmerie de la petite Force, rue Pavée dans le Marais, partageant la cellule d’une condamnée à mort, Madame de Kolly, qui se prétendait enceinte. En octobre suivant, elle obtient son transfert dans la pension de Marie-Catherine Mahay‎, sorte de prison pour riches où le régime était plus libéral et où elle eut semble-t-il une liaison avec un des prisonniers. Il lui aurait alors été facile de s’évader mais, désirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle réclame publiquement son jugement dans deux affiches très courageuses qu’elle réussit à faire sortir clandestinement de prison et imprimer pour qu’elles soient largement diffusées (« Olympe de Gouges au Tribunal révolutionnaire » et « Une patriote persécutée », son dernier texte, très émouvant). Traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, soit quarante-huit heures après l’exécution de ses amis Girondins, elle est condamnée à la peine de mort pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que un et indivisible. D’après un inspecteur de police en civil, le citoyen Prévost présent à l’exécution, et d’après le Journal de Perlet ainsi que d’autres témoignages, elle est montée sur l’échafaud avec infiniment de courage et de dignité contrairement à ce que raconte au XIXe siècle l’auteur des mémoires apocryphes de Sanson et quelques historiens dont Jules Michelet.

Sa dernière lettre est pour son fils, l’adjudant général Aubry de Gouges, qui, par crainte d’être inquiété, la renia dans une « profession de foi civique »[1]. Dans sa Déclaration des Droits de la Femme, elle avait écrit de façon prémonitoire « la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Le procureur de la Commune de Paris, l’homosexuel misogyne Pierre-Gaspard Chaumette, s’est ouvertement réjoui de ce meurtre légal, fustigeant, dans un discours aux républicaines, la mémoire et applaudissant à l’exécution de « l’impudente Olympe de Gouges qui abandonna les soins de son ménage pour se mêler de la République, et dont la tête est tombée sous les fers vengeurs des lois. Est-ce aux femmes à faire des motions? Est-ce aux femmes de se mettre à la tête de nos armées ? ».

Liechtenstein

Le scandale de fraude fiscale en Allemagne prend un tour international
LE MONDE | 26.02.08 | 14h40  •  Mis à jour le 26.02.08 | 18h51
BERLIN, CORRESPONDANCE
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France, Etats-Unis, Italie et Australie examinent de possibles cas

La Direction générale des impôts examine une liste comportant des centaines de noms d'auteurs potentiels d'évasion fiscale vers le Liechtenstein, a déclaré mardi 26 février le ministre du budget, Eric Woerth. "Nous avons récupéré une liste de personnes qui sont concernées par des passages de capitaux au Liechtenstein", a-t-il déclaré sur Public Sénat. "Tout cela doit être regardé très sérieusement, et nous lancerons les contrôles", a-t-il affirmé, précisant que la liste avait été donnée par les autorités britanniques dans le cadre des échanges d'informations entre services fiscaux.

D'autres pays ont ouvert des enquêtes sur des concitoyens qui auraient participé à cette fraude fiscale massive. Il y a un "nombre considérable" d'Italiens sur la liste que Rome a reçue concernant l'enquête sur la fraude fiscale, a annoncé mardi le vice-ministre de l'économie, Vincenzo Visco, à l'agence de presse ANSA. Les autorités américaines ont également indiqué enquêter sur plus de cent contribuables soupçonnés de fraude fiscale via le Liechtenstein, alors que l'Australie faisait état de vingt cas. – (AFP, Reuters.)


Le scandale de fraude fiscale en Allemagne prend une dimension internationale. Outre les centaines d'Allemands suspectés d'avoir fraudé le fisc via des fondations au Liechtenstein, les enquêteurs se trouvent en possession de données concernant des étrangers. Le ministère des finances a fait savoir, lundi 25 février, que les informations seraient transmises aux Etats concernés avec lesquels elle a conclu des accords d'entraide judiciaire.

Les pays scandinaves - Norvège, Suède, Finlande - en ont déjà fait la demande, selon le quotidien Handelsblatt de lundi. Par ailleurs, en France, le ministère du budget aurait obtenu de l'Allemagne certains renseignements il y a maintenant quelques semaines, d'après l'AFP. Toutes ces données bancaires figuraient sur le DVD acheté entre 4 et 5 millions d'euros par les services secrets extérieurs allemands (BND) à un informateur.

Le Royaume-Uni a également payé pour obtenir des informations, comme l'a confirmé aux agences de presse une source de l'administration fiscale. Le Financial Times de lundi croit savoir que Londres aurait acheté cette liste 100 000 livres (133 000 euros) auprès du même informateur.

Dimanche soir, le groupe LGT, la banque de la famille princière au Liechtenstein, a levé le voile sur l'identité de ce "monsieur X". Il s'agit bien du ressortissant de la principauté Heinrich Kieber, dont le nom circule depuis plusieurs jours dans les médias sans avoir été confirmé par le BND. Employé entre avril 2001 et novembre 2002 par la LGT Treuhand, une filiale du groupe spécialisée dans la création de fondations, M. Kieber était chargé de contrôler des documents numérisés destinés aux archives de la banque.

1 400 CLIENTS

La LGT l'accuse d'avoir "transmis illégalement au BND" des données qu'il aurait volées en 2002. En outre, "le matériel volé aurait été illégalement révélé à d'autres autorités". La banque précise que ces informations portent sur 1 400 clients, dont environ 600 résidents en Allemagne.

Mais la LGT ne serait pas seule visée dans cette affaire. Le parquet financier de Bochum (ouest de l'Allemagne) a confirmé que l'enquête portait également sur les clients d'une autre banque de la principauté. Pour la Süddeutsche Zeitung du mardi 27 février, il s'agirait d'une filiale de la banque privée suisse Vontobel, la Vontobel Treuhand AG. En revanche, le flou continue d'entourer l'identité des suspects. Seuls deux noms ont pour l'instant été révélés : le patron de la Deutsche Post, Klaus Zumwinkel, et son frère Hartwig.

Des perquisitions ont été menées chez une centaine de suspects. D'après Der Spiegel, presque tous auraient reconnu les faits. Outre les villes de Francfort, Stuttgart, Hambourg et Ulm, le gros des opérations s'est déroulé à Munich avec une quarantaine de procédures. Un premier bilan des investigations devait être dévoilé, mardi, par les magistrats. Des précisions devaient être apportées notamment sur le montant des sommes dissimulées au fisc.

Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 27.02.08
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26/02/2008

Je suis partout...

Avertissement aux lecteurs:

Toute ressemblance ou allusion avec qui que ce

soit ne serait que pure coïncidence…

Je suis partout était un journal français publié par Arthème Fayard, dont le premier numéro sortit le 29 novembre 1930. Pierre Gaxotte fut son responsable jusqu’en 1939. Le dernier numéro est paru en août 1944.


