alpilles13 ALPILLES13

28/07/2009

Les rencontre du Temps perdu

Chaque été, nous nous rencontrons en famille et entre amis au chemin du Temps perdu.

 

Le soleil, les cigales et parfois le mistral titillent les esprits.

 

Chacun trouve le temps de perdre du temps selon son inspiration.

 

John compose des sérénades et des chansons tristes, puis il passe ses nuits chaudes à les mettre en scène.

 

Margaux et Maxime monopolisent la piscine et s'adonnent à des joutes épiques au babyfoot.

 

Fred, l'homme de l'O, tire des courses à travers le verger et arrose ses oliviers centenaires.

 

La bande des quatre (deux cockers, un labrador et un caniche) font mille facéties, coursent les chats et s'entraînent à faire des petits.

 

Des voisins, des amis nous rendent visite à l'heure fatidique de la partie de pétanque ou de l'apéro.

 

Pendant ce temps-là, Bernadette mijote ses petits plats, des salades du jardin, des flans de légumes, une épaule d'agneau confite et autre clafoutis à faire pâlir un trois étoiles.

 

La nuit des étoiles, le soleil s'est attardé sur la crête des Alpilles, l'irradiant de mille feux, comme pour nous rappeler que c'est lui le metteur en scène !

 

 

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(Il y a toujours du nouveau sur le site : Dis, Papy, c'est quoi la crise ?)

http://dispapy.leforum.eu/portal.php

19/07/2009

Dis, Papy, c'est quoi un ministre ?

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Dessin de Daumier

 

-       C’est un homme (plus rarement une femme) qui aime le Président et fait allégeance à sa politique comme autrefois un seigneur le faisait au Roi.

-       C’est un homme à tout faire, corvéable à merci, que l’on recrute en général dans les petites annonces de l’Assemblée nationale, du Sénat ou des grandes écoles parisiennes.

-       C’est parfois un notable local, à l’exemple d’un agriculteur anobli et descendant du marquis de Sade dont le ministère est en relation avec le troupeau des parlementaires.

-       C’est un homme tampon à qui l’on confie un ministère qu’il administre selon les ordres venus d’en haut. Il prend les coups, il est viré d’un jour à l’autre quand ça va mal et parfois, quand il réussi un tour de passe-passe, il a ses entrées au Palais ou promu ministre d’Etat !

-       C’est un homme spécialisé en rien, un pur amateur mais capable de s’adapter virtuellement à n’importe quel ministère sous l’œil vigilant d’une armada de fonctionnaires qui font le boulot à sa place.

-       C’est le détenteur d’un portefeuille dégarni qui crie misère, qui fait la manche auprès de contribuables encore plus pauvres que lui.

-      C’est par exemple un toubib que l’on nomme aux affaires étrangères pour soigner les états d’âmes des dictateurs de pays émergeants à l’aide de potions magiques sonnantes et trébuchantes.

-       C’est par exemple un champion de France motocycliste que l’on place à l’industrie dans l’espoir de niquer les Japonais en redonnant vie aux « Terrot », « Monet-Goyon", « Motobécane » et autres cubes aujourd’hui disparus.

-       C’est une pharmacienne que l’on nomme à la santé et aux sports pour prescrire des antidotes aux coureurs du Tour de France victimes de produits… administrés à l’insu de leur plein gré.

-         C’est une nana chargée de la politique de la ville pour que les putes ne soient plus soumises à des macs.

-         C’est un secrétaire socialiste opportuniste qui adore les magrébins puisqu’il est né à Marrakech.

-         C’est en résumé une quarantaine d’élus par le fait du prince qui ont accepté un bon filon pour soigner leur égo, leur mise et leur devenir.

 

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14/07/2009

Dis Papy, c'est quoi le 14 juillet ?

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- C’est, au matin, une gueule de bois car les beuveries commencent déjà le 13 ! Toutes ces « rafales » nous tapent dans le « crémol » (argot genevois) comme l’invendable zingue de Dassault lorsqu’il passe sur les têtes des cochons de payant.


- C’est brancher la télé sur le coup de 10 heures pour apercevoir un nimbus qui se trémousse sur un véhicule couleur kaki, un de ces blindés qu’on envoi à l’autre bout du monde pour mater les Talibans et autres peuplades politiquement incorrect.


- C’est la « Foire de Paris » où on accueille à la tribune une ribambelle de personnages hétéroclites encadrés par tout ce que Matignon compte de commis-voyageurs pour leur présenter la quincaillerie habituelle. Seule ombre au tableau, les motocyclettes de la flicaille sont japonaises.


- C’est un défilé de mode multicolore, la mise tiré à quatre épingles, à rendre jaloux les couturiers et les cousettes du tout Paris avec, en prime, le salon de la casquette et des médailles militaires.


