alpilles13 ALPILLES13

31/01/2012

Le Prix du livre Inter...



Comment ne pas faire partie des jurés du Prix du livre Inter ?

Le plus simple consiste à ne pas poser sa candidature ! Merci monsieur de La Palisse. Car, quelle chance le/la candidat(e) a-t-il (elle) d’être choisi(e) parmi près de 4000 postulants ? Malgré cette sélection impitoyable, celui ou celle qui souhaite néanmoins jeter sa bouteille à la mer, je lui conseille d’envoyer sa petite lettre illico, dûment motivée, avant l’avalanche des derniers jours de clôture.

Montrer patte blanche, connaître ses classiques, donner des preuves d’être un(e) lecteur(trice) boulimique ayant la faculté de déglutir une pléiade de bouquins en trois mois.

Avec Amélie Nothomb comme présidente du Jury, les francophones exilés en Belgique et en Suisse ont leur chance, contrairement à ses dernières années où ils ont été superbement ignorés. Ça ne lit pas dans ces pays là !

Avec la certitude qu’en cas d’ex aequo, cette gente dame ne donnera pas sa préférence à un auteur de sa maison d’édition comme ce fut le cas en juin 2008 avec Alberto Mangel… Quelle joie tout de même pour Henry Bauchau et Le Boulevard périphérique, Actes Sud.

Et voici le tout nouveau moyen de lire un livre...

http://www.youtube.com/watch?v=Q_uaI28LGJk&feature=re...

12/01/2012

Un message du Club de la Presse, Marseille


Gilles Jacquier, lauréat du Prix 2010 de la parole libre

organisé par le Club de la presse


L’engin de mort qui a frappé Gilles Jacquier à Homs en Syrie a touché au cœur le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du sud. Ce grand reporter de France 2, professionnel unanimement reconnu, Prix Albert Londres avait un lien particulier avec Marseille.

En effet un jury présidé par notre présidente Isabelle Staes, correspondante de la chaîne lui avait attribué notre prix de la parole libre organisé en partenariat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône en 2010.

Son documentaire tourné pour Envoyé spécial sur les femmes de Palestine avait apporté une touche d’un grand humanisme sur cet éternel conflit du Moyen Orient. Il n’avait pas pu venir recevoir son prix car il était en mission en Irak. C’est donc de Bagdad qu’il s’était adressé au public dans un dialogue chaleureux et plein d’optimisme avec Charles Enderlin transmis en direct sur grand écran. Un message qui, comme dans son travail, mettait les femmes et les hommes sur le devant de la scène.

Sa compagne Caroline Poiron avait, elle, reçu le prix photo pour un reportage sur une école en Afghanistan. Un couple de journalistes qui honore la profession et qui, en grands professionnels ne prenaient pas de risques insensés dans tous les points chauds qu’ils avaient couverts depuis dix ans.

A Caroline qui était à ses côtés au moment du drame, à ses proches et à toutes les personnes touchées par cet acte inqualifiable, le Club de la presse adresse ses condoléances et sa sincère solidarité.

Séquence émotion :

http://www.youtube.com/watch?v=X_tIzepsEbg

Gilles Jacquier en direct de Bagdad lors de la remise du prix de
La Parole libre au printemps 2010 :


08/01/2012

"DESTRUCTION MASSIVE", suite et fin (faim)...

Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la  Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.

Sixième partie : Les spéculateurs


La comparaison avec Les "requins tigres"  correspond bien avec les spéculateurs qui agissent à la Bourse des matières agricoles de Chicago. Leurs agissements de prédateurs consistent à conclure des contrats, à prendre des options d’achat et de vente à terme en fonction de l’offre et de la demande, de l’évolution des cours, misant sur les aléas climatiques, les excédents ou les mauvaises récoltes. C’est un métier à risque où certains laissent des plumes alors que d’autres amassent des profits considérables. Les requins tigres sont voraces et sans scrupules pour agir sur les marchés dérivés, notamment par le canal des Hedge Funds américains de sinistre mémoire. Pas étonnant que les prix mondiaux des céréales ont fait un bond vertigineux lors de la crise de 2008.