La fondation

Je suis partout, comme son nom l’indique, est un hebdomadaire fondé pour couvrir l’actualité internationale. Au départ, le journal n’est ni d’extrême-droite, ni antisémite, ni même politiquement uniforme. Mais le noyau dur des rédacteurs clairement imprégnés de maurrassisme l’emporte assez rapidement : Pierre Gaxotte, Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Pierre-Antoine Cousteau, Claude Jeantet, Bernard de Vaulx (ancien secrétaire de Charles Maurras), Maurice Bardèche, Alain Laubreaux, Claude Roy, Miguel Zamacoïs, Pierre Halévy, Drieu La Rochelle et le dessinateur Ralph Soupault… Les modérés quittent la rédaction. Le journal devient dès lors antiparlementaire, antidémocrate, nationaliste et convaincu de la « décadence » de la France. Il durcit rapidement ses positions, alors que la rédaction est de plus en plus séduite par les partis fascistes.

La dérive fasciste des années trente

Je suis partout plébiscite Mussolini dès 1932, dans un numéro spécial publié en octobre de cette année. Il soutient la Phalange espagnole, la Garde de fer roumaine et le petit mouvement d’Oswald Mosley. Il montre un grand intérêt pour Léon Degrelle et son mouvement fasciste, le Christus Rex. Le correspondant de l’hebdomadaire en Belgique est député rexiste dans les années 1930. Je suis partout se rapproche progressivement à partir de 1936-1937 du nazisme.

L’antisémitisme du journal se déchaîne après les émeutes de février 1934, puis encore plus après l’accession de Léon Blum à la tête du gouvernement en 1936. Il rivalise de racisme avec les publications nazies à partir de 1938 avec deux numéros spéciaux : « Les Juifs » (1938) puis « Les Juifs et la France » (1939). Dans ce deuxième numéro, Lucien RebatetCharles Lesca, qui se définit comme un « fasciste authentique autant que calme » (en 1940 Alain Laubreaux et Charles Lesca sont arrêtés sur l’ordre de Georges Mandel). est l’auteur d’un long article sur « L’Affaire Dreyfus », article dans lequel la culpabilité de Dreyfus ne fait pas alors le moindre doute pour l’écrivain. Cette radicalisation effraie la librairie Fayard qui vend le journal en 1936 à de nouveaux actionnaires, dont le riche héritier d’origine argentine

Je suis partout réclame un fascisme à la française : « On ne matera le fascisme étranger que par le fascisme français, le seul vrai fascisme. » (14 avril 1939). Il ne cache pas sa sympathie pour le Front de la liberté esquissé par Jacques Doriot avec les principaux mouvements d’extrême-droite et le plus grand parti conservateur de l’époque, la Fédération républicaine.

Jusqu’en 1941, Charles Maurras ne condamne pas ses disciples. La rupture a lieu cette année-là, lorsque le journal, interdit en 1940, peu avant l’invasion allemande, reparaît et clame son collaborationnisme.

L’organe emblématique du collaborationnisme

Triomphant après avoir obtenu de reparaître sous l’occupation allemande, l’hebdomadaire multiplie les polémiques et les appels au meurtre contre les Juifs et les hommes politiques de la IIIe République. Ainsi, dans l’édition du 6 septembre 1941 Robert Brasillach écrit-il que « la mort des hommes à qui nous devons tant de deuils […] tous les Français la demandent.» Et dans celle du 25 septembre 1942 : « Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits. »

Si Je suis partout n’est pas, tant s’en faut, le seul journal collaborationniste, il est le plus important et le plus influent. Ses rédacteurs revendiquent d’avoir été les pionniers du fascisme en France, même s’ils reconnaissent des précurseurs, comme Édouard Drumont1941, l’influence de Charles Maurras. Ils travaillent aussi à La Gerbe, au Journal de Rouen, à Paris-Soir et plus encore au Petit Parisien, étendant ainsi leur influence. et revendiquent, au moins en

Je suis partout exerça une influence assez importante sur un lectorat plutôt jeune et intellectuel. Son audience devient plus grande sous l’Occupation : le tirage passe de 46 000 exemplaires de 1939 à 250 000 en 1942. Les grands écrivains Jean Anouilh, Marcel Aymé, et surtout Louis-Ferdinand Céline, y publient des textes pendant cette période, malgré le déchaînement des articles politiques.

Robert Brasillach est rédacteur en chef de juin 1937 à septembre 1943. Cette nouvelle donne comprend aussi: Georges Blond, Jean de La Varende, René Barjavel et Morvan Lebesque.

Après l’éviction de Brasillach, jugé trop modéré, la direction est assurée par Pierre-Antoine Cousteau. Ce changement marque un dernier glissement : Je suis partout s’aligne intégralement sur le nazisme, oublie l’ouverture aux intellectuels qui avait fait une partie de son succès dans les années 1930 pour l’anti-intellectualisme des nazis et des fascistes les plus fanatiques, ouvre ses colonnes aux Waffen-SS.

Plusieurs rédacteurs adhèrent au Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et à la Milice. Cousteau et Rebatet clament : « Nous ne sommes pas des dégonflés » et assurent la parution de l’hebdomadaire jusqu’en août 1944.

20:29 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Nouvel Obs du 26.02.08

"CASSE-TOI, PAUVRE CON"

Sarkozy : "J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre"

NOUVELOBS.COM | 26.02.2008 | 10:41

"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", reconnaît Nicolas Sarkozy au sujet de son comportement au salon de l'Agriculture, samedi, face à un visiteur qui l'avait gratifié d'un "touche-moi pas, tu me salis". Des regrets qui ont été insérés par l'Elysée dans l'entretien amendé avant sa publication.

Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles, à Paris.

Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles, à Paris.

(c) Reuters
Nicolas Sarkozy fait son mea culpa, mardi 26 février, dans les colonnes du Parisien/ Aujourd'hui en France, au sujet de son comportement au salon de l'Agriculture, samedi, quand il a lancé un "casse-toi alors, pauvre con", à un visiteur qui l'avait gratifié d'un "touche-moi pas, tu me salis".
Des regrets du chef de l'Etat qui ont en fait été insérés par l'Elysée, a déclaré Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction du quotidien, interrogé sur Canal+.
"J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", explique Nicolas Sarkozy dans cet interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.
"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat, a expliqué Dominique de Montvalon. "Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu."

Version non amendée

Le directeur de la rédaction a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien, qui s'est déroulé lundi matin à l'Elysée.
Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, bien avant la visite au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main.
"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a-t-il répondu lundi concernant cet épisode, capturé par une vidéo mise en ligne sur le site du quotidien, qui avait suscité moult commentaires de toute la classe politique pendant le week-end.
"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale. La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, selon Dominique de Montvalon.

