alpilles13 ALPILLES13

29/05/2008

Dimanche matin...

Que faire un dimanche matin ? L’embarras du choix. Question de météo. S’il fait beau, papa enfile son training, court à la boulange en traînant le caniche qui s’essouffle, achète le JDD de Lagardère (encore lui !), prépare le café, les tartines. Il sonne le rappel : "tout le monde debout, à table ! Et que ça saute les mômes. On part en balade, à pieds bien sûr, au prix de l’essence, la six cylindres reste au garage. D’ailleurs la station est à sec depuis trois jours."

Merde, il pleut. Changement de programme. Que faire ? Le petit se planque devant la télé pour les BD. Eh ! toi la grande, révise ton bac, c’est dans trois semaines. Maman se met en cuisine, mijote une daube provençale. Papa allume son PC, non, erreur, son Mac car il ne supporte pas l’hégémonie de Microsoft.

Revue de presse. Toute la presse est là, à portée de souris. Pas grand-chose à se mettre sous la dent le dimanche. Sarko est encore en baisse dans les sondages et porte plainte pour contrefaçons et détournement de sa « marque »… qui, sauf erreur, appartient à tous les Français. Du moins à ceux qui l’ont élu ! Ah ! voici une bonne nouvelle : une belle française devient princesse du Danemark. Puis une deuxième : Marulanda, le chef des FARC, est mort depuis deux mois, ce qui pourrait faciliter la libération d'Ingrid Betancourt.

Chemin numérique faisant, il découvre Mediapart. "Tiens, " se dit-il, c’est un autre journal interactif, conçu spécialement pour le Web, qui ne ressemble en rien à d'autres succédanés de la presse courante. Il passe en revue les vidéos des fondateurs, de Plenel, de Bonnet, de Mauduit, de Desportes et de bien d’autres acteurs de cette nouvelle aventure de presse indépendante. Il se propose de rejoindre le Club, de créer son blog, d’exprimer sa critique, son blâme sur certains faits. Par exemple l’homicide du gitan de Draguignan par un officier de gendarmerie, en quelque sorte « LE PERMIS DE TUER ».

D’ici là, en cet après-midi de pluie, il se planquera devant la télé, pour voir le Grand Prix de Monaco !

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27/05/2008

Permis de tuer...

Permis de tuer...

Pistolet.jpgQue c'est-il passé à Draguignan vendredi soir ?

Rappel des faits :

 

La gendarmerie arrête José, un homme de 27 ans appartenant à la communauté des gens du voyage car son nom est apparu dans un dossier concernant l’agression et la séquestration d’un chauffeur routier. Il est menotté et placé en garde à vue dans la résidence de la compagnie de gendarmerie de Draguignan. On l’autorise à fumer une clope dans l’escalier de service sans aucune surveillance.Profitant d’une extinction de la lumière, il saute par la fenêtre dans le jardin, escalade une barrière, s’agrippe à un arbre et cherche à s’enfuir. Il faisait nuit. Le maréchal des logis-chef, officier de police judicaire tire sept balles dans sa direction dont l'un des projectiles l’atteint dans le dos!.

C’est ni plus ni moins une mise à mort comme on le ferait pour un sanglier venu piétiner les plates-bandes.

 

Questions :

 

Pourquoi a-t-on laissé cet homme menotté seul dans l’escalier ? Pour le tenter de se faire la belle et de le tirer comme un lapin ? Car, quelle chance avait cet homme entravé de pouvoir s’enfuir sans être rattrapé ? Parce que le délit de faciès pour les gens du voyage, les arabes et les noirs est d’usage dans la police ou la gendarmerie puisqu’ils sont plus souvent victimes debavures que les autres ?

 

Indignation au pluriel sur les commentaires parus dans un journal de droite, soutien indéfectible d’un ex-ministre de l’intérieur

 

« Les gens du voyage ne sont pas contents en France, alors qu’ils aillent voyager ailleurs. »

« Ne laissons plus nos policiers etgendarmes se laisser tirer dessus comme des lapins sans réagir. »

« Je pense qu’on devrait lui décerner une médaille au gendarme. »

« L’erreur de ce gendarme a été de l’autoriser àfumer une cigarette. »

« C’est une honte de mettre un gendarme respectable en examen. »

« Bravo Madame la Ministre, la gendarmerie est à bout et vous prenez le risque de l’accabler un peu plus. »

« Les gendarmes sont les derniers protecteurs de notre nation. »

 

Et voici le commentaired’unsage :

 

« Chacun s’enflamme dans son coin. Les commentaires sont comme d’habitude : poujadistes, racistes, jusqu’au-boutistes, irréfléchis. »

25/05/2008

On a un bien joli canton...

