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30/08/2008

La cusisne du marché au Bistrot de Paradou

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Il n’a pas d’étoile au Michelin mais toutes les étoiles du cinéma, du showbiz et de la politique fréquentent ce bistrot mythique des Alpilles. Le patron Jean-Louis, l’ami d’Aznavour, de Jean Reno, de Drucker, de Ballutin et de bien d’autres accueille chaleureusement tout un chacun. On mange à la bonne franquette, sur des tables de bois brut ou de zinc, l’unique menu du jour apprêté comme à la maison par son épouse Mireille. Le vendredi, c’est l’aïoli mais les autres jours, c’est la surprise du marché: agneau du pays, volaille de Bresse, confit de canard, lapin à la provençale, pieds et paquets ou autres petits farcis… Tout est compris: entrée, plat, fromage, dessert et vin, pour 40 à 50 euros, c’est reposant… pas de choix à faire jusqu’au dessert. On y va pour le plaisir de cette cuisine du terroir, pour l’ambiance décontractée, mais aussi pour voir et être vu ! Si vous êtes esseulé, Jean-Louis vous placera à la table d’hôtes ce qui mettra parfois vos bégaiements linguistiques à rude épreuve.

Il est préférable de réserver au 0033490 54 32 70

 

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16:28 Publié dans Mon journal | Tags : cuisne, bistrot, paradou | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2008

Le Temps retrouvé

 

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Avant que les derniers vacanciers d’août quittent la région, Maussane-les-Alpilles renoue avec le passé. Dès le matin le village se métamorphose et vit comme en 1900. Les habitants déboulent des ruelles de la cité vêtus à l’ancienne en transportant sur de vieilles charrettes toutes sortes d’objets sortis des greniers. Ils reconstituent l’échoppe du savetier, du tourneur sur bois, du matelassier, du maréchal ferrant un vieux cheval de trait. La vieille école avec ses bancs de bois et son tableau noir reprenddu service. Malheur à ceux ou celles qui font des fautes à la dictée. A la récré, un carrousel de bois tourne au bon vouloir de l’âne. L’écrivain public trempe sa plume dans l’encrier et corrige le billet de votre blog. Le musicien joue de son orgue de barbarie. Les saltimbanques ont dressé leurs tréteaux pour faire revivre les textes de Pagnol et Daudet

 

Le berger traie ses chèvres à la main et fait goûter aux passants ce lait particulier et ses faisselles. Les commerçants ne sont pas reste. Le boulanger a façonné toute la nuit des pains au levain et des fougasses à l’huile d’olive. La maraîchère a rempli ses paniers de panais, de topinambours, de courges et de tomates cœur de bœuf. L’épicier se targue de faire des confitures de citres et de figues à la manière de sagrand-mère. Les dames du village se sont placées devant le lavoir municipal pour nous préparer la soupe au pistou et l’anchoïade. Charles, le boucher, nous sert sa véritable andouillette provençale, la seule, la vraie car ailleurs, selon lui, cela s’appelle des andouilles !

 

Les aubergistes et leurs marmitons rivalisent de savoir-faire pour offrir aux gourmands, les pieds et paquets, la daube provençale, le tian de courgettes, et pour accompagner la côte de taureau de Camargue le papeton ou la riste d’aubergines.

Et l’on ne saurait finir un bon repas sans un fromage de chèvre et le nougat glacé au garlaban. Vous prendrez bien un sacristain avec le café ?

 

14:38 Publié dans Mon journal | Tags : maussane, temps | Lien permanent | Commentaires (1)

20/08/2008

A propos du Dalaï-lama...

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J'ai découvert un texte et un reportage de la télévision « France 24 » sur le site "revefrance" des Chinois de Paris et je vous le communique dans une traduction libre mais la plus précise possible… compte tenu que mon chinois n’est pas parfait !