Pour participer au Forum économique de Davos, il faut être membre du Club des 1000 réunissant les maîtres du monde triés sur le volet qui paient un droit d’entrée annuel de 10.000 dollars. Lors du discours d’ouverture, en janvier 2011, il s’est agit de condamner les «spéculateurs» qui, par pur appât du gain, ruinent les marchés alimentaires et aggravent la faim dans le monde. Après 6 jours de séminaires, de conférences, de rencontres, de cocktails, de dîners… pour commenter la question, les décideurs de la planète ont décidé de ne rien décider… pendant que les requins tigres présents à ce rendez-vous annuel hypocrite affinaient leurs stratégies ! Et de se souvenir du livre de Jean Ziegler qui fit scandale en 1990 : « La Suisse lave plus blanc »…


Les banquiers suisses ne se contentent pas d’accueillir la fortune de milliers d’étrangers ou les 200.000 holdings enregistrées dans le minuscule canton de Zoug qui ne paient que 0,02% d’impôts ! Genève, capitale mondiale des spéculateurs agroalimentaires n’est pas à proprement parlé un paradis fiscal qui abrite des Hedge Funds ou des sociétés off-shore qui sévissent notamment sur la spéculation alimentaire mondiale. Ceux-ci sont enregistrés aux Bahamas, aux îles Caïmans, à Curaçao, à Jersey, etc. Ce qui s’y passe est beaucoup plus vicieux et anonyme car à travers ses banques, la plupart étrangères d’ailleurs, la Cité de Calvin administre et gère des fonds considérables qui échappent à tout contrôle, à toute fiscalité, aidée en cela par une armada de consultants et d’avocats. A Genève, les requins tigres ont encore de beaux jours devant eux avec l’aval du ministre écologique des finances !


Les déserts des pays du Golf ne nourrissent pas leurs hommes, sauf le pétrole qui les gave de dollars qui servent au Vol des terres, résistance des damnés. C’est le même scénario qui se répète avec la mainmise sur les terres arables comme avec celles de l’or vert. Pour un prix ridicule, avec bakchich à la clef, on expulse, on  vol des millions d’hectares de terre en Afrique pour y semer des plantes hybrides ou génétiquement modifiées. Le terme «win-win» (gagnant-gagnant) est utilisé par les prédateurs pour convaincre les populations qu’ils y gagneront au change, tout au plus des emplois harassants pour quelques dizaines d’habitants ! Les résistants sont interpellés, certains incarcérés…


Les idéologues de la Banque mondiale ont élaboré la justification suivante : les cultivateurs du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, du Mali ne produisent en temps normal… que 600 à 700 kilos de mil sur un hectare alors qu’en Europe, 1 hectare produit 10 tonnes de blé ! CQFD.

 

Lors d’une assemblée du Conseil des droits de l’homme, à Genève, celle-ci devait se prononcer sur une Convention permettant aux paysans spoliés de défendre leurs droits à la terre. Après mains palabres, elle fut rejetée avec La complicité des Etats occidentaux, y compris la France pour ne pas porter préjudice à Bolloré, Vilgrain et autre Fruitière de Marseille !


Dans son dernier chapitre L’espérance, Jean Ziegler cite le Mahatma Gandhi : «Le monde a assez pour satisfaire les besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire la cupidité de tous ». A mon humble avis, rien n’a réellement changé depuis Gandhi. Où donc Ziegler va-t-il chercher l’espérance ? Peut-être dans un proverbe chinois cité par Che Guevara : "Les murs des puissants s’écroulent par leurs fissures" !

Ziegler à BFM:

http://www.dailymotion.com/video/xn78vl_bourdin-2012-jean-ziegler_news

 

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :

http://www.seuil.com/video-75.htm

 

Extraits:

http://www.seuil.com/extraits/9782021060560.pdf

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07/01/2012

« Destruction massive » 4ème et 5ème partie

 


Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la  Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €
Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.

