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31/03/2008

3. Ecrire

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L’écrivain est par principe un être à part qui impose au commun des mortels une sorte de respect et de curiosité. Comme la plupart du temps le « métier » d’écrire est une activité annexe, il ose à peine le dire car sa modestie légendaire en prendrait un sacré coup. N’est pourtant pas écrivain qui veut mais seulement celui ou celle qui peut assembler, à partir des vingt-six lettres de l’alphabet, des milliers de mots et placer au bon endroit des virgules, des points et tous ces signes cabalistiques pour en faire un texte lisible et cohérent.

Avant tout, l’écrivain est un tourmenté qui passe plus de temps à échafauder son histoire dans sa tête qu’à la coucher sur le papier. Je me souviens d’un poète sur l’âge, un personnage truculent, qui, lorsque l’inspiration lui rongeait les trippes, se mettait au lit jour et nuit durant deux à trois semaines pour poétiser.

J’ai connu la secrétaire de Simenon, une voisine de palier qui, à l’époque, m’a fait cette confidence : Georges parcourait pendant deux mois les forêts de sapin qui jouxtaient son usine à roman du pays de Vaud. Puis, le moment venu, son énigme écrite de mémoire, il se mettait à son bureau à six heures. Il remplissait chaque matin vingt feuillets, pas un de plus, avec, pour chacun d’eux, un crayon à papier finement aiguisé. Le temps de fumer cinq pipes bourrées d’avance, il lui tendait, sur le coup de midi, les pages rédigées d’un trait. Il ne relisait ni ne retouchait, paraît-il, jamais son texte.

Tous les écrivains n’ont pas cette force de travail. C’est l’apanage des faiseurs de romans policiers de produire quatre à cinq bouquins par an, comme ce fut le cas de Simenon, de Frédéric Dard et de Gérard de Villiers. C’est aussi le cas d’écrivains qui trouvent un filon, une mine d’or exploitable durant des années. Christian Jack est l’un d’eux à travers sa saga sur l’Egypte. Il délaie, il s’étend pour faire trois à cinq volumes au lieu d’un. Avec le nombre de pharaons en « exercice », il lui faudra encore un bon siècle pour épuiser son sujet.  Cet homme-là devrait recevoir la « légion d’honneur » de l’Office du Tourisme égyptien.

Dans un registre plus éclectique, le lève-tôt Max Gallo enchaîne, lui aussi, les sagas l’une derrière l’autre. Ces romans sont annoncés avant d’être écrits. Depuis la « Baie des Anges », le ciel lui a donné des assurances sur sa survie.

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30/03/2008

Ecrire...

  

Table à écrire (F. Bury)

Table à écrire (F. Bury)
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Ferdinand Bury (1740-1795)
Estampille F BURY et poinçon de jurande JME
Vers 1775-1780
Bâti en chêne, placage de bois de rose, prunier, bois teinté en vert (érable-sycomore ?), houx teinté en noir, bronzes dorés.
H. 0,695 m ; L. 0,535 m ; P. 0,364 m
Inv. J 382


Cette petite table aux formes droites et à la marqueterie géométrique est caractéristique de l'époque Louis XVI et de la production de l'ébéniste Ferdinand Bury. Le plateau est supporté par quatre pieds en gaine et la galerie qui le ceinture s'interrompt sur le devant, permettant d'écrire confortablement. Dans la ceinture s'ouvre un tiroir recouvert d'un abattant gainé de cuir et pourvu de trois casiers destinés à l'encre, la poudre et l'éponge. On trouve un grand nombre de tables similaires portant l'estampille d'autres ébénistes, notamment celle de Riesener qui collabora avec Bury ainsi que l'attestent leurs deux estampilles apposées sur une commode du Louvre. D'autres modèles proches sont estampillés Aldebert Vovis, François Bayer et Nicolas Petit. Ce modèle en vogue fut peut-être divulgué par l'intermédiaire d'un ou de plusieurs marchands.

   

 

Je me questionne souvent sur  la raison qui incite un auteur à écrire tout ce qui a déjà été écrit par de grands écrivains, un peintre à barbouiller sur la toile tout ce que d’autres on déjà fait avec talent depuis les grottes de Lascaux, un compositeur qui s’imagine déjà rivaliser avec Mozart ou les Beatles. Ne sachant ni peindre ni composer, je ne saurais me confondre, encore moins chercher à connaître les motivations des artistes du pinceau ou des virtuoses de la baguette.

       Celui qui m’intéresse, c’est l’écrivain puisque je fais modestement partie de la corporation des scribouilleurs. Pourquoi passe-t-il des heures, parfois des nuits, puis de longs mois à jongler avec les mots et les phrases, à se battre avec l’orthographe et les synonymes, à se torturer l’esprit pour que son histoire prenne corps, sorte peut-être de l’ordinaire ? Les causes sont sans doute multiples, mais il me semble que l’écrivain en général se classerait dans la catégorie des introvertis qui utilise l’écriture pour faire connaître son monde intérieur. C’est un  timide qui se soigne en se livrant aux autres. Même si son récit ou son roman n’est pas autobiographique – encore que ça devient à la mode – il se dévoile, il se met à nu par sa manière d’aborder les problèmes de société, de rapporter les faits, par sa façon d’évoquer les sentiments et les penchants de ses personnages. A travers son style et le choix de son sujet, il apparaît tel qu’il est. A travers l’écriture, il exorcise sa timidité, il crée, il imagine ou il narre simplement des choses vécues en y apportant sa touche personnelle. L’écrivain est un inventeur d’histoires. Plus rarement, il triche, il dissimule sa vraie personnalité, il met en scène son contraire. Fuir le naturel sur deux à trois cent pages n’est pas évident car il revient au galop sans prévenir.