Lavaux_2.jpg

Pour nos voisins français qui lisent la "Julie"

Rien qu’à lire cette phrase : « On a un bien joli canton » extraite du poème de Gilles, je prends « l’accent » du Gros de Vaud, la « Beauce » vaudoise, une plaine vallonnée, des étendues de cultures qui s’étendent jusqu’aux Etablissements de la plaine de l’Orbe, le pénitencier des banquiers et autres malfrats. Les fermes cossues, les greniers à blé s’étendent de Lausanne à Yverdon-les-Bains, à l’extrême sud du lac de Neuchâtel. Une région de gros paysans, de nantis dont la plupart ont troqué leur Mercedes contre une Toyota. Ca eut payé mais ça paye moins !

Le canton de Vaud est le plus grand de Romandie. Il fut colonisé par les baillis de Berne durant plus de 200 ans, un record mondial. Les « Bernois » prirent la poudre d’escampette en 1798 par crainte de l’arrivée de l’armée de Bonaparte qui plaça le canton de Vaud et de Genève sous sa protection, puis créa le département du Léman, un épisode éphémère qui laissa néanmoins des traces jusque dans le système juridique d’aujourd’hui.

Bien qu’il soit originaire du Gros de Vaud, le poète et chansonnier Gilles n’avait pas la rudesse des agriculteurs mais la finesse des vignerons du Lavaux, la région où il prit vie, celle des mythiques vignobles en terrasses classés patrimoine mondial de l’Unesco. Des appellations de vins blancs qui flattent nos papilles : Chardonne, Désaley, Epesses, Riex, St-Saphorin, Villette qui ne sont pas commercialisés à l’étranger. C’est à nous, comme dirait un Vaudois pur sucre !

Le Lavaux surplombe le lac Léman, fait face à la côte française, à la ville thermale d’Evian qui ne fait que de l’eau. Sans forfanterie, la route de la Corniche qui se faufile à mi-hauteur entre les vignes, offre au visiteur un panorama unique au monde que l’on appelle la Riviera vaudoise. Elle a attiré nombre de personnages illustres, Igor Strawinsky, Charlie Chaplin au manoir de Corsier, le poète anglais lord Byron au légendaire Château de Chillon, sans oublier le siège de la multinationale Nestlé à Vevey pour l’économie. Il faut bien vivre, crénom de sort !

18:50 Publié dans Mon journal | Tags : vaud, lavaux, vignes, lac | Lien permanent | Commentaires (3)

24/05/2008

Souvenirs des palmes d'or...

Je n'ai aucun mérite d'avoir "déniché" le palmarès de Cannes depuis 1946. Cela évoque tellement de souvenirs que j'ai envie de vous faire rêver aussi grâce à l'Internaute!

Voici la liste intégrale de toutes les lauréats de la Palme d'or des précédents festivals. A noter qu'avant 1955, on ne décernait pas encore une Palme d'or, mais le "Grand Prix du Festival International du Film", qui était alors la plus haute distinction. Pour plus d'infos sur le DVD lorsque celui-ci existe, cliquez sur le titre ou sur "Fiche".