 

(Pour vous faciliter la lecture... seul le texte français est groupé en fin de page)

 

 达赖不为人知的一面

Du côté du Dalaï-lama inconnu

 

 作者: 网络转载   来源: 欧洲时报

Publié: 2008-8-19 5:52 Auteur: réseau reproduit Source: European Times

 

们大家在各种不同的国际媒体、欧洲和媒体中都看见和听到过“一种好莱坞式的、理想化的、受媒体追捧的、西方版和欧洲版的达赖喇嘛言论”。
Chacun d’entre nous, ont vu et entendu dans de nombreux médias internationaux, européens et français la version européenne et occidentale du discours du Dalaï-lama, de style idéaliste et hollywoodien.

 

但他实际上究竟是一个什么样的人呢?

Cela dépend quel genre de personne publie ces informations?

 

实际上,全世界,如印度、泰国、和西藏以及其它国家和地区,有许多宗教领袖、专家、宗教和佛教大师,对他的言论有另外的分析,另外的诠释。 

En fait, dans le monde, l'Inde, la Thaïlande, la Chine, le Tibet et dans d'autres régions, il existe de nombreux chefs religieux bouddhistes dont l’analyse et l’interprétation sont différentes.

 

这些异议佛教流派越来越居多数。他们对达赖喇嘛明确发表看法,并希望自由地信仰他们的宗教。他们对达赖喇嘛明确发表看法,并希望自由地信仰他们的宗教。

Ces objections existent de plus en plus dans la majorité des écoles bouddhistes. Ils ont clairement exprimé leur point de vue sur le Dalaï-lama, et nous croyons à leur liberté de croyance religieuse.

 

 他们证明达赖喇嘛在政治上起着积极的作用,证明他有种种诉求、他奉行强硬的佛教教派,坚持专断的领导地位,证明他对西藏和中国有领土要求,同时证明他对众多喇嘛和佛教徒都采取了不妥协态度,就因为他们“想法不同”而遭排斥,被驱逐出亲喇嘛派的寺庙。

Ils ont prouvé que le Dalaï-lama, dans la vie politique, joue un rôle positif à prouver et qu'il sollicite toutes sortes de demandes.

Il a poursuivi avec difficulté des sectes bouddhistes. Il adhère à la position arbitraire de chef de file du Tibet pour prouver ses revendications territoriales envers la Chine. Lui-même et de nombreux lamas Bouddhistes ont pris une attitude intransigeante, parce qu'ils ont des points de vue différents. Ils ont exclu et expulsé la faction du « pro-lama temples ».

 

在世界的这个地区是否会出现佛教的什叶派 呢? 

Dans cette région apparaîtra le bouddhisme chiite (shiisme)

 

他们受到压力和威胁,被清除出教,逃到别处,例如他们在印度有喇嘛教影响的地区东躲西藏,只因他们敢于表示他们与达赖喇嘛意见不一。 

Parce qu’ils ont préconisé un règlement pacifique, les lamas bouddhistes ont été mis sur le côté, passés par profits et pertes… Ils subissent des pressions et des menaces, ont été retiré de l'enseignement, se sont enfuis ailleurs, par exemple, en Inde parce qu'ils osent exprimer leurs différents points de vue avec le Dalaï-lama.

 

今天,印度、中国还有其它地方的这些佛教喇嘛不再承认他是他们的宗教领袖了。

Aujourd'hui, en l'Inde, en Chine et dans d’autres régions, il y a des lamas bouddhistes qui ont d’autres chefs religieux.

 

看看“法兰西24小时电视台”(France 24)的这些专题报道,那是另一种版本的达赖喇嘛,这些报道为辩论增加了素材。

La chaîne de télévision « France 24 » propose un document qui fait état d’une autre version du Dalaï-lama.

 

“达赖喇嘛的领土分裂诉求和镇压政策”、他力求在中国建立一个宗教的、神权的而非民主的国家的真实主张以及他的思想、他在西藏问题上代表的少数派以及他的藏传佛教,究竟怎么样了?

Le Dalaï-lama a des aspirations séparatistes du territoire par une politique de répression.

Il a cherché à établir une religion en Chine de droit divin plutôt qu’un véritable Etat démocratique.

Il a préconisé l'idée que lui-même esten possession du bouddhisme au nom du Tibet, une minorité.