- C’est une garden-partie organisée par les Restos du cœur où une bande de clodos, des sans-papiers de toutes nationalités dégustent, une fois l’an, la cuisine française sans sushi.


- C’est enfin l’apothéose à la nuit tombante. La tour Eiffel s’embrase de mille feux, de mille explosions comme à Kaboul, du temps de Saddam. Sur une estrade, un exilé, l’enfant prodige du showbiz, offrent à ses milliers de groupies un concert soi-disant gratuit… ce qui ne l’empêchera pas de garnir son compte en banque suisse aux frais des contribuables français !

13/07/2009

Le dernier livre...


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04/07/2009

EPILOGUE EN 2039...

Publication par Internet du livre

www.paradis-ciel.info

« Un journaliste au Paradis »

Fred Oberson

 

Voir le résumé sur le site:

http://www.paradis-ciel.info

 

Épilogue en l’an 2039

 

Une génération s’était écoulée depuis que la Commission du Futur avait échafaudé et mis à exécution des plans qui semblaient utopiques

La Commission du Futur avait changé d’appellation et s’intitulait désormais : la Commission du Présent, chargée de superviser le suivi. Elle réunit l’assemblée pour présenter le bilan de cette gigantesque entreprise et évoquer les épisodes de cette aventure hors du commun.

 

Le rapporteur, René Dumont, rendit d’abord hommage à l’énergie et à la ténacité sans faille de ceux qui avaient créé le site Internet et la puce Pacifia, deux systèmes différents dont le but était de rendre l’homme meilleur et aussi parfait que possible. Les protagonistes de cette révolution n’avaient pas ménagé ni leur temps ni leurs efforts. Ils s’étaient accrochés pour triompher à la fois des difficultés techniques et des chausse-trappes politiques, religieuses et sociales semées sur leur route.

En effet Lucifer veillait au grain et s’était ingénié systématiquement à leur met­tre des bâtons dans les roues, comme lors du rapt de Charly. Pour lui, c’était un combat pour la survie ou la faillite définitive de son hégémonie mondiale. A croire que cer­tains États, et non des moindres, avaient fait cause commune avec lui. Et René Dumont donna quelques précisions sur les résistances qu’il avait fallu vaincre.

Dans un élan de curiosité, le site www.paradis-ciel.info avait été pris d’assaut dès son lancement. Il fallut régulièrement quintupler les capacités d’accueil, afin d’éviter la saturation et le blocage du système. Le site le plus visité au monde s’avéra un vecteur de com­munication de premier plan, en phase avec la modernité. De plus, il faisait recette, des recettes faramineuses dont la plus grande partie servait à financer le Web et Pacifia , le solde étant versé généreusement à des œuvres de bienfaisance. Bleustein-Blanchet avait eu l’heureuse idée d’inviter les internautes à verser leur obole au moyen de leur carte de crédit ! De mémoire de grenouille de bénitier, on n’avait pas connaissance qu’un curé eût quêté avec un appareil d’encaissement électronique.

Au fil des ans, les autorités célestes, toutes nomenklatura confondues, avaient radicalement transformé leurs discours à leurs ouailles terrestres. Par ses communications en temps réel, le Paradis avait pris un sacré coup de jeune. Adieu ! l’ambiance figée et rétrograde de jadis. L’homme avait renoué avec la spiritualité franche et sincère des premiers croyants. Cette révolution s’était répercutée sur la pratique et le cérémonial des cultes. Ce qui n’avait pas été sans provoquer des déchirements durables parmi les tenants de la liturgie traditionnelle.

Quant à l’opération Pacifia, elle fut plus longue à réaliser, car il n’était pas facile de convaincre des populations entières de se greffer la puce. Une véritable polémique s’était élevée contre elle. Ses détracteurs la comparaient à une sorte de clonage qui ne voulait pas avouer son nom. Il fallut tout le talent de ses initiateurs et notamment des scientifiques pour démontrer que la puce n’altérait pas les facultés de l’homme, bien au contraire, elle favorisait leur exercice puisque, enfin libéré de ses pulsions malsaines, il découvrait toutes les facettes d’une vie harmonieuse et équilibrée.

Lorsqu’enfin les statistiques démontrèrent que la criminalité était de­venue quasi nulle dans le pays test, la Suisse, on assista à un raz de ma­rée mondial. On disait même que ce pays était devenu une copie conforme du Paradis terrestre ; ce qui provoqua une invasion de touristes curieux qui ne découvrirent pas la végétation luxuriante qu’ils s’imaginaient, mais des cimes qui pointaient vers le ciel, des rochers grisâtres auxquels s’accrochaient, en dessous, de simples pâturages pentus et verdoyants.