Quatrième partie :

La ruine du PAM et l’impuissance de la FAO

Et pourtant l’auteur nous explique dans ce chapitre les interventions du PAM, le Programme alimentaire mondial, chargé de distribuer une aide d’urgence partout où sévit la famine. Son temps de réaction est de l’ordre de 48 heures. Doté de navires, de milliers de camions et d’une flotte d’avions cargos, il intervient dans les zones sensibles, dans les camps de réfugiés et notamment au Darfour, au Pakistan, en Afghanistan. C’est sur le terrain qu’il découvre L’effroi d’un milliardaire, un richissime Américain, James T. Morris, parachuté par Georges W. Bush à la direction exécutive du PAM ! Bien qu’ils ne partageaient pas les mêmes opinions politiques, Morris défendit les rapports que Ziegler présentait deux fois l’an à l’Assemblée générale de l’ONU à Ney York.


Depuis la crise de 2008, les moyens mis à disposition du PAM ont été réduits de plus de la moitié, l’obligeant à suspendre les repas scolaires qu’il fournissait à 730.000 enfants répartis sur une quinzaine de pays. Et ainsi de suite, ses aides alimentaires ont été fortement réduites de part le monde marquant ainsi La grande victoire des prédateurs que sont les spéculateurs et les financiers internationaux.


Ses moyens financiers s’étant effondrés, le PAM a été dans l’obligation de procéder à La nouvelle sélection. Il ne peut, hélas, intervenir partout où il le faudrait et son centre opérationnel de Rome est obligé d’établir la hiérarchie de la misère et de secourir les groupes les plus vulnérables ! Une sélection à vous glacer le sang…


Que dire du Bangladesh, un pays d’extrême pauvreté, si ce n’est la rencontre de Ziegler avec Jalil Jilani et ses enfants qui n’a pas droit à l’aide du PAM… Imaginez Dacca, la capitale : 15 millions d’habitants aujourd’hui contre 500.000 en 1950, des bidonvilles de 800.000 personnes, des usines textiles où une couturière est payé 25 centimes pour un jeans de marque vendu 57 euros en France !


Fondée sous l’impulsion de Josué de Castro en 1946, la FAO dépend des Nations unies, 191 Etats en sont membres. Combattue par les géants de l’agro-alimentaire, elle est devenue exsangue, elle a perdu quasiment toute possibilité d’action. Dans le chapitre : La défaite de Diouf, l’auteur résume les avatars de cette organisation onusienne.

Cinquième partie :

Les vautours de « l’or vert »

Ecoutons Peter Brabeck, le président de Nestlé, le plus grand trust alimentaire du monde : « Avec les biocarburants nous envoyons dans la pauvreté la plus extrême des centaines de millions d’êtres humains ». C’est en reproduisant cette phrase que Ziegler règle ses comptes avec Le mensonge des partisans du carburant vert et de L’obsession de Barack Obama, ardent défenseur « d’une cause de sécurité nationale » !


Son constat est clair comme 50 litres de bioéthanol qui, pour le produire, nécessite 358 kilos de maïs, de quoi nourrir un enfant zambien ou mexicain durant une année !


Quid de La malédiction de la canne à sucre, soit une dizaine de pages pour expliquer qu’au Brésil la canne à sucre subit le même sort que le maïs ou le blé. Raison d’éprouver de la rancœur envers l’ex président Lula qui a beau jeu de dire à Ziegler, à la tribune de l’ONU, que la canne n’est pas comestible… Et les forêts de l’Amazonie que l’on brûle par milliers d’hectares pour agrandir les surfaces cultivées ?


La malédiction de l’or vert s’étend dans plusieurs pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. On assiste à la Recolonisation, à l’accaparement des terres par les trusts des agro carburants privant ainsi la population autochtone des ressources vivrières indispensables à leur survie. Et ce n’est qu’un début car la chasse à l’or vert est lancée et personne n’intervient pour stopper ce cataclysme en devenir. Que ne ferait-on pas pour faire rouler nos bagnoles avec la complicité des Etats du Nord et du Sud réunis pour la bonne cause ?


… à suivre

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

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06/01/2012

« Destruction massive » 2ème et 3ème partie

 


Le dernier livre de Jean Ziegler :
Destruction massive
Où la Géopolitique de la faim, Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.


Au-delà de poignants témoignages, on peut l’assimiler à un récit de voyage au cœur de la misère, de la faim et de la mort.


Et je ne vais pas suggérer aux personnes sensibles de s’abstenir, bien au contraire!