 

l'究竟怎么样» 他已经把全世界不同意他观点的众多佛教徒都从寺庙里驱逐出去了。

Tout le monde n'est pas d'accord avec son point de vue en particulier les nombreux temples bouddhistes victimes d'expulsion.

 

这与今天或过去介绍的那个“楷模形象”相距甚远。我们早已见识过其他一些全教旨主义的或少数派领袖起初成功地被媒体追捧,甚至理想化的情况。

On présente aujourd’hui une « image exemplaire » éloignée du passé et du fondamentalisme ainsi que d’autres, idéalistes, recherchées par les médias.

 

面对这两种版本,在达赖喇嘛访法之际,为了给这场辩论以启示,我们建议大家收看法兰西24小时电视台在印度做的专题报道,里面有不少证人的亲身体验,还有在达赖喇嘛身边人士当中收集的实。

Au moment de la visiteen France du Dalaï-lama et afin de donner l'éveil à ce débat, nous vous suggérons de regarder le reportage de la télévision « France 24 » en Inde :

 

  www.france24.com/fr/20080808-inde-tibetain-dalai-lama-bou...

 

Pour vous faciliter la lecture... voici uniquement le texte français:

 

Chacun d’entre nous, ont vu et entendu dans de nombreux médias internationaux, européens et français la version européenne et occidentale du discours du Dalaï-lama, de style idéaliste et hollywoodien.

Cela dépend de quel genre de personne qui publie ces informations…

En fait, dans le monde, l'Inde, la Thaïlande, la Chine, le Tibet et dans d'autres régions, il existe de nombreux chefs religieux bouddhistes dont l’analyse et l’interprétation sont  différentes.

Ces objections existent de plus en plus dans la majorité des écoles bouddhistes. Ils ont clairement exprimé leur point de vue sur le Dalaï-lama, et nous croyons à  leur liberté de croyance religieuse.

Ils ont prouvé que le Dalaï-lama, dans la vie politique, joue un rôle positif à prouver et qu'il sollicite toutes sortes de demandes.

Il a poursuivi avec difficulté des sectes bouddhistes. Il adhère à la position  arbitraire de chef de file du Tibet pour  prouver ses revendications territoriales envers la Chine. Lui-même et de nombreux lamas Bouddhistes ont pris une attitude intransigeante, parce qu'ils ont  des  points de vue différents. Ils ont exclu et expulsé la faction du « pro-lama temples ».

Dans cette région apparaîtra le bouddhisme chiite (shiisme)

Parce qu’ils ont préconisé un règlement pacifique, les lamas bouddhistes ont été mis sur le côté, passés par profits et pertes… Ils subissent des pressions et des menaces, ont été retiré de l'enseignement, se sont enfuis ailleurs, par exemple, en Inde  parce qu'ils osent exprimer leurs différents points de vue avec le Dalaï-lama.

Aujourd'hui, en l'Inde, en Chine et dans d’autres régions, il y a des lamas bouddhistes qui ont d’autres chefs  religieux.

La chaîne de télévision « France 24 » propose un document qui fait état d’une autre version du Dalaï-lama.

 Le Dalaï-lama  a des aspirations séparatistes du territoire par une politique de répression.

Il a cherché à établir une religion en Chine de droit divin plutôt qu’un véritable Etat démocratique.

 Il a préconisé l'idée que lui-même est  en possession du bouddhisme au nom du Tibet,  une minorité. Tout le monde n'est pas d'accord avec son point de vue en particulier les nombreux temples bouddhistes victimes d'expulsion.

On présente aujourd’hui une « image exemplaire » éloignée du passé et du fondamentalisme ainsi que d’autres, idéalistes, recherchées par les médias.

Au moment de la visite  en France du Dalaï-lama et afin de donner l'éveil à ce débat, nous vous suggérons de regarder le reportage de la télévision « France 24 »  en Inde:

 

 www.france24.com/fr/20080808-inde-tibetain-dalai-lama-bou...


16/08/2008

Ainsi va le Monde...

