alpilles13 ALPILLES13

28/09/2010

Victor Hugo, Les Burgraves

 

Voici le livre :



Château de Heppenheff, Burg du Rhin. Il y a 70 ans, les deux fils, l'un naturel et l'autre légitime, de l'empereur d'Allemagne (dont ils ignorent l'identité) aiment la même femme. Le fils naturel, Fosco, assassine Donato, son frère, pour l'amour de Ginevra et il vend cette dernière comme esclave pour lui avoir préféré son frère. 70 ans plus tard, le nonagénaire burgrave Job, bouleversé par l'enlèvement, 20 ans auparavant, de son plus jeune fils encore tout enfant, a été évincé, avec son fils Magnus, par leurs descendants dégénérés et avilis. Ceux-ci commettent les pires exactions et terrorisent la région entre deux orgies. Régina, fragile, aimante, se consumant d'un mal inexpliqué, est promise au brutal petit-fils de Job, mais elle aime Otbert, noble, vaillant et loyal et qui le lui rend bien. Ils sont l'unique compagnie de Job et son unique source de réconfort. Guanhumara, une vieille esclave mystérieuse, promet à Otbert de sauver Régina à l'aide d'une potion miracle en échange de l'assassinat d'un inconnu qui, dit-elle, le mérite bien. Otbert s'engage à frapper la victime inconnue sur l'ordre de Guanhumara et tout semble aller pour le mieux pour les tourtereaux, qui obtiennent la bénédiction de Job à leur union. Or le Burg abrite un énigmatique visiteur, vieillard chenu, accueilli, contre l'avis des jeunes générations, par Job et Magnus...

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20/09/2010

Mon ami, le toro de Camargue...


 

A Arles, à la féria du riz, on achève bien les toros dans l’arène romaine. Le matador, porté en triomphe par les aficionados, brandit les oreilles et la queue découpées d’un coup de scalpel après sa mise à mort barbare.

Mon ami Bandit est de la race des toros de combat. Au lieu d’être dans l’arène, je l’ai rencontré dans un parc clôturé, en rase campagne, des fois qu’il craigne la foule des passants, qu’il manifeste ses humeurs.

J’ai enjambé l’enclos, je l’ai caressé sur le museau, derrière les oreilles, je l’ai pris à bras le corps, j’ai palpé son cuir chaud, noir d’ébène, lui disant qu’il est beau et fier. Il est sous le charme, il ferme les yeux de tendresse et de bonheur. Son odeur de fauve imprègne mes narines. Je vis un moment intense, unique, lui aussi je crois, il a fait ami avec un homme risque tout !

13/09/2010

Heu-reux ! Je suis cantonnier

 

 

Depuis trois mois, la pluie boude la Provence, juste une pissette pour coller la poussière aux pare-brises des voitures. La météo de Paris annonce enfin des trombes d’eau, l’orage, le déluge sur la nationale sept. Prévenant, le ciel a patiemment attendu que les estivants remontent vers le nord.

Il me reste peu de temps pour mettre du bois de chauffage à l’abri. Trois jours de labeur acharné à scier, à fendre de vieux troncs de fruitiers. Le soir, j’ai ma claque, mes bras, mon dos, mes rotules refusent tout service. Jusqu’à mes neurones qui sont courbatues. Impossible de me concentrer, d’écrire une ligne, mon esprit est vermoulu, comme en hibernation, juste capable de lire le journal du jour et m’affaler devant la télévision.

Badaboum en pleine nuit, la tempête s’abat sur le pays avec une violence a écorner les toros de Camargue. Je tente une sortie, le chemin de terre, celui de Compostelle, ruisselle comme une rivière, les fossés débordent, emportant mille branchages. Les rigoles me rient au nez, je n’ai pas pris la précaution de les curer comme chaque année.

Au matin, équipé de pelles et de pioches, je creuse, j’évacue la terre meuble, je les bichonne ces caniveaux, je leur prépare un petit lit douillet pour la nuit prochaine qui sera pire que la précédente. Un passant s’arrête, me regarde l’air dubitatif et me dit : « vous êtes le nouveau cantonnier ?». Je ne dis pas non, les pieds dans la boue, je suis heu-reux, comme Fernand Raynaud !

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06/09/2010

Lettre ouverte à l'épistolière Amélie...

