alpilles13 ALPILLES13

02/04/2008

4. Ecrire

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Victor Hugo par Daumier

 

Il y a la catégorie des sans-grades, des milliers d’écrivains du dimanche ou de nuits sans sommeil. Ecrivent-ils vraiment par hobby ou ont-ils le désir secret de voir un jour « leur bouquin » dans la vitrine du libraire ?

Le fait de concevoir et de rédiger un roman procure déjà une satisfaction à nulle autre pareille tout au long de ce travail de fourmi. Le manuscrit a beau être la preuve tangible et palpable de l’œuvre enfin terminée, il ne saurait satisfaire l’auteur. Ce n’est pas encore un BOUQUIN que l’on tient dans ses mains, qui sent l’encre d’imprimerie, la colle du relieur et que l’on brandit fièrement devant ses amis. Un livre publié, c’est la caution morale de l’éditeur qui a cru en vous. En un mot c’est la cerise sur le gâteau.

Combien  d’auteurs inconnus ne franchiront jamais le Rubicon de la littérature, faute d’avoir obtenu grâce auprès d’une maison d’édition souvent plus près de ses sous que de la culture. Combien sont-ils à avoir battu en retraite à leur premier échec, par découragement, par manque de confiance en soi, ou parce qu’ils n’étaient tout simplement pas bons.

D’autres, dans la même situation, ont persévéré, ont atteint le panthéon, parce qu’ils avaient du talent, que leur prose était dans l’air du temps. Ils sont une minorité à vivre de leur plume, à être le chouchou des critiques, à figurer régulièrement au top 10 ou 20 des journaux. Parfois, ils commettent de mauvais livres. Un inconnu aurait fait mieux. Mais ça marche, car ils ne vendent pas un livre mais leur notoriété, leur nom frappé en capitales sur les trois-quarts de la couverture glacée.

21:32 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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