alpilles13 ALPILLES13

15/11/2009

Un milliard de personnes crèvent la faim

 

A la veille du sommet sur l’alimentation dans le monde qui s’ouvre lundi à Rome, le PAM, Programme alimentaire mondial, manque de fonds en raison de la crise financière mondiale. Il prévoit d’assister plus d’un milliard de personnes souffrant de la faim et lance un appel à contribution auprès du public afin de suppléer aux carences des Etats...

 

Voici la conclusion prémonitoire du livre : Dis. Papy, c’est quoi la crise , paru au printemps 2009 :

 

C’est quoi, la crise ? Les enfants m’ont posé cette question à propos de la crise financière que nous subissons actuellement et qui débouche sur une crise économique, sociale et existentielle. Nous allons en ressentir progressivement les effets au cours de ces prochains mois. Certains irresponsables, ou des optimistes forcenés ne la prennent pas au sérieux. « Ça va repartir » disent-ils. Elle va pourtant s’introduire insidieusement dans tous les rouages de la société et il est difficile de prédire le temps qu’il faudra pour en effacer les séquelles. Mes réponses à leurs interrogations montrent que les crises sont multiples. Le monde est en crise permanente avec plus ou moins d’intensité d’un endroit à l’autre. Nous sommes tous concernés, si ce n’est pas physiquement, nous le sommes moralement à chaque crise. Je les compare parfois aux phénomènes météorologiques, au temps qu’il fait, à la nuit, au ciel couvert, à la pluie, à la tempête avec quelques éclaircies et finalement bien peu de soleil sur l’ensemble. Et, paradoxalement, le soleil n’est pas toujours synonyme de bien vivre. Il n’y a qu’à penser au Sud !

Nous allons au-devant de crises aussi graves, si ce n’est plus, que celles que j’ai citées. La principale est le devenir de l’humanité. Allons-nous survivre au réchauffement de la planète, à la pollution, aux épidémies, à la famine, au terrorisme, à l’épuisement des ressources naturelles, aux catastrophes nucléaires, à la stérilité ? Allons-nous disparaître de la surface de la terre, comme les dinosaures ?

 

Des informations sur ce bouquin sont disponibles sur le site :

http://dispapy.leforum.eu/portal.php?pid=7

 

Commentaires

"Nous allons au-devant de crises aussi graves, si ce n’est plus, que celles que j’ai citées. La principale est le devenir de l’humanité. Allons-nous survivre au réchauffement de la planète, à la pollution, aux épidémies, à la famine, au terrorisme, à l’épuisement des ressources naturelles, aux catastrophes nucléaires, à la stérilité ?"

Nous, nous devrions y arriver. Nous sommes ingénieux, entreprenants, inventifs... C'est pour d'autres que ça craint. Ceux qui vivent à proximité de dizaines de millions d'hectares de terres cultivables, qu'ils vendent ou louent aux émirs du pétrole, aux Coréens, aux Japonais et aux Chinois, parce que, bien que souffrant de la faim, ils ne savent pas qu'en faire.

Écrit par : Scipion | 16/11/2009

Nous vivons une drôle d'époque...
A force de vouloir bien faire, on a tendance à tout mélanger!
La crise est une chose, le réchauffement une deuxième, la faim dans le monde une troisième...

Le réchauffement, bien sûr que nous allons y survivre, sinon personne n'aurait jamais survécu sous les tropiques ou en Afrique...
Il faudra s'adapter, mais pour cela, l'humain s'y connaît, entre glaciations et réchauffements, il ne fait que cela depuis qu'il est sur Terre...

La faim dans le monde, sans doute faut-il éviter de mettre au monde les millions d'enfants qui devraient être affamés d'ici 25 ans (selon les prévisions) et s'occuper de nourrir ceux qui sont déjà nés.