 

Deuxième partie : Le réveil des consciences

Le sociologue genevois consacre deux chapitres à Josué de Castro, un médecin métis du Nordeste brésilien. Sa vie durant, il a combattu les problèmes de l’alimentation et de la nutrition en Amérique du Sud par des travaux scientifiques et une cinquantaine d’ouvrages de référence.

Selon Alain Bué, la thèse de son œuvre peut se résumer ainsi : « Quiconque a de l’argent mange, qui n’en a pas meurt de faim ou devient invalide ». C’est en hommage au célèbre livre de José de Castro « Géopolitique de la faim », paru en 1951, que Ziegler a sous-titré son ouvrage. La pensée et l’action de cet homme hors du commun ont été déterminantes dans le réveil des consciences qui, hélas, s’est endormi depuis !

Sa nomination comme ambassadeur auprès des Nations unies à Genève lui  a certainement sauvé la vie lors de la prise du pouvoir par le général Castello Branco en 1964. Il fut accueilli en France et enseigna au Centre universitaire expérimental de Vincennes jusqu’à sa mort en 1973.


Il va sans dire que Le « plan faim » d’Adolf Hitler faisait partie de sa stratégie pour asservir les populations d’Europe et particulièrement celles de l’Est. Son ministre du Travail n’avait-il pas déclaré : « Une race inférieure a besoin de moins d’espace, de moins de vêtements et de moins de nourriture que la race allemande ! » Staline, lui aussi, s’est illustré en massacrant par la faim.


Après guerre, la France a souffert durant de longues années de pénurie alimentaire. Le plan Marshall y a remédié peu à peu puis surgit Une lumière dans la nuit : les Nations unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948 et la création d’organisations spécialisées (FAO, OMS, OIT, OMM, etc.) ont brisé le tabou de la faim. Le tabou… mais pas la faim !

Troisième partie : Les ennemis du droit à l’alimentation

L’auteur règles ses comptes dans Les croisés du néolibéralisme. Il n’y va pas de main morte pour dénoncer les organisations mercenaires des Etats-Unis que sont l’OMC, le FMI  et la Banque mondiale ! « Pour eux, il n’est de droits de l’homme que civils et politiques », dit-il.

Il fustige le monopole qu’exercent les 200 premières sociétés de l’agroalimentaire, parmi elles, celles qui dominent le marché des semences, des engrais et des pesticides. Page après page, Ziegler dissèque les mécanismes et le comportement de ces rapaces qui contrôlent la production et la distribution de l’alimentation mondiale. Il témoigne de ce qu’il a vu sur place au cours de ses nombreux périples, des dispensaires privés de tout, des mourants par milliers, des ONG qui se débattent tant bien que mal, de la FAO et du PAM qui n’ont plus qu’un rôle résiduel.


Son chapitre intitulé : Les cavaliers de l’Apocalypse est en fait le procès des  banquiers  sans scrupules que sont le FMI et la Banque mondiale avec l’appui inconditionnel de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. Comment gérer les dettes de 122 pays du tiers-monde sans exiger d’eux en remboursement la quasi-totalité de leurs maigres ressources ?


Savonarole au bord du Léman, c’est ainsi que Ziegler nomme le socialiste français Pascal Lamy, directeur de l’OMC, l’organisme cité plus haut, dont le rôle est de défendre le libre-échange qui tue…Cet homme-là n’a pas d’état d’âme quand il s’attaque à la gratuité de l’aide alimentaire ! Encore moins quand il favorise l’exportation en Afrique de céréales subventionnées qui coûtent moins cher que celles produites sur place !

 

...à suivre


Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

10:44 Publié dans Livres | Tags : ziegler, livre, faim | Lien permanent | Commentaires (1)

04/01/2012

1. "DESTRUCTION MASSIVE",



Le dernier livre de Jean Ziegler
Où la « Géopolitique de la faim », Editions du Seuil, 350 pages, 20 €


Pour vous permettre de découvrir le livre de Ziegler, j’ai inséré en gras et en italique les titres des chapitres dans un bref texte d’introduction.
Au-delà de poignants témoignages, on peut l’assimiler à un récit de voyage au cœur de la misère, de la faim et de la mort.
Et je ne vais pas suggérer aux personnes sensibles de s’abstenir, bien au contraire !

