alpilles13 ALPILLES13

25/11/2012

Scénario pour une mort annoncée…

 

 

 

UMP, PISTOLET MITRAILLEUR ALLEMANDUMP, PISTOLET MITRAILLEUR ALLEMAND

 

Au secours, le bateau prend l’eau de toute part. Le marin-pompier Juppé, le père de ce navire fantôme, se porte bénévole pour l’empêcher de couler corps et biens au large de la Seine. Pas évident d’écoper les cales de ce yacht de luxe.

 

L’Union des Mauvais Perdants part en eau de boudin. Des milliers de militants sont écœurés, dégoutés par le chaos provoqué par la guerre des pitaines, maîtres après le dieu Sarkozy. Ils quittent le navire en perdition ne sachant où aller. Certains se jettent à tribord toute, d’autres à bâbord.  La cellule psychologique du Samu est débordée et fait appel aux psys pour tenter de soigner leur désarroi.

 

Borloo a ouvert toutes grandes les portes du centre de son nouveau parti pour accueillir avec une bouteille de beaujolais nouveau les  arrivants. Bayrou monte au grand galop à Paris, la gauche se tape sur le ventre et les écolos boivent du petit lait de chèvre.

22/11/2012

27/52 - Ecrire pour avoir l’air moins con ?

 

 

 

C'est fou ce qu'on peut faire avec 26 lettres !C'est fou ce qu'on peut faire avec 26 lettres !

 

 

 

Question fondamentale que peuvent se poser les centaines de billettistes qui scribouillent sur leurs blogs. Au moins, grâce aux sites numériques, leur prose sera lue par quelques fidèles et curieux lecteurs.

 

Ce n’est pas le cas des milliers d’auteurs anonymes qui adressent sans succès leurs manuscrits aux éditeurs. Une chance sur dix-mille de gagner le gros lot, de voir leur livre à la devanture des libraires et une chance sur cent-mille, voire un million, de connaître les honneurs d’un prix littéraire.

 

Autant jouer à la loterie le mardi, le vendredi, le samedi et éprouver au moment du tirage ces petits pincements au cœur, cette addiction à bon marché qui renfloue les caisses de Bercy.

 

Chaque samedi, je m’empresse d’ouvrir « Marianne » à la dernière page pour découvrir la chronique poivre et sel d’Alain Rémond. Quelle mouche a piqué ce journaliste d’ordinaire talentueux pour se vautrer cette semaine dans la connerie ? Sans doute, n’a-t-il rien à se mettre sous la dent dur. Les médias ont déjà tout dit, ils se sont surpassées dans des infos répétitives sur le one man show de François second, les générales maîtresses US, les combats fratricides à l’UMP et chez les Verts, puis la sanguinaire Tarantella corse qui s’exécute sur un air de valse. Pour un peu, on oublie la Syrie, le Mali et la Palestine !

 

Dans son article : « Conseil pour avoir l’air moins con » Alain Rémond, ancien rédacteur en chef de Télérama, fustige les pauvres écrivains célèbres qui ont l’outrecuidance et l’autosatisfaction de lire des extraits de leur dernier brulot pour « faire une image » à la télé. Les auteurs, les profs, les historiens, les sommités de tout poil se plient de meilleure grâce, paraît-il, au diktat de l’interviewer, certainement téléguidé en coulisse par l’attaché de presse de l’éditeur. Et de préciser qu’ils sont prêts à faire n’importe quoi pour que leur concierge et leur boucher voient leur binette à la télé. Comme si d’Ormesson et autres célébrités avaient besoin de ça ! Vous en avez vu des sans grades sur le petit écran ?

 

Quitte à passer pour un idiot, avoir l’air con comme la Vache qui rit, j’accepte de suite l’invitation à lire mes élucubrations, de préférence en boucle sur BFMtv. J’ajoute que l’écriture est un triple plaisir solitaire : après l’écriture, la lecture et la masturbation. Les cons ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

 

Et voici l'article incriminé pour ceux qui ne lisent pas Marianne, mais ils ont tort !

 

(Pour le grossir, copier et coller rm texte)

 

19/11/2012

26/52 – Hollande est-il encore socialiste ?

 

 

 

Ou sauter directement dans le couac-couac !

