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27/05/2010

Pour les 150 jours de captivité d’Hervé et Stéphane,

Affiche Rsf

Affiche Rsf

Pour les 150 jours de captivité d’Hervé et Stéphane, le Club de la Presse Marseille Provence Alpes-du-Sud, en collaboration avec Reporters sans frontières, l’Union des clubs de la presse de France et francophones (UCP2F), et le comité de soutien aux otages organisent un rassemblement

Samedi 29 mai à 10 heures

Quai de la Fraternité (Vieux-Port) à Marseille.

En effet, nos confrères de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs Mohamed Reza, Ghulam et Satar auront franchi, le 28 mai, leurs 150 jours de détention en Afghanistan.

Tout deux ont des attaches fortes avec notre région, Hervé a été élève à l’Ecole de Journalisme de Marseille et la famille de Stéphane vit à Reillanne dans les Alpes de Haute Provence…

Il est important de leur renouveler ainsi qu’à leurs familles et leurs amis notre solidarité et notre soutien.

Ce rassemblement  se fera en présence de Gérard Taponier, père de Stéphane, d’Isabelle Staes, Présidente du Club de la presse Marseille Provence Alpes-du-Sud ; Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières ; Jacqueline de Grandmaison, vice-présidente de l’UCP2F (représentant le président Karl Sivatte) ; Michel Anglade et Denis Saverot du Comité de soutien à Hervé et Stéphane. Jean-Jacques Le Garrec, qui fut otage à Jolo aux Philippines, grand reporter à France 2 et membre de l’association « Otages du monde », sera également à Marseille pour soutenir nos confrères. Des messages d’autres anciens otages seront lus ce jour-là.

Des délégations de clubs de la presse de départements voisins se joindront à nous (Var, Gard, Drôme Ardèche,…), ainsi que des personnalités telles que Richard Martin, Directeur du Théâtre Toursky à Marseille, accompagné d’artistes et responsables culturels d’une vingtaine de pays réunis à Marseille pour les Rencontres internationales du théâtre méditerranéen.

Le même jour, la commune de Reillanne (04) organisera aussi un rassemblement avec les amis, les familles à 11 H.

Pour cette mobilisation, les organisateurs ont reçu le soutien du Conseil régional Paca, du Conseil général des Bouches-du-Rhône et de la Mairie de Marseille qui déploieront des banderoles sur leurs façades. Au côté de Reillanne, des mairies des Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que l’antenne du Conseil régional à Digne-les-Bains accrocheront également une banderole sur leurs façades.

Le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence s’est mobilisé  par le biais d’une pétition

Tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus pour nous rejoindre afin d’être le plus nombreux possible à Marseille, à Reillanne, pour prouver que la liberté de la presse n’est pas un vain mot.

Ce sera aussi l’occasion d’envoyer à Stéphane et Hervé des messages de soutien afin qu’ils sachent « qu’on ne les oublie pas ».

26/05/2010

Gogol, Le Journal d'un fou

 

Statue de Nicolas Gogol à Moscou
Statue de Nicolas Gogol à Moscou

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511e88c60f476f2

 

Résumé :

Le journal d'un fou est une nouvelle écrite par l'auteur russe Nicolas Gogol. L'extrait qui nous est fourni est la traduction d'une œuvre en proses.
C'est un journal inventé par l'auteur, le journal d'un citoyen russe quelconque. Il relate comment ce personnage sombre peu à peu dans la folie afin d'éviter les souffrances que lui impose sa vie.
Cet homme de basse condition sociale, qui occupe un poste sans valeur dans un ministère, va tomber amoureux de la fille de son directeur. Or elle est inaccessible de part l'importance de sa noblesse ! Il va alors entretenir une relation avec la chienne de la jeune fille dont il est certain qu'elle lui parle et qu'elle lui écrit des lettres.
Et un beau jour, voyant un article dans la presse selon lequel le trône d'Espagne est vaquant, il est frappé par l'évidence : c'est lui le Roi d'Espagne !
Dans le passage que nous avons à expliquer, le héros vient de surpasser la hiérarchie russe en se rendant au ministère en tant que roi d'Espagne, puis a rendu une brève visite à la jeune fille dont il est amoureux.
Il va ensuite se promener, se fondant volontairement parmi la foule, préférant taire son identité qu'il juge encore trop prématurée à dévoiler !
Nous avons donc très clairement affaire à un fou, mais les rapports entre cette folie et la raison sont cependant ambigus puisqu'il semble être un excellent metteur en scène.
La question qu'on pourra alors se poser est la suivante : ce passage est-il un éloge de la folie ?
Nous verrons donc dans un premier temps de quelle manière s'organise la folie du personnage. Puis dans un second temps nous tenterons de voir en quoi cette folie est aussi inscrite dans une certaine forme de logique.