"Le coup de boule

Pour sa part, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé lundi soir que Nicolas Sarkozy avait eu "une réponse musclée à une provocation totalement déplacée", qui lui a fait penser au "coup de boule de Zidane". Interrogée par i-télé et France Inter, Laurence Parisot a jugé l'incident "tout à fait regrettable" mais estimé que ce n'était "pas dramatique du tout".

"Il s'est mis hors jeu momentanément"

"Est-ce que le capitaine de l'équipe de France de football en finale de la coupe du monde était dans son rôle de capitaine ?", a-t-elle demandé, avant d'ajouter: "Il s'est mis hors jeu momentanément". "Il a répondu à un geste qui était également hors jeu, c'est ce qu'a fait le président de la République face à l'attitude d'un spectateur qui s'est mis lui-même hors jeu", a-t-elle jugé.
Pour autant, elle a réfuté le terme de "discrédit" pour décrire l'impopularité actuelle du président français.
"Je ne parlerais pas de discrédit, il y a une incompréhension qui ne me semble pas si grave que ça", a dit Laurence Parisot. "La preuve, son équipe gouvernementale, qu'il a lui-même choisie, reste très populaire", a-t-elle ajouté. (avec AP)

24/02/2008

Mon journal des Alpilles

Dimanche, 24 février 2008

 

Souvenez-vous des dimanches d’antan où l’on quittait la ville à bicyclette, en tram ou en voiture pour ceux qui en avaient une ? Toute la famille se rendait dans une auberge de campagne pour le traditionnel repas du dimanche. Pour quelques francs, le cuistot se mettait en quatre avec son épouse pour vous servir une entrée, un plat principal, un fromage et le dessert, le tout arrosé d’un vin de pays et d’un coup de gnole avec le café filtre. Il y avait toujours une balançoire, un toboggan ou un foot de table pour faire patienter durant deux heures pleines les gamins.

 

Ce matin, l’idée m’est venue de renouer avec cette tradition passée. Depuis Maussane-les-Alpilles, une route vicinale serpente dans les champs, les vergers, les bergeries, contourne des mas ancestraux, aborde un aqueduc romain et rejoint la Ferme Auberge de Barbegal. En peu de temps, vous vous retrouvez face à une grande bâtisse hors d’âge mais restaurée avec soin. A l’intérieur, une pièce immense, une charpente séculaire, une cheminée monumentale vous accueillent comme au temps jadis.

Il ne vous reste plus qu’à vous mettre à table, en enfilade, et d’attendre d’être servi comme des seigneurs. Un muscat de Beaume de Venise vous met en appétit. Une salade croquante du jardin à l’huile d’olive, une terrine de sanglier maison, un civet de marcassin et une purée de pomme de terre sublime, importée des Amériques au 16ème siècle. Quant à la cuvée Sainte Berthe, aux fromages de la ferme et au clafoutis de poire, je vous laisse saliver de désir ! Tout cela pour un prix tellement modique, qu’il est indécent de vous le communiquer ! Pour me mettre vraiment dans l’ambiance de ces repas des dimanches d’antan, la prochaine fois, je vais ressortir ma vieille bécane du grenier !

 

Repas à la ferme : Cuisine provençale traditionnelle de type méditerranéenne. Menus différents selon la saison et variant avec la production du jardin.

Elaboration des plats dans le respect de l’authenticité et de la tradition : Soupe au pistou, ratatouille, riste d’aubergine, petits farcis, tians de légumes, côtes d’agneau grillées, gigot, daube d’agneau à l’ancienne, fricassé de poulet et les desserts maison avec les œufs frais du poulailler (génoise aux fruits, baba au rhum, flan).

Tous les plats étant préparés avec les produits issus de la ferme, merci de réserver votre table 48 heures à l’avance par téléphone : 04 90 54 63 69 afin de nous permettre de cueillir et préparer tous ces produits.

 

La cheminée
L'accueil
Détails lustre

Cheminée

 


Lors de votre visite à Barbegal, il vous sera possible de repartir avec un panier de produits de la ferme; et bien sûr commandés lors de votre réservation.

 

Nous vous proposons des légumes de saison. L’hiver vous pouvez retrouver le goût des poireaux, des blettes, des épinards, des choux…
Et l’été ce sera les tomates diverses et variées telles que les tomates à l’ancienne (Cœurs de Bœuf, Russes) les courgettes, les aubergines, la salade…

 

 

A cela se rajoute la volaille (poulets et pintades), les œufs de la ferme, l’agneau découpés en caissette, et la viande bovine de race Gasconne (conditionnée sous-vide).
Il est important de signaler que chaque animal est élevé dans des conditions d’hygiène respectée.
Les volailles fermières élevées en parcours, nourries au blé et au maïs. Elles sont abattues après 90 jours d’élevage.
En ce qui concerne les agneaux, tous sont élevés sous la mère et se nourrissent d’herbe, de foin provenant de l’exploitation, et de maïs en complément.

 

 

Les tarifs de ces produits sont les suivant :

  • Les volailles 7 euros par kg et prête à cuire
  • L’agneau 9.50 euros par kg, découpés en caissette (entier, par demi)
  • Les œufs 3 euros la douzaine
  • Pour les légumes, les tarifs varient en fonction de la Mercuriale

Découvrez le site: www.barbegal.fr

Pourquoi je suis devenu palestinien?

 

Un entretien exclusif avec Daniel Barenboïm


«Pourquoi je suis devenu palestinien»


En janvier dernier, le pianiste et chef d'orchestre israélien a adopté la nationalité palestinienne. Il explique ici les raisons de son choix et répond à ses détracteurs


Le Nouvel Observateur. - Quelle est votre nationalité ?


Daniel Barenboïm. - Argentine, israélienne, espagnole et palestinienne. J'ai les quatre passeports.

N. O. - Comment a-t-on réagi en Israël quand vous avez pris la nationalité palestinienne ?


D. Barenboïm. - De manière extrêmement positive, en général. La plupart des messages que j'ai reçus étaient laudateurs, amicaux. Les autres étaient viscéraux, animaux. Les médias ont dit que j'avais été critiqué, ce n'est pas vrai. Les médias ont un rôle très positif à jouer, mais ils simplifient. Lorsque j'ai joué Wagner à Jérusalem, j'ai discuté avec le public longuement, et invité à sortir ceux qui ne voulaient pas rester : ils avaient entendu le concert, le bis, ils pouvaient partir. Sur 3 000 personnes, moins de 100 sont sorties - en chahutant, c'est normal. Mais on a dit que j'avais fait de la provocation ! Et cela a fait le tour du monde... Je ne suis pas mal vu en Israël, malgré toutes les critiques que je formule. Même le gouvernement nous aide discrètement pour les projets d'éducation musicale. On ne me dit pas que j'exagère, on ne m'appelle pas. Et pourtant je connais certains dirigeants depuis l'enfance... Je connais Barak depuis l'âge de 15 ans - il joue du piano aussi, et pas mal du tout. Je l'ai vu en septembre. Il aurait pu me dire de me taire : pas du tout.