Me voici donc arrivé à la moitié de ma chronique hebdomadaire que j’ai intitulée en mai le « calendrier hollandais » ! Ouf, je respire un bon coup et je reprends mon souffle pour les six mois à venir. Je pressens que ça ne va pas être de la tarte de suivre les « hollandais » qui cherchent clopin-clopant leur chemin de Damas. A priori, faute de mieux, cela ne risque pas d’être pire… pensais-je.

 

Patatras le 6 novembre, six mois pile après son élection du 6 mai, Hollande fait marche arrière toute et envoie par dessus bord ses belles promesses électorales. Ne disait-il pas le 3 janvier à France 2 à propos du projet de Sarkozy : « Je ne veux pas que les Français soient affligés de trois ou quatre points de TVA ». Vive le socialisme : la TVA pour le peuple et les crédits d’impôts pour les entreprises ! Tout cela sous prétexte de la « compétitivité », le nouveau leitmotiv à la mode après celui de la croissance.

 

Coïncidence en ce 6 novembre : Barak Obama est réélu haut la main à la Maison Blanche. En partie grâce à la politique sociale qu’il cherche à mettre en œuvre dans ce pays capitaliste que le « Capitole », à majorité républicaine, s’ingénie à faire capituler. La France et les Etats-Unis sont dans une situation économique catastrophique. Leur endettement pharaonique paralyse l’activité de leurs présidents confinés à la lutte contre les déficits et à la compression des dépenses. Ils ne sont pas les seuls… loin s’en faut, d’être poings et mains liés avec leurs homologues occidentaux,

 

Optimiste, Obama a déclaré le soir de son élection : « Le meilleur est à venir », ce qui nous rappelle le slogan de Hollande : « Le changement maintenant ». Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Si le changement consiste uniquement à ravaler la façade lézardée par la droite, pas étonnant que les électeurs s’impatientent, se sentent floués et se manifestent dans les sondages de popularité. Le verdict est cruel, le président a-t-il viré sa cuti, ne serait-il plus crédible ? Pour l’instant, les cieux élyséens sont pavés de bonnes intentions dont on attend la mise en œuvre. Contre vents et marées, critiques ou complaisances, François Hollande ne bronche pas, il a une confiance en lui qui déconcerte. Imperturbable, il mise sur la durée de son quinquennat, point barre.

 

Dans la réalité, la feuille de route s’est déroulée au coup par coup, autant dire des clopinettes le 2% pour le Smic, la retraite à 60 ans pour ceux qui le méritent et le lifting fiscal. On s’empresse de marier les homosexuels, on repousse le droit de vote aux étrangers et la libération du cannabis fait débat. Ça tergiverse avec les riches qui menacent de s’en aller – si ce n’est pas déjà fait - et le patronat met outrageusement la pression. La marge de manœuvre se réduit comme peau de chagrin de la droite à la gauche. Il faut négocier et négocier encore pour gagner du temps avec l’espoir d’établir un consensus avec les partenaires sociaux. Tout dépens de ce qui va se passer dans les six prochains mois. Y aura-t-il à l’Assemblée nationale et au Sénat une gauche courageuse pour corriger les dérives de ce gouvernement qui improvise à la va-vite ?  Signe précurseur, les sénateurs communistes alliés à la droite ont rejetés le 30 octobre deux textes soutenus par la majorité présidentielle. Rebelote mercredi soir, avec le refus de la loi de programmation budgétaire. Les verts virent au rouge.

 

Six mois, c’est court pour rendre crédible un nouveau gouvernement. Raison pour laquelle j’ai modéré mes billets, soulignant tout de même quelques couacs, laissant le temps au moutonnier en chef de ramener ses brebis égarées au bercail. Car les loups sont là, à l’affût au fond du bois, prêt à dévorer le cheptel à la moindre incartade. Avec le culot de se lécher les babines de leur langue râpeuse sur les cadavres abandonnés en héritage. D’ailleurs, on découvre au sein du troupeau l’un ou l’autre louveteau aux dents longues. Vals fait la forte tête sur l’insécurité alors que Montebourg se débat comme un beau diable avec les patrons qui ferment boutique. Moscovici fait ami-ami avec les banquiers.

