alpilles13 ALPILLES13

21/11/2009

Le cadavre de la gauche renaît de ses cendres !

Ça bouge aussi en Helvétie, le pays du consensus et du compromis où le parti socialiste siège au gouvernement depuis 1955. On appelle ça la « formule magique » puisque deux ministres de gauche sur sept en font partie.

Ils sont tellement imbriqués dans le système que l’on ne sait plus l’influence - si influence, il y a - qu’ils ont sur la politique du pays des banquiers.

Pas étonnant que Josef Zisyadis, un vieux gauchiste sur le retour, un communiste, conseiller national du Parti du travail - l’équivalent de député en France – cherche à redorer son blason et son égo en créant un nouveau parti à gauche de la gauche qui s’adresse aux jeunes !

 

Admettons que c’est un pur… parmi les impurs et je vous conseille de découvrir son blog :

http://zisyadis.ch/

Voici le communiqué de l’ATS paru ce jour :

Un nouveau parti national à gauche de la gauche créé à Schaffhouse

La gauche de la gauche helvétique tente à Schaffhouse de trouver un nouvel élan. Quelque 160 personnes de toute la Suisse s'y sont donné rendez-vous pour préparer la création d'un parti national. "La Gauche" s'adresse aux jeunes ainsi qu'aux déçus du PS et des Verts.

Les initiateurs du parti se disent anticapitalistes et écosocialistes, mais pas communistes. Ils ne sont pas tendres avec la gauche traditionnelle. Selon eux, elle est "dans l'impasse".

"On ne sait plus pour qui le PS et les Verts se battent", a déclaré Frédéric Charpié, l'ancien président du PS du Jura bernois, qui a quitté le parti à cause notamment du papier sur la sécurité du PS et du soutien que celui-ci a apporté au secret bancaire.

Pour le conseiller national Josef Zisyadis, le temps est venu de créer une vraie alternative de gauche en Suisse, car la situation sociale et écologique est grave. En outre, les divisions entre les partis de la gauche alternative les affaiblissent lors des élections, a analysé le popiste vaudois.

La gauche de la gauche n'a quasi plus rien à dire sous la Coupole fédérale, a relevé Frédéric Charpié. "Il nous faut un nouveau porte-voix au niveau national". "La Gauche" veut s'inspirer du succès de "Die Linke" en Allemagne.

L'assemblée votera un programme et élira un collectif national. Ses membres seront chargés de créer des collectifs cantonaux là où il n'existe pas encore de parti d'extrême gauche. Dans les régions où des formations occupent déjà ce terrain, les membres du collectif national chercheront la discussion avec les formations existantes, dans le but de collaborer.

 

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