alpilles13 ALPILLES13

18/03/2008

Les "Belles" de Genève...

Mardi, 18 mars 2007

 

Chaque année, avec mon ami Pierre, le même rituel se répète lors de notre visite au Salon de l’auto de Genève. Que se soit par temps de bise ou de pluie, nous sortons notre gros cube de l’hivernage pour nous rendre à moto voir les autos… Un peu par dérision envers ces quatre roues qui engorgent les parkings et obligent les quidams à se taper trois à quatre bornes à pieds pour rejoindre le temple de la démesure mécanique. Mais surtout parce que, comme des VIP, on débarque face à l’entrée principale pour aller admirer les « Belles » carrosseries…

 

Chaque année, nous traversons à grandes enjambées les stands populaires pour rejoindre celui d’Alfa Roméo. Enfin, les belles se dévoilent sous nos yeux, étalant leurs robes de tulle noir sur les formes arrondies des « 159 », des « 147 », des « Brera » parées d’un pétant rouge métallisé. L’une d’elle, la plus belle des belles se confond avec le noir d’ébène du dernier spider comme si elle se languissait de son Romeo. Leurs regards de cire nous fixent comme celui de la Joconde. On se dirait à Cinecittà, à l’époque d’Antonioni, lors d’une séance de casting. A ce moment, j’aimerais être un mécène, sortir mon carnet de chèque et offrir à chacune de ces belles étudiantes le modèle sur lequel elles prennent des poses de starlettes. Ainsi, mon carnet d’adresses serait plein jusqu’à l’année suivante…

 

Chaque année, notre salon à nous, c’est la rencontre des belles hôtesses car l’on ne saurait perdre notre temps à se chauffer les mocassins sur la moquette pour voir des bagnoles qui manquent nous écraser dans la rue. C’est notre tour du monde où en une heure on découvre ce qui se fait de mieux sur la planète en matière de beautés féminines. Notre tour de piste passe par les belles Parisiennes de Citroën et de Renault qui s’évertuent à nous décrire la dernière Picasso ou la Laguna dont on a que faire. On ne saurait manquer les blondes suédoises de chez Volvo et encore moins les étoiles pulpeuses de Mercedes. Une rouquine de British Motors nous fait un appel du pied pour faire bonne mesure. On ne résiste pas à l’exotisme de la « Nano » de chez Tata dont les nanas nous accueillent en sari multicolore. Brillantes de malice, les petites chinoises de « Brilliance » qui n’ont pas réussi le crash-test des ingénieurs européens. Dans notre périple, on reste à distance des chiennes de garde des protos, des Ferrari et autres Maserati dont il est impossible de franchir le sein des seins…

 

En guise de dessert, on ne saurait manquer une coupe de champ chez Jaguar car là, nous sommes vraiment reçus comme des VIP ! Depuis que je lui ai légué le virus, mon ami Pierre se coltine un coupé XK… noir !

 

jaguar-08.1205847259.jpg

 

Les commentaires sont fermés.