Entre-temps, les chercheurs avaient mis au point une nouvelle puce Pacifia, dotée également d’un composé chimique, qui améliorait physiquement la condition humaine. Elle se présentait sous la forme très simple d’un patch, supprimant ainsi l’implantation sous-cutanée. Ce patch révolutionnaire avait la parti­cularité d’immuniser les humains contre les maladies les plus courantes et de sup­primer partiellement la douleur. De plus, il était distribué gratuitement dans les grandes surfaces, ce qui expli­quait le succès grandissant de l’opération.

Certains greffés, qui trouvaient leur nouvelle existence morne et regrettaient leur ancienne vie de combats, de violence et de crimes accusaient Pacifia de porter atteinte à la liberté. Mais le code de déontologie de la puce était respectueux de la démocratie : il prévoyait de déconnecter immédiatement et anonymement ceux qui le désiraient. Les « allers et retours » furent nombreux. Une sorte de « police » naturelle s’était instaurée parmi la population. Quand un individu se montrait agressif, il se faisait illico rabrouer d’une boutade : « toi, t’as pas ta puce ! », ce qui la plupart du temps le ramenait à la raison.

Sans l’avouer officiellement, Dieu avait suivi les conseils de Dumont pour freiner la démographie galopante, ce qui avait permis, en une généra­tion, de ramener la population mondiale à cinq milliards. Ce résultat n’était pas suffisant, mais l’économie occidentale n’aurait pas supporté une réduc­tion supérieure à 1% par an sur trente ans. On laisserait donc le processus suivre son cours durant deux décennies pour atteindre l’objectif établi.

Le contrecoup de cette révolution pacifique, téléguidée par le Paradis, c’est qu’elle n’avait pas fait que des heureux. Des pans entiers de l’économie s’étaient effon­drés, tels que l’armement, la sécurité, la chimie, la médecine. Des mil­lions de salariés avaient dû se recycler dans des secteurs d’activité so­ciale et environnemen­tale. En revanche, le déséquilibre Nord-Sud était en voie de disparition.

Le monde avait enfin trouvé une vitesse de croisière plus humaine et Jean Yanne chantait à tue-tête dans les couloirs du Paradis : « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ! »

En conclusion, le rapporteur demanda à l’assemblée de faire connaître son opinion sur ce bilan. Un hourra énorme retentit dans le ciel, retransmis sur Internet. Le Général de Gaulle s’avança alors : Dieu l’avait chargé de remettre aux deux protagonistes de cette révolution la Légion d’Honneur Céleste. Malgré leur modestie bien connue, ils ne déclinèrent pas cet honneur et s’approchèrent du Général sous les vivats de milliards d’âmes. Le seul regret des deux compagnons, c’était de ne pas voir Dieu lui-même épingler le ruban à leur boutonnière virtuelle !

L’Enfer et le Purgatoire ne faisant plus recette, sauf à de rares ex­cep­tions, Jésus proposa au Triumvirat céleste qu’il décrète une amnistie générale pour tous ceux qui y séjournaient encore. Ce qui fut accordé, non sans quel­ques hésitations !

Maintenant Steve filait un nouvel amour platonique avec Margaret, qu’un élan de passion avait transportée auprès de son mari, tandis que Victor attendait patiemment que Clotilde le rejoigne. Cependant, il y avait un hic à ces re­trouvailles tant espérées. Ayant vieilli sans lui, sa bien-aimée se présenterait tôt ou tard au Paradis sous les traits d’une septuagénaire ou d’une octogé­naire… alors qu’il arborerait tou­jours son physique de quinquagé­naire !

Victor se remémorait un reportage qu’il avait effectué au Tibet après que la Chine eut instauré la loi martiale en 1989, mettant un terme au processus de libéralisation religieuse. A cette occasion, il s’était initié au bouddhisme, afin de rencontrer des moines dans leurs monastères perchés sur le « toit du monde ».

Cette philosophie l’intéressait parce que ce n’était pas une religion mais une recherche intérieure pour se délivrer de la souffrance causée par trois maux : le désir, la haine et l’erreur, donnant naissance aux vices et aux passions. Victor pensa que son idée de créer Pacifia avait peut-être été une résurgence de ses conversations avec les moines de Lhassa.