La crise, ma foi, je crois que tôt ou tard il faudra revoir notre notion de capitalisme, mais nous vivons mieux aujourd'hui avec la crise que jadis sans. On est simplement tellement habitués à notre confort, nos vacances, etc, que l'on oublie qu'il n'y a pas si longtemps, il n'y avait pas de congés payés, la semaine de 40 heures était une lutte à venir, et j'en passe.

Relativisons! Et cessons de faire peur à nos enfants! Il n'y a pas si longtemps, ces derniers travaillaient dans des mines ou dans les champs, comme c'est encore le cas dans de nombreux pays.

Occupons nous des problèmes réels, des déchets atomiques, de la pollution des sols et de l'air, certes, mais cessons ce catastrophisme démesuré!

Pour être heureux, un humain a besoin de "boire et de manger", d'un "nid" qui le protège et d'autres humains qui l'aiment et qu'il peut aimer.

C'était la minute de prêche :=))

Bonne soirée!

Écrit par : purée | 16/11/2009

C'est bien d'être optimiste, mais je préfère être réaliste et tirer la sonnette d'alarme avant d'être dans la "purée" !

Écrit par : Fred Oberson | 16/11/2009

Oups...
C'est pas bien d'être pessimiste et je préfère justement être réaliste, même si le catastrophisme devient la pensée unique. (genre: les "bons" tirent la sonnette d'alarme, les "mauvais irresponsables" ne le font pas)

Il y a 40 ans déjà, quand je faisais mon CO, on prédisait la mort des océans pour les 20 ans qui venaient, la guerre atomique inévitable dans les 30 ans, etc. Moi, j'y ai cru, à tout ça, et j'ai eu une jeunesse bien angoissée...
On est nourri de catastrophisme depuis des dizaines d'années, la dernière en date étant le fameux réchauffement (0,6 degré en 100 ans, la catastrooooophe)

Entre temps, l'humanité a doublé. Malgré tout ce que l'on nous prédisait, elle a logiquement eu assez à boire et à manger pour prospérer ainsi. Ce n'est pas de l'idéologie mais une constatation.

Aujourd'hui, on nous prédit que d'ici 2050 ou quelque chose du genre, il y aura tant d'enfants qui mourront de faim. Là non plus, pas d'idéologie mais une constatation. Si l'on sait que cela risque d'arriver, il est urgent d'instruire les futurs parents sur le contrôle des naissances; ça c'est une action concrète.

De crier à la catastrophe à la limite empêche parfois des actions concrètes sur des problèmes réels...

Bonne soirée

Écrit par : purée | 16/11/2009

"Entre temps, l'humanité a doublé. Malgré tout ce que l'on nous prédisait, elle a logiquement eu assez à boire et à manger pour prospérer ainsi. Ce n'est pas de l'idéologie mais une constatation."

Vous avez raison... tout le monde a assez à boire et à manger !

Écrit par : Fred Oberson | 16/11/2009

Non, Fred, je n'ai pas dit ça. J'ai dit que pour doubler la population humaine en trente ans, cela implique qu'il y a eu assez à boire et à manger pour arriver à ce résultat. Sinon la population aurait décru. Mais ce n'est pas une philosophie, mais une constatation purement physique.

Ceci n'exclut pas que malgré cela, beaucoup ont eu et auront encore faim, etc. Donc pour résoudre ce problème, le plus sage me semble d'avoir une politique mondiale de gestion des naissances, ceci pour éviter la souffrance de millions d'enfants à venir.

Néanmoins, si on prévoit 9 milliard d'ici 2050, cela montre une fois de plus paradoxalement qu'on peut nourrir la population actuelle, et 2 milliard de plus, même en comptant ceux qui vont mourir de malnutrition.

Le jour où il n'y aura vraiment pas assez à manger pour tous, la population va décroître ou se stabiliser, c'est la logique même.

Cela peut se faire avec beaucoup de souffrance (régulation parceque trop de monde meurt de faim) où avec de la sagesse anticipative (régulation des naissances)

Enfin, c'est mon idée, hein...

BS!

Écrit par : purée | 16/11/2009

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