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24/05/2010

Club de la Presse et gastronomie

 

 

Jany Gleize et Isabelle Staes
Jany Gleize et Isabelle Staes. Photo Jean Esposito

 

Chaque premier jeudi du mois, le Club de la Presse de Marseille invite ses membres à un apéritif qui s’avère être dinatoire ! Trêve de commentaires, jugez plutôt le menu du 6 mai :

 

Terrine d’agneau en gelée

Tartare de courgettes à la menthe

Taboulé printanier au vinaigre de framboise

Filet de poulet sauce à la lavande

Saumon fumé à la maison

Flan de persil

Tartelette au citron

Panacotta pistache et fruits rouges

 

L’artisan de ces rendez-vous gastronomiques, c’est Jany Gleize , patron de

La Bonne Etape à Château-Arnoux, un Relais et Châteaux étoilé au Guide Michelin.

 

 

Inutile de dire que ces rencontres mensuelles sont aussi l’occasion de connaître et de converser avec les journalistes, les reporters, les photographes et les représentants des médias de la région Paca sous la houlette de la présidente du Club,  Isabelle Staes de France 2.

 

A l’approche des vacances, faites une étape à Château-Arnoux, « le pays de la démesure » comme l’a dit Giono, pour déguster la Baudroie en bourride safranée, le Cochon de lait à la sauge et au genièvre ou le Carré d’agneau au jus de thym.

 

Jany vous fera découvrir son Jardin potager où il cultive à l’ancienne les fruits, les légumes et les plantes aromatiques du pays : le thym, la sarriette, la sauge, l’origan, le laurier et bien d’autres surprises dans ce jardin extraordinaire !

 

Pour découvrir La Bonne Etape, voici le site :

www.bonneetape.com

22/05/2010

Chateaubriand, Atala

Voici le livre:

http://fr.calameo.com/read/0001205119e30c62f2874

 

François René de Chateaubriand

 

François René de Chateaubriand est né à Saint-Malo en 1768.

René de Chateaubriand

Issu d'une famille aristocratique comptant dix enfants, il passa son adolescence au château de Combourg, propriété d'un père qui fit fortune dans le commerce maritime.

 

Entamant une carrière militaire vite interrompue par la Révolution, il émigra en Amérique pour revenir au service de la monarchie puis s'installa en Angleterre en 1793.
Après des années difficiles et l'écriture de centaines de pages qui donneront plus tard naissance à plusieurs ouvrages (Essai sur les révolutions, ensuite Atala, puis René, épisodes d'un roman intitulé "Les Natchez" qu'il avait entrepris lors de son premier exil) il revient en France en 1800.

 

Romantique, empreint d'une profonde sensiblerie, perturbé par la mort de sa mère mais aussi par certaines aventures amoureuses, il entreprend une "conversion". Il commence alors l'écriture d'une apologie de la religion chrétienne et fait éditer le Génie du christianisme en 1802, suivant en cela les desseins de Bonaparte.

 

La gloire et le succès le mettent au service de la Révolution qu'il sert un moment comme ministre du Valais, mais il démissionnera en 1804 après l'exécution du Duc d'Enghien.
Cette rupture l'amène à se tourner plus encore vers la littérature et l'opposition au régime en place.Il repart alors en voyage, en quête "d'images" afin de pousuivre son oeuvre. La Grèce puis la Turquie, la "Terre Sainte" et enfin l'Espagne l'amèneront à publier Les Martyrs en 1809 et Itinéraire de Paris à Jérusalem en 1811.