 

L’été n’a pas été rose pour tout le monde, occasion de se souvenir de juillet 1962, cinquantième anniversaire de la fuite des pieds-noirs d’Algérie après une guerre ignoble. Un bon point pour Hollande qui fait amende honorable. Les Français se consolent avec les médailles olympiques. On fait appel à Gallois, à Jospin pour se donner bonne conscience et l’aval des lobbyings. L’euro tient le coup par miracle et l’on imprime de nouveaux billets ! Tout va-t-il pour le mieux dans le monde hollandais ?

 

Révoltons-nous… bon sang* ! N’attendons pas les calendes grecques.

 

*www.fredoberson.com

16/11/2012

25/52 - Couac, couac, couac…

 

 

 

 

 

 

Ces cris d’oiseaux de mauvais augure au fond des bois de la République annoncent-ils la mort du cygne* ?

 

Quoique, quoique, quoique… claquent comme un cri de guerre-guerre les socialos qui hurlent à tue-tête pour se faire remarquer et se démarquer les uns, les autres. Ils se voient déjà en haut de l’affiche.

 

Cette onomatopée fait recette de semaine en semaine et nous sommes impatients d’entendre le prochain trémolo, d’autant que le ridicule ne tue pas. On ose à peine en pleurer de rire.

 

N’incriminons pas la seule gauche, les solistes de la droite se singularisent aussi sans tambour ni trompette avec des couacs à répétition. La gamme est plutôt du genre cop, copé, « copérons » avec la copine de la pucelle de « do ré mi ».

 

Nous sommes donc entrés d’un coup de baguette magique dans l’univers de cette cacophonie musicale jouée sur tous les tons. Le lendemain, c’est la journée des bémols, du genre « quoique »… c’est dans le domaine du possible !

 

Le maître de chapelle convoque illico les impétrants aux cours de solfège du mercredi pour corriger leurs fausses notes politiques. Même le premier violon s’est pris une corde dans son portrait gominé.

 

En guise de sérénade, on entend plus que les solos de la grosse caisse médiatique. Ordre est donc donné aux interprètes d’accorder leurs instruments et leurs cordes vocales avant le concert.

 

Quant au chef d’orchestre, il se la joue moderato cantabile.

 

*Il paraît que la musique adoucit les mœurs, la danse aussi :

 

http://www.wat.tv/video/mort-cygne-12z1t_2gnsl_.html

05/11/2012

24/52 - Gonflés les PDG !

 

 

 

 

Au secours Hollande, clament les PDG des plus importantes sociétés françaises dans le JDD de dimanche passé. Ils veulent l’abaissement du coût du travail et des allègements fiscaux de toute urgence. Un véritable ultimatum adressé au gouvernement par les plus riches que riches.

 

Qu’ont-ils fait durant dix ans de leurs profits mirifiques ? Il se sont d’abord octroyés des salaires et des stock options par millions avec la complaisance d’un Etat de droite complice. Puis les actionnaires se sont grassement servis, suçant la moelle produite par les travailleurs au détriment des investissements, de la recherche et de l’innovation.

 

On ne saurait attribuer le déficit chronique du commerce extérieur (70 milliards en 2011) uniquement à la mondialisation, au coût des salaires mais surtout à la passivité des entreprises françaises. Elles se sont endormies sur un oreiller de paresse. Dans une situation quasi similaire, l’Allemagne a réussi à maintenir et à développer son outil industriel. Preuve à l’appui, sa balance commerciale est positive de 150 milliards !

 

Il a suffit que la crise monétaire survienne pour que les patrons saisissent l’opportunité de débaucher, de délocaliser, de bloquer les salaires avec pour corollaire l’augmentation du chômage et la dégradation du tissu social.

 

Le premier ministre Fillon n’avait-il pas déclaré en été 2007 que l’Etat est en faillite. Qu’a fait Sarkozy durant 5 ans si ce n’est augmenter la dette de 600 milliards ? Que je sache, ni le Medef, ni l’Afep (Association française des entreprises privées) ne sont intervenus pour fustiger la dérive du gouvernement. Après le caquetage des « pigeons », c’est au tour des rapaces de donner de la voix.

 

Hollande va-t-il baisser pavillon face à cette horde de vautours, laisser des plumes, faire l’aumône comme il est en train de le faire pour la Banque Peugeot ? Cette affaire est franchement scandaleuse.