 

Chère Amélie Nothomb,

Pardonnez-moi de vous écrire à travers l’Internet alors que votre préférence va à la lettre papier, sans doute manuscrite, qui sent bon l’encre de chine ou des mers du sud. Cela me rappelle l’époque des correspondances avec l’outre-mer, souvent des îles perdues dans l’Océan indien, où le courrier mettait parfois deux à trois semaines pour parvenir en Europe, et vice-versa. Je vibrais de bonheur lorsque le facteur me tendait une enveloppe avion avec de gros timbres multicolores.

Vous dites dans l’interview du Nouvel Obs de cette semaine que le courrier qui vous est ainsi adressé a un caractère secret qui n’existe pas au travers de la toile. C’est omettre que le courriel ne sera lu que de vous seule… et l’expéditeur forcément connu, ou tout au moins son adresse mail. Ce n’est pas le cas des lettres anonymes, souvent méchantes, dont vous ne parlez point. Pourquoi, chère Amélie, bâcler à la va-vite 4 bouquins par an au lieu d'un seul, mais un bon ?  Et l'éditeur de tirer au sort n'importe lequel, c'est du Nothomb... ça se vend comme des sucres d'orge !

J’ai lu deux ou trois de vos livres et, à l’instant où je vous écris, il  me vient en mémoire quelques passages de celui de 2007 : « Ni d’Eve ni d’Adam ». J’en déduis qu’au Japon, comme ici, les sous-chefs sont pire que les chefs et que l’on joue des coudes à tous les étages de la hiérarchie.

Je ne suis pas tenté de lire votre dernière livraison « Une forme de vie » déjà en tête du box office, peut-être à cause de mon obésité naissante ! En revanche, je suis curieux des cinquante manuscrits que vous ne publiez pas et qui seront une centaine d’ici une décennie ! Entre-nous, faites-moi le plaisir de m’envoyer l’un ou l’autre exemplaires, par courrier, en toute discrétion puisqu’ils ne vous plaisent pas !

Encore un mot, j’adore vos chapeaux, ils ne paraissent qu’à l’automne. De grâce, puisez dans vos réserves, publiez aussi au printemps avec vos chapeaux d’été.

03/09/2010

Le Rouge et le Noir, Stendhal

 

Voici le livre :

 

http://fr.calameo.com/read/000120511369c986b49c5

(Je vous conseille de le lire en plein écran - 3ème logo depuis la droite - pour éviter la publicité)

 

Julien Sorel, fils de charpentier, acquiert une solide culture grâce à une mémoire prodigieuse qui lui permet d’apprendre par cœur l’Ancien testament. Son modèle personnel autant que confidentielle (monarchie oblige) est Napoléon Bonaparte, qui lui fait rêver d’une ascension aussi fulgurante que le jeune lieutenant devenu empereur. Il devient précepteur des enfants de M. de Rênal, maire ultra-royaliste de la ville de Verrières. Il conquiert le cœur de Mme de Rênal, mais doit rivaliser de tartufferie pour que son époux ne s’en rende pas compte. Le jeune fils de sa maîtresse tombe gravement malade, et Mme de Rênal se croit châtié par Dieu pour son comportement immoral. M. de Rênal finit par avoir vent de la liaison adultère, et chasse Sorel de la ville. Celui-ci ne cessera d’aimer celle qu’il quitte. Il entre au séminaire de Besançon, où l’abbé Pirard lui proposera le poste de secrétaire du marquis de la Mole, à Paris. Il ne tardera pas à séduire la fille du marquis, Mathilde, qui, enceinte, convaincra son père de la marier à Sorel. Le marquis finit par céder, et le fait anoblir. Sorel est sur le point de se marier lorsque le Marquis reçoit une lettre de Mme de Rênal qui le met en garde contre son futur beau-fils dépravé et menteur. Sorel, fou de colère, se rend à Verrières où il tente d’assassiner son ancienne maîtresse, sans succès. Emprisonné, il recevra les visites de sa promise, ainsi que celles de Mme de Rênal, qui lui a pardonné. Condamné à mort, Sorel finira sur l’échafaud. Un ami rachètera son corps, Mathilde embrassera une dernière fois le front du père de son enfant, et Mme de Rênal mourra trois jours plus tard.

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