 

La Restauration le ramène aux Affaires en 1814 et il écrit "De Buonaparte et des Bourbons", devenant ministre sous Louis XVIII. Il s'oppose toutefois au Pouvoir de la deuxième Restauration, auquel il ne voudra pas participer.
A nouveau ministre, en 1822, sous Villéle, il tente d'imposer une certaine fraîcheur aux choses publiques, rejetant l'affairisme et ce qu'il appelait "la morale des intérêts".

 

Une nouvelle fois en désaccord avec ce pouvoir qu'il tentait de servir, il est chassé du gouvernement en 1824 par celui qui l'avait appelé et devient dès lors une figure de proue de l'opposition.

 

Ambassadeur de Rome sous Charles X en 1828, il démissionne lors de la formation du gouvernement Polignac.
Entretemps, il aura écrit Les Aventures du dernier Abencérage, terminé les deux épisodes des Natchez et composé Le Voyage en Amérique. Ses Oeuvres Complètes publiées par Ladvocat en 1826 le consacreront comme le grand maître de la littérature moderne.

 

Après un discours mémorable à la Chambre des Pairs en 1830, refusant de participer au pouvoir, il poursuit alors une vie faite de voyages et d'aventures, et est notamment arrêté en 1832 lors de "l'affaire de la Duchesse de Berry".

 

Il accumulera ainsi souvenirs, sujets et une inspiration qui l'amèneront à écrire certaines des plus belles pages des Etudes Historiques (1831), de La Vie de Rancé (1844) mais surtout de son "oeuvre" ultime, commencée déjà en 1809 : les Mémoires d'Outre-Tombe. Ce qu'il voulut être "l'épopée de son temps", condensé d'imaginaire, de sensibilité, de poésie et de mélancolie mais aussi d'espoir sera achevé en 1841. Pressé par les besoins financiers, l'écrivain dût se résoudre à le vendre, mal sans doute, à une société qui le cèdera ensuite à un journal.

 

Homme d'honneur, assez soucieux de gloire personnelle, François René de Chateaubriand aura rempli une vie où voyages et quête de connaissances, gloire et popularité, aventures et déceptions, se mêleront intimement pour aboutir à un chef-d'oeuvre littéraire où poésie et prose ne feront plus qu'un.
L'histoire retiendra aussi de lui que sans une certaine vanité, un orgueil parfois démesuré et une fuite devant les responsabilités, il aurait sans doute pu laisser derrière lui le souvenir d'un brillant homme d'Etat ... Le destin n'en a pas voulu ainsi et il demeure dans le coeur des malouins, mais aussi de tous les Bretons, l'image d'un homme proche de ses contemporains, contestataire du pouvoir de l'argent et de la bourgeoisie. Ces qualités d'humanisme le rapprochaient du petit peuple qu'il a souvent tenté de défendre au cours de sa courte carrière politique ...

 

François René de Chateaubriand mourut en 1848. Le peuple et l'Etat français lui firent des funérailles nationales et il repose désormais, face à la mer sur l'île du Grand Bé, devant les remparts de Saint-Malo.

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19/05/2010

Flaubert, L'éducation sentimentale

Résumé du roman

1840. Fréderic Moreau, un bachelier de 18 ans, aperçoit sur le bateau aperçoit sur le bateau qui le mène à sa ville natale de Nogent sur Marne, Mme Arnoux. Elle est la femme de Jacques Arnoux, un spéculateur débonnaire. Il échange avec elle quelques mots et un regard : c'est le coup de foudre. Cet instant le marquera à jamais.

Elle lui avouera, très tard, qu'elle a partagé son amour, mais jamais ne lui cédera. Peut-être lors de leur ultime entrevue, 27 ans plus tard, a-t-elle un regret ?

Entre temps Frédéric Moreau, devra d'abord se résigner à retourner vivre en province, en raison de la précarité de sa situation, avant qu'un héritage inespéré ne lui permette de vivre à nouveau à Paris.

