alpilles13 ALPILLES13

26/05/2012

2/52 – Deuxième semaine du calendrier hollandais…

Ce n’est plus le temps des tulipes, les roses font timidement leur apparition, on se pique au jeu. Vais-je tenir une année avec ma chronique pique et nique ? Courage… François en a pris pour cinq ans !

Quelle idée courageuse de se jeter à l’eau, de prendre la mer en ces temps incertains. Ohé matelot ! Hisse les voiles, tiens la barre, attention au grain, le coup de vent à tribord, vire à bâbord, affale la grand voile, redresse vent debout, navigue au foc, branche ton GPS, le Gouvernement Provisoire Socialiste !

Avec le Grand huit, Camp David c’est Las Vegas, ça tourne, ça monte, ça descend, de quoi donner le tournis, à faire perdre le nord à l’euro et à l’Europe tout court.

François…François… ça me gêne de l’appeler ainsi. De vieux souvenirs de 30 ans remontent à la surface, la fuite inexorable du temps, on vieillit ! François Gérard Georges Nicolas serait plus juste pour le différencier de son illustre prédécesseur de gauche… mais il faut sabrer Nicolas, ce prénom qui fâche. On ne va en faire un fromage, du Edam, alors simplifions en FH à l’image de la parité.

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Vive Montpellier, vive Loulou, le roi de la poubelle, plus fort que le roi du pétrole qatari ! Après une nuit de fête, c’est la parade de ses camions nettoyeurs à la télé. En voilà un qui a le sens des affaires !

La « Hollandette » du jour est une fille de mineur italien venu casser la croute en Lorraine au propre et au figuré. Sur les marches de la Croisette, Aurélie Filipetti est la star de la culture, en l’occurrence celle du septième art, le petit dernier, encore que le Net peut être le huitième ! Son roman : « Un homme dans la poche », paru chez Stock en 2006, était-il un signe précurseur de sa nomination ministérielle par un certain FH ?

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Le voici de retour des Amériques, le Président, sans avoir rien lâché à l’OTAN sur le retrait des troupes en Afghanistan. Ces détracteurs en sont quitte pour ranger leur slogan vengeur : Autant en emporte le vent. Cinq jours sur sept à l’étranger et le voilà reparti le lendemain soir à Bruxelles… où ça grince… car la Grèce ne dégraisse pas, comme la « Berlinerin » d’ailleurs. Faudra bien qu’il trouve le temps de s’occuper de la France, bon sang !

N’a-t-il pas dit qu’il n’allait pas s’occuper de tout et de tout ? Le gouvernement cherche ses marques, les ministres organisent leur ministère dans l’improvisation. « Envoyé spécial » nous montre des étagères vides… La gauche se retrouve face aux hauts fonctionnaires qui durant 10 ans ont servi la droite. Pas facile de cohabiter d’un jour à l’autre, d’accorder ses violons avec les oligarques, de décortiquer des dossiers surannés.  La chasse aux chefs de cabinet et à leurs adjoints est ouverte. Patience, le temps de reprendre leur souffle.

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Quel cachotier ce Président. En pleine nuit, en catimini, il s’est envolé à Kaboul retrouver ces soldats de l’an deux envoyés au casse-pipe. La France c’est la France, raison majeure d’affirmer sa souveraineté à Chicago, à Bruxelles et aujourd’hui en Afghanistan. Et pendant ce temps-là, la famille UMP se bagarre à couteaux tirés sur l’héritage, les barons s’entredéchirent sur la proie comme des loups.

Quelle folle semaine !

20/05/2012

1/52 - Changeons de calendrier...

La nouvelle année commence le 15 mai, à la Sainte Denise, le jour où s’arrête la bise et tombe la pluie !

C’est la fête à François, pas celui d’Assise qui donnait à manger aux oiseaux, mais celle de François de Corrèze qui, comme le saint homme, donnera son bon argent aux pauvres.