N. O. - Mais c'est incompréhensible.


D. Barenboïm. - Oui. Et ça l'est aussi quand vous savez qu'il y a 75 ou 80% des Israéliens qui veulent la paix, mais qu'il y en a autant qui soutiennent les opérations militaires à Gaza... Ils ne comprennent pas. Ils pensent que si l'on est fort, on obtient la paix. Pas du tout ! Nous l'obtiendrons si nous sommes justes. Ils disent : il faut donner ceci aux Palestiniens. Mais non : ce n'est pas un cadeau ! Les Palestiniens y ont droit ! Les Israéliens veulent vivre en paix, ne pas leur faire de mal, pas les tuer, ni les exiler, mais ne veulent pas comprendre que là où ils veulent vivre en paix, les Palestiniens y vivaient depuis vingt siècles. Ni que cette minorité de Palestiniens dans l'Israël d'avant 1967, Nazareth, Tibériade, Haïfa, ce n'est pas une minorité comme les Maghrébins en France ou les Turcs en Allemagne : c'était leur terre ! C'est comme si les Turcs étaient devenus une majorité en Allemagne et les Allemands une minorité. Regardez le développement démographique : dans la grande Palestine, les Palestiniens sont 55% de la population. J'ai peur que si nous ne donnons pas aux Palestiniens ce qui leur est dû, l'existence d'Israël comme Etat juif ne soit remise en question. Il risque de n'être qu'un bref épisode dans l'histoire du peuple juif. Le pire, c'est qu'il y a de plus en plus de gens qui s'habituent à vivre sans solution, y compris les modérés, les gens intelligents des deux camps. Ils acceptent le désespoir. C'est très dangereux.



N. O. - Vous avez peur de l'Iran ?


D. Barenboïm. - Evidemment ! Si Ahmadinejad n'employait pas ces expressions irrationnelles, comme la «saleté sioniste», il aurait de meilleures cartes. On a de la chance qu'il parle ainsi : on serait moins à l'aise s'il parlait d'injustice. En Palestine, le Fatah n'est pas une réponse, ni le Hamas. Mais il existe de petits groupes palestiniens qui font de la résistance non violente. Ils n'ont pas le pouvoir, mais ils existent. En Israël, il n'y a personne. Je ne suis pas antiisraélien, mais il n'y a pas un seul parti dans ce pays pour lequel je puisse voter ! Même pas un petit parti...

N. O. - Pourquoi ne vous engagez-vous pas dans la vie politique ?


D. Barenboïm. - Paderewski était un grand pianiste, devenu président de la Pologne. Il a rencontré Chamberlain, qui lui a dit : «Vous êtes le grand pianiste ?
- Oui. - Et vous êtes le président de la Pologne ?
- Oui. - Quelle dégringolade !»

N. O. - Le 15 mai, Israël va fêter l'indépendance, et il y aura des contre-manifestations en Palestine. Qu'allez-vous faire, à Paris ou ailleurs ?


D. Barenboïm. -A Paris, ce serait trop facile. Je vais organiser un concert à Tel-Aviv, qui s'appellera «Jour de l'Indépendance-Al Nakba», qui veut dire «la catastrophe», parce que c'est ainsi que les Palestiniens nomment ce jour-là. On ne peut pas fêter l'un en oubliant l'autre. Ce sera donc un concert israélo-palestinien. Il y aura des musiciens du conservatoire que nous avons fondé pour les Palestiniens à Nazareth, le Conservatoire Barenboïm-Said.

N. O. - Vous dites souvent que tout repose sur
la compréhension. Pourquoi ne leur expliquezvous pas ce que vous avez compris ?


D. Barenboïm. - Ils savent tout ça. M. Barak connaît l'histoire ! Il sait que trois conceptions se sont opposées dès le début : les révisionnistes, qui voulaient imposer Israël aux Arabes par la force - et cela jusqu'à Sharon; les travaillistes, un peu moins durs, mais qui disaient la même chose, avec des préoccupations sociales en plus; et puis il y avait tous ceux qui disaient avec Martin Buber qu'on ne pouvait pas s'imposer contre la volonté des Arabes. Il disait : un cessez-le-feu n'est pas suffisant. Il sait tout ça, Barak ! Mais ce qui me rend fou, c'est que le peuple juif avait la réputation d'être intelligent; on nous aimait ou on nous détestait pour cela ! Ce temps est révolu. Parce que cela fait soixante ans que ça dure, et que ça ne marche pas. On ne peut forcer des gens à s'agenouiller et à être satisfaits de leur sort. A chaque victoire militaire, peutêtre nécessaire, c'est pire qu'avant. Il y avait l'OLP, il y a le Hamas. Le Hamas est une création israélienne ! En français : ils sont cons. Ils ont même construit un centre islamique à Gaza, sans se préoccuper des conditions de vie là-bas, et alors que les Palestiniens étaient le seul peuple arabe laïque !

N. O. - Vous n'êtes pas religieux, mais la religion pourrait aussi être un levier en Israël.


D. Barenboïm. - La religion me rend assez cynique, en tout cas dans cette région. En Israël, la religion a été instrumentalisée. Elle donne des droits. Et du côté musulman aussi. Elle n'a plus rien à voir avec la foi.

N. O. - Vous avez fondé leWest-Eastern Divan Orchestra, où jouent ensemble des Arabes et des juifs. Lavez-vous fait pour que les musiciens juifs et palestiniens voient qu'Us peuvent travailler ensemble, ou pour faire un exemple, en quelque sorte ?


D. Barenboïm. - L'un n'exclut pas l'autre. La seule idée politique qui était derrière le projet était qu'il n'y a pas de solution militaire à ce conflit, et qu'il ne faut plus attendre que la politique le règle. Nous devons tous combattre l'ignorance qui règne dans chacun des deux camps, à propos de l'autre; apprendre à respecter la logique du «narratif» de l'autre. Cet orchestre a été fondé contre l'ignorance. Comme je suis musicien, j'ai agi dans la musique.

