alpilles13 ALPILLES13

16/05/2010

Demain, la France ?

 

 

De la menue monnaie !
De la menue monnaie !

La Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Islande sont au bord de la faillite et prennent des mesures drastiques pour enrayer l’hémorragie de leurs déficits phénoménaux. L’euro est embarqué sur un toboggan !

La France à son tour n’échappe pas au raz de marée et le gouvernement instaure la rigueur tous azimuts ! Laissons parler les chiffres :

 

Dette publique de la France à ce jour :

1564 milliards d’euros

Dette publique par habitant à ce jour :

24.139 euros

Evolution de la dette depuis le 1er janvier 2005 :

Dette française à fin 2004 : 1 076,9 milliards d'euros, soit 64,9 % du PIB

Dette française à fin 2005 : 1 145,4 milliards d'euros, soit 66,4 % du PIB
Dette française à fin 2006 : 1 149,9 milliards d'euros, soit 63,6 % du PIB
Dette française à fin 2007 : 1 209,5 milliards d'euros, soit 63,9 % du PIB
Dette française à fin 2008 : 1 327,1 milliards d'euros, soit 68 % du PIB

Dette française à fin 2009 : 1 500,8 milliards d'euros, soit 77,9 % du PIB
Déficit public français 2010 : 173,7 milliards d'euros (soit 5508 euros par seconde)
Population fin 2009 : 64 667 000

Population fin 2010 : 65 013 000

Voir le site (INSEE)

Rappel des faits publiés dans mon livre : Dis, Papy, c’est quoi la crise ? publié il y a un an, en mai 2009 :

 

En résumé, tout a commencé par la crise des subprimes aux Etats-Unis qui germait depuis quelque cinq ans pour éclore en 2006 et 2007. Sans mot dire, les instituts financiers américains accusaient des pertes phénoménales. Au bord de la cessation de paiement, il a bien fallu qu'elles avouent leur situation en appelant au secours la Fed. Cet aveu engendra une chute de la bourse et des produits dérivés et provoqua une crise financière mondiale, un effondrement du système bancaire international, où plus personne ne savait à quel banquier se fier. Des enseignes prestigieuses, accrochées aux fiers buildings de Manhattan, s'éteignaient l'une après l'autre en un gigantesque court-circuit.

L'arc électrique franchissait l'atlantique pour bouter l'incendie aux quatre coins de la vieille Europe jusqu'au cœur de la City, de Paris, de Francfort, brûlant au passage les gnomes de Zurich et de Genève. Les pseudo-économistes, enfin réveillés par le tocsin, annonçaient, dans un désordre indescriptible, l'arrivée imminente de la crise économique. Et chacun de dire ce qu'on aurait dû faire au lieu de n'avoir rien fait ! Pardi, une bonne crise, ça ne fait pas de mal, ça secoue le cocotier, ça se soigne et ça repartira comme avant. Il suffit que les Banques centrales, les Etats fassent marcher la planche à billets pour venir en aide à ces pauvres capitalistes démunis lorsque l'hiver fut venu. C'était sans compter avec la crise de la consommation !

 

Parbleu, on l'avait oublié celle-là. Et que je te fabrique des millions de bagnoles, que je te délocalise à tout va, que je t'importe des containers par milliers de Chine et des pays émergents. Toute cette masse de consommateurs, on en fera notre affaire. Elle travaille plus, elle gagne plus, donc elle dépense plus, CQFD !

 

Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance ! Celle-ci est bien plus pernicieuse car les citoyens se rendent compte que leurs dirigeants sont dépassés par ce qui arrive, qu'ils interviennent au coup par coup, souvent sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels leur dansent sur le ventre, tendant leurs sébiles comme des mendiants, fermant les usines touchées par la chute des ventes et de la production. La réunion des chefs d'Etats, lors du G 20 du 2 avril 2009 à Londres, n'a pas dissipé le malaise.

C'est une sorte d'inventaire à la Prévert, une litanie de bonnes résolutions pour tenter de changer le fonctionnement de la finance mondiale. Ils ont enfin pris conscience de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la planète au plan économique et social. Ils ont sans doute compris qu'ils doivent unir leurs efforts, de part et d'autre de l'Atlantique et jusqu'aux confins du Pacifique pour enrayer la descente aux enfers. L'homme de la rue devra patienter de longs mois avant de déceler des signes de retour à une certaine « normalisation » ! Avec des séquelles imprévisibles. Dans l'immédiat, c'est la valse des milliards empruntés tous azimuts pour doter le FMI de moyens considérables destinés à sauver certains pays de la faillite. Des milliards que les générations futures devront rembourser !

 

 

Commentaires

..., et nous on dépense des millions pour entretenir des parasites. La prochaine grose crise financière sera pour la Suisse, du moins ce qu'il en reste !!!

Écrit par : gedeon | 16/05/2010

Pas de souci, la France ne risque rien, c'est comme avec le nuage de Tchernobil, les irradiés des pets atomiques qui meurent toujours: RAS, 5/5 pas de problème, tout est sous control...
Le ministre Kouchner est de plus en plus inbuvable, il prend vraiement les gens pour des protozoaires

Écrit par : ouin ouin | 19/05/2010

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