alpilles13 ALPILLES13

13/02/2009

L'addition des crises...

 

ADDITIONS-compresse.jpg

(à ne pas pas confondre crises avec cerises, ce dessin représente la commutativité de l'addition¨)

 

Tout a commencé par une crise boursière qui germait depuis quelque cinq ans pour éclater en pétales de malheurs à l’automne 2008.

 

Elle engendra une crise financière mondiale, un effondrement du système bancaire international, où plus personne ne savait à quel banquier se fier. Des enseignes prestigieuses, accrochées aux fiers buildings de Manhattan, s’éteignaient l’une après l’autre en un gigantesque court-circuit. L’arc électrique franchissait l’atlantique pour bouter l’incendie aux quatre coins de la vieille Europe jusqu’au cœur de la City, de Paris, de Francfort, brûlant au passage les gnomes de Zurich.

 

Les pseudo-économistes, enfin réveillés par le tocsin, annonçaient, dans un désordre indescriptible, l’arrivée imminente de la crise économique. Et chacun de dire ce qu’on aurait dû faire au lieu de n’avoir rien fait ! Pardi, une bonne crise, ça ne fait pas de mal, ça secoue le cocotier, ça se soigne et ça repartira comme avant. Il suffit que les Banques centrales, les Etats fassent marcher la planche à billets pour venir en aide à ces pauvres capitalistes démunis quand l’hiver fut venu.

 

C’était sans compter avec la crise de la consommation ! Parbleu, on l’avait oublié celle-là. Et que je te fabrique des millions de bagnoles, que je te délocalise à tout va, que je t’importe des containers par milliers des pays émergents. Toute cette masse de consommateurs, on en fera notre affaire. Elle travaille plus, elle gagne plus, donc elle dépense plus, CQFD !

 

Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance !

Parce que l’on a mis au pouvoir un gringalet dépassé par ce qui arrive, parce qu’il agit au coup par coup, sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels lui dansent sur le ventre. Parce que ce roitelet dit tout et son contraire, parce que le peuple, les chômeurs, les smicards, les enseignants, les fonctionnaires ne lui font plus confiance.

 

Qu’il s’en aille ! Pour reprendre confiance.

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