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29/03/2008

La rage d'écrire...

1794553914.gifJ'ai la rage d'écrire et j'ai enfin le temps de le faire. Mais il ne me reste que peu de temps, disons cinq, dix, peut-être quinze ans dans le meilleur des cas. A tout prendre, je préfère le chiffre quinze, le jour de ma naissance, ce qui me donnerait peut-être le temps d’écrire tout ce que j'ai encore à dire. Mais dans le doute, je dois me hâter. Je dois chaque jour m'y atteler, mettre ma paresse au rancard. A raison d'un livre par an, à coup sûr cela en ferait cinq, peut-être huit, mais je n'ose espérer en faire dix et encore moins quinze. Le quinzième serait sans doute un livre de vieux ou j'exprimerais mon acrimonie d'arriver au bout de ma vie, où je mettrais en scène de vieux clichés, où je regretterais de n'avoir pas commencé plus tôt, en somme un livre de remords. En tout cas pas un livre d'espérance puisque l'au-delà n'existe pas. L’espoir fait vivre mais, pour un grand nombre d’entre-nous, il n’aide pas à mourir. Il faut accepter avec philosophie que tout a une fin et, l’âge venant, s’y préparer.

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27/03/2008

On a le droit de ne pas y croire...

JESUS CHRIST

La résurrection est une "vérité historique", selon le pape

NOUVELOBS.COM | 26.03.2008 | 15:50

La résurrection du Christ est "une vérité fondamentale de notre foi, dont la vérité historique est amplement établie", selon Benoît XVI.

Benoît XVI pendant la messe de Pâques

Benoît XVI pendant la messe de Pâques

(c) Reuters
Devant des milliers de fidèles réunis pour son audience générale hebdomadaire, le pape Benoît XVI a déclaré mercredi 26 mars que la résurrection du Christ, dont la croyance constitue le cœur de la foi chrétienne, est une "vérité historique".
La résurrection du Christ est "une vérité fondamentale de notre foi, dont la vérité historique est amplement établie même si aujourd'hui comme dans le passé ne manquent pas ceux qui la mettent en doute de diverses façons, voire la nient", a-t-il déclaré trois jours après les fêtes de Pâques.

Témoignage des croyants

Benoît XVI a déploré que "l'affaiblissement de la foi dans la résurrection du Christ rend fragile le témoignage des croyants". "Au contraire", a-t-il ajouté, "l'adhésion du cœur et de l'esprit au Christ mort et ressuscité change la vie et éclaire toute l'existence des personnes et des peuples".
L'Eglise catholique a célébré dimanche Pâques, la plus importante fête chrétienne qui commémore la résurrection du Christ trois jours après sa mise à mort sur la croix.
Dans la religion chrétienne, Jésus, également appelé "le Christ" (mot grec signifiant messie, celui qui a reçu l'onction de Dieu) est le fils de Dieu et Dieu lui-même incarné sous une forme humaine.

25/03/2008

Du Tibet à la corrida

25 mars 2008

 

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En ce week-end pascal, la presse se fait l’écho de nouvelles qui nous parviennent du Tibet, de la Chine et de la Feria d’Arles où l’on achève bien les toros de corrida. Futile cet amalgame, me direz-vous. D’un côté les droits de l’homme sont mis en cause et de l’autre ceux des animaux.

 

Chaque année, à pareille époque, la polémique ressurgit entre les adversaires de ces joutes violentes et sanguinaires et les « aficionados ». Le journal La Provencepublie une interview croisée entre le chanteur Renaud, adversaire de la tauromachie, et le pédopsychiatre Marcel Rufo, son adepte inconditionnel. Tous deux ne sont d’ailleurs pas présents dans les arènes romaines qui nous rappellent les jeux du cirque de sinistre mémoire.

 

Je ne citerai que l’ultime question-réponse posée par les journalistes S. Ariès et J-M. Marcoul : « La tauromachie a-t-elle, selon vous, un avenir dans nos sociétés d’aujourd’hui ? »

 

Renaud :« Inéluctablement, la tauromachie sera appelée à disparaître. Les aficionados le savent et cela les rend fous de colère et parfois même de haine contre nous. »

Rufo :« J’espère que la tauromachie continuera comme le sport, comme l’inutile courage, archaïque, ancestral et à la fois moderne. »

 

Sport… droits de l’homme… droits des animaux… Voilà bien des similitudes avec le spectacle des arènes et celui des Olympiades que la Chine organisera cet été en achevant au préalable les contestataires tibétains.

 

Faut-il donc boycotter ces jeux et la Chine ? La controverse perdurera dans les mois à venir et, à mon humble avis, seuls les athlètes doivent décider en leur âme et conscience d’y participer ou pas. Car, dans les jeux précédents, on n’a jamais refusé la participation de sportifs en provenance de pays indignes.

 

Je reste convaincu que cette controverse médiatique, grâce ou à cause des jeux, contribue à faire connaître la situation en Chine et, souhaitons-le, à infléchir le PC chinois et leurs dirigeants dans la voie de la démocratie.