Année
Titre - Réalisateur
Genre
Plus...
2005 L'Enfant - Jean-Pierre et Luc Dardenne
Drame
2004 Fahrenheit 9/11 - Michael Moore
Documentaire
2003 Elephant - Gus van Sant
Drame
2002 Le Pianiste - Roman Polanski
Drame
2001 La Chambre du fils - Nanni Moretti
Drame
2000 Dancer in the dark - Lars von Trier
Drame
1999 Rosetta - Jean-Pierre et Luc Dardenne
Drame
1998 L'Eternité et un jour - Theo Angelopoulos
Drame
1997 Le Goût de la cerise - Abbas Kiarostami
Drame
Fiche
L'Anguille - Shohei Imamura
Drame
1996 Secrets et mensonges - Mike Leigh
Drame
1995 Underground - Emir Kusturica
Drame
1994 Pulp fiction - Quentin Tarantino
Policier
1993 Adieu ma concubine - Chen Kaige
Drame
La Leçon de piano - Jane Campion
Drame
1992 Les Meilleures Intentions - Bille August
Drame
1991 Barton Fink - Joel et Ethan Coen
Comédie
1990 Sailor et Lula - David Lynch
Thriller
1989 Sexe, mensonges et video - Steven Soderbergh
Drame
1988 Pelle le conquérant - Bille August
Drame
1987 Sous le soleil de Satan - Maurice Pialat
Drame
1986 Mission - Roland Joffé
Drame
1985 Papa est parti en voyage d'affaires - E. Kusturica
Drame
 
1984 Paris, Texas - Wim Wenders
Drame
1983 La Ballade de Narayama - Shohei Imamura
Drame
1982 Missing - Porté disparu - Costa-Gavras
Drame
Yol - Serif Gören / Yilmaz Güney
Drame

1981 L'Homme de fer - Andrzel Wajda
Drame

1980 Que le spectacle commence - Bob Fosse
Musical
Kagemusha - Akira Kurosawa
Drame
1979 Apocalypse now - Francis Ford Coppola
Guerre
Le Tambour - Volker Schlöndorff
Drame
1978 L'Arbre aux sabots - Ermanno Olmi
Drame

1977 Padre padrone - Paolo Taviani
Drame
1976 Taxi Driver - Martin Scorsese
Drame
1975 Chronique des années de braise - M. L.-Hamina
Drame
 
1974 Conversation secrète - Francis Ford Coppola
Policier
1973 La Méprise - Alan Bridges
Drame
 
L'Epouvantail - Jerry Schatzberg
Drame
 
1972 L'Affaire Mattei - Francesco Rosi
Drame
 
La classe ouvrière va au paradis - Elio Petri
Drame
 
1971 Le Messager - Joseph Losey
Drame
 
1970 M.A.S.H. - Robert Altman
Comédie
1969 If - Lindsay Anderson
Drame

1968
Pas de Festival en raison des événements de Mai 68
1967 Blow up - Michaelangelo Antonioni
Drame
1966 Signore & Signori - Pietro Germi
Comédie

Un homme et une femme - Claude Lelouch
Drame
1965 Le Knack... ou comment l'avoir - Richard Lester
Comédie

1964 Les Parapluies de Cherbourg - Jacques Demy
Musical
1963 Le Guépard - Luchino Visconti
Drame
1962 O Pagador de Promessas - Anselmo Duarte
Drame

1961 Une aussi longue absence - Henri Colpi
Drame

Viridiana - Luis Buñuel
Drame

1960 La Dolce Vita - Federico Fellini
Drame
1959 Orfeu Negro - Marcel Camus
Drame
1958 Quand passent les cigognes - Mikhail Kalatozov
Drame
1957 La Loi du Seigneur - William Wyler
Western
1956 Le Monde du silence - Louis Malle, J.Y. Cousteau
Documentaire

1955 Marty - Delbert Mann
Drame
1954 La Porte de l'enfer - Teinosuke Kinugasa
Drame

1953 Le Salaire de la peur - Henri-Georges Clouzot
Drame
1952 Deux sous d'espoir - Renato Castellani
Drame

Othello - Orson Welles
Drame
1951 Mademoiselle Julie - Alf Sjoberg
Drame

Miracle à Milan - Vittorio De Sica
Fantastique

1950
Pas de Festival en raison de problèmes budgétaires
1949 Le Troisième Homme - Carol Reed
Thriller
1948
Pas de Festival en raison de problèmes budgétaires
1947 Plusieurs prix remis, dont Dumbo - Walt Disney
Dessin animé
Fiche
1946 Plusieurs prix remis, dont La Bataille du Rail - René Clément
Drame

21:06 Publié dans Revue de presse | Tags : or, cinéma, cannes | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2008

Un "fada" en Provence...