Dans sa carriole ouverte à tout vent, il salue une foule pleine d’espoir, rend visite à un inconnu, à Jules, à Marie, prêche la bonne parole, embrasse quelques saintes femmes, confie les clefs de la maison à Jean-Marc, le Nantais.

Un grand oiseau blanc l’emmène par delà les airs et les orages trouver sa voisine d’outre Rhin, une mégère qu’il apprivoise tant bien que mal.

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Retour au bercail, réveil blafard, les lampions sont éteints, la fête est finie, au boulot ! Quel casse-tête… une journée entière à la recherche de 34 bras gauche, moitié féminins, moitié masculins, tester les connaissances, équilibrer les tendances, ménager les susceptibilités. Et dans un mois, faudra remettre ce délicat dosage sur le tapis de la République.

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Jeudi, c’est déjà le couac ! Le ministre de l’éducation est un mauvais élève… remis au pas sans tambour ni trompette ! Deux nanas courageuses jettent l’éponge aux législatives, risque zéro !

Passation des dossiers entre les ex et les nouveaux ministres, où ce qu’il en reste de cartons, car les déménageurs ont déjà fait le vide de pas grand-chose…Un renégat fait défection !

Cure d’amaigrissement des salaires et des frais, charte déontologique et non cumul des fonctions. Photo de famille et en avant marche !

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Hollande, alias Colomb, découvre le nouveau monde et Obama à bord de Sarko One, dernier vestige du monarque de Marrakech.  Question fondamentale : on le garde ou pas cet avion, de quoi aurait-il l’air avec un Falcon face à un 747 ?

– Sois cool François, fais comme moi, enlève ta cravate et on court tous les deux vers la croissance !

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La bourse stagne mais ne fléchit pas comme l’ont annoncé des prophètes de malheur, Facebook s’enrichit. Les Grecs ont vidé leurs banques de 3 milliards, bonne raison de les pousser hors de l’euro.

Le festival de Cannes bat son plein de bling-bling, une soirée auprès de la Vénus de Milo et enfin un dimanche calme, sous la pluie ou la couette.

18/05/2012

Réponse à Michèle Roulet

A propos de mon billet sur le scandale de l'exil fiscal en Suisse...


Selon votre point de vue, l’indignation serait intellectuellement malhonnête alors que l’évasion fiscale ne l’est pas, bien au contraire, puisque qu’elle enrichit la Suisse au détriment de son voisin, la France !


L’exonération d’impôt sur la succession est spécifique à Genève, elle ne l’est sans doute pas dans la plupart des autres cantons suisses. On peut admettre… qu’elle n’est que justice rendue aux contribuables honnêtes qui toute leur vie ont payé plein pot des impôts sur leur revenu et leur fortune. Ces pauvres bénéficiaires du forfait fiscal sont donc victimes de discrimination ! Vous ne dites d’ailleurs pas à quelle sauce ils sont mangés…


Edmond Safra, qui habitait Genève depuis 1956 et avait créé de nombreux établissements bancaires de renom, tant à Genève que dans le monde, a cherché à négocier sans succès sa succession avec Madame Calmy-Rey, conseillère d’Etat à l’époque. Le montant proposé était de l’ordre de 2 milliards, hélas perdus pour les finances genevoises puisque à cause de ce refus, il a quitté Genève, très malade, pour habiter Monaco. A ma connaissance, il n’a jamais bénéficié d’un forfait fiscal puisque exerçant son métier de banquier dans la cité de Calvin.


Entre « parenthèse », vous avez une drôle de manière de favoriser le débat démocratique et l’interprétation de l’expression française « les rats quittent le navire » en la tronquant et en l’assimilant à l’incitation à la haine, condamnable même par la loi ?


Et de passer en vitesse sur vos divagations sur le mérite d’être riche… la gauche caviar…l’éloge de la Rhodésie des colons… la gestion calamiteuse de la France à cause des 35 heures… alors que les Français viennent de mettre à la porte le responsable mais pas coupable, l’ami des riches qui ont planqué leur fortune en Suisse !