 

Pour infos : www.anticorrida.com

 

 

 

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24/03/2008

Mon journal des Alpilles

24 mars 2008

 

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Je cède la plume à mon ami John, poète et écrivain. que j’ai la joie d’accueillir dans les Alpilles :

 

 

Van Gogh aux Baux-de-Provence

 

Coup de cœur pour cette expo. Juste un ressenti sans prétention experte. Déjà, les murs de la Cathédrale d’images, ancienne carrière creusée dans la chair des Alpilles, où sont projetées des diapos de 5 à 8m sur 10 à 15.

 

Les bleus lumineux, les jaunes et ocres intenses et solaires. Les rouges profonds. Des toits de maisons comme des motifs incas. Les cyprès et oliviers tourmentés et envolés, dans cet espace à la fois fermé par la matière de la peinture et ouverts par le rêve.

 

Des traits hachés-collés, continus-discontinus, préfigurant avec un siècle d’avance les courants magnétiques tels qu’illustrés dans les publications scientifiques. Et dévoilant le paradoxe du peintre entre souffrance et sérénité, entre incertitude et vision.

 

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Ce tourment si présent dans sa peinture qu’il fait presque oublier le bonheur de ses teintes et la légèreté évidente de son inspiration. Ces champs de blés comme des mers joyeuses, ces étoiles à portée de main, ces visages incertains et précis. Et toujours un mouvement, un mouvement incessant de la couleur, du trait, de la matière. Même dans les tableaux qu’on dirait statiques. Un hymne à la vie.

 

Un choix de musiques inspirées et habitées habille l’expo. Dont la rêvantissime Gymnopédie No 1 de Satie qui accompagne des bateaux en voyage sur des mers gris-marine-pétrole.

 

Un moment de bonheur et de fascination.

 

Jusqu’en janvier 2009.

 

John Goetelen

 

Pour info: http://www.cathedrale-images.com/

John Goetelen


hommecible@yahoo.fr


http://www.hommecible.com

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22/03/2008

Le Golgotha...

 

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Site actuel du Golgotha

 

 

Extrait de la rencontre avec Jésus dans le livre :

www.paradis-ciel.info

« Un journaliste au Paradis »

Fred Oberson, décembre 2007

 

 

- Fallait-il pour cela endurer le calvaire jusqu’à la mort, au Golgotha, alors que tu n’étais pas le fils de Dieu, questionna Victor ?

- Mes chers amis, nous sommes tous des fils du Créateur ! À cette épo­que, sous l’administration d’Hérode, supervisée par le préfet de Rome Ponce Pilate, les châtiments corporels, la lapidation et la mise à mort par crucifixion étaient monnaie courante pour les fauteurs de troubles et les malfrats. J’ai songé un moment à modérer mes propos, à battre en re­traite, à me cacher, pour échapper au supplice. J’aurais pu faire jouer les relations que j’avais nouées, en haut lieu, notamment avec la femme de Pilate qui, jusqu’au dernier mo­ment, insista auprès de son mari pour que je sois épargné. J’ai pensé également que mon Père adoptif m’avait aban­donné. Mais Il savait que j’étais déterminé à aller jusqu’au bout et que mon supplice Lui rendrait service. Il fallait frapper fort. Il fallait que j’y aille, que je de­vienne un martyr, pour que mon message parvienne aux hommes et franchisse les siècles jusqu’à vous. Et après vous. J’ai vécu un moment in­tense lorsque je portais ma croix, soutenu par Simon de Sirène, l’ami fi­dèle. Les autres, ces renégats, s’étaient éclipsés de peur d’être ar­rêtés comme complices. Le long du calvaire, une foule s’était amassée pour voir la bête curieuse. Mes partisans m’acclamaient, mes détrac­teurs me lançaient des quolibets ou me crachaient à la figure. À l’écart, se tenait ma mère, Marie, entourée de ses autres enfants, mes frères et sœurs, et d’amis. Il me semblait lire dans le regard de maman, à la fois une tristesse infinie et une certaine fierté de voir son fils accomplir son destin jusqu’au bout de ses forces. Mes douleurs s’estompaient par mi­racle, je ne sentais plus les épines qui me la­bouraient la tête. Il me semblait être en représentation sur une scène. Le pressentiment que ce spectacle serait rejoué d’année en année, jusqu’à la nuit des temps, me dopait. Je me surpris à éprouver une sorte d’orgueil, de vanité même, comme une star du show-biz aujourd’hui. Arrivé au sommet du mont des Oliviers, j’ai sombré dans l’inconscience lorsque les gardes d’Hérode ont cloué mes mains et mes pieds sur la croix.

Victor ne put s’empêcher de provoquer Jésus, de le pousser dans ses derniers retranchements :

- Tu racontes ton histoire, ta condamnation, ta mise à mort, sans acri­monie envers tes bourreaux. Honnêtement… tu l’as désirée, tu l’as provo­quée cette mort, pareil à un kamikaze d’aujourd’hui. Cela valait-il la peine d’accomplir cet acte suicidaire pour racheter les péchés du monde, quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui ?