Première partie : Le massacre

« La faim tient du crime organisé ».
Cette phrase est en première page du livre de Ziegler. Et de recenser la Géographie de la faim sur cette terre incapable de nourrir ses hommes !


On ne parle jamais de La faim invisible, le deuxième chapitre qui décrit les séquelles de la malnutrition, souvent plus terribles que la faim tout court, car elles détruisent l’homme petit à petit, provoquent des carences irréversibles, des souffrances, pour aboutir à une mort programmée. Il s’ensuit des maladies de la faim comme La tragédie du noma, le cancrum oris qui dévore le visage des enfants comme ce fut le cas dans les camps nazis. Jusqu’à l’OMS et des chefs d’Etat africains, dont le Sénégalais Wade, qui demeurent indifférents face ce fléau car il n’est pas contagieux !


Et l’on en vient aux Crises prolongées provoquées par les cataclysmes, la sècheresse, les criquets, les conflits comme au Proche-Orient, à Gaza, dans les régimes totalitaires, la Corée du Nord.
Les enfants de Crateùs où le Nordeste brésilien n’échappe pas à la mainmise des grands propriétaires sur plus d’un million de kilomètres carrés.


Ziegler fait référence au livre de Mamadou Cissokho : Dieu n’est pas un paysan. Cette figure du monde paysan africain a créé une organisation de petits producteurs sur tout le continent. Il n’y a en effet rien à attendre de la manne céleste… même en survivant avec 1 à 2 dollars par jour !


Lors des réunions du G 8 et du G 20, le problème de la faim est régulièrement abordé. Les chefs d’Etats font des promesses qui se chiffrent par milliards mais en réalité seuls 15 à 20% sont débloqués.


La faim comme fatalité, jusqu’à la considérer comme une sélection naturelle ! C’est en citant les observations antisociales et racistes du pasteur anglais Thomas Malthus, né en 1766, que l’auteur aborde la théorie de ce comportement assassin.

Voir ou revoir la vidéo de Jean Ziegler :
http://www.seuil.com/video-75.htm

10:19 Publié dans Livres | Tags : ziegler, livre, faim | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2012

Il ne suffit pas que je m'indigne...

... il faut que je me révolte !

Elle est paraît-il en crise notre société, crise existentielle, sociale, écologique, économique, financière. En bout de course, quoi ! Suis-je assez lucide pour voir la réalité en face, comprendre ce monde en folie, diagnostiquer ce mal-être qui ronge la communauté un peu plus chaque jour ?

Suis-je le seul à vivre dans l’incertitude, à craindre le pire, à me poser les vraies questions ? Ou tenté d’évacuer les problèmes en une pirouette, à suivre le train-train quotidien sous prétexte que rien ne va changer sur la planète ?

Réveille-toi, bon sang, quitte cette torpeur chronique qui envahit ton esprit et ton comporte­ment. Allons-y les copains, réagissons, réveillons-nous, engageons-nous, révoltons-nous pour que ça change !

Depuis l’avènement de cette société outrancière­ment matérielle et financière, j’ai plongé tête baissée dans les pièges de la tentation, à la poursuite de biens inutiles créés artificiellement par les entre­prises marchandes avec l’aval des bien-pensants. Politiquement correct !

A bien des égards, je suis devenu un mouton de Panurge, incapable de discernement, intoxiqué par de multiples slogans démagogiques qui me font espérer la lune, le « toujours plus ! ».

On dit que le réveil sera cruel, le tri, la sélection sont déjà implacables, seule une partie de la population parvient à une vie décente, à un mieux être apparent. Je suis honteux parfois d’être du bon côté alors que pour d’autres, c’est la galère. Bien que l’argent, dit-on, ne fasse pas le bonheur, les inégalités, la précarité, la pauvreté font à coup sûr le malheur de ceux qui en sont les victimes.

Malgré de nombreux atouts culturels et sociaux, cette France que j’aime tant n’échappe pas à une conjoncture en déliquescence.

Je réfléchis, je regarde tout autour, je m’informe et je décide de dénoncer, d’esquisser des pistes, de me révolter sur tout ce qui ne va pas !