Cit___radieuse_fa__ade.jpgLa Cité Radieuse

 
Hasard du calendrier, je me suis retrouvé pour la première fois de ma vie dans un consulat helvétique, celui de Marseille. Invité samedi midi à une agape organisée par la Société Suisse de cette ville, j’ai plongé tête baissée dans une atmosphère patriotique digne d’un premier août, notre fête nationale. Le consul, un vaudois débonnaire, accueillait ses invités en toute simplicité et s’exprimait avec « l’accent » typique de la région du Chablais située entre lac et montagnes où le Rhône quitte son lit pour se perdre dans le Léman. Il parait que près de trente mille« Suisses » sont établis dans la région Paca. Discrétion helvétique oblige… j’ai remarqué que, passé la porte principale, leportable refusait tout service !

Corbusier_10_francs.jpg

Billet de 10 francs suisses à l'effigie de Le Corbusier


Par pur hasard encore, je me suis retrouvé, l’après-midi, dans la maison du fada, surnom que les Marseillais usent et abusent pour désigner la construction de l’architecte fou de la Cité Radieuse ! Et le fada en question n’est autre Charles-Edouard Jeanneret alias Le Corbusier, un Suisse de la Chaux-de-fonds (Neuchâtel).

Cet immeuble d’avant-garde, édifié entre 1945 et 1952 au boulevard Michelet, est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composé de logements, il comprend également dans ses étages centraux des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie spécialisée, etc.). Le toit terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air. Une unité de vie autonome et toute en hauteur qui n’est pas s’en rappeler un certain petit pays !

Classée monument historique, la Cité Radieuse est de plus en plus visitée par des touristes et ses logements exercent un nouvel attrait auprès d'une population de cadres et de professions intellectuelles.

Figurez-vous que je n’en avais pas encore fini avec la Suisse !Dimanche, les vignerons de la Vallée des Baux tenaient leur salon des vins au Château d’Estoublon-Mogador qui eut ses heures de gloire avec lasérie télévisuelle : Les Gens de Mogador. Il ne manquait que la célèbre chaise-longue du Corbusier pour me prélasser dans les jardins de cette demeure aristocratique qui appartient, je vous le donne en mille, à des Suisses ! Ouf ! vivement lundi car le "fada" n'est peut-être pas celui qu'on croit!

Chaise_longue_-_LC4.jpg

Chaise-longue créée vers 1929 par Le Corbusier. En peau de vache helvétique?

 

A découvrir le site de la Fondation:

 

http://www.fondationlecorbusier.asso.fr

21/05/2008

Pour nos voisins...

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La Suisse existe, paraît-il, même si elle ne fait pas partie de l’Europe, bien que géographiquement située en son cœur. Mais il n’y a pas des « Suisses » comme il y a des Français ou des Italiens… Pour ses habitants, le terme « suisse » est, pourrait-on dire, virtuel. Il n’a pas de consistance bien qu’il soit utilisé à tort et à travers pour désigner les Helvètes, les citoyens de la Confédération Helvétique. D’où le logo officiel "CH " qui remet les termes à leur juste place. La « confédération » est une union de plusieurs Etats qui, tout en gardant une certaine autonomie, sont soumis à un pouvoir central et s’assemblent pour former un seul Etat vis-à-vis de l’étranger.

Les Helvètes sont un ensemble de peuples celtes ou germano-celtiques, établis sur le territoire de l’Helvétie actuelle et limitrophes des Germains subrhénans. C’était le cas à l’origine mais aujourd’hui, avec l’immigration, il y a davantage d’Helvètes d’origine étrangère naturalisés. Pour compliquer cet amalgame de peuplades et respecter leur diversité, on y pratique quatre langues dites nationales dûment inscrites sur les billets de banque !

 

N’allez surtout pas interpeller un « Suisse » par le terme « suisse-allemand, suisse-italien, suisse-romanche ou suisse-romand ». Sa fierté de Bernois, de Tessinois, de Grisonais ou de Vaudois en prendrait un sale coup. Cette spécificité cantonale demeure dans tous les esprits et les mœurs. Je ne saurais donc illustrer mon propos sans citer et vousfaire écouter le poème « La Venoge » du chansonnier vaudois Jean Villars-Gilles qui eut ses heures de gloire à Paris, en 1947, dans son cabaret « Chez Gilles ». (à suivre)

 

Si vous aimez les vaudoiseries, la TSR dans ses fabuleuses archives nous offre La Venoge. (Tapez sur La Venoge)

10:41 Publié dans Mon journal | Tags : suisse, gilles, venoge | Lien permanent | Commentaires (1)

19/05/2008

Le tour du monde à moto

  

Deux potes de Sénas, Alain et Michel, sont partis faire le tour du monde avec leurs épouses à bord

de deux side-cars Ducati préparés spécialement pour ce périple.