13/05/2012

Générique...

11/05/2012

Le scandale de l'exil fiscal en Suisse...

Combien sont-ils les riches français qui ont choisi de transférer leur domicile en Suisse pour ne payer qu’un impôt dérisoire sur leurs revenus et leurs fortunes ? Trois mille, cinq mille ? c’est top secret… comme les banques !

Ce scandale ne date pas de hier – crée en 1862 par le canton de Vaud -  et il s’est accru à la vitesse grand V depuis une quinzaine d’années alors que Chirac et Sarkozy étaient au pouvoir… Ils n’ont absolument rien entrepris envers leurs amis fortunés pour enrayer l’appauvrissement de la France.

Le scandale est triple, tant du coté de l’Etat français, de l’Etat helvétique et des Français voyous et fraudeurs. Pour la plupart, ces revenus et ces fortunes ont été gagnés dans leurs activités marchandes, industrielles, voire sportives et culturelles en France.

Le projet courageux de François Hollande de taxer à 75 % les revenus à partir d’un million arrive, hélas trop tard, puisque la plupart des rats ont déjà quitté le bateau ou s’empressent de le faire selon les articles du Journal Le Matin et des Inrockuptibles ci-dessous :

http://www.lematin.ch/suisse/exiles-francais-craquent-jur...

http://www.lesinrocks.com/2012/05/04/actualite/le-jura-su...

Le fonctionnement du forfait fiscal…

Il ne concerne qu’un nombre très restreint de personnes, car il est réservé à des contribuables aisés par les cantons suisses. Le contribuable payera un impôt en fonction de ses dépenses, en général de l’ordre du montant annuel de son loyer et de son standing laissé à la libre appréciation du taxateur !

Quand Schumacher gagnait 100 millions de dollars par an, sa contribution fiscale, comprenant l’impôt communal, cantonal et fédéral, était de l’ordre de deux millions de francs suisses, 2% !

A préciser que cet impôt spécifique ne s’applique pas aux seuls Français… mais compte tenu de la proximité de Paris, 3h00 de TGV, 1h00 d’avion, il n’est pas étonnant que le Lac Léman soit un havre de paix pour les fraudeurs. Ce statut ne les empêche nullement de conserver une résidence en France.

En revanche, ils ne doivent pas exercer une quelconque activité professionnelle en Suisse... Où Aznavour compose-t-il ses rengaines et où Frédéric Dard écrivait-il ses San Antonio ?

Fortune faite, la plupart de ces riches retraités n’ont nulle envie de rempiler et il y aura toujours la possibilité de créer des sociétés anonymes où des holdings à l’exemple de Philippe Hersant, l’héritier de l’ex-propriétaire du Figaro, qui s’active depuis Genève dans la presse.

Ce forfait fiscal est scandaleux pour la Suisse qui n’a pas besoin de ça pour boucler ses fins de mois, puisqu’il rapporte des peanuts, de l’ordre de 60 millions d’euros par an. Il est discriminatoire à l’égard des Helvètes qui eux paient plein pot à l’exemple du tennisman  Federer par rapport à Noa… qui lui aussi a bénéficié en son temps de ce privilège. A revenu égal, Federer paie 10 fois plus que Johnny Halliday, le copain de l’ex !

Gageons que François Hollande au pouvoir, il ne tardera pas à trouver les astuces juridiques pour faire rendre l’âme à ces mauvais Français. Peut-être, pourra-t-il compter sur le parti socialiste genevois qui a déposé une initiative pour supprimer ce scandale dans le Canton de Genève. La décision sera soumise au peuple à fin 2013, début 2014 !

Zurich, le pays des banquiers, a montré l’exemple en supprimant ces forfaits d’un autre âge en 2009. Avec pour conséquence que les rats ont filé dans d’autres cantons !