Il fréquentera ensuite Rosanette, une femme légère rencontrée lors d'un bal masqué . Ils auront un enfant qui mourra. Frédéric aura également une liaison avec Madame Dambreuse, veuve d'un banquier opportuniste.

Deslauriers, son meilleur ami, épousera Louise Roque, qui aurait tant aimé épouser Fréderic.

C'est pourtant avec Deslauriers, lui aussi accablé de désillusions, que Fréderic  tirera "l'ultime leçon de leur éducation sentimentale : rien ne vaut les souvenirs et les illusions de l'adolescence".

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511e4ecb9129613

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16/05/2010

Demain, la France ?

 

 

De la menue monnaie !
De la menue monnaie !

La Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Islande sont au bord de la faillite et prennent des mesures drastiques pour enrayer l’hémorragie de leurs déficits phénoménaux. L’euro est embarqué sur un toboggan !

La France à son tour n’échappe pas au raz de marée et le gouvernement instaure la rigueur tous azimuts ! Laissons parler les chiffres :

 

Dette publique de la France à ce jour :

1564 milliards d’euros

Dette publique par habitant à ce jour :

24.139 euros

Evolution de la dette depuis le 1er janvier 2005 :

Dette française à fin 2004 : 1 076,9 milliards d'euros, soit 64,9 % du PIB

Dette française à fin 2005 : 1 145,4 milliards d'euros, soit 66,4 % du PIB
Dette française à fin 2006 : 1 149,9 milliards d'euros, soit 63,6 % du PIB
Dette française à fin 2007 : 1 209,5 milliards d'euros, soit 63,9 % du PIB
Dette française à fin 2008 : 1 327,1 milliards d'euros, soit 68 % du PIB

Dette française à fin 2009 : 1 500,8 milliards d'euros, soit 77,9 % du PIB
Déficit public français 2010 : 173,7 milliards d'euros (soit 5508 euros par seconde)
Population fin 2009 : 64 667 000

Population fin 2010 : 65 013 000

Voir le site (INSEE)

Rappel des faits publiés dans mon livre : Dis, Papy, c’est quoi la crise ? publié il y a un an, en mai 2009 :

 

En résumé, tout a commencé par la crise des subprimes aux Etats-Unis qui germait depuis quelque cinq ans pour éclore en 2006 et 2007. Sans mot dire, les instituts financiers américains accusaient des pertes phénoménales. Au bord de la cessation de paiement, il a bien fallu qu'elles avouent leur situation en appelant au secours la Fed. Cet aveu engendra une chute de la bourse et des produits dérivés et provoqua une crise financière mondiale, un effondrement du système bancaire international, où plus personne ne savait à quel banquier se fier. Des enseignes prestigieuses, accrochées aux fiers buildings de Manhattan, s'éteignaient l'une après l'autre en un gigantesque court-circuit.

L'arc électrique franchissait l'atlantique pour bouter l'incendie aux quatre coins de la vieille Europe jusqu'au cœur de la City, de Paris, de Francfort, brûlant au passage les gnomes de Zurich et de Genève. Les pseudo-économistes, enfin réveillés par le tocsin, annonçaient, dans un désordre indescriptible, l'arrivée imminente de la crise économique. Et chacun de dire ce qu'on aurait dû faire au lieu de n'avoir rien fait ! Pardi, une bonne crise, ça ne fait pas de mal, ça secoue le cocotier, ça se soigne et ça repartira comme avant. Il suffit que les Banques centrales, les Etats fassent marcher la planche à billets pour venir en aide à ces pauvres capitalistes démunis lorsque l'hiver fut venu. C'était sans compter avec la crise de la consommation !

 

Parbleu, on l'avait oublié celle-là. Et que je te fabrique des millions de bagnoles, que je te délocalise à tout va, que je t'importe des containers par milliers de Chine et des pays émergents. Toute cette masse de consommateurs, on en fera notre affaire. Elle travaille plus, elle gagne plus, donc elle dépense plus, CQFD !