- Sous un certain angle, on peut admettre que j’ai été le premier kami­kaze de l’histoire. Si l’on songe aux répercussions de cet acte, j’ai eu raison de l’accomplir. J’ai peut-être suscité des vocations parmi ces jeunes Palestiniens, mes descendants, qui sacrifient leur vie pour la cause de ce peu­ple opprimé. Je rends hommage à leur courage, à leur foi, mais je suis en to­tal désaccord avec eux sur leur manière d’agir parce qu’en se donnant la mort, ils la donnent aussi à des innocents. Certes, la Terre ne tourne pas rond comme je l’aurais souhaité. Il fau­dra encore des années, voire des siècles, pour faire passer mon message d’amour et de tolé­rance parmi les peuples. Reconnaissez que depuis deux mille ans, de­puis le Nouveau Testament, des progrès notables ont été accomplis… Hélas, je n’ai aucun pouvoir miraculeux pour raisonner les hom­mes, les guérir du Mal endémique dont ils souffrent.

11:48 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (7)

21/03/2008

Le Crieur des Alpilles...

Il se passe toujours un événement dans les Alpilles. Découvrez le site: www.lecrieur.info

 

PROJET "TAMBOUR BATTANT A SAINT-REMY ET DANS LES ALPILLES"

Dans le coeur de la ville de St Rémy et des Alpilles circule, animé par le crieur public, un réseau d'informations. Celui-ci s'articule autour de la colonne vertébrale d'un site internet, avec son agenda et son magazine. Le public piéton et les acteurs internautes participent à la mise en commmun et à l'échange d'informations, au processus de communication. L'objectif est d'offrir avec le concours du réseau de relations de l'association EuroSèves, et grâce à des partenariats, un organe authentique, nouveau et humain de médiation et de promotion de la vie créative, culturelle, touristique et économique dans les Alpilles.

Grâce à l'association EuroSèves, le site vise à établir la confiance et l'équilibre dans nos relations, dans l'acte et la manière d'apprendre les nouvelles et de faire connaissance.

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La calligraphie
de l'humain
s'écrit
au quotidien

Association EuroSèves
4 rue Hoche
13210 Saint-Rémy de Provence:
Tél. : 06 28 04 42 62

20/03/2008

Bloog-note

Crier au loo (prononcer: lou-oup)!

 

Pour être tendance, soyons Yahoo, Google ou Wanadoo. Mon ami Fredoo Oobersoo l’a bien compris, qui me cède la plume pour une coorte intervention farfeloo. Je le fais gratooïtement, même si un soo est un soo, par pure affection pour ce grigoo qui n’a rien d’un gooroo.

 

Alfred (Jarry, celui-là) aurait apprécié, vertuchoo, en promenant son roi Uboo dans les rue de Moscoo en triste nostalgie du bon vieux temps où les zooloo du Crème-Lin faisaient passer les Mamadoo et autres fils de Vishnoo à la trappe (nigoo).

 

Revenons en France. Choochoo et Looloo avaient invité un papoo sans bagoo et un peu floo à partager leur plat de kangoo (roo). On sait que cette viande est réputée pour rendre euphoorique.


Les voici donc à crier: lalaïtoo!, à jouer du bignoo, à prendre des billets d’avion pour Tombooctoo en passant par le Péroo. Peu ou proo ils avaient perdu la tête.

 

Ajouté à cela quelques gloogloo bien descendoo qui font sauter les garde-foo, les voilà zazoo!

 

Au point de recommencer les agapes, et comme c’est bientôôt Pâques, le lapin s’impoose. Et les voilà cuisant à la vapeur le lapinoo de chocoloo… heu, de chocolat.

 

Voyant celà, Choochoo devient toute triste et dit doocement:


- Lapinoo, tu es doo, lapinoo, tu es foo, mais tu es too fondu comme de la gadoo.

 

Comme quoi, il vaut mieux crier au loo et faire des remoo avant de faire la moo en regardant une flaque de gadoo.

 

Merci Yahoo.

Joohn

John Goetelen
hommecible@yahoo.fr
http://www.hommecible.com

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Fou d'écrire...

Les centaines de publications exposées à la devanture des kiosques ne vous donnent-elles pas le vertige ? Alors que les tirages de la presse quotidienne régressent, les nouveaux magazines foisonnent. C’est l’orgie des couvertures aguichantes. Tout est bon pour racoler le pigeon. Ca marche le temps d’une saison, puis ça disparaît et ça renaît comme l’acné juvénile. Sommes-nous devenus une nouvelle race de papivores ou d’accrocs à la presse « people » ?

 

Passe encore que le journal du matin s’attarde avec délectation sur la catastrophe de la veille vue et revue sur  toutes les chaînes, filmée sous tous les angles par une caméra morbide. Il a l’excuse du petit-crème. Mais à quoi peuvent bien servir les millions de télé-choses, de télé-machins qui nous présentent sous toutes les coutures les vedettes du petit et du grand écran. Les séries où tout le monde il est fort, tout le monde il est riche, tout le monde il est malade, tout le monde il est con.

 

Il en faut pour tous les goûts, me direz-vous, bien qu’ils se ressassent les mêmes fadaises. Pour le complexé boutonneux ou bedonnant qui fornique à la vue des culs glacés. Pour la midinette qui rêve chaque semaine du beau ténébreux qu’elle n’aura jamais dans lit. Pour la mère-mère du rez-de-chaussée qui tient la gazette des ragots, entre deux mille-feuilles jaunasses. Pour le sportif de salon qui bande comme un arc à chaque but de l’OM. Pour le shooté de la BD ou les sniffeurs de crados.

