alpilles13 ALPILLES13

30/06/2012

7/52 - Juin-venture ou l'aventure ?

Les lundis se suivent et se ressemblent sur les radios du matin. Copé à France Inter, pfft, on passe à RMC et voilà que « Laissez-moi vous dire », alias NKM, se fait titiller par Jean-Jacques Bourdin. Couplé avec BFM, on a en prime la binette d’une jolie nénette, sa petite tête bourrée de contradictions. Une reprise en mains s’impose d’urgence et il y en a plus d’un pour lorgner ce corps filiforme d’athlète politique.

Impossible d’éteindre l’incendie qui fait rage au sein de l’UMP à cause du bout feu, le « Buisson » ardent. Les pompiers de Paris et le Samu suggèrent de creuser une tranchée pour séparer les flammes de part et d’autre du cataclysme. Ce qui suppose la scission du parti en deux branches distinctes, le Front UMP de droite associé au Front national, et le Front UMP centriste associé au Béarnais qui pourrait ainsi reprendre du service.

D’ailleurs, on ne sait plus à quel saint se vouer avec le milieu... La création en catimini du « Centre pour la France », à la place du Modem pour les législatives, pose question. Cette officine inconnue recevra la contribution de l’Etat au prorata des voix obtenues, soit  la somme d’un million. Un viatique pour repartir… car la situation financière du Modem est paraît-il à la limite du dépôt de bilan ? François, l’homme de la transparence, va nous le dire.

Claude, mon fils, ne fais pas un CAP de mécanique, écoute ta maîtresse, entre à l’Uni car j’ai l’intuition que tu vas gravir les échelons. Et c’est ainsi que le petit Claude est installé au perchoir et préside la nouvelle Assemblée de gauche, une drôle de gauche… où ne figure pas l’ombre d’un ouvrier et d’une cousette. Il est loin le temps de l’ajusteur-fraiseur  n’ayant pas supporté le poids de sa charge et de la décharge de son arme de service.  Et cet ainsi que ce gouvernement de « gôche » a choisi ce jour-là pour donner un coup de pousse dans le c.. du Smic ! Deux pour cent, en tenant compte du coût de la vie, c’est une moquerie à 0,6%, l’équivalent d’un paquet de cigarettes dont Bercy repique près de 5 euros de taxes ! Si c’est ça le changement annoncé, faut-il en déduire que le candidat élu n’était qu’un bonimenteur de foire électorale. Ou suprême stratégie, le père la rigueur annonce de suite la couleur d’un quinquennat morose. Tant pis pour la croissance, la mégère teutonne ayant dû lui savonner les oreilles à Rome.

La solution « coup de point » des socialos aurait été d’augmenter le Smic de 100 euros, la moitié dès juillet et le reste en janvier, avec un abattement proportionnel des charges sociales pour ne pas pénaliser les petites entreprises. Une action éminemment sociale et une manière habile de couper l’herbe sous les pieds des syndicats et de la vraie gauche. D’ailleurs, c’est surprenant que les « gauchos » n’aient pas réagis, sont-ils déjà au soleil ou attendent-ils l’automne pour foutre la pagaille ? De là à donner crédit aux élucubrations de JFK dans son brûlot « La Catastrophe du 6 mai 2012 », Plon. Cette tornade du chevalier blanc sans peur et sans reproche - ça se discute – ne vaut pas la peine d’être achetée et lue, même pour une tune d’euros.

Deuxième année sans olives… ou presque ! Belle et tardive floraison en mai qui laissait augurer une appréciable récolte. Patatras à la nouaison, moment où la fleur donne naissance à une minuscule olive de la taille d’une tête d’épingle. Un soleil pétant, une trop forte température durant trois semaines ont quasiment grillé la fleur avant qu’elle nous livre son fruit. C’est bien un signe que le climat est chamboulé puisqu’il pleut à verse au nord et que les graines pourrissent dans le sol.

Une petite dernière, en attendant la pêche aux moules et le cocktail bien frappé de Bruxelles, rafistolages et désaccords dans le coquetelier, les Préfets sont enfin libres d’aller aux champs du côté du moulin de Périgouste. Interdits de sortie officielle et même privés durant les deux mois de campagne électorale, tel est le devoir de fonction imposé aux préfets. Quelle punition !

N. B. Mon article était déjà publié lorsque le marathon nocturne de Bruxelles débouche sur un K.O. technique d’Angela Merkel. Les alliés du sud, Monti, Rajoy, Hollande, ont réussi enfin à faire plier la dame de fer et le Bundestag. Elle n’avait plus le choix au risque que l’Espagne et l’Italie implosent. C’est une accalmie momentanée mais ces accords ne sauraient suffire à régler les problèmes de l’euro et de la dette d’un coup de baguette magique.

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