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26/01/2013

36/52 - Révoltons-nous contre la mondialisation

 

Dans son célèbre pamphlet : « Indignez-vous », Indigène éditions, Stéphane Hessel rappelle les idéaux de la Résistance qui ont donné naissance à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. On peut vraiment se demander si ce beau texte a servi au changement des mentalités, dans la mesure où, depuis sa proclamation, il a été constamment bafoué ? Sans doute a-t-elle été influencée par la déclaration de Philadelphie du 10 mai 1944 redéfinissant les buts et objectifs de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) et énonçant notamment les quatre principes humanistes suivants :

 

  1.        Le travail n’est pas une marchandise.
  2.        La liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès continu.
  3.        La pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous.
  4.        Tous les être humains, quels que soient leurs races, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales.

 

Devons-nous préciser que la création de l’OIT, date de 1919, après la Grande Guerre. Pas étonnant que cet organisme soit réactivé en 1944 où, suite à un deuxième conflit mondial, on prend de bonnes résolutions pour en éviter un troisième !

 

La création de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce, en 1995, a favorisé dans une large mesure la mondialisation que nous connaissons aujourd’hui. Voici les lignes directrices de la déclaration des 124 gouvernements présents à Marrakech en 1994 :

 

« L’ouverture des marchés pour les marchan­dises, la protection des droits de propriété intellec­tuelle qui touchent au commerce, la volonté de résister aux protections de toute nature, l’accroissement de la production et du commerce de marchandises et de services ».

 

Cette idéologie néolibérale va à l’encontre des buts de l’OIT. Aucune mention n’est faite des travailleurs, des disparités salariales et sociales entre le nord et le sud, de la qualité de vie et de la pléni­tude de l’emploi ! Ils ont signé la mort du protectionnisme en ouvrant la porte aux affaires et à la finance. Celui qui ose parler aujourd’hui de réintroduire une dose de protection légitime passe pour un réactionnaire. Tout juste admet-on qu’il faudrait peut-être « réguler » les marchés !

 

La mondialisation est une des causes du chômage puisque ce que l’on produisait en France se fabrique désormais ailleurs à moindre coût. Les frontières, ont été ouvertes sans discernement, les quotas et les droits de douane ont été quasiment abolis. Passe encore avec l’UE, même si l’on est allé trop vite en acceptant la réciprocité avec des pays dont les salaires et les prestations sociales n’étaient de loin pas équivalents avec les nôtres.

 

D’ailleurs le chômage est mondial, aucun pays n’échappe à ce fléau qui laisse des millions de personnes sur le carreau. Il y a un écart énorme entre la quantité des emplois nécessaires à la production