 

Quel papelard gaspillé, des forêts entières chaque semaine, pour montrer les mêmes conneries mises sous notre pif par les carnassiers de la presse-purée. Une race  de voyeurs, voilà ce que nous sommes devenus. Les sociolos expliqueront que nous sommes dans l’ère de la communication. Je dis non, c’est faux. Nous sommes en pleine crise d’incommunicabilité. On ne se connaît plus, on ne se salue plus, on ne se parle plus. On vit le nez dans son journal, les yeux braqués sur l’internet, la télé ou le Nintendo. Je suis complètement bébête  d’écrire ce papier, seul. Je ferais mieux d’aller au bistrot de quartier boire un canon avec les copains et jacter avec des inconnus.

19/03/2008

Mon journal des Alpilles

En octobre 2006, j’écrivais le texte

ci-dessous. C’est vous dire si je suis heureux

de la création de Mediapart, le nouveau

journal numérique de Edwy Plenel,

www.mediapart.fr même si j’apprécie toujours

le journal « papier » !



Journal papier ou journal numérique ?


Le dilemme… Depuis quelques semaines je suis abonné à l’édition numérique du journal « Le Monde ».

 

Livré automatiquement dans mon courriel, je n’ai plus la tâche fastidieuse de courir au kiosque, de trouver parfois porte close, subir le retard des messageries ou d’entendre : « le dernier exemplaire vient d’être vendu ».

 

Mais le papier me manque. Je suis orphelin du touché, du bruit du papier froissé, annoté, replié dans ma poche, redéployé au moment du coucher ou du lever.

 

A l’écran de mon portable, c’est différent. Au lieu de parcourir ma drogue quotidienne page après page, de me laisser convaincre par tel ou tel article, je parcours, je sélectionne, j’enregistre un article, un dossier, je gagne du temps… et je saute sur un autre média.

 

Sans aucun doute, c’est un progrès, mais aussi un risque pris par l’éditeur de voir le tirage de son édition papier baisser inexorablement.

 

J’attends avec impatience la diffusion d’un nouveau support que l’on appelle « l’encre électronique », qui me permettra de lire La Tribune, 24 heures, Le Monde ou Libé un peu… à la manière des pages « papier », le touché mis à part !

 

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18/03/2008

Les "Belles" de Genève...

Mardi, 18 mars 2007

 

Chaque année, avec mon ami Pierre, le même rituel se répète lors de notre visite au Salon de l’auto de Genève. Que se soit par temps de bise ou de pluie, nous sortons notre gros cube de l’hivernage pour nous rendre à moto voir les autos… Un peu par dérision envers ces quatre roues qui engorgent les parkings et obligent les quidams à se taper trois à quatre bornes à pieds pour rejoindre le temple de la démesure mécanique. Mais surtout parce que, comme des VIP, on débarque face à l’entrée principale pour aller admirer les « Belles » carrosseries…

 

Chaque année, nous traversons à grandes enjambées les stands populaires pour rejoindre celui d’Alfa Roméo. Enfin, les belles se dévoilent sous nos yeux, étalant leurs robes de tulle noir sur les formes arrondies des « 159 », des « 147 », des « Brera » parées d’un pétant rouge métallisé. L’une d’elle, la plus belle des belles se confond avec le noir d’ébène du dernier spider comme si elle se languissait de son Romeo. Leurs regards de cire nous fixent comme celui de la Joconde. On se dirait à Cinecittà, à l’époque d’Antonioni, lors d’une séance de casting. A ce moment, j’aimerais être un mécène, sortir mon carnet de chèque et offrir à chacune de ces belles étudiantes le modèle sur lequel elles prennent des poses de starlettes. Ainsi, mon carnet d’adresses serait plein jusqu’à l’année suivante…

 

Chaque année, notre salon à nous, c’est la rencontre des belles hôtesses car l’on ne saurait perdre notre temps à se chauffer les mocassins sur la moquette pour voir des bagnoles qui manquent nous écraser dans la rue. C’est notre tour du monde où en une heure on découvre ce qui se fait de mieux sur la planète en matière de beautés féminines. Notre tour de piste passe par les belles Parisiennes de Citroën et de Renault qui s’évertuent à nous décrire la dernière Picasso ou la Laguna dont on a que faire. On ne saurait manquer les blondes suédoises de chez Volvo et encore moins les étoiles pulpeuses de Mercedes. Une rouquine de British Motors nous fait un appel du pied pour faire bonne mesure. On ne résiste pas à l’exotisme de la « Nano » de chez Tata dont les nanas nous accueillent en sari multicolore. Brillantes de malice, les petites chinoises de « Brilliance » qui n’ont pas réussi le crash-test des ingénieurs européens. Dans notre périple, on reste à distance des chiennes de garde des protos, des Ferrari et autres Maserati dont il est impossible de franchir le sein des seins…

 

En guise de dessert, on ne saurait manquer une coupe de champ chez Jaguar car là, nous sommes vraiment reçus comme des VIP ! Depuis que je lui ai légué le virus, mon ami Pierre se coltine un coupé XK… noir !

 

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09/03/2008

L'Eglise... suite et fin

Voici quelques suggestions de slogans

publicitaires destinés à

l’Eglise catholique romaine de Genève qui se

veut provocatrice

pour inciter ses fidèles à verser leur obole

au CCP 12-2782-6

 

 

 

Faites l’Amour et la

 

Guerre au Sida en utilisant

 

le Préservatif Papal :

 

 

CEYLORDELEGLISE

(testé et approuvé par les services du Vatican)

 

 

 

 

 

 

LA PEINE DE

 

MORT

 

RETABLIE EN

 

SUISSE !