N. O. - La pratique musicale collective n'est pas un choix neutre.


D. Barenboïm. - Un orchestre est une école pour la vie. Il ne s'agit pas d'un «orchestre pour la paix», il ne va pas amener la paix. C'est un modèle. Dans un orchestre, nous sommes tous égaux devant l'oeuvre, mais aussi interdépendants : le violon a besoin de la clarinette, qui a besoin de la contrebasse, etc. Je m'investis personnellement, je joue, mais j'écoute ce que fait l'autre. Je me contrôle en fonction de ce que fait l'autre. De même que le chef, le seul à n'avoir aucun rapport direct avec le son, dépend de l'attitude et de l'aptitude de chaque musicien. Il dépend de ce que veut et peut l'autre. Bien sûr, le chef guide, il donne, mais il reçoit aussi la proposition du musicien.

N. O. - Et dans la vie ? Qu'attendez-vous d'un chef ? D'Olmert, par exemple ?


D. Barenboïm. - Il serait incapable d'être chef d'orchestre : il est incapable d'écouter.

Daniel Barenboïm

Né en 1942 à Buenos Aires, Daniel Barenboïm est installé en Israël depuis 1952. Il a dirigé l'Orchestre de Paris et celui de Chicago et a créé l'Orchestre israélo-palestinien.

Jean Daniel, Jacques Drillon
Le Nouvel Observateur

23/02/2008

Les 3 étoiles... en France

Les étoiles Michelin revues et corrigées par le jury du Figaro


22/02/2008 | Mise à jour : 21:24 |
Commentaires 18
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Le cuisinier Pierre Gagnaire a remporté le plus de suffrages.
Le cuisinier Pierre Gagnaire a remporté le plus de suffrages. Crédits photo : Le Figaro

Dix jours avant la sortie du célèbre guide rouge, Le Figaro a réuni dix-neuf critiques et journalistes français et étrangers pour donner une vision un peu plus réaliste d'un paysage gastronomique surchargé d'étoiles.

Qui mérite vraiment les trois étoiles ?

1. Pierre Gagnaire (17 votes)

Le bonheur d'une cuisine d'intranquillité. Bouillonnante et souvent géniale.

6, rue Balzac,75 008 Paris, tél. : 01 58 36 12 50, 250 €.

2. Famille Bras (15 votes)

L'Aubrac délivré dans son romantisme nuageux, son humanité minérale, à travers une cuisine écorchée vive.

Route de l'Aubrac , 12 210 Laguiole, tél. : 05 65 51 18 20, 175 €.

3. Louis XV - Ducasse/Cerutti (14 votes)

Une forte cuisine de Riviera mixée au grand classicisme hôtelier.

Hôtel de Paris, Monte Carlo, tél. : 00 377 98 06 20 20, 200 €.

4. Michel Guérard (13 votes)

L'élégance savoureuse d'un grand maître.

Les Prés d'Eugénie, 40 230 Eugénie-les-Bains,tél. : 05 58 05 06 07, 175 €.

5. Olivier Roellinger (12 votes)

L'Atlantique dompté par un frondeur serein, noble et sentimental.

Maison de Bricourt, 35 260 Cancale,tél. : 02 99 89 64 76, 160 €.

6es ex aequo : Yannick Alleno, Le Meurice, Paris, et Pascal Barbot, L'Astrance, Paris (11 votes). 8e : Marc Veyrat, Veyrier-du-Lac (10 votes).

9es ex aequo : Arpege-Alain Passard à Paris, Anne-Sophie Pic, à Valence, Paul Bocuse, à Collonge au Mont d'Or, (9 votes).

 

Qui ne mérite pas les trois étoiles ?

1. Guy Martin (15 votes)

Le Petit Prince de la gastronomie regarde trop sa rose.

Le Grand Véfour, 75 001 Paris.

2. Michel Trama (11 votes)

Être au bout du monde n'arrange pas les choses…

Les Loges de L'Aubergade, 47 270 Puymirol.

3. Christian Le Squer (10 votes)

Victime de sa discrétion…

Ledoyen, 75 008 Paris.

4. Guy Savoy (10 votes)

Victime du temps et de ses adorateurs.

Guy Savoy,17 rue Troyon, 75 017 Paris.

5. Jean Michel Lorain (10 votes)

Le succès use, le siècle pèse.

La Côte Saint-Jacques, 89 300 Joigny

6e : Paul Bocuse, Collonges (9 votes) ; 7es ex aequo : Relais Bernard Loiseau Saulieu et Anne Sophie Pic, Valence (8 votes) ;

9es ex aequo : Plaza Alain Ducasse, Paris ; Georges Blanc, Vonnas ; Auberge de l'Ill, Illhausern (7 votes).

 

Qui mériterait trois étoiles ?

1. Jean François Piège (7 votes)

Cuisine contemporaine au narcissisme véloce.

Les Ambassadeurs, place de la Concorde, 75 008 Paris, tél. : 01 44 71 16 16, 250€.

2. Gérald Passedat (5 votes)

La Méditerranée remis au goût du jour in situ.

Le Petit Nice, anse de Maldorme, 13 000 Marseille, tél. : 04 91 59 25 92, 180 €.

3. Didier Elena (4 votes)

La nouvelle école contemporaine au formalisme exacerbé.

Château les Crayères, 51 100 Reims, tél. : 03 26 82 80 80, 230 €.

3 ex aequo Alain Dutournier (4 votes)

Le Sud-Ouest revu et drôlement corrigé.

Carré des Feuillants. 14, rue de Castiglionne, 75 001 Paris, tél. : 01 42 86 82 82,

200€.

5e ex aequo (3 votes): Thierry Marx, Château Cordeillan Bages, Pauillac ; Éric Frechon, Le Bristol, Paris ; Tateru Yoshino, Stella Maris, Paris ; Jacques Chibois, la Bastide Saint-Antoine, Grasse ; Oustau de Baumanière, les Baux de Provence.

 

ET LES SUISSES? FAITES VOTRE CHOIX DANS LES COMMENTAIRES! 

 

22/02/2008

Mon journal de Cuba...


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Vendredi, 22 février 2008

 

Un demi-siècle pour rien ! Voilà le bilan, la triste réalité de la révolution cubaine au moment où Fidel Castro, le leader maximo, se retire de la tragédie qu’il a orchestrée. Il va mourir tranquillement dans son lit, sans même souffrir physiquement grâce aux drogues qu’on lui administre depuis plus d’un an. Pour sûr que ce despote est convaincu d’avoir été le meilleur. Pour sûr qu’il croit que son peuple de miséreux et de crève la faim l’aime et le vénère. Pour sûr que ce dictateur sanguinaire ne se fait aucun reproche de ses crimes.

Depuis près de cinquante ans, le régime cubain respecte les droits d’un seul homme et de ses sbires à terroriser le peuple et à le priver de toute liberté. Castro a été un manipulateur et un illusionniste hors pair qui a réussi à tromper son monde et une certaine intelligentsia occidentale. On objectera que son régime a éradiqué l’analphabétisme, mais à quoi cela peut-il bien servir d’être instruit s’il n’y a pas un quelconque avenir professionnel, hormis la culture de la canne à sucre ! A quoi cela sert-il d’avoir formé des milliers de médecins sans le moindre médicament disponible, à part l’aspirine ?