 

Comble de malheur, en voilà encore une de crise qui pointe le bout de son nez avec insistance : la crise de confiance ! Celle-ci est bien plus pernicieuse car les citoyens se rendent compte que leurs dirigeants sont dépassés par ce qui arrive, qu'ils interviennent au coup par coup, souvent sans concertation. Parce que les banquiers et les industriels leur dansent sur le ventre, tendant leurs sébiles comme des mendiants, fermant les usines touchées par la chute des ventes et de la production. La réunion des chefs d'Etats, lors du G 20 du 2 avril 2009 à Londres, n'a pas dissipé le malaise.

C'est une sorte d'inventaire à la Prévert, une litanie de bonnes résolutions pour tenter de changer le fonctionnement de la finance mondiale. Ils ont enfin pris conscience de la situation catastrophique dans laquelle se trouve la planète au plan économique et social. Ils ont sans doute compris qu'ils doivent unir leurs efforts, de part et d'autre de l'Atlantique et jusqu'aux confins du Pacifique pour enrayer la descente aux enfers. L'homme de la rue devra patienter de longs mois avant de déceler des signes de retour à une certaine « normalisation » ! Avec des séquelles imprévisibles. Dans l'immédiat, c'est la valse des milliards empruntés tous azimuts pour doter le FMI de moyens considérables destinés à sauver certains pays de la faillite. Des milliards que les générations futures devront rembourser !

 

 

13/05/2010

Les Contes de Grimm

 

Les Contes Merveilleux sur le site :

http://feeclochette.chez.com/grimm.htm

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09/05/2010

Andréa de Nerciat, Le doctorat impromptu

 

Bacchanale, Lovis Corinth, 1896
Bacchanale, Lovis Corinth, 1896

A propos de Andréa de Nerciat

Bacchanales

Par Didier Sénécal (Lire), publié le 01/11/1997 dans l’Express

 

Une petite descente dans l'enfer des bibliothèques n'a jamais fait de mal à personne - à condition de se limiter aux démons qui conjuguent extrême lubricité et grand talent de plume. Andréa de Nerciat (1739-1800) est de ceux-là. Si l'on se fie à l'Histoire de la littérature érotique d'Alexandrian, ce chevalier dijonnais est «le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens». Programme alléchant, que chacun peut désormais s'offrir puisque deux de ses œuvres viennent d'être rééditées en poche.
Les fantasmes de Nerciat se situent aux antipodes de ceux du marquis de Sade. Pas de fouets, pas de viols, pas de sang. Non seulement les acteurs sont consentants, mais ils ne céderaient pas leur place pour un empire.

Soubrettes déchaînées
Dans Le diable au corps, une comtesse blonde et une marquise brune consomment à la pièce ou en vrac divers étalons, un prélat allemand fort imaginatif, des soubrettes déchaînées, ainsi que la Noire Zinga et le Noir Zamor. Avec Les Aphrodites, la bacchanale devient à la fois historique et algébrique. Tandis que la Révolution fait rage, les membres d'une société secrète se vouent entièrement aux joies de l' «accolade». Le morceau de bravoure est un concours à l'issue duquel la multiplication de sept «Vénus» par sept «Mars» donnera curieusement beaucoup plus de quarante-neuf combinaisons...

Tout en décrivant par le menu ces jeux Olympiques du déduit, Andréa de Nerciat manie le calembour, invente des mots, rit lui-même de ses folies. Et, entre deux «joutes», Célestine, Fringante et autres athlètes du boudoir badinent comme dans une pièce de Marivaux.

Voici le livre :

http://fr.calameo.com/read/000120511fcad478d034b

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06/05/2010

Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune

 


Son roman le Mystère de la chambre jaune, chef-d'œuvre d'ingéniosité qui inspirera les surréalistes, lui vaut le succès en 1908. Il continue à écrire des romans dans la même veine, Le Fantôme de l'Opéra en 1910, La Poupée sanglante en 1923 et la série des Chéri-Bibi à partir de 1913. Son dernier roman, Mister Flow, paraît en 1927.