 

Mourir sans peine grâce à l’Eglise catholique

romaine de Genève

 

 

 

 

 

SARKOZY…

 

 

LE PROCHAIN

 

PAPE ?

 

 

Le Vatican souhaiterait élire le chanoine de Latran pour succéder à Benoit XVI

08/03/2008

La honte de l'Eglise (suite)

SUITE A LA DIFFUSION

 

 

 

Agence CÉRÉMONIA - Complice de tous vos moments de bonheur
Bienvenue chez Cérémonia, agence de Wedding Planner basée en lorraine, nous organisons depuis 2004 les plus beaux mariages de Lorraine.

 



 N'en déplaise à Mr Mabut, journaliste à la Tribune de Genève,

qui a publié en premier la reproduction du prospectus publicitaire

de l'Eglise catholique romaine de Genève, à l'enseigne Cérémonia.

cette société existe en France et organise des mariages.

D'où la confusion avec le coup de pub pour le moins scandaleux de l'Eglise

que je dénonçais dans mon blog du 7 mars 

 



 


 



 



 



 

Vous avez décidé de vous marier ? Félicitations !!

Vous voulez organiser une réception ?

Cérémonia vous propose une organisation clé en main pour le plus grand bonheur de vos invités, de vos employés ou de votre famille. Nous vous conseillons, Vous décidez, Nous supervisons.

Vous voulez en savoir plus ?

Téléchargez notre brochure d'activités au format PDF

 


07/03/2008

La honte de l'Eglise...

C’est une honte…L’Eglise catholique romaine de Genève cherche à remplir ses caisses par du business on ne peut plus condamnable sous le couvert d’une pseudo institution baptisée Cérémonia.

Moyennant une somme de 10.000,- francs suisses, elle vous propose une cérémonie « inoubliable » lors de la naisssance de votre bébé !

Pire encore… elle vous promet d’entrer dans l’éternité pour la « modique somme » de 28.000.- francs suisses en expédiant vos cendres dans l’espace !

L’Eglise prétend qu’il s’agit d’une caricature… pour mettre en évidence son rôle essentiel… dans les grandes et les petites étapes de la vie ! Coup de pub ou arnaque ? En France, Ceremonia existe et organise des mariages en grandes pompes…

Le prospectus ci-dessous est adressé par courrier aux pseudo-cathos de la République.

 

Cérémonia est la nouvelle marque de l'Eglise catholique romaine de Genève.

 

Et quand on parle marque, on parle business. Les propos du dépliant à six faces qui vient d'être envoyé aux catholiques de Genève est donc à l'avenant, comme l'atteste ses autres volets.

 

La nouvelle image de l'ECR va-t-elle remplir les caisses de cette multinationale vieille de 2000 ans? "Et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." Selon les historiens, le bimillénaire de cette déclaration célèbre devrait tomber entre l'an 2029 et l'an 2033. Bien que découpée en nombreuses sociétés sœurs et filiales, quelquefois rebelles, la maison mère comme aime à s'appeler l'église catholique compte sur la générosité de ses fidèles pour assurer son avenir. C'est donc au ccp 12-2782-6 qu'on peut verser sa dime.

 

 dime.

 

 

 

Question: la nouvelle marque de l'ECR est-elle une bonne marque?: Voilà selon wikipedia les caractéristiques juridiques principales de la marque commerciale. A vous de juger.

 

  • La marque ne doit pas être déceptive : Elle ne doit pas chercher à tromper le public quant à la provenance ou la qualité par exemple.
  • La marque doit être distinctive : Des dénominations ne doivent pas être reprises du langage courant ou professionnel ou qui désignent un produit ou un service.
  • La marque ne doit pas être contraire aux bonnes moeurs et à l'ordre public.
  • La marque ne doit pas évoquer une marque ou une dénomination antérieure.

 

 

 

 

05/03/2008

Cinéma

CINEMA

"Bienvenue chez les Ch'tis" bat des records

NOUVELOBS.COM | 05.03.2008 | 20:24

Le film de Dany Boon totalise déjà 5.014.229 entrées en huit jours. Le record sur la première semaine était détenu jusqu'à présent par "Les Bronzés 3", sorti le 1er février 2006, avec 3.906.694 entrées.

(DR)

(DR)

La comédie de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis" enregistre le record absolu de fréquentation en France pour une première semaine d'exploitation avec un peu moins de 4,5 millions d'entrées, a-t-on appris mercredi 5 mars auprès de Pathé Distribution.
Pour la première semaine de sa sortie dans la France entière, les fans du Nord ont été exactement 4.458.837 à se ruer du 27 février au 4 mars dans 793 salles.
Le deuxième film de l'humoriste Dany Boon était sorti le 20 février dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, réalisant 555.392 entrées, ce qui porte le nombre total de spectateurs à 5.014.229.
Le record sur la première semaine dans l'ensemble des cinémas français était détenu jusqu'à présent par "Les Bronzés 3", sorti le 1er février 2006, qui selon l'organisme professionnel CBO Box office avait réalisé 3.906.694 entrées avec 950 copies puis par "Astérix et Obélix: mission Cléopâtre", sorti le 30 janvier 2002, avec 3.685.097 spectateurs et 945 copies.

La bande-annonce du film:


Après Moïse... peut-être Jésus?

Moïse a-t-il «halluciné»
les 10 Commandements ?