 

Lors du renversement du colonel-dictateur Batista et de la prise du pouvoir à Cuba par les barbudos, le 1er janvier 1959, la révolution avait suscité un immense espoir d’une vie meilleure parmi la population. Castro et Che Guevara pouvaient être les hommes de la situation. Au début, ils mirent en place une politique humaniste et socialisante et cherchèrent à négocier avec les Etats-Unis. Devant une fin de non-recevoir, ils se jetèrent dans les bras des Russes avec les suites que l’on connaît. L’embargo total sur le commerce avec Cuba, décrété par Washington en 1960, est certainement une des raisons majeures de la dérive castriste. Même Kennedy est tombé dans le piège ! Qui sait si Fidel Castro, le leader « minimo »,  aurait pu être un autre homme ?

 

Mon dernier livre...

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21/02/2008

Revue de Presse

Jean Sarkozy : «Mon père
m'a dit de rester moi-même»

Propos recueillis par Bruno Jeudy
20/02/2008 | Mise à jour : 23:05 |
Commentaires 2
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Jean Sarkozy : «Je n'ai jamais trahi personne. Je regrette sincèrement l'incompréhension qui s'est installée.»
Jean Sarkozy : «Je n'ai jamais trahi personne. Je regrette sincèrement l'incompréhension qui s'est installée.» Crédits photo : Le Figaro

À 21 ans, le fils cadet du président de la République est candidat dans le canton sud de Neuilly. Entretien exclusif.

Avec les mêmes intonations de voix, une ressemblance de traits prononcée mais les cheveux blonds mi-longs et une tête de plus que son père, Jean Sarkozy entame à 21 ans une carrière politique. Un an plus tôt que son père, qui fut élu conseiller municipal de Neuilly à 22 ans. Candidat dans le canton de Neuilly-Sud, il veut «se battre », dit-il, pour sa ville. Il ne redoute pas le «combat politique» et assume les «risques». Y compris médiatiques. Pour Le Figaro, il explique les raisons de son choix.

LE FIGARO. Pourquoi vous présenter aux cantonales dans le canton de Neuilly-Sud ?
Jean SARKOZY. Je suis candidat parce que j'ai le sentiment que, pour moi, le moment est venu de m'engager au service d'une ville que je connais par cœur et que j'aime. J'ai envie d'être utile à cette ville pour laquelle j'ai un attachement profond, sincère. J'avais envie de me battre et notamment pour les autres. J'ai des choses à prouver.

N'avez-vous pas peur de gêner le président de la République ?
Non. C'est une élection locale. Le président de la République est, par nature, une personnalité d'envergure nationale. Ma démarche est une démarche humble et tout à fait locale. Je n'ai pas l'intention de m'arroger le droit d'investir le champ de la politique nationale.

Ne redoutez-vous pas de conforter ceux qui dénoncent une «monarchie élective» ?
Monarchie élective ? C'est quelque chose que je ne comprends pas. La démocratie se porte bien en France, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Cette critique est particulièrement de mauvaise foi. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a du suspense, que les élections ne sont pas jouées d'avance à Neuilly.

Avez-vous l'investiture de l'UMP ?

Je suis le seul candidat de la majorité présidentielle. J'ai sollicité l'investiture UMP auprès du secrétaire départemental Jacques Gautier, et le soutien du Nouveau Centre auprès d'Hervé Marseille.

Qu'en pense Arnaud Teullé qui avait été initialement investi par l'UMP dans ce canton ?

Bien sûr, c'est une décision prise en accord avec Arnaud. Il a fait le choix de se présenter aux élections municipales et veut y consacrer toute son énergie.

Qui allez-vous soutenir entre Arnaud Teullé et Jean-Christophe Fromantin, le candidat investi par l'UMP ?
Je vais respecter la plus grande neutralité. Je ne souhaite pas intervenir dans le débat des municipales. Je réserverai à l'isoloir le secret de mon vote.

Vous faisiez équipe avec David Martinon et Arnaud Teullé. N'avez-vous pas l'impression d'avoir trahi l'un puis l'autre ?
Je n'ai jamais trahi personne. Je regrette sincèrement l'incompréhension qui s'est installée. J'ai apporté à la campagne ma contribution franche et loyale. J'ai averti très régulièrement le candidat des problèmes que nous rencontrions. Je l'ai fait de la façon la plus franche qui soit.

Que vous inspirent les accusations dont vous êtes l'objet ?
On fait des raccourcis. C'est le débat politique qui veut ça. Je ne m'en offusque pas. Je m'engage dans une campagne, je sais quelles en sont les règles et je les respecte. Mais je ne me considère pas comme une personnalité, encore moins comme une personnalité médiatique. Je sais que la campagne sera exigeante.

Avec cette candidature, allez-vous abandonner le théâtre et le droit ?

Je suis passionné par l'art dramatique, c'est vrai, comme je le suis par plein de choses. Je souhaite poursuivre ma formation de juriste. Mais aujourd'hui, je m'investis pour ma ville et je me mets au service des Neuilléens du canton sud. Je serai un conseiller général pleinement disponible. Je suis un bosseur, j'aime le travail bien fait.

Quels conseils vous a donnés votre père, le président de la République ?

Le président ? Il ne m'a donné aucun conseil. Mon père ? Il m'a dit de rester moi-même et de prendre mes responsabilités. Je suis un militant UMP, je suis très conscient des enjeux. C'est un combat particulièrement noble, même si je sais qu'il y aura des difficultés.

Qu'avez-vous répondu à Patrick Devedjian, qui vous avait conseillé de «vous mettre au vert» ?
Je n'ai pas eu de contact avec le secrétaire général de l'UMP. Ce n'est pas parce que mon père s'est investi en politique que ça m'interdit de m'investir pour ma ville. Ce n'est pas une nomination, c'est une candidature. C'est un risque à prendre, c'est un risque assumé.

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20/02/2008

Mon journal des Alpilles







photo poivrons rouges jaunes et verts

photo olives photo pastèque
photo myrtilles, mures et framboises Photo de fraises Marché en Provence Photo marché
Photo de melons fleurs de salade Navettes
Melons et fraises biscuits provence olives de Provence Tournesols au marché
Tournesols Fraises et biscuits café

Mercredi, 20 février 2008

 

Vous serez des milliers à défiler sur les routes des prochaines vacances de Pâques avec comme destination : le sud ! Après les frimas de l’hiver, le désir de réchauffer ses membres engourdis au soleil de Provence s’empare des gens du nord. A fin mars, l’eau de la grande bleue sera encore froide mais, qu’à cela ne tienne vous découvrirez l’arrière pays. De vieux villages agrippés aux coteaux ou surplombant les collines vous accueilleront à bras ouverts. Vous visiterez la citadelle des Baux, Saint-Rémy, Arles, sans oublier la Camargue et les Saintes-Maries. Vous dégusterez la soupe au pistou, l’aïoli, l’anchoïade ou la célèbre bouillabaisse. Mais il n’y a pas de Provence sans ses marchés dont la simple évocation nous fait fredonner la chanson de Gilbert Bécaud.