Son personnage Joseph Rouletabille, jeune apprenti reporter à l'intelligence déductive hors du commun, qui apparaît pour la première fois dans le Mystère de la chambre jaune, devient le héros d'autres romans tels que Le Parfum de la dame en noir, Rouletabille chez le tsar et Le Crime de Rouletabille.


Les œuvres de Gaston Leroux ont fait l'objet de nombreuses adaptations au cinéma, à la radio et à la télévision.


Gaston Leroux a été par ailleurs un adversaire résolu de la peine de mort, contre laquelle il a milité notamment à travers sa pièce La Maison des juges.

 

Voici le livre :


 

http://fr.calameo.com/read/00012051106fa0fde5174


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03/05/2010

Charlie, t'as perdu la mise, rien ne va plus !

 

 

Il ne manque que Pagnol pour l’écrire et Raimu pour interpréter la saga d’un Corse qui commence en Provence à la fin des années trente pour se terminer à Paris devant les juges de la Cour de Justice de la République en 2010 !

Hélas, je n’ai pas le talent pour le faire car l’histoire de ce vieux bougre ne prête pas à rire ! J’essaie quand même… lors de cet extrait de parodie de justice :

 

- Prévenu Charlie, vous êtes bien né à Grasse d’un père policier ?

- Oui, votre honneur, et j’en suis fier, mais je vous prie de m’appeler Charles, Charles Pasqua, sénateur des Hauts-de-Seine.

- Ne chipotons pas, monsieur le sénateur, puisque tel est votre désir, mais n’oubliez pas que vous comparaissez en qualité de prévenu pour avoir indûment encaissé un certain nombre de pots-de-vin. D’ailleurs, à une époque vous étiez bien dans d’alcool ? Ca vous pose un homme de sévir dans la vinasse.

- Ne confondez pas le pot de vin, cette vulgaire bibine de comptoir, et le célèbre pastis de Marseille que j’ai vendu dans le monde entier, gravissant tous les échelons hiérarchiques de l’entreprise de mon ami Paul.

- Vous étiez le roi du petit-jaune et si je comprends bien, le pastis mène à tout, à condition d’en sortir.

- Pas exactement, votre honneur, j’ai d’abord été résistant, gaulliste, et à 16 ans, j’ai rejoint mon homonyme le Général à Londres.

- Dès lors, vous avez acquis vos lettres de noblesse dans la politique, en fondant, du côté d’Aubagne, une officine, le SAC que l’on disait lié au « milieu » marseillais. Il est de notoriété publique que vous étiez l’homme des coups de main.

- Des coups de main, votre honneur, j’en ai donné par dizaine pour servir la France et voilà qu’aujourd’hui on me traite comme le dernier des malfrats. Tous ceux à qui j’ai mis le pied à l’étrier m’ignorent, me laissent tomber, à commencer par le petit dernier, celui qui est devenu le plus grand présentement. Cela me fend le cœur !

- Allons, allons, pas de sensiblerie de votre part. Que je sache, vous n’avez pas toujours fait dans la dentelle lorsque vous étiez ministre de l’intérieur, en particulier lors de la mort de Malik Oussekine, du déplacement des Comoriens, d’une proposition de loi rétablissant la peine de mort…

- Un ministre de l’intérieur ça combat la chienlit, ça sévit ou, dans le contraire, ça ferme sa gueule et ça démissionne !

- Gardez votre calme, faites attention à votre tension Charlie, pardon, Charles. Il m’est difficile de m’adresser à vous autrement que par votre prénom puisque nous sommes confrères… député puis sénateur. Nous nous sommes toujours combattus à la loyale sur les travées de l’Assemblée.

- Je vous l’accorde, mais ici le combat est inégal. Vous m’accablez uniquement à charge de malversations que je n’ai pas commises.

- Certes, vous avez servi la République tout en tentant de vous servir vous-même. C’est la raison de votre présence ici. Tout en apparaissant au grand jour, vous avez agit par en-dessous dans une stratégie sournoise qui vous a perdu en misant sur Balladur et en reniant Chirac. Votre égo vous a poussé à être à votre tour au sommet de pouvoir. « Demain la France » c’était ni plus ni moins demain la France avec Pasqua. Et pour cela, il fallait des sous, beaucoup de sous que le « Rassemblement pour la France » n’a pas trouvé sous le sabot d’un canasson.