Il se rappela par ailleurs une rencontre qui l’avait fortement intrigué, celle de Toutankhamon ! Par quel tour de passe-passe, un pharaon pouvait-il avoir droit de cité au Paradis ? Une erreur de dispatching pour le moins curieuse ! Et dans des circonstances qui lui paraissaient plus invraisemblables encore. Celui-ci lui raconta qu’il avait séjourné plus de trois mille ans dans son tombeau enfoui dans la vallée des Rois, avec tout le confort auquel pouvait prétendre un dignitaire égyptien. Jusqu’au jour où des bruits d’outils vinrent lui fracasser les oreilles, accompagnés de voix parlant un idiome inconnu ; puis surgit un homme, nommé Carter, qui profana sa sépulture et emporta son corps, son bien le plus précieux. Depuis ce jour funeste de 1922, Toutankhamon se morfondait au Paradis, bien loin de cette vallée du Nil qu’il chérissait par-dessus tout, et de sa chambre mortuaire pleine de meubles et d’objets constituant un vrai trésor.

Victor n’avait osé lui demander comment, à l’état de momie emprisonnée dans ses bandelettes et enfermée dans son sarcophage, il avait pu utiliser tout ce matériel !

Il regrettait de n’avoir pas rencontré Dieu, l’Invisible, de n’avoir pu le questionner sur un sujet qui le tracassait depuis toujours. Etant le Créateur de l’Univers, Il aurait pu lui confirmer l’existence ou non d’autres mondes habités par l’homme. Et peut-être d’autres Paradis ! Dans l’affirmative, il n’y avait pas de raison que Dieu ait jeté son dévolu uniquement sur la planète Terre.

Retrouver son père Henri, fraî­chement libéré des geôles du Purgatoire fut pour lui une renaissance. Tous deux reprirent pas­sionnément leur discussion. L’opinion de son père sur l’inexistence de Dieu et du Paradis n’avait pas changé d’un iota. Il soutenait mordicus la thèse du rêve infini sans pouvoir l’expliquer de manière rationnelle. Sa conviction profonde finit par ébranler celle de Victor. Tout lui sembla désormais factice et illusoire.

Ces souvenirs et ses discussions avec son père le plongèrent dans une méditation métaphysique. Les hommes, pour triompher de leurs peurs, avaient besoin, de tout temps d’une croyance, même la plus folle, d’une religion quelle qu’elle soit. Ne pouvant concevoir le néant, ils s’inventaient une après-vie avec des scénarios, des théories, des philosophies plus ou moins incohérentes.

Cette réflexion lui fit soudain paraître invraisemblables les événements qu’il venait de vivre. Sa rencontre avec Eva, la décou­verte du Paradis, le tête-à-tête avec Jésus, la création de la Com­mission du Futur, ses al­lées et venues sur la Terre, ses entrevues avec Darwin, la réalisation du site Internet et de l’opération Pacifia, était-ce du domaine du possible ?

Cette interrogation lui rappelait la dernière œuvre de Gauguin peinte à Tahiti : « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ?  Où allons-nous ? »

Victor se mit à douter et à s’interroger :

« Père a-t-il donc raison de penser qu’au moment de la mort, la vie fait place à un rêve sans cesse renouvelé ? C’est d’ailleurs l’impression que j’ai ressentie à mon arrivée ici. Peut-être ai-je aussi rêvé que je séjournais au Paradis, que je ten­tais de changer le monde avec mes collègues ? En réalité, le Royaume céleste n’existe sans doute pas, il n’est qu’hallucination, comme ce Dieu invisible, fruit de l’imagination de l’homme et des théories monothéistes. Cette interrogation fondamentale me tourmente à tel point que je ne peux tenter de trouver une réponse que par d’autres questions.

En partant du principe que l’âme existe, par quelle alchimie une âme peut-elle rêver après s’être détachée du corps au moment de la mort de tout l’être ? Ayant cohabité avec le cerveau de l’homme durant son existence, emporterait-elle dans l’Univers cos­mique quelques traces infinitésimales de ces particules de matière invi­si­ble que Steve décelait parfois sur ses écrans d’ordinateurs surpuissants ? Imprégnée de ces poussières d’étoiles, elles-mêmes à l’origine vraisemblable de l’existence… l’âme mé­moriserait-elle le vécu de l’homme et conserverait-elle la faculté de penser et de rêver ? »

 

F I N

Reconnaissance à

Louise et Raymond Mallerin

pour leur précieuse collaboration

 

Nous voici arrivés à la fin du bouquin...

Vous êtes des milliers de visiteurs a avoir parcouru ces pages et je vous remercie chaleureusement.

Je souhaiterais bien recevoir vos commentaires et critiques...

Si vous désirez-vous recevoir le livre dans l'ordre de la première à la dernière page, faites-moi signe à

fredoberson@bluewin.ch

 

Rendez-vous la semaine prochaine sur de nouvelles aventures un peu plus terre à terre puisqu'elles concernent LA CRISE !

Bien à vous,

Fred oberson

 

 

 

 

 

Ren

 

 

 

 

 

 

 

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