alpilles13 ALPILLES13

14/04/2012

Révoltons-nous... bon sang !



VOICI UN DES CHAPITRES DE CE PAMPHLET :

Révoltons-nous contre les atteintes à la liberté des médias

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.)

Les idéaux de la Révolution sont passés à la trappe sarkozienne, avec pour conséquence que la France, en reniant son passé, figure en 38ème position dans le classement 2011 * de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières ! Au même niveau que El Salvador et en queue de peloton des pays européens.

Comment se fait-il que le pays des Droits de l’homme en soit arrivé là ? Cela ne date pas de hier, mais la situation ne s’est hélas pas améliorée depuis la mainmise sur les médias d’un certain ministre de l’intérieur devenu Président.

Avant lui, aucun chef d’Etat n’a eu à ce point recours à la scène médiatique et en particulier la télévision. L’audiovisuel est à sa botte pour la simple raison qu’il a nommé lui-même les directeurs des chaines publiques comme également le PDG de Radio France. Il en est aussi de la grande presse et de la panoplie des TV privées qui appartiennent à ses amis ou à des groupes d’intérêts proches du pouvoir.

Comment peut-on admettre que les principaux médias soient aux mains de fabricants d’armes, d’avions militaires, de l’industrie nucléaire, d’industriels, voire de banquiers ? Leurs dirigeants, triés sur le volet, sont sur un siège éjectable et, à la moindre incartade, ils courent le risque de perdre une situation enviable.

Par les temps qui courent, il ne fait pas bon être journaliste en France. Ils n’ont souvent pas d’autre choix que de se tenir à carreau, de jouer la comédie, de se réfugier dans les non-dits au moment où la profession est sinistrée. Les humoristes en ont fait les frais et ravalent leur salive ! Il est indispensable de se révolter haut et fort pour abattre ces chapelles d’un autre âge et donner enfin au peuple français le droit d’être informé en toute liberté.

Face à cette dérive anti-démocratique, il ne reste que deux ou trois quotidiens d’audience nationale, la presse régionale parfois et quelques hebdos critiques qui ont le culot de braver les « interdits » au prix de menaces de plaintes, de procès et de surveillances illégales de leurs sources d’information. Ce qui ne les empêche de mettre en couverture technicolor, et à tout propos, l’effigie du monarque.

A l’initiative de journalistes indépendants, la presse numérique est enfin arrivée, certes avec des moyens limités, mais avec l’ambition de refonder la liberté de l’information. A l’exemple de Mediapart qui, par ses enquêtes fouillées, a réussi à faire tomber un ministre et le traduire en justice, à faire condamner pour fraude fiscale une richissime héri­tière et mettre à jour des faits de corruptions qui éclaboussent le sommet du pouvoir. Sans la pugnacité de cette jeune équipe d’investigation, de nombreux abus n’auraient jamais été portés à la connaissance du public.

(* La Suisse rétrograde... est en 8ème place !)

Voir le site :

http://www.fredoberson.com

Le commander en numérique :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.html

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