alpilles13 ALPILLES13

09/04/2008

7. Ecrire...

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L’angoisse de l’écrivain ne se manifeste pas seulement devant la page blanche ou la veille de la publication de sa dernière livraison et de la flopée de critiques qui va s’abattre… si critiques il y a ! Il n’y a qu’à le voir sur un plateau de télévision où il peine à parler de son ouvrage, bafouillant un semblant de synthèse.

 

Lors des séances de signatures, il est emprunté, souvent sans voix, pour répondre aux lecteurs qui le couvrent de louanges. Et ses dédicaces sont parfois d’une platitude indigne du  bestseller qu’il vient de commettre. J’ai même connu un auteur fécond (sans jeux de mots) qui les écrivait à l’avance sur un papier dissimulé sur ses genoux. Selon quels critères les rédigeait-il ? Sans doute en fonction du sexe, de l’âge, de la sveltesse ou non de ses groupies… Ce qui démontre que l’écrit même le plus simple n’est pas forcément compatible avec l’improvisation. Cet écrivain avait au moins le mérite de ne pas uniformiser la sempiternelle phrase : « pour X avec mes meilleurs sentiments ! »

 

Pour ma part, je n’ai jamais eu à faire face, comme les célébrités, à un flot de badauds endigué à la queue leu-leu par un cordon de vigiles. Dans ces cas là, un tampon encreur et un simple paraphe ferait mieux l’affaire ! J’ai donc toujours pris la peine d’échanger quelques propos avec mes lecteurs, le temps de faire fonctionner mes cellules grises et de leur concocter une dédicace personnalisée.

 

20:11 Publié dans Culture | Tags : écrivain, livre, journal | Lien permanent | Commentaires (0)

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