En ce moment, ils traversent la Sibérie...

Pour vous permettre de suivre leur épopée et de les encourager vous trouverez leur site sur
 
le lien à droite de la page intitulé: "Tour du monde à moto"
 
 
 
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18:49 Publié dans Amis - Amies | Tags : moto, monde, ducati | Lien permanent | Commentaires (2)

16/05/2008

Ave Cesar...

Un buste de Jules César sauvé des eaux du Rhône

Article publié le mercredi 14 mai 2008 à 06H11 dans le journal" La Provence"

Un trésor archéologique exceptionnel mis au jour à Arles

cesarcesar-original.jpg

Voici le fameux buste de l'empereur romain.

© DRASSM

Un rêve d'archéologue. Trouver, à quelques mètres sous la surface de l'eau, un buste antique en marbre, c'est déjà exceptionnel. Mais lorsqu'il s'agit de surcroît du buste de Jules César, réalisé de son vivant, grandeur nature, découvert dans les eaux du Rhône à Arles, ville qu'il fondait en 46avant Jésus-Christ, là, c'est énorme. Pourtant, c'est bien la découverte que l'on doit aux services du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous marines - Drassm -, à l'automne dernier, à quelques mètres du quartier de Trinquetaille. "C'est un César très réaliste, marqué par le temps. On voit une calvitie naissante et ses traits sont durs", explique Luc Long, le "découvreur". "Il a probablement été jeté là après son assassinat."

Une exposition dans quelques mois
Ce n'est pas la seule découverte majeure effectuée par son équipe. Une statue de Marsyas, plus tardive (3esiècle après J.-C.) et une autre, de Neptune, ont aussi été retirées de la vase. D'autres fragments, témoignages de la richesse arlésienne, tels des chapiteaux corinthiens ou un autel, ont également été sortis du fleuve. Dans quelques mois (en 2009, à l'occasion d'une exposition), le Musée départemental Arles antique les présentera au public, en même temps que d'autres trésors, découverts eux aussi, au fil du fleuve : un casque de légionnaire, un glaive de bronze...

Un secret bien gardé
Septembre 2007-mai 2008: les fabuleuses découvertes ont été recouvertes quelques mois, par... le limon du ministère de la Culture. Propriétés de l'État, ces sculptures qui évoquent la richesse de l'antique Arelate, devaient être présentées lors de l'émission "Des racines et des ailes", tournée demain à Marseille et diffusée le 21mai sur les antennes de France 3. Sauf qu'il est difficile, même pour un ministère, de garder un tel secret: outre le fameux buste de César, une Victoire en bronze, sans doute destinée à un parement de marbre, a également été mise au jour. Alors pas question de s'arrêter en si bonne voie: très prochainement, de nouvelles fouilles vont avoir lieu sur deux épaves. En rêvant d'une autre pêche miraculeuse dans le Rhône.

Par S. Ariès et Ch. Gravez

15/05/2008

L'attrait de la mer...

La_mer-14_05_08.jpgLa mer exerce sur les hommes une attirance, une fascination qui dépassent l’entendement. D’accord en été, aux fortes chaleurs, où les gens du nord se tapent des centaines de kilomètres de macadam bouchonné pour faire trempette au sud ou à l’ouest. Course au soleil, à la nudité, à l’exotisme, à la fête, à l’oubli d’une année maussade et besogneuse. Mais au début mai, qui sont-ils, que cherchent-ils ces milliers d’individus déambulant sur les quais des cités balnéaires ? La plupart sont des autochtones qui abandonnent leurs immeubles déshumanisés, leurs quartiers populeux, leurs pavillons d’arrière pays pour se mouiller les orteils dans l’eau glacée rejoints, le temps d’un « pont » de l’Ascension et de Pentecôte, par une horde d’accrocs du bitume. Merci Dieu, les fêtes religieuses ont leurs raisons d'être!Il y a les « vieux », les retraités qui cherchent un brin de soleil pour réchauffer leurs membres engourdis par l’hiver.