04/05/2012

Révoltons-nous contre la crise du logement...

(extrait du pamphlet "Révoltons-Nous... Bon Sang !")

« Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqué quand quelqu’un n’a pas un toit lorsque qu'il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause ». (Nicolas Sarkozy discours de Charleville-Mézières, 18 décembre 2006)

Parole, parole… 100.000 SDF sont aujourd’hui dans la rue et il manque 900.000 logements pour que les Français soient logés décemment ! Oui, le scan­dale du logement existe bel et bien et l’on ne saurait incriminer uniquement l’Etat et les collectivités publiques même si leur responsabilité, leur incurie datent de 50 ans ! Sarkozy a une idée électorale de génie : augmenter la surface construite de 30%... Du pain bénit pour les spéculateurs immobiliers !

voir le site : http://www.fredoberson.com

21:02 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1)

03/05/2012

Révoltons-nous contre la précarité de l’emploi et les salaires

 

(extraits)

Les entreprises font ce qu’elles veulent, elles uti­lisent toutes les ficelles juridiques pour assujettir le personnel à leur diktat.

Les CDI, ce sont des contrats « Kleenex » : on vous prend, on vous jette.

Les CDD vous fagotent des semaines de 25 à 30 heures ! Le travail temporaire vous emploie un jour par ci, deux jours par là. On sous-traite les tâches subalternes n’exigeant pas de qualification. Leurs exécutants, salariés précaires, sont employés apparemment par France ceci, France cela, par des services de voirie, de nettoyage, de gardiennage, par des multinationales, mais sont en réalité à la merci d’officines d’intermédiaires qui se remplissent les poches sur leur dos en pratiquant des marges de l’ordre de 40%, voire plus.

C’est une lapalissade d’écrire que le Smic court après le coût de la vie sans jamais le rattraper !

Même après des années de service, des millions de salariés n’ont pas démarré de leur salaire de base si ce n’est l’indexation fixée une fois l’an par le gouvernement. Dieu sait si elle ne compense pas le réel renchérissement ! Quant à l’augmentation proprement dite du traitement, elle est laissée au bon vouloir de l’entreprise.

Les témoignages sont légions de la radinerie patronale. Celui d’un guichetier de banque, par exemple, dont le salaire n’a progressé que de 500 euros en 30 années de service, d’un vendeur de supermarché augmenté de 50 euros en 10 ans !

Quels que soient l’âge et l’expérience, les petits métiers ont un prix plancher, le Smic, le minimum légal. Les patrons font cause commune avec le gouvernement et le Medef qui traite les travailleurs de « râleurs de la fiche de paye ! ».

voir le site : http://www.fredoberson.com

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01/05/2012

Révoltons-nous contre la pauvreté...

(extrait)

 

Il y a 8 millions de pauvres en France, qui sont-ils ?

En pratique, toutes les personnes qui n’ont pas de ressources matérielles suffisantes pour vivre décemment, dans l’angoisse des fins de mois sans un sou, le plus souvent dans la misère et la détresse. On les détermine en fonction d’un seuil unique, le même pour tous, qui ne tient pas compte du lieu de vie : région, ville ou campagne, de la diversité des charges familiales et du nombre de personnes vivant dans le ménage.

Mais à la pauvreté matérielle s’ajoute forcément la pauvreté morale des laissés pour compte. Les aides sociales, les œuvres caritatives leurs viennent en aide tant bien que mal, leurs maintiennent la tête hors de l’eau, faute de pouvoir régler ce problème irréversible.

Une fois pour toute, leur destinée est d’être pauvre et de le rester, sans perspective d’un mieux être à court ou à moyen terme, si ce n’est l’espoir insensé de gagner aux jeux d’argent, cette plaie qui entame encore plus leurs maigres ressources et rapporte plus de 10 milliards à l’Etat !

voir le site : http://www.fredoberson.com

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