alpilles13 ALPILLES13

12/09/2012

17/52 - J'irai cracher sur mon père...

Elle l’a fait, Félicité Herzog, du vivant de son père et non sur sa tombe future du Père Lachaise, faute du Panthéon ! Pressée sans doute d’en finir avec ce nonagénaire qui n’en finit pas de se faire oublier. Oublie-t-elle que les héros ne meurent jamais ?

Elle l’a fait son livre, elle a vidé ses rancœurs avec un talent certain, mi-roman, mi-récit autobiographique. C’était son libre choix de dresser le procès de son père, quoiqu’on en pense et surtout de la vie de ce héros contesté.

Et la presse d’emboiter aussitôt le pas, le Nouvel Obs titrant dans son article du 30 août : « Mon père, ce salaud » qui, d’après ce que Jérôme Garcin écrit, pourrait faire croire que c’est le titre de ce règlement de compte ! Félicité a au moins eu la pudeur de l’intituler : Un héros, Grasset. La critique de la « Guerre des Dames » était d’ailleurs du même acabit, nécessitant une justification alambiquée de Guillaume Malaurie, la semaine suivante.

Décidément, ces hebdos n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent car la semaine suivante, c’est au tour de Marianne de dénoncer sur quatre pages les « mensonges » du célèbre alpiniste sur la réalité de sa victoire sur l’Annapurna. Dur-dur de perdre ses doigts et ses orteils à 8000 mètres pour un pseudo mensonge de plus de 60 ans…

Marianne, cet hebdo incontournable mais qui ne se prive pas de faire dans le sensationnel, genre « people politique », enquête dans le même numéro sur la PRESSE TRASH et écrit au sujet de cette presse scandaleuse : « Ils brisent des carrières, piétinent des réputations, trainent dans la boue les people et les puissants ».

Il y a certainement une paille dans l’œil de Maurice Herzog…

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