Cela donne un coup de fouet à l’économie morose. Les terrasses des bistrots font le plein, les restos sentent la friture à quatre sous vendue au prix du loup de mer. Durant quelques heures, les quidams s’imaginent être des nababs, rêvent d’une croisière en mer sur ces yachts d’un blanc immaculé, scotchés dans les ports de plaisance. Plaisance, comme il sonne doux ce mot à nos oreilles ! Envieux, ils observent les rares manœuvres d’accostage en plein cœur des ports qui s’incrustent dans la ville. Pour un peu, ils sont capitaine, skipper, matelot au long court pour partir, pour aller ailleurs, pour changer d’air. Depuis la terre, la mer enflamme, hypnotise le regard, attire l’homme en quête d’aventure. Il n’y a qu’un pas pour s’identifier à Marco Polo, à Christophe Colomb, à Cousteau, à Bombard et bien d’autres. Une fois en mer, au loin, c’est l’inverse qui se produit, c’est le rivage aperçu qui incite l’homme à l’accostage, à la découverte de terres inconnues.

Les psychologues ont certainement émis toutes sortes de thèses plus savantes les unes que les autres pour expliquer l’attraction viscérale de l’homme pour la mer. Et si c’était tout simplement parce que l’homme vient de la mer ? N’est-elle pas notre mère à tous ?

14:21 Publié dans Mon journal | Tags : mer, soleil, bateau, gens | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2008

Du pain et des jeux!

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La célèbre formule "Du pain et des jeux" date de l'Antiquité romaine.
C'est Juvénal qui en est l'auteur. Il l'a écrite pour évoquer les besoins fondamentaux du peuple de Rome qui vivait alors dans la misère. Pour éviter les émeutes et les révoltes, les consuls et les empereurs ont organisé des distributions de farine gratuite, avec l'aide des boulangers devenus fonctionnaires d'Etat au 2ème siècle avant J-C. Cette tradition s'est maintenue jusque sous Aurélien.

Plus de deux mille ans se sont écoulés depuis cette époque et le peuple de France réclame à cor et à cri du pain que l’on nomme aujourd’hui le pouvoir d’achat !

A défaut d’obtenir ce qu’il demande, il se rabat alors sur les jeux du cirque, tout au moins ici en Provence. Le pont de Pentecôte est propice à la fête et l’on se déplace à tout va pour assister à la Feria de Nîmes. Peut-être parce qu’ils ont faim de tout, les hommes sont des trompe-la-mort. Le Français Castella affronte cinq toros en un jour alors que son collègue espagnol se retrouve à l’hôpital après l’estocade. Le matin et l’après-midi, les toreros risquent leur vie dans les arènes et le soir les aficionados se soûlent  dans les bodegas jusqu’au coma éthylique, le temps d’oublier leur condition précaire.

Dans tous les villages, ce n’est que joutes taurines : corridas de novillos, courses camarguaises, abrivados, ancieros et spectacles équestres. Le peuple vibre de joie et, à défaut de pain, s’enivre du sang des bêtes de cirque.

Les pacifistes s’en iront au marché aux fleurs et aux plantons de Tarascon puis accompagneront les bergers et leurs milliers de moutons à la transhumance de Saint-Rémy-de-Provence. Comme au bon vieux temps !

10:49 Publié dans Mon journal | Tags : pain, corrida, toros, sang | Lien permanent | Commentaires (0)

11/05/2008

Le code noir...

L'éditorial de Yvan Levaï sur France-Inter, ce matin, mentionnait une exposition qui a lieu à Nantes sur le Code noir.

 

Je ne résiste pas à vous proposer un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre, sur ce sujet d'actualité:


Le Code noir. Le Code noir (texte intégral) est un recueil d'une soixantaine d'arti
cles promulgués en 1685 sous le règne de Louis XIV, et a été publié plusieurs fois, notamment au XVIIIe siècle. Il rassemble toutes les dispositions réglant la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles (en 1685), de Guyane (à partir de 1704) et de l'île Bourbon (en 1723). Il a servi de modèle à d'autres règlements utilisés dans d'autres colonies européennes. Il a également pour objet l'expulsion des juifs[1].Le 4 février 1794, la Convention républicaine décrète l'abolition de l'esclavage, appliquée à l'archipel de la Guadeloupe mais ni en Martinique, occupée par les Britanniques, ni à la Réunion et à l'île Maurice par refus des autorités locales. Le 17 juillet 1802, Richepance rétabli de manière déguisée le Code noir à la Guadeloupe. Ce n'est que le 4 mars 1848 que l'esclavage est aboli définitivement, et le Code noir ipso facto caduc.