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-Après Budapest en 1956, Prague en 1968, Kaboul en 1979,la Tchétchénie en 1994, les Russes présentent leurs nouveaux modèles de chars à Tbilissi…

 

-Non Toto, le Cap Nègre n’est pas en Afrique du Sud…

 

-Le pompier de l’Europe tente d'éteindre l’incendie en Géorgie avec un chiffon de papier…

 

-Le Dalaï-lama, un pauvre pékin en quête d’identité…

 

-Une chanteuse italo-française a trouvé un agent pour la diffusion de son disque en tibétain…

 

-Touche pas à mon Caucase, sinon ça fera de la casse…

 

-Faut pas prendre l’Ossétie pour une lanterne à pétrole…

 

-L’Ossétie, le Caucase de l’oncle Poutine…

 

-Où c’est-y qu’on tire le feu d’artifice du 15 août ?

 

Hello Charlie, on te reçoit cinq sur cinq:

 

http://www.dailymotion.com/video/xkpc7_the-great-dictator...

16:02 Publié dans Mon journal | Tags : monde | Lien permanent | Commentaires (2)

12/08/2008

A propos du Rwanda...

Voici ce que j’écris à propos du Rwanda dans mon livre:

www.paradis-ciel.info

“Un journaliste au Paradis”,

paru en décembre 2007

 (Le rapport de Kigali qui vient d'être publié incrimine la France)

- Lors de mon retour à Paris, vers la fin mai, pour prendre quel­ques jours de repos et essayer d’évacuer ce cauchemar avec force cal­mants, j’ai été informé par mon Journal que le Président de la République sou­haitait me voir. Je m’attendais aux pires reproches pour l’avoir égrati­gné dans mes articles sur le manque de réaction de la France lors du conflit rwandais. À ma grande sur­prise, Mitterrand se montra très ai­mable et parfaitement au courant de mon cursus journalistique depuis une bonne quinzaine d’années. Il me questionna longuement sur le gé­nocide que je venais de vivre sur le terrain. J’en ai pro­fité pour l’exhorter à agir avant qu’il ne soit irrémédiablement trop tard, avant qu’un peuple entier ne disparaisse de la planète. Il ne se livra guère, comme à son habitude, me laissant toutefois entendre que son état-major avait sous-estimé l’escalade du conflit et qu’il n’allait pas rester inactif…

 

- Victor, je dois vous confier un secret qui ne l’est que pour les Terriens, chuchota Jean XXIII. Votre président Mitterrand ne séjourne pas au Paradis. Il est en quarantaine, au Purgatoire, jusqu’à ce qu’il soit statué sur son sort. Des pans entiers de sa vie ne sont pas clairs et né­cessitent que nous les examinions en détail. Nous nous sommes éton­nés de sa conversion soudaine et de son enterrement religieux à Jarnac alors que nous l’avions toujours considéré comme mécréant. Que se passa-t-il ensuite ?

 

- À fin juin 1994, quand tout était consommé, ou presque, que l’on fit le compte de près de huit cent mille morts, pour la plupart des ci­vils, la France procédait à l’opération « Turquoise ». Un bien joli nom, turquoise, du nom de cette pierre fine d’un bleu tirant sur le vert comme les reflets du lac Kivu qui sépare le Rwanda du Congo. Un bien joli nom, turquoise, pour une opération, qui devait être « uniquement huma­nitaire ». L’armée française s’empressait d’arriver à la fin du repas des buveurs de sang, alors qu’il ne restait que des ossements à ronger sur les charniers. Un bien joli nom, turquoise, pour une action soi-di­sant humanitaire qui com­portait l’envoi d’une armada de soldats aguerris, dotés d’un arsenal de guerre : avions de chasse, hélicoptères de combats et batteries de mortiers lourds ! Un bien joli nom, tur­quoise, venu à l’esprit du Président François Mitterrand, soi-disant humaniste… qui avait déclaré à l’un de ses proches : « Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop important ».[1]

 

Ce jour-là, Tonton n’était plus Dieu, il était le Diable en personne ! Ce diable-là se prétendait spécia­liste de l’Afrique. N’avait-il pas été Ministre des Colonies durant la quatrième République et Ministre de l’Intérieur au début de la guerre d’Algérie. Puis, au cours de ses deux mandats présidentiels, il avait eu la haute main sur la cellule africaine de l’Elysée et faisait exécuter ses basses œuvres par son fils, Jean-Christophe Mitterrand, plus connu sous le sobri­quet de « Papa m’a dit ».