- Les fausses factures des socialos, ça ne vous rappelle pas un financement occulte que l’on a passé aux oubliettes de l’histoire ?

- Ne faites pas l’innocent, l’octroi d’une autorisation au casino d’Annemasse, à vos copains corses, à quelques lieues des banquiers genevois, contre l’avis de vos services, me paraît pour le moins susceptible d’un retour sur investissement…

- Que cela vous déplaise, nous, les Corses, on a le sens de la famille !

- Ah oui, en effet, vous ne pouvez pas nier que votre fils a été condamné à un an de prison ferme dans l’affaire Falcone !

- L’entourage de Chirac a voulu m’éliminer. Quand on s’attaque au patriarche, toute la famille est incriminée. Il a une dent contre moi à cause de mon refus d’accepter le traité de Maastricht, puis lors de ma candidature à l’Elysée.

- On me cherche… et on va me trouver. Je dirai tout lors du procès en appel si par suite d’une erreur judiciaire, je devrais être condamné. D’ailleurs, Jacques lui aussi a des embrouilles dont il devra s’expliquer. Comptez sur moi pour lui rafraîchir la mémoire !

- Des menaces, à un ami de trente ans, c’est pas très fairplay…

 

 

Dessin de Dominique Goubelle

 

Vendredi, la Cour rend son verdict :

Charles Pasqua est condamné à un an de prison avec sursis pour complicité d’abus de biens sociaux et de recel dans l’affaire des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société d’exportation de matériel de police dépendant du ministère. Mais, il est blanchi dans les affaires du casino d’Annemasse où il était poursuivi pour corruption passive, et celle d’un pot-de-vin extorqué au groupe GEC-Alsthom en échange du déménagement de ses filiales.

Charlie jubile Partiellement blanchi,  Charles Pasqua se drape dans sa dignité :

« Comment peut-on imaginer que je me sois laissé corrompre ? ».

(à suivre ?)

02/05/2010

Fred Oberson, Je crois en Dieu, moi non plus...

Le récit que je publiais en décembre 2005 aux Editions L’Harmattan intitulé :

Je crois en Dieu, moi non plus…

vous est offert gracieusement en lecture numérique et en téléchargement sous le lien :

 

 

http://fr.calameo.com/read/000120511468fbc0d6e28

 

 

Présentation de l'éditeur


Dans les années cinquante, Alex décide, à douze ans, de faire ses classes littéraires, en internat, au petit séminaire des Pères blancs. Avec quelques camarades qui se destinent, comme lui, à devenir missionnaires, ils forment une coterie. Au fil des années, Alex se met à douter progressivement de ses croyances religieuses et de sa vocation. Ce petit livre n'a pas la prétention philosophique de traiter du passage de la croyance à l'incroyance. Il faut le considérer comme un témoignage romancé et en partie vécu.

Extraits :


"Ni Dieu, ni la Vierge ne me manquaient ; au contraire, j’étais libéré, serein, je faisais table rase de toutes ces balivernes et ne ressentais aucune acrimonie envers tous ceux qui me les avaient enseignées dès mon enfance. Pas nécessaire d’être croyant pour être en paix avec soi-même, respecter l’être humain, l’aimer."

"Je n’ai pas crié sur les toits ma conversion mais j’acceptais volontiers d’être le mouton noir de la famille ! Autant j’avais été volubile sur ma croyance, autant j’étais discret sur mon incroyance. Par pudeur, sans doute, mais surtout pour ne pas choquer mes proches et initier des controverses et des débats stériles. A chacun de faire son chemin de croix, s’il le désirait, pour trouver la vérité. Il y a bien eu quelques âmes charitables et incrédules pour me prédire, le moment venu, une remise en cause de mon athéisme, un mariage en grandes pompes et un enterrement de première classe, à la cathédrale de Sens, bien sûr !"

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