C.J. (lefigaro.fr) avec AFP et Haaretz
04/03/2008 | Mise à jour : 22:33 |
Commentaires 72
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«En ce qui concerne Moïse au Mont Sinaï, il s'agissait soit d'un évènement cosmique surnaturel auquel je ne crois pas, soit d'une légende soit enfin --et c'est très probable-- d'un évènement rassemblant Moïse et le peuple d'Israël sous l'effet de stupéfiants», a affirmé le Benny Shanon à la radio israélienne. (DR.)
«En ce qui concerne Moïse au Mont Sinaï, il s'agissait soit d'un évènement cosmique surnaturel auquel je ne crois pas, soit d'une légende soit enfin --et c'est très probable-- d'un évènement rassemblant Moïse et le peuple d'Israël sous l'effet de stupéfiants», a affirmé le Benny Shanon à la radio israélienne. (DR.)

Un chercheur israélien affirme que les Hébreux, à l'époque de Moïse, consommaient régulièrement des plantes hallucinogènes lors de leurs rites religieux.

Et si la révélation par Dieu des 10 Commandements sur le Mont Sinaï, n'était que le fruit des hallucinations de Moïse, causées par l'usage répété de psychotropes ? C'est la théorie provocatrice que défend Benny Shanon dans la revue philosophique « Time and Mind ». Ce professeur de l'Université hébraïque de Jérusalem soutient que les Hébreux, au temps de «l'existence» supposée de Moïse, utilisaient régulièrement des plantes hallucinogènes lors de leurs rites religieux.

Les «voix, les flamboiements, la voix du cor et la montagne fumante» que les Hébreux aperçoivent, d'après la Bible (Livre de l'Exode), alors qu'ils campent autour du Mont Sinaï, ont rappelé au chercheur, ses propres expériences hallucinatoires en Amazonie après absorption d'ayahuasca, un breuvage à base de lianes que boivent les chamanes d'Amérique latine. «Avec l'ayahuasca, j'ai éprouvé des visions religieuses et spirituelles» souligne le professeur qui a consommé plus d'une centaine de fois la décoction. La transmission divine à Moïse des tables de la Loi serait donc, estime-t-il, le fruit d'une hallucination collective.

 

Moïse, un personnage exceptionnel

«Lors de l'épisode du Mont Sinaï, le Livre de l'Exode mentionne que les Israélites perçoivent des sons, C'est un phénomène très classique dans la tradition de l'Amérique latine où l'on « voit » de la musique» fait remarquer Benny Shanon qui rappelle que depuis plus de 20 ans, des hypothèses lient l'apparition des religions avec l'usage de substances psychotropes. Or dans les déserts du Néguev et du Sinaï, poussent deux plantes hallucinogènes, le Harmal, toujours utilisée par les Bédouins, et l'écorce d'acacia qui provoquent les mêmes effets psychédéliques que ceux engendrés par l'ayahuasca.

L'acacia est un arbre fréquemment cité par la Bible. Son bois a été probablement utilisée dans la construction de l'Arche d'Alliance, insiste le professeur. Pour ce dernier, un autre épisode fameux de l'Ancien Testament relèverait de la consommation de stupéfiants : le Buisson Ardent. « Moïse crut que le buisson n'était pas réduit en cendre par le feu, car sa perception du temps était altérée par la prise de psychotropes qui l'ont aussi persuadé qu'il parlait à Dieu». Toutefois, le berger, si on admet son existence, reste pour Benny Shanon un personnage exceptionnel : « Toute personne qui consomme des plantes hallucinogènes n'est pas capable de vous ramener la Torah, pour cela vous devez être Moïse».

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11:01 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2008

Mon journal des Alpilles

Portrait de Jean-Noël GUERINI

Je suis né en corse en 1951, un 1er Janvier, ça ne s’invente pas… Arrivé à Marseille 5 ans plus tard, j’ai grandi et aimé cette ville-carrefour de toutes les cultures. Sur les listes de Gaston Defferre, je suis élu en 1977 dans le quartier du Panier, comme Conseiller municipal, puis comme maire en 1983. Le Panier… Quartier de tous les partages, de toutes les résistances.

Socialiste, je me suis toujours investi dans le combat contre les intolérances, ce qui, à mon sens, nécessite un investissement quotidien. Je suis pragmatique, ce qui m’a permis, avec rigueur, ténacité et volonté d’être élu en 1998 à la tête du 2ème département de France, les Bouches-du-Rhône.

Le 8 septembre 2007, après une longue réflexion et beaucoup de rencontres, de dialogues, j’ai pris la décision de me porter candidat à la Mairie de Marseille. J’ai aimé cette période de doutes, de questionnements, que la presse a trouvé trop longue. Elle était pourtant essentielle, c’était un choix de vie, pour moi et ma famille. Cette candidature je l’ai mûrement réfléchie et je l’ai passionnément voulue. Je la vis comme un aboutissement personnel, comme une suite logique qui s’impose d’elle-même.

Entouré par une équipe compétente et motivée, je me sens plus que jamais en phase avec les marseillais, mais ce n’est pas suffisant. Je sens en moi cette énergie de propulser Marseille au niveau où elle doit être : la capitale euro-méditerranéenne et une métropole mondiale digne de ce nom. Marseille est belle, Marseille se désire, Marseille se mérite. Ce défi, je l’aborde avec beaucoup d’humilité mais aussi avec une détermination sans faille, avec une force, une énergie et une volonté qui n’appartiennent qu’à celles et ceux qui sont convaincus qu’ils ont fait le bon choix et qui sont sur le bon chemin.