Louis XIV, monarque absolu, souhaitait étendre son pouvoir sur l'ensemble des colonies françaises. Le Code noir s'inscrit dans l'ensemble des ordonnances de son ministre Colbert, bien qu'il ait été mis en vigueur après la mort de celui-ci par son fils, Jean-Baptiste Colbert, Marquis de Seignelay.

09/05/2008

Dessin de presse

 
 
 
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07/05/2008

3. Le vieil homme et la mer...(suite)

1597575012.jpgLe lendemain, sa majesté Eole fait grasse matinée, il nous fausse compagnie jusqu’à midi, puis traine sa patte de podagre. Sans doute a-t-il des remords de nous avoir secoués la veille comme des pantins, manquant nous envoyer par-dessus bord. Pas la moindre risée, les voiles pendouillent comme les oripeaux délavés d’une armée en déroute. Quelle punition d’être scotché par longitude 5°  45-021 est et latitude 43°  06 ; 525. (Précision destinée aux spécialistes)

Une mer d’huile nous fait des clins d’œil comme mille lucioles d’argent. Telle une femme débauchée, elle incite le marin  à se vautrer comme un dauphin dans son immensité liquide. Elle nous tend un piège de courtisane frigide, hautaine et glacée qui, pour une fois, ne pourra se gausser de nos attributs engourdis. 

Notre fier voilier se mue en un vulgaire rafiot à hélice pour nous balader clopin-clopant d’une île à l’autre du levant au couchant. Au mouillage de l’Anse d’Argent, aux abords de Porquerolles, une bonne trentaine de voiliers - l’équivalent d’une dizaine de millions -  nous tiendront compagnie le temps d’une nuit. Pareils à des danseurs mondains, ils tourneront sur eux-mêmes au gré de la brise nocturne.

En mer, il est déconseillé de perdre la boussole. C’est pourtant ce qui nous est arrivé malgré toute l’électronique embarquée à bord : sonar, radar, GPS, traceur de cartes, V.H.F. Donc pas d’excuse de perdre le nord en cherchant l’ouest ! Si l’histoire n’était pas si cocasse, il ne vaudrait même pas la peine de la conter. Une parodie de la chanson de Brel : « tu as voulu voir Vierzon et tu as vu Vesoul ». Nous voulions voir Cassis et nous avons vu Marseille ! Typique de l’histoire véridique de la sardine qui avait bouché le Vieux Port.

 

Partis de Bandol, nous cabotions gentiment au large de la côte avec cap sur Cassis. Les milles s’ajoutant aux milles, nous trouvions le voyage longuet. Les calanques dites de Cassis… n’en finissaient pas de nous montrer leurs corps dénudés. Au loin le clocher d’une église montra son nez. « C’est la réplique de la Bonne mère », nous dit le skipper dont je tairai le nom pour ne point nuire à sa réputation hauturière. Et de découvrir une rade immense, des immeubles haut perchés, puis au fond de la baie, un vieux village. « C’est là bas que se situe le vieux port de Cassis », dit-il encore.  Depuis que l’on bétonne les bords de mer, rien n’est impossible.

Occupés à scruter l’horizon dans le but d’apercevoir des mats de bateau et ce soi-disant port, nous n’avons reconnus ni la Pointe Rouge, ni la plage du Prado, ni la Corniche Kennedy qui défilaient à tribord, encore moins les iles du Frioul à bâbord. Enfin, une passe s’offre à nous entre un fort et une tour ronde, puis un écriteau qui mentionne : Vieux Port de Marseille ! Est-ce le petit blanc (cassis)  et le soleil de midi qui nous ont tourneboulé la tête et la boussole du navire au point de commettre une telle bourde? Nous n’en pouvions plus de rire de notre méprise et nous en rions encore. Un exploit digne de figurer au Guinness book de la mer !