[1] Phrase rapportée par Patrick de Saint-Exupéry dans son livre :L’inavouable, La France au Rwanda, Editions des Arènes, 2004


 

 

10/08/2008

Le Bonheur du jour de Marie-Antoinette...

Peinture de Madame Vigée-Lebrun, 1783

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Après la table de Lénine, je change de bord… en vous proposant une anecdote relative à Marie-Antoinette ! Rien de moins. On a toujours considéré la profession d’antiquaire comme un métier de riche, de nanti, exercé forcément par des gens de droite à l’exception des « Fabius », cela s’entend !

 

Lorsque je me suis lancé dans cette aventure, j’étais quasiment ruiné, ce qui suppose que j’avais eu quelques biens auparavant et quelques meubles de famille à vendre au plus offrant pour subsister. Et l’on se prend au jeu ! Il est de bon ton qu’un homme de biens matériels ait forcément des tendances droitières qui, peu à peu, s’étiolent avec le changement de sa situation sociale, même s’il fait commerce !

 

Honnêtement, j’ai de la peine à comprendre comment des citoyens, des élus, des personnalités de gauche puissent perdre leur âme en flirtant, selon les circonstances, avec une droite pure et dure. L’inverse, en revanche, me parait naturel. Cela me semble inscrit dans les gênes de l’individu, de son évolution intellectuelle et humaniste, de sa connaissance progressive de la vie et de la situation actuelle d’une société vouée au culte de l’argent roi dont seule une minorité d’individus en profite. Tout en haut de l’échelle du pouvoir, faute d’être capable d’améliorer quoi que ce soit, on instille un slogan mensonger qui consiste à flatter les passions populaires à propos du gain. C’est la copie conforme de la Française des jeux : jouez pour gagner !

 

Sans doute, l’évocation de Marie-Antoinette m’a amené à cette digression. Ou 1789, tout simplement. Je reprends le fil de mon propos. Voici les faits :

 

L’office des Poursuites de Genève mettait en vente divers meubles anciens saisis chez des nantis devenus pauvres. Ca arrive ! Tout l’aréopage des antiquaires étaient au rendez-vous. L’un deux, agissant pour le compte d’un tiers état, fit monter les enchères, pour un « bonheur du jour de style Louis XVI », bien au-delà de la valeur estimée, qu’il paya finalement l’équivalent de 40.000 euros d’aujourd’hui. Ce bonheur d’un jour passa donc sous le nez des marchands genevois qui, lors de la « révision », une coutume illégale qui se passe, après la vente officielle, dans l’arrière salle d’un bistrot, obtinrent quelques deniers pour ne pas avoir eu l’outrecuidance de faire monter les enchères. Bien qu’ignares au départ sur la valeur réelle de l’objet, ils avaient compris, mais un peu tard, qu’il valait bien plus que cela.

 

En effet, deux mois plus tard, à la salle des ventes de Drouot, l’objet fut acheté par les « Domaines » pour la somme de 300.000 (trois cent mille) euros, toutes taxes comprises. C’était le « Bonheur du jour » de l’Autrichienne, - et de l'intermédiaire - avec l'estampille d'un ébéniste célèbre, sur lequel elle avait certainement écrit ses dernières volontés avant d’être incarcérée à la maison du Temple puis à la Conciergerie!

 

P.S… A l’époque, le Président de la République était de gauche ! La sauvegarde du patrimoine culturel doit être apolitique...

09:32 Publié dans Mon journal | Tags : bonheur | Lien permanent | Commentaires (11)

07/08/2008

La table de Lénine existe!

Un article paru dans le Nouvel Obs de la semaine passée, sous la signature de François Caviglioli, nous informe que le Parti communiste français a liquidé son musée situé dans l'immeuble où Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, avait séjourné à Paris de juillet 1909 à juin 1912. On a déménagé incognito sa bibliothèque, sa casquette, ses lunettes et peut-être d'autres objets.

