alpilles13 ALPILLES13

18/08/2009

Fichu réveil, ton rêve fout le camp...

 

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Bronze de Marcel Bouraine, 1920

 

 

Je me suis entrainé à prolonger les rêves… car c’est toujours au moment où il va se passer quelque chose de crucial que le réveil y met fin. Ce sont de petites histoires sans suite ! On reste sur sa faim. Il y a réveil et réveil, celui qui vous permet de sortir en douceur du sommeil et des rêves les plus fous et celui qui vous siffle dans les oreilles, risquant de tout gâcher. Dans les deux cas, surtout ne pas ouvrir les yeux illico mais les maintenir fermés, quitte à froncer les sourcils pour ne percevoir aucune lueur et se souvenir du rêve. C’est plus facile en hiver… Dans ce cas-là, il arrive même parfois que l’on s’endort à nouveau et que l’on retourne dans le rêve. Rare mais sublime !

 

 

Ne comptez pas sur moi pour vous donner une explication onirique du rêve. De savants chercheurs s’y sont attelés sans réussir vraiment à percer le mystère de cette activité cérébrale inconsciente. Tout juste, ont-ils pu établir que le rêve avait lieu dans une phase de sommeil léger par rapport au sommeil profond. Que sa durée est de l’ordre de 15 à 20 minutes… alors qu’en général on en retient que quelques bribes fugaces.

 

 

Les rêves sont parfois répétitifs. Il fut un temps où régulièrement je lévitais, je planais, je volais juste au dessus du sol. Ce fut à ce point intensif qu’en me levant, j’avais le réflexe d’écarter les bras pour continuer à léviter, au risque de m’écraser le nez sur la carpette !

 

 

Mes rêves préférés sont d’ordre sentimental, platonique, érotique aussi. Il me semble que plus je vieillis, plus ils sont au rendez-vous de mes nuits. Inversement proportionnel à une libido qui prend de l’âge !

 

 

Le dernier en date fut particulièrement éprouvant et je vous le rapporte en quelques mots. Cela pouvait être au Liban, peut-être en Iran, en tous les cas dans un pays oriental. J’étais accueilli dans une immense bâtisse qui pouvait être un palais, peut-être des mille et une nuits, que sais-je ? Une cour d’hommes et de femmes entourait le maître de céans qui m’avait convoqué pour me demander conseil sur des questions qui concernaient peut-être la politique ou l’économie… je ne m’en souviens plus. Au moment où j’allais prendre congé, il me retint de manière autoritaire en m’intimant l’ordre de bien vouloir honorer sa fille cadette avant qu’elle prenne époux. Je ne comprenais pas, je tentais de protester, de dire que je ne pouvais aimer sur commande. « Il n’est pas question d’aimer » me dit-il, « tu dois la prendre, c’est dans l’ordre des choses et tu a été choisi pour cela ! » Le regard de l’homme était sans appel. J’étais pris dans un piège. Embarqué dans le complexe d'Oedipe contre ma volonté. Je me sentais vieux face à tant de jeunesse, de grâce et de beauté. J’étais oppressé, mon cœur battait la chamade lorsque, devant l’assistance, elle me prit par la main sans mot dire, sans un sourire, stoïque, déterminée. Elle m’emmena comme un pantin à travers un jardin, gravit un escalier sans fin… C’est à ce moment-là que le téléphone sonna, me délivrant de ce rêve doux et amer, à la limite du cauchemar !

 

(Il y a toujours du nouveau sur le site : Dis, Papy, c'est quoi la crise ?)

http://dispapy.leforum.eu/portal.php

 

 

Commentaires

Il y a des escaliers que l'on monterait comme on descendrait en enfer...

Écrit par : hommelibre | 19/08/2009

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