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04/03/2008

Mon journal des Alpilles

Gaudin appelle à "ne pas se tromper d'élection"

NOUVELOBS.COM | 04.03.2008 | 10:00

"Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d'un mouvement d'humeur sur fond d'acharnement médiatique et de chasse à l'homme contre le président", a affirmé le maire sortant de Marseille.

Jean-Claude Gaudin (Reuters)

Jean-Claude Gaudin (Reuters)

Le maire UMP sortant de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a invité, lundi 3 mars, les Marseillais à "ne pas se tromper d'élection" lors des municipales et les a appelés à se mobiliser contre son adversaire PS, Jean-Noël Guérini, incarnation d'un "retour en arrière".
Devant 5.000 personnes, selon les organisateurs, réunies dans une grande salle de spectacle de la ville, située à deux pas du conseil général des Bouches-du-Rhône présidé par Jean-Noël Guérini, Jean-Claude Gaudin a insisté sur le fait que le 9 mars, date du 1er tour des municipales, les Marseillais ne devaient "pas se tromper d'élection".
Alors que depuis le début de la campagne, le maire UMP de la cité phocéenne n'avait que rarement évoqué la situation nationale, il y a cette fois consacré plusieurs phrases de son discours.

"Sur fond d'acharnement médiatique"


"Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d'un mouvement d'humeur sur fond d'acharnement médiatique et de chasse à l'homme contre le président", a lancé Jean-Claude Gaudin, affirmant que les municipales n'étaient pas "le troisième tour des élections présidentielles".
"Le président m'honore de son amitié et je lui rends cette amitié. Et encore plus si c'est difficile pour lui", a-t-il précisé.
Jean-Claude Gaudin a fait par ailleurs dit que Marseille n'avait "aucun intérêt à être à contre-courant politique du gouvernement" car la ville comptait sur l'investissement de l'Etat dans le cadre de certains grands projets.
Alors qu'une enquête TNS-Sofres publiée mercredi a donné la liste PS-PCF-Verts emmenée par Jean-Noël Guérini victorieuse au second tour des élections le 16 mars avec 51% des intentions de vote contre 49% à celle de Jean-Claude Gaudin, ce dernier a estimé que ce sondage devait servir de "signal de mobilisation générale" pour tous ceux "qui croyaient que l'élection était déjà gagnée".

Le changement "depuis 13 ans"

Le maire sortant s'est ensuite présenté comme l'incarnation du vrai changement à Marseille "depuis 13 ans" alors que celui revendiqué par son adversaire ne serait "que celui du retour en arrière et de la casse sur un fond d'idéologie, de sectarisme, de conservatisme, de clientélisme, et qui frise même la malhonnêteté".
Sur l'air d'une célèbre chanson de Fernandel, "Félicie aussi", M. Gaudin a accumulé les critiques contre le candidat PS, ponctuant chacun de ses reproches à son encontre d'un "Guérini aussi".
Tout au long du meeting qui a débuté vers 19H00, les différents intervenants de la campagne UMP à la tribune ont souvent préféré désigner leur adversaire par le vocable "l'autre" ou encore "le candidat socialo-communiste".
Pas Jean-Claude Gaudin qui s'est fait direct et virulent: "M. Guérini, c'est le changement vers le passé" et un projet qualifié de "mélange de mensonge, de démagogie, d'idéologie et d'incapacité à développer des vraies propositions".
Pour poursuivre le changement qu'il estime avoir impulsé à Marseille, il a par ailleurs rappelé plusieurs de ses propositions.
"Faire baisser le chômage à 10%, puis à 8%", "construire 9.000 logements sociaux pendant le mandat", améliorer la propreté de la ville par "la répression de l'incivisme", créer "un Vieux-Port largement piétonnisé ou encore "baisser les tarifs des transports en commun pour les personnes âgées" sont parmi les points sur lesquels il a particulièrement insisté.

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