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Lénine a habité à plusieurs reprises en Suisse et notamment à Genève, durant quatre ans, entre 1895 et 1908, puis en 1915 et en 1917 d'où il est parti pour rejoindre Moscou et la révolution bolchevique. Il fréquentait assidûment la Brasserie Landolt, située vis-à-vis de l'Université et de la Bibliothèque publique et unversitaire.

 

A l’époque, les immigrés russes fuyant l’Okhrana, la police secrète du tsar, sont nombreux à Genève. «Ils sont plusieurs centaines à l’Université. On les rencontre aux cours de l’Aula, au patinage, autour d’un jeu d’échecs, chez Landolt», peut-on lire dans la Gazette de Lausanne du 27 janvier 1905. «Ils travaillent, ne se livrent pas et ne racontent volontiers leurs affaires à personne. Aussi le public forge-t-il sur leur compte quantité d’histoires à dormir debout. »

Le père de la révolution russe aurait gravé son nom sur une table de la Brasserie Landolt. La table de Lénine, c’est un peu comme l’Arlésienne. Tout le monde en parle, mais personne ne sait où elle se trouve… A-t-elle seulement existé? Nous savons que Lénine a fréquenté le local de Zofingue. Nous retrouvons la trace de son passage dans Séjours de Lénine en Suisse, un livre soviétique édité en 1971 à Genève: «En octobre 1915 s’est tenue dans la salle de la Société étudiante « Zofingue », une réunion formée du parti du groupe bolchevik de Genève. Lénine présenta un rapport sur la Conférence de Zimmerwald. »

Coup de théâtre. Le 21 février 1987, le Journal de Genève affirme avoir retrouvé la trace de la table de Lénine. «Admirateurs du révolutionnaire russe, fétichistes, historiens ou simples curieux, vous pouvez être rassurés: la table de Lénine est dans les murs de la Cité de Calvin, gravée de toute part, polie par les années et les flots de bière qui s’y sont déversés. »
Où ça? Chez Zofingue, à la rue des Voisins. «Depuis 1985, elle trône dans le local de l’association d’étudiants et rend encore de bons et loyaux services aux buveurs de bière», affirme le journaliste. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, la table ne se trouve plus à la rue des Voisins. Murat Alder, vice-président de Zofingue, tombe des nues. Il n’en avait même jamais entendu parler.

Une version que confirme Henri-Albert Jacques, trésorier des Vieux Zofingiens. «Ce n’est pas une légende. Je me souviens que sur l’une des tables figurait le nom de Lénine, gravé au couteau, en lettres majuscules. » Etudiant dans les années 50, il fréquentait lui aussi le bistrot de la rue de Candolle. «A l’époque, figuraient six ou huit tables rondes de grandes dimensions, en bois dur, sur lesquelles les membres des sociétés d’étudiants pouvaient graver leur nom, ce que j’ai d’ailleurs fait moi-même. » (Extraits d'un article paru dans la Tribune de Genève en 2006)

 

La table existe, je l'ai vue!

 

Il y a quelques années, lorsque j'exerçais le métier d'antiquaire, j'ai fait la connaissance d'un vieux bougre, Alexandre, un ancien forain dont la ferme, un vrai capharnaüm, regorgeait de mille objets plus hétéroclites les uns que les autres. Semaine après semaine, je lui rendais visite, lui offrais une bouteille de gros rouge et, selon son humeur, il consentait à me vendre un objet ou un vieux meuble. J'avais réussi à gagner sa confiance. Un jour, il me montra quelques vieilles tables de bistrot en noyer du Japon, me dit-il. L'une après l'autre, il me les vendit, sauf une recouverte d'un vieux drap mité. Elle était vendue à des messieurs de Paris qui allait venir en prendre livraison moyennant un gros chèque. C'était la table de Lénine et l'acheteur de Paris n'était autre que le PC !

Lors de la vente et de la transformation de la Brasserie Landolt, en 1979, ce malin de vieux bougre avait acheté tout le mobilier qui datait du début de siècle! J'ai toujours pensé que son acquisition n'était pas totalement fortuite...

04/08/2008

Le patron de Charlie Hebdo a-t-il fait son Sinéma?