alpilles13 ALPILLES13

  • 10/52 - La marine suisse en Bretagne...

     

     

    Il suffit qu’un gars du sud emporte le soleil dans son bagage et la Bretagne se met aussitôt au beau fixe ! Un sacré coup de pot de cidre pour cette équipée de septuagénaires désirant voir défiler les vieux gréements à Brest.

    Depuis l’estuaire de la Vilaine, faut compter une centaine de milles pour rejoindre la cité chère à Prévert. Mais Neptune s’est vengé du roi soleil, contrecarrant la feuille de route du capitaine, si bien que les vieux n’ont pas vu les vieilles gloires de la navigation à voile.

    Eole veille au grain et, malgré un voilier de 44 pieds, pas moyen de le faire avancer vent debout. Condamné à faire du cabotage au grand largue ou par vent arrière d’une île à l’autre, des Glénan à Groix, de Quiberon à Belle-Ile, de Port Louis à la Trinité avec ce « bateau de cons » !

    Faut dire que l’arrivée dans les ports de cet équipage du troisième âge donne à penser qu’ils se sont enfuis d’une maison de retraite ! Mais à les voir manœuvrer le bateau, l’accoster avec précision, on comprend vite qu’ils ont du métier. Ces marins d’eau douce ont régaté sous toutes les latitudes. C’est en quelque sorte une course d’école pour réviser les subtilités de la règle de Jean Cras qui connaissait la musique.

    Un peu raide leurs membres rhumatisants pour lancer les amarres, sauter sur le quai ou dans l’annexe pneumatique et se tortiller pour ramer à contre-courant comme des galériens. Et la marée se couche et se relève sans crier gare, prenant tout de même son temps pour ne point effaroucher les gens du bord de mer.

    La navigation hauturière réserve des surprises, en particulier celle concoctée par Jules Verne, l

    ’enfant du pays, pour mettre à l’épreuve ces matelots atteints par la limite d’âge. Selon « Le Télégramme de Brest », le capitaine Nemo a repris du service, a remonté son Nautilus des profondeurs et voilà pas qu’il lui manque l’hélice pour le propulser…

    Par bonheur, le « navire » des Helvètes passe par là et, ni une, ni deux, le flibustier des mers s’empare de cet objet de cuivre et vogue la galère ! Quand le pitaine s’aperçoit que le moteur ne réagit plus, il n’y a pas trente-six solutions pour arrêter un voilier : continuer le tour du monde jusqu’aux Amériques… ou se réfugier dans une crique, jeter l’ancre en l’attente d’un gentil scaphandrier…

    A main levée, les Suisses aux bras noueux ont pris l’initiative de rejoindre la rive toute proche à la nage ! Brrr, quelle froidure… et par Jupiter il n’est pas question de quitter sur un coup de tête cette terre bretonne, ses villages pittoresques, ses habitants chaleureux et accueillants. D’autant que ce soir, comme les autres, ils vont s’empiffrer de coquillages, de lotte, de cabillaud jusqu’à se faire péter la panse. Au diable le cholestérol ! Le muscadet et le lambig aidant, ils entonneront sous les étoiles des ritournelles celtiques de marins en goguette.

  • 9/52 - Ras le bol du Sud !

    Vive la Bretagne !

    Morbihan

    Morbihan

     

    Archipel des Glénans

    Archipel des Glénans

     

    Brest

    Brest

     

    Concarneau

    Concarneau

     

    Pointe du Raz

    Pointe du Raz

     

    Belle-Ile-en-Mer

    Belle-Ile-en-Mer

     

    Douarnenez

    Douarnenez

     

    Pont-Aven

    Pont-Aven

     

    Ouessant

    Ouessant

     

    Phare de l'Ile Vierge

    Phare de l'Ile Vierge

     

    Le pluviomètre est au beau fixe !

  • 8/52 - Ras le bol de la politique !

    Oublions tout, oublions six mois d’une campagne effrénée où tous les ténors se sont égosillés à dire tout et son contraire. A écouter les radios, à lire la presse, les commentateurs ont de la peine à changer de registre, à nous laisser l’esprit libre pour savourer nos vacances, à nous étourdir dans la grande bleue ou l’océan. Pourquoi continuer à nous bassiner les neurones avec les interviews stériles des battus du suffrage populaire qui commentent le moindre battement d’aile de la nouvelle majorité ? On n’en a rien à faire de ces gens-là pour les cinq ans à venir. On s’en fou de leurs problèmes de tendance et d’intendance. Qu’on nous foute la paix jusqu’aux municipales.

    Tout commence maintenant. Eclatons-nous dans le sud, le théâtre à Avignon, les Chorégies d’Orange, l’opéra à Aix-en-Provence, le piano à la Roque d’Anthéron, les Rencontres d’Arles. Profitons-en jusqu’à plus soif de ces vacances, peut-être les dernières avant que les dettes et la crise balaient tout sur leur passage, vidons nos tirelires, claquons nos euros avant qu’ils ne valent plus un kopeck. Les nuages noirs de l’austérité et de la rigueur, c’est pour l’automne tout proche…