 

05/05/2008

2. Le vieil homme et la mer...suite)

Embarquement sur le coup de midi au port de Saint-Raphaël, destination la côte varoise et les îles d’en face. A part deux vieux loups de mer, les passagers du « Clochard des Mers » sont des marins d’occasion, de vrais bleus en mal de sensations. Le soleil est au zénith, une brise légère accompagne notre sortie de la passe au moteur. Juste  le temps de hisser la grand voile, de bander le foc et voilà

qu’un vent sud-est de 20 puis de 30 nœuds nous pousse progressivement jusqu’à 15 nœuds de vitesse.

La mer est grosse ou, comme dit une voix féminine à France Inter sur le coup de 20 heures : mer forte à agitée. Des trous de trois mètres nous basculent d’avant en arrière et de tribord à bâbord. Le bateau se cabre, grince de toutes ses entrailles, plonge de la proue comme un cormoran, gite à la limite du dessalement. Un hélico tournoie dans le ciel,  descend au raz de l’eau, s’approche vers nous comme une énorme guêpe prête à fondre sur notre embarcation. On se dirait au cinoche avec Bond ! Un mec pointe sa caméra sur nous, c’est une équipe de télé qui filme comme si nous étions des vedettes du show-biz ou de la politique ! Fort Brégançon n’est pas loin !

Nos femmes se mettent à bailler, à saliver, je leur refile une pastille anti mal de mer !

Rien n’y fait, on les planque dans la cabine, couchées les belles pâlottes avec des spasmes à vendre leur âme au diable. On laisse Saint Tropez derrière nous, on longe à quelques milles la plage du débarquement, celle de Pampelone, puis, une fois passé le cap Camarat, où le vent redouble de vigueur, on cavale  tout droit vers la baie de Cavalaire. Encore une bonne heure de gargouillis qui nous taquinent  le bide et enfin le club nautique et la terre ferme, ouf ! D’emblée le gros temps pour une première journée en mer, ce n’est pas  évident pour des marins en herbe.

 

 

 

 

 

 

17:07 Publié dans Mon journal | Tags : mer, bateau, vague | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2008

Le vieil homme et la mer

Le Vieil Homme et la mer est un court roman, ce qui explique qu'il est parfois considéré comme une nouvelle, écrit par l'écrivain américainErnest Hemingway à Cuba en 1951 et publié en 1952. Il s'agit de la dernière œuvre de fiction majeure produite par Hemingway et publiée de son vivant. Une de ses plus fameuses créations littéraires, traite d'un vieux pêcheur cubain en lutte avec un énorme marlin au large du Gulf Stream. Bien que le roman ait été l'objet de critiques disparates, sa sélection pour le prix Nobel de littérature en 1954 réaffirme dans la littérature mondiale l'importance et la portée de l'œuvre dans l'ensemble des créations d'Hemingway et dans la fiction du XXe siècle.

Cet ouvrage lui valut le double honneur du prix Pulitzer en 1953 et du prix Nobel de littérature en 1954.

 

Le vieil homme qui divague sur son blog largue les amarres pour une escapade, non pas dans la mer chaude des Caraïbes ou dans le Pacifique sud si chers à Hemingway, mais plus simplement dans cette  froide Méditerranée toute proche et pourtant si lointaine de la Provence intérieure.

Ne voyez aucune prétention de ma part d’illustrer mon propos en citant l’une des dernières œuvres maitresses  de ce célèbre baroudeur. Hormis quelques sardines prétentieuses se mesurant avec des  loups de belle grosseur, il y a peu de chance que je ferre un marlin au bout de ma ligne d’écriture pour en recevoir un quelconque prix à la criée des prix littéraires.

La mer, les hommes du bord craignent cette femme capricieuse et tourmentée alors que les péquenots, les montagnards, dont je suis, en rêvent depuis leur prime enfance. Et de souhaiter la chevaucher de mille cavalcades comme planté sur un pur sang au galop déboulant dans les collines des Alpilles. Et de souhaiter prendre les embruns en plein visage comme ce mistral qui parfois vous cisaille la peau jusqu’aux os. Déjà, la houle me donne le tournis et je dis : vagues.

 

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