alpilles13 ALPILLES13

07/07/2010

Une journée avec Billy,

J’ai pris la route au matin pour rencontrer Billy en chair et en os. On me parlait de lui depuis longtemps, la veille, je l’avais même repéré sur Internet. Après un dédale d’allées tantôt à gauche, tantôt à droite, une sorte de labyrinthe qui n’en finissait pas, je l’ai aperçu de loin. Je l’ai reconnu de suite, il trônait en bonne compagnie avec des collègues. Ce grand gaillard, tout de blanc vêtu, m’observait de haut, me toisait du regard.

D’origine scandinave, Billy est célèbre dans le monde entier, jusqu’en Chine, parait-il. Petit Billy faisait pâle figure à ses côtés, mais il me parut plus sympathique que le grand gigolo. Mis à part la taille, ils doivent être frère ou cousin germain, tant ils se ressemblent.

C’est le bibliothécaire du village qui m’avait donné son adresse, du côté de Vitrolles, aux portes de Marseille.

- La seule solution pour ranger tes piles de bouquin, me disait-il, c’est Billy.

- Je ne vais tout de même pas prendre un manutentionnaire à mon service.

- Tu es à côté de la plaque, Fred, Billy n’est pas un loufiat, c’est l’étagère la plus vendue dans le monde pour un prix dérisoire, grosso modo l’équivalent de deux bouquins !

 

Me voici donc face à une jolie hôtesse, aimable à souhait, qui me dit que Billy et petit Billy sont des modèles d’exposition. Je devais en prendre livraison en libre service au quai de chargement, travée zéro deux, box zéro six. Un vrai parcours du combattant, fléché comme un jeux de piste, poussant le chariot qu’elle m’avait mis entre les mains. Je peux vous dire que Billy était vraiment raplapla, mis en pièces, compressé dans un carton ondulé. A la force du poignet, que dis-je des biscoteaux, je réussis à emporter quatre Billy, deux grands et deux petits.

Loin de moi l’idée que j’avais acquis un matelas gonflable et qu’il suffisait de pomper et pomper encore, pour leur faire prendre forme ! Mais ce qui m’attendait dépassait mes capacités de bricoleur du dimanche. Je fis appel à mon amie Astrid, qui doit avoir des ascendances nordiques… car elle me sauva la mise en professionnelle du « do it yourself ». En fin de journée, les quatre Billy me regardaient de haut ! Il ne me restait plus qu’à ranger mes bouquins comme un bibliothécaire.

Commentaires

Excellent ! J'étais tellement à fond dans votre voyage en mer ;o) que ce n'est qu'à la presque toute fin que j'me suis aperçue que vous aviez mis pied à terre ;o))

Écrit par : Loredana | 07/07/2010

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