Autrement dit, je ressens cette étrange alchimie du temps, du lieu, et des personnes. C’est presque unique dans une vie, j’en mesure l’ampleur et j’y puise toute mon énergie au service de tous. Aujourd’hui, je suis convaincu, au plus profond de moi, que je suis prêt. Prêt à être maire de Marseille. Prêt à me dévouer sans compter, à travailler nuit et jour pour que notre ville retrouve sa place, qu’elle se construise un avenir digne.

Quelques dates :

Avril 2004 Réélu Président du Conseil Général
Mars 2001 Réélu Président du Conseil Général
Mars 2001 Réélu Conseiller Général
Septembre 1998 Elu Sénateur des Bouches-du-Rhône
Août 1998 Elu Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône
Mars 1998 Confirmé dans ses fonctions de rapporteur général du budget - élu 1er vice Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône
1995 Réélu Conseiller Municipal - Maire du 2ème secteur de Marseille
1994 Réélu Conseiller Général et confirmé dans ses fonctions de rapporteur Général du Budget - Vice Président
1992 Elu Conseiller Régional en PACA
1989 Réélu Conseiller Municipal
1988 Réélu Conseiller Général - nommé rapporteur Général du Budget
1987 Président de L’O.P.A.C
1983 Réélu Conseiller Municipal - Maire du 2ème secteur de Marseille (2ème, 3ème et 7ème arrondissement)
1982 Conseiller Général du Département des Bouches-du-Rhône
1977 Premier mandat de Conseiller Municipal à Marseille

Mon journal des Alpilles

Gaudin appelle à "ne pas se tromper d'élection"

NOUVELOBS.COM | 04.03.2008 | 10:00

"Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d'un mouvement d'humeur sur fond d'acharnement médiatique et de chasse à l'homme contre le président", a affirmé le maire sortant de Marseille.

Jean-Claude Gaudin (Reuters)

Jean-Claude Gaudin (Reuters)

Le maire UMP sortant de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a invité, lundi 3 mars, les Marseillais à "ne pas se tromper d'élection" lors des municipales et les a appelés à se mobiliser contre son adversaire PS, Jean-Noël Guérini, incarnation d'un "retour en arrière".
Devant 5.000 personnes, selon les organisateurs, réunies dans une grande salle de spectacle de la ville, située à deux pas du conseil général des Bouches-du-Rhône présidé par Jean-Noël Guérini, Jean-Claude Gaudin a insisté sur le fait que le 9 mars, date du 1er tour des municipales, les Marseillais ne devaient "pas se tromper d'élection".
Alors que depuis le début de la campagne, le maire UMP de la cité phocéenne n'avait que rarement évoqué la situation nationale, il y a cette fois consacré plusieurs phrases de son discours.

"Sur fond d'acharnement médiatique"


"Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d'un mouvement d'humeur sur fond d'acharnement médiatique et de chasse à l'homme contre le président", a lancé Jean-Claude Gaudin, affirmant que les municipales n'étaient pas "le troisième tour des élections présidentielles".
"Le président m'honore de son amitié et je lui rends cette amitié. Et encore plus si c'est difficile pour lui", a-t-il précisé.
Jean-Claude Gaudin a fait par ailleurs dit que Marseille n'avait "aucun intérêt à être à contre-courant politique du gouvernement" car la ville comptait sur l'investissement de l'Etat dans le cadre de certains grands projets.
Alors qu'une enquête TNS-Sofres publiée mercredi a donné la liste PS-PCF-Verts emmenée par Jean-Noël Guérini victorieuse au second tour des élections le 16 mars avec 51% des intentions de vote contre 49% à celle de Jean-Claude Gaudin, ce dernier a estimé que ce sondage devait servir de "signal de mobilisation générale" pour tous ceux "qui croyaient que l'élection était déjà gagnée".

Le changement "depuis 13 ans"

Le maire sortant s'est ensuite présenté comme l'incarnation du vrai changement à Marseille "depuis 13 ans" alors que celui revendiqué par son adversaire ne serait "que celui du retour en arrière et de la casse sur un fond d'idéologie, de sectarisme, de conservatisme, de clientélisme, et qui frise même la malhonnêteté".
Sur l'air d'une célèbre chanson de Fernandel, "Félicie aussi", M. Gaudin a accumulé les critiques contre le candidat PS, ponctuant chacun de ses reproches à son encontre d'un "Guérini aussi".
Tout au long du meeting qui a débuté vers 19H00, les différents intervenants de la campagne UMP à la tribune ont souvent préféré désigner leur adversaire par le vocable "l'autre" ou encore "le candidat socialo-communiste".
Pas Jean-Claude Gaudin qui s'est fait direct et virulent: "M. Guérini, c'est le changement vers le passé" et un projet qualifié de "mélange de mensonge, de démagogie, d'idéologie et d'incapacité à développer des vraies propositions".
Pour poursuivre le changement qu'il estime avoir impulsé à Marseille, il a par ailleurs rappelé plusieurs de ses propositions.
"Faire baisser le chômage à 10%, puis à 8%", "construire 9.000 logements sociaux pendant le mandat", améliorer la propreté de la ville par "la répression de l'incivisme", créer "un Vieux-Port largement piétonnisé ou encore "baisser les tarifs des transports en commun pour les personnes âgées" sont parmi les points sur lesquels il a particulièrement insisté.