 

Les marchés de Provence

 


Paroles: Louis Amade. Musique: Gilbert Bécaud 1957
© EMA/BMG

 


Il y a tout au long des marchés de Provence
Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melons et céleris
Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai franchi des pays que je ne voyais pas
J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ce monde émerveillé qui rit et qui s’interpelle
Le matin au marché
Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d’abricots ?
Voici l’estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?
Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
L’accent qui se promène et qui n’en finit pas

Mais il y a, tout au long des marchés de Provence
Tant de filles jolies, tant de filles jolies
Qu’au milieu des fenouils, melons et céleris
J’ai bien de temps en temps quelques idées qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai croisé des regards que je ne voyais pas
J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas
Ces filles du soleil qui rient et qui m’appellent
Le matin au marché

Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d’abricots ?
Voici l’estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ?
Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne
L’accent qui se promène et qui n’en finit pas

Cette nuit...la lune!

La dernière avant 2015 ! Dans la nuit du 20 au 21 février aura lieu une éclipse totale de Lune. Cette éclipse totale est la dernière visible entièrement depuis la France avant 2015. Malgré l’heure tardive, il ne faut pas manquer l’occasion d’admirer la Lune ocre dans le ciel parmi les étoiles. Pour l’observer, il faudra se lever tôt ou se coucher tard. La Lune commence à entrer dans le cône d’ombre de la Terre à 2h43 (heure locale). L’Afa retransmettra l’éclipse en direct sur son site si les conditions climatiques ne vous permettent pas de l’observer là où vous êtes. Vous trouverez la liste des clubs "ouverts" cette nuit là ainsi que les informations sur le phénomène dans nos pages dédiées.


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Expo de William Wilson

Illustrations Livres Estampes & Dessins Jardins


Une exposition de peintures, sculptures et pastels. 1988-2008

 

 



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19/02/2008

Mon journal des Alpilles

 

 

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La danse macabre du collège des Jésuites à Lucerne

Mardi, 19 février 2008

 

Depuis des années, il ne se passe pas un jour sans que je songe à la mort. Cela m’arrive à n’importe quel moment de la journée, à l’improviste. Penser à la mort me permet d’apprécier la vie, de profiter de tous les instants de la journée, de m’occuper l’esprit, de lire, d’observer les gens, la nature, le temps qu’il fait. Pourtant j’ai fait parfois des choses futiles, des travaux sans grand intérêt, si ce n’est celui de gagner ma vie. Je cumule aussi des pertes de temps, surtout lors des déplacements en voiture d’un point à un autre, ce que je déteste. La mort, elle nous attend tous au tournant de la vie, souvent plus vite que prévu… Je suis attristé par le décès des autres, même des inconnus, des anonymes. Surtout quand ils sont relativement jeunes, par exemple avant 80 ans. Quant à la mienne de mort, je la souhaite le plus tard possible. Non seulement parce que j’aime la vie mais parce que je songe à ceux qui restent. Je n’aimerais pas leur faire de la peine, pas trop vite.

 

Je visite chaque semaine un ami, jeune sexagénaire. Il m’a dit souffrir d’un mal qu’il estime incurable… Mis à part un léger tremblement des mains, il m’apparaît en pleine forme, lucide, vif, brillant dans nos échanges, nos dialogues au coin du feu. L’autre jour il me dit envisager l’euthanasie, me prie de me renseigner en Suisse car cela est légalement possible. Sur le moment, je reste sans voix, incapable de lui dire qu’il se fait du mauvais sang. Hier, je lui ai apporté les informations recueillies sur le Net. Bêtement, je lui dis : je ne te rends pas service, mon vieux. Il ne m’a pas répondu, a enfoui les documents sous son bureau. Nous avons parlé de tout, des femmes, de l’amour, de nos lectures, de nos aventures passées, sauf de la mort programmée.

 

L’autre jour, sans doute avait-il eu un moment de blues. J’ai enregistré ces propos comme un automate, sans chercher à le réconforter, comme un complice de la grande faucheuse que je côtoie depuis toujours.

Alain Robbe-Grillet

LITTERATURE

Robbe-Grillet était "un rebelle raffiné"

NOUVELOBS.COM | 19.02.2008 | 08:39

C'est par ses mots que la ministre de la Culture a salué la mémoire d'Alain Robbe-Grillet, figure légendaire des lettres françaises qui fut l'un des théoriciens du "nouveau roman". Décédé à l'âge de 85 ans, le monde littéraire lui rend hommage.

Alain Robbe-Grillet (Sipa)

Alain Robbe-Grillet (Sipa)

Alain Robbe-Grillet, écrivain et cinéaste provocateur considéré comme "le pape du nouveau roman", est décédé dans la nuit de dimanche 17 à lundi 18 février à l'âge de 85 ans, a-t-on appris auprès de l'Académie française, où il avait été élu en mars 2004.
Alain Robbe-Grillet est décédé au Centre hospitalier universitaire de Caen, où il avait été admis durant le week-end pour des problèmes cardiaques, a précisé l'Institut mémoire de l'édition contemporaine (IMEC), basé près de Caen, auquel l'écrivain avait cédé toutes ses archives.
Figure légendaire des lettres françaises, cheveux en broussailles et éternelle barbe blanchie avec l'âge, Alain Robbe-Grillet fut l'un des théoriciens du "nouveau roman", courant littéraire en vogue dans les années 1950-1960 qui rejette la forme romanesque traditionnelle pour opérer "une révolution du regard".
Il est l'auteur d'une vingtaine de livres, des "Gommes" (1953) à "Un roman sentimental" paru à l'automne 2007.
Alain Robbe-Grillet est également l'auteur du scénario du film d'Alain Resnais "L'année dernière à Marienbad" (1961) et le réalisateur d'une dizaine de films, entre érotisme et recherche formelle.

