alpilles13 ALPILLES13

18/01/2011

Tunisie, le pouvoir est dans la rue...

Merci la rue, bravo les jeunes, courage les Tunisiens !

Vous avez eu raison du potentat, de l’affameur, du buveur de sang. Il a fui comme un rat non sans avoir caché la merde au chat en paradant à la télé, le temps de faire ses valises bourrées des dinars qu’il a volé au petit peuple. Merci l’armée… qui a baissé les armes, le laissant tout même prendre la poudre d’escampette avec sa famille corrompue. Pour empêcher que la chienlit, les règlements de compte mettent à feu et à sang le pays, elle doit désarmer illico les milices et les collabos de ce sinistre dictateur.

Quelle est belle la Tunisie des plages où des millions de touristes se bronzent le cul pour trois francs six sous ! - Alliot-Marie y était, paraît-il, au Nouvel-An, sans doute pour proposer son aide sécuritaire, en quelque sorte le droit d’ingérence à l’envers ! - Aucun d’eux n’aurait eu la curiosité de s’aventurer au centre du pays, dans cette Tunisie agricole et désertique qui vit de presque rien. On ne visite pas la pauvreté et le chômage, ça gâcherait les vacances. Dommage pour les voyeurs car, vendredi 17 décembre, il y avait un spectacle en option dans le bourg de Sidi Bouzid. Un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, s’est immolé en s’aspergeant d’essence pour protester contre l’interdiction de vendre ses fruits et légumes. Mort après d’horribles souffrances, dans la nuit du 4 au 5 janvier, ce héros a sans doute ignoré que son acte désespéré est à l’origine de la Révolution du jasmin. Que justice lui soit rendu en lui élevant un monument sur la place de la Révolution.

Après un mois de louvoiement, le buveur de sang a trouvé refuge en Arabie, non sans laisser des dizaines de cadavres derrière lui. Le rat est à l’abri pour un temps, jusqu’au moment où il sortira de son trou pour être jugé de crimes contre l’humanité.

Indignez-vous comme Stéphane Hessel qui dénonce la lâcheté de la communauté internationale.

Commentaires

Bonjour,

La victoire contre le mal nommé Zinedine Ben ALi appartient uniquement à Mohamed Bouazizi et ceux qui comme lui, ont osé dire BARAKA! Hélas, je crains que les restes putrides de l'ancienne dictature ne soient en train de la spolier. La bataille du peuple tunisien n'est pas finie car il faut qu'il éradique du système étatique le reste de la tumeur cancéreuse pour éviter la gangrène!

Merci pour ce billet et bonne journée à vous.

Écrit par : zakia | 18/01/2011

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