alpilles13 ALPILLES13

15/05/2008

L'attrait de la mer...

La_mer-14_05_08.jpgLa mer exerce sur les hommes une attirance, une fascination qui dépassent l’entendement. D’accord en été, aux fortes chaleurs, où les gens du nord se tapent des centaines de kilomètres de macadam bouchonné pour faire trempette au sud ou à l’ouest. Course au soleil, à la nudité, à l’exotisme, à la fête, à l’oubli d’une année maussade et besogneuse. Mais au début mai, qui sont-ils, que cherchent-ils ces milliers d’individus déambulant sur les quais des cités balnéaires ? La plupart sont des autochtones qui abandonnent leurs immeubles déshumanisés, leurs quartiers populeux, leurs pavillons d’arrière pays pour se mouiller les orteils dans l’eau glacée rejoints, le temps d’un « pont » de l’Ascension et de Pentecôte, par une horde d’accrocs du bitume. Merci Dieu, les fêtes religieuses ont leurs raisons d'être!Il y a les « vieux », les retraités qui cherchent un brin de soleil pour réchauffer leurs membres engourdis par l’hiver.

Cela donne un coup de fouet à l’économie morose. Les terrasses des bistrots font le plein, les restos sentent la friture à quatre sous vendue au prix du loup de mer. Durant quelques heures, les quidams s’imaginent être des nababs, rêvent d’une croisière en mer sur ces yachts d’un blanc immaculé, scotchés dans les ports de plaisance. Plaisance, comme il sonne doux ce mot à nos oreilles ! Envieux, ils observent les rares manœuvres d’accostage en plein cœur des ports qui s’incrustent dans la ville. Pour un peu, ils sont capitaine, skipper, matelot au long court pour partir, pour aller ailleurs, pour changer d’air. Depuis la terre, la mer enflamme, hypnotise le regard, attire l’homme en quête d’aventure. Il n’y a qu’un pas pour s’identifier à Marco Polo, à Christophe Colomb, à Cousteau, à Bombard et bien d’autres. Une fois en mer, au loin, c’est l’inverse qui se produit, c’est le rivage aperçu qui incite l’homme à l’accostage, à la découverte de terres inconnues.

Les psychologues ont certainement émis toutes sortes de thèses plus savantes les unes que les autres pour expliquer l’attraction viscérale de l’homme pour la mer. Et si c’était tout simplement parce que l’homme vient de la mer ? N’est-elle pas notre mère à tous ?

14:21 Publié dans Mon journal | Tags : mer, soleil, bateau, gens | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.