alpilles13 ALPILLES13

07/10/2012

21/52 - Marseille, la maudite !

 

 

 

 

Marseille,

capitale européenne de la culture en 2013...

 

Pour mener à bien cet événement, la ville est un chantier à ciel ouvert autour du Vieux Port et sur l’esplanade de la Joliette. Elle doit être plus belle que belle pour 2013 et pourtant, cette cité portuaire, la deuxième ville de France, est à nulle autre pareille de par son site et sa diversité ethnographique et culturelle.

 

Lorsqu’on y accède par l’autoroute sud, celle de l’Estaque, au-delà des rochers qui encerclent la ville, on plonge en un instant sur cette rade unique au monde. Elle n’a aucune pudeur, elle se montre telle qu’elle est. A gauche des barres d’immeubles, des terrains vagues, à droite, le port marchand, des hangars vieillots, une gare ferroviaire quasi à l’abandon, des ferrys, des navires en attente, puis les anciens docks restaurés à l’ancienne, bleue la mer et au loin les îles du Frioul. En face, la Bonne Mère monte la garde comme une vigie pour les navigateurs égarés.

 

Oui, Marseille s’égare, elle prend le large tout azimut, ne sachant plus à quel saint se vouer. Le sénateur maire UMP, Jean-Claude Gaudin, doit sa survie à sa faconde provençale, à ses formules imagées à la Pagnol ou à la Fernandel. Marseille est assise entre deux chaises, simultanément à droite et à gauche.

 

Malgré les casseroles judiciaires qu’il traînent derrière lui, le corse Jean-Noël Guérini est l’homme le plus puissant des Bouches-du-Rhône. Président du Conseil général, ce sénateur socialiste distribue les subventions de manière napoléonienne.

 

Du temps des colonies, Marseille, ce port ouvert sur l’Afrique et l’Orient, damait le pion à la France entière et les malfrats de l’époque étaient immortalisés au cinéma par Borsalino. Malgré sa poigne de fer, Gaston Defferre n’a pu éviter que la cité phocéenne devienne incontrôlable, ingérable. Jour après jour, on découvre que les passe-droits, la corruption, le trafic de la drogue, les assassinats gangrènent la société marseillaise aux plus hauts niveaux.

 

Comment faire confiance et respecter ceux qui sont chargés de protéger les habitants contre la délinquance quand des policiers de la BAC, la Brigade Anti Criminalité se sont fait corrompre au fil des ans. Car selon des témoignages, cette dérive ne date pas d’hier et, d’après ce que l’on sait, certains de leurs supérieurs ont couvert leurs actions criminelles.

 

Marseille, capitale de la culture, quelle hypocrisie de ses élus de vouloir se refaire une virginité à si bon compte !

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