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28/09/2012

19/52 - Les Français se sont-ils trompés de Président ?

Sans doute trop jeune, trop marqué à gauche pour remporter les primaires socialistes, mais avec 17% des suffrages ce tribun a fait un score plus qu’honorable. Est-il besoin de le nommer`puisque vous n’ignorez pas de qui il s’agit ?

A voir et à écouter le ministre du Redressement productif sur TV MEDIAPART vendredi soir passé, nous avons eu en face de nous un homme politique dans le vrai sens du terme, un premier ministrable en devenir à défaut d’un président.

Arnaud Montebourg ne manie pas encore la langue de bois, son propos est clair et précis. Il a la tchatche facile. Tout au plus s’est-il abstenu de s’exprimer sur l’attitude de certains de ses confrères. « No comment » ou presque sur des sujets qui ne concernent pas directement son dicastère… même s’il prend la tangente par ses explications.

La banque, ce n’est pas son domaine, donc il n’y a pas de conflit d’intérêts annonçant « avoir demandé par précaution que cesse toute collaboration entre Bercy et la banque Lazard ». Attendons pour voir le résultat du match avec Moscovici !

Ses silences ne trompent pas et il va partir à la charge pour imposer ses idées, notamment sur la démondialisation. Pas évident de ronger son frein, d’être solidaire du gouvernement, d’attendre que celui-ci trouve ses marques pour asseoir rapidement le changement dans la durée.  

Lucide, cet « urgentiste », comme il se nomme, reconnait qu’il n’a pas la potion magique pour faire baisser la fièvre, tout au plus l’atténuer par le dialogue et la concertation, voire le compromis. Ce chevalier sans peur et sans reproche est à l’œuvre sur tous les fronts industriels, quitte à se faire remonter les bretelles dans l’affaire PSA. Et de prendre conscience que la dure réalité économique ne se règle pas d’un coup de gueule. Le meilleur choix possible peut aussi être source d’échec dans cette conjoncture obérée et imprévisible.

Mais l'homme est séduisant, il a du ressort, de l’énergie à revendre et sa prestation à MEDIAPART prouve qu’il maîtrise ses dossiers et ceux de ses collègues. Reste à les décortiquer et les mettre en chantier le plus à gauche possible…

Voici le lien de l'émission de Mediapart :

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/210912/arnaud-mont...

20/09/2012

18/52 – « Une semaine de vacances » à clouer au pilori !

 

 

 

 

 

 

Je ne vais pas faire l’apologie du livre de Christine Angot, encore moins départager les pour et les contre pour la simple raison que je ne lirai pas cette prose de caniveau. Les critiques suffisent à me faire une idée de cet étalage pédophilo-incestueux. Car toute la presse en parle dans des textes ambigües : « un beau style littéraire, le rythme du phrasé à la troisième personne de nature à faire vivre l’insoutenable » Ca fait vendre ce torchon à des milliers de lecteurs complexés, à des libidineux avides de cochonneries tranquillement assis ou en érection dans leur fauteuil.

 

L’inceste, le viol, la pédophilie sont des crimes monstrueux. Attention à l’amalgame ! Le viol, c’est le coup de force, la blessure instantanée, voire la mort alors que l’inceste et la pédophilie procèdent le plus souvent par la séduction, la soumission, le consentement répétitifs jusqu’au moment où la victime prend conscience de la violation contre-nature de son corps.

 

Il n’y a pas une semaine sans qu’un journal se fasse l’écho de ces drames innommables. Vendredi encore, la cour d’assises de l’Hérault a condamné à 19 ans de réclusion criminelle un pédophile pour des faits remontant au milieu des années 80. La victime, présente dans le prétoire, a dut attendre 25 ans pour être libérée pénalement de cette souffrance.

 

Ayons un minimum de respect, de commisération pour les victimes, enfin celles qui n’ont pas laissées leur peau. Seuls ceux qui ont vécus ces instants horribles, la violence, la mort en face, la honte, la salissure de leur corps ont le droit de porter témoignage, d’en parler, quand ils osent en parler. Si on veut bien les écouter et les croire, souvent après des années de torture morale.

 

C’est pour cette raison que je cloue au pilori ce pseudo roman, que je suis en pétard et plus que cela avec cette écrivaine à scandale. Ce livre est dangereux, malsain il conforte les salopards dans leur folie et peut même susciter des déviances abjectes.

12/09/2012

17/52 - J'irai cracher sur mon père...

Elle l’a fait, Félicité Herzog, du vivant de son père et non sur sa tombe future du Père Lachaise, faute du Panthéon ! Pressée sans doute d’en finir avec ce nonagénaire qui n’en finit pas de se faire oublier. Oublie-t-elle que les héros ne meurent jamais ?

Elle l’a fait son livre, elle a vidé ses rancœurs avec un talent certain, mi-roman, mi-récit autobiographique. C’était son libre choix de dresser le procès de son père, quoiqu’on en pense et surtout de la vie de ce héros contesté.

Et la presse d’emboiter aussitôt le pas, le Nouvel Obs titrant dans son article du 30 août : « Mon père, ce salaud » qui, d’après ce que Jérôme Garcin écrit, pourrait faire croire que c’est le titre de ce règlement de compte ! Félicité a au moins eu la pudeur de l’intituler : Un héros, Grasset. La critique de la « Guerre des Dames » était d’ailleurs du même acabit, nécessitant une justification alambiquée de Guillaume Malaurie, la semaine suivante.

Décidément, ces hebdos n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent car la semaine suivante, c’est au tour de Marianne de dénoncer sur quatre pages les « mensonges » du célèbre alpiniste sur la réalité de sa victoire sur l’Annapurna. Dur-dur de perdre ses doigts et ses orteils à 8000 mètres pour un pseudo mensonge de plus de 60 ans…

Marianne, cet hebdo incontournable mais qui ne se prive pas de faire dans le sensationnel, genre « people politique », enquête dans le même numéro sur la PRESSE TRASH et écrit au sujet de cette presse scandaleuse : « Ils brisent des carrières, piétinent des réputations, trainent dans la boue les people et les puissants ».

Il y a certainement une paille dans l’œil de Maurice Herzog…

03/09/2012

16/52 - Les jeux "parapolytiques"

Que l’on ne se méprenne pas sur le titre de ce billet. J’ai de l’estime et du respect pour les handicapés et les jeux paralympiques auxquels ils participent en ce moment. Leur volonté d’être comme les autres malgré leur handicap force l’admiration.

En mémoire une époque juvénile durant laquelle j’ai été un impotent condamné de longs mois à la chaise à roulettes. Passe encore la souffrance physique mais psychiquement c’était dur-dur à supporter, à être regardé avec mansuétude, parfois avec gêne comme un être à part, une demi-portion d’homme. Mon mal n’était pas irrémédiable, je m’en suis sorti, je suis un rescapé. Mes pensées vont vers tous ces accidentés de naissance où de la vie qui ne seront jamais tout à fait comme les autres.

La trêve des vacances a pris fin, depuis une semaine, nous assistons à la débauche des « parapolytiques ». Ils n’ont pas d’handicaps physiques ces gens-là, bien au contraire, ils portent beau dans leurs costards sur mesure et se pavanent dans les chars de l’Etat. C’est dans la tête, du côté du cervelet que l’on détecte certaines anomalies, voire des maladies héréditaires politiquement transmissibles. Ma parole, ces écervelés ont un grain, amplifié par le soleil d’août qui leur est tombé sur la tête. Appelons d’urgence les psys pour leur remettre le ciboulot en place. Trop tard, le mal est endémique, irréversible à moins de leur changer la puce à crâne ouvert. Victimes de collisions électorales, certains mordent parfois la poussière mais il n’y a pas de dommage corporel à déplorer.

Chez les « parapolytiques », sans distinction partisane, chacun y va de sa diatribe, affûte ses coutelas, c’est à celui qui tirera le plus vite dans la cible de la connerie. Peu importe que leur diarrhée verbale macule le tapis de la République. L’enjeu, ce sont les médailles que distribuent les médias aux plus méritants. Face à cette folle surenchère, le président normal se fraye clopin-clopant son chemin de Damas…