"Nouveau roman"


Ingénieur agronome de formation, il se consacre à partir des années 1950 aux recherches novatrices sur l'écriture. Ses premiers livres, "Les gommes" ou "Le voyeur" (1955), comptent parmi les titres fondateurs du "nouveau roman" et contribuent à le faire connaître à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, où il enseignera pendant de nombreuses années, à New York et Washington.
"C'était un très grand voyageur, extrêmement curieux des autres, un promoteur infatigable de la littérature", souligne Emmanuelle Lambert, commissaire de l'exposition qui lui a été consacrée en 2002 à l'IMEC. "Il était extrêmement accessible, c'était un jeune homme de 85 ans", note-t-elle.
Pendant 30 ans (1955-1985), Alain Robbe-Grillet a été conseiller littéraire des Editions de Minuit, alors dirigées par Jérôme Lindon, haut lieu du "nouveau roman" autour d'auteurs prestigieux comme Nathalie Sarraute et Claude Simon. Robbe-Grillet y a publié l'essentiel de son oeuvre.

Provocateur

Lu désormais surtout dans les cercles universitaires, Alain Robbe-Grillet restait à 85 ans un provocateur. Il avait encore agité le monde des lettres avec son dernier livre, "Un roman sentimental" (Fayard), paru enveloppé d'un plastique qui empêchait de le feuilleter en librairie. L'écrivain y étalait des fantasmes, pédophiles, criminels et sado-masos.
"Gradiva", son dernier film, est sorti en mai 2007. Victimes de problèmes cardiaques durant le montage, Alain Robbe-Grillet avait alors tenu à le terminer et le présenter.
Elu le 25 mars 2004 à l'Académie française, au fauteuil de Maurice Rheims, Alain Robbe-Grillet n'y a jamais été "reçu" et n'a donc jamais siégé sous la Coupole. Après son élection, il avait en effet souhaité ne pas être reçu en uniforme d'académicien, puis il avait demandé que la réception ne se fasse pas en séance publique. Devant son peu d'empressement à rejoindre l'institution, la situation était bloquée depuis plusieurs mois.

Hommages

"Avec lui c'est un pan de l'histoire littéraire et intellectuelle française qui disparaît", a estimé le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a rendu hommage à un "véritable révolutionnaire de la littérature" qui "n'a rien tant aimé que la désobéissance", décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge 85 ans.
"Dans chacun de ses romans, conçus comme des labyrinthes, des chambres d'énigmes, il a offert à ses lecteurs, avec une grande maîtrise et une merveilleuse ironie, le plaisir des glissements progressifs du sens, leur permettant de penser, d'imaginer et d'inventer à leur tour", écrit-elle dans un communiqué.
La ministre a salué "celui qui (...) est resté jusqu'au bout un rebelle raffiné, un écrivain sans autre loi que celle du style".
Le Premier ministre François Fillon a également rendu hommage à Alain Robbe-Grillet, "théoricien le plus stimulant", "Créateur d'une intelligence novatrice, toujours audacieuse, souvent troublante, il avait exploré et réagencé comme peu avant lui les structures intimes du roman", a écrit le chef du gouvernement dans un communiqué.
"La littérature française perd avec lui une figure intrigante et provocatrice", conclut François Fillon.

18/02/2008

Mon journal des Alpilles

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Le baiser de l’Amour - Sculpture italienne
Psyché ranimée par le baiser de l’Amour.- Sculpture italienne d’ Antonio Canova au Musée du Louvre dans la Galerie Michel-Ange.

 

 

 

 

 

Lundi, 18 février 2008

 

Ce matin, une amie débarque avec son môme de 10 ans, les yeux rougis d’avoir pleuré toute la nuit. Jetée comme un torchon par un vieux con avec lequel elle pensait continuer sa vie. Lui aussi, d’ailleurs. C’est une histoire courte. On se connaît en décembre, on s’aime, on décide vite de vivre ensemble en janvier avec déménagement à la clef, tout le tralala, le gamin, le chien et le chat. On part au ski en février. Et c’est le drame sur le chemin du retour : tu te casses !

A quarante ans, mère célibataire, c’était une opportunité à saisir. Avec l’amour et la tendresse en prime. Lorsqu’elle nous a présenté ce monsieur, bien sous tous rapports, je me suis dit : pourvu que ça tienne, qu’il soit enfin l’homme avec lequel tout serait plus facile. Voilà dix ans, qu’elle élève son gosse toute seule, qu’elle fait des petits boulots pour survivre. Elle raconte brièvement son histoire. Le con, genre cyclothymique, a ses humeurs qui varient avec l’ambiance ou la situation. Il l’a sous son emprise, il la manipule comme bon lui semble. A elle de suivre et de s’adapter à ce quinquagénaire qui, paraît-il, est en traitement chez un psy… Demain, lui réclamera-t-il sans doute les bijoux de pacotille qu’il lui a offerts à la Saint Valentin !

17/02/2008

Vive le Kosovo libre!

Le Kosovo proclame son indépendance, les Serbes manifestent

Le président avec le drapeau kosovar
[Photo : Keystone]
Les Albanais du Kosovo ont proclamé unilatéralement leur indépendance lors d'une séance extraordinaire du Parlement à Pristina. Plusieurs centaines de jeunes serbes ont manifesté à Belgrade, parfois violemment, pour protester contre l'indépendance du Kosovo.

[ats] - La déclaration a été lue par le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi. "Nous, les dirigeants démocratiquement élus de notre peuple, proclamons par cette déclaration que le Kosovo est un Etat indépendant et souverain", a-t-il lancé à la tribune, sous les applaudissements des députés.

"Cette déclaration reflète la volonté du peuple", a-t-il ajouté. M. Thaçi, comme le président Fatmir Sejdiu, ont promis que le nouvel Etat serait multi-ethnique et respecterait les minorités. Des dizaines de milliers de Kosovars, criant et agitant des drapeaux de l'Albanie, aigle noir bicéphale, ont laissé éclater leur joie dans les rues de Pristina.

Le drapeau du Kosovo indépendant, qui montre le tracé du Kosovo en jaune sur un fond bleu foncé, accompagné de six étoiles, n'a été dévoilé que dans l'après-midi au Parlement à Pristina.

Les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne (UE) ont exprimé au cours des dernières semaines leur intention de reconnaître rapidement l'indépendance du Kosovo après sa proclamation.

En revanche, les autorités de Belgrade, fermement soutenues par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) sont opposés à l'indépendance de la province. Belgrade a déjà "annulé" par avance toute décision en ce sens des autorités kosovares.

Par ailleurs, plusieurs centaines de jeunes serbes ont manifesté à Belgrade, parfois violemment, pour protester contre l'indépendance du Kosovo. Un policier a été légèrement blessé lors d'une échauffourée devant l'ambassade des Etats-Unis.

Les manifestants ont également défilé dans le centre de Belgrade, drapeaux serbes en tête, se promettant de manifester jusqu'à ce que "le Kosovo revienne à la Serbie". Après les heurts avec la police, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre tandis que les policiers maintenaient leur dispositif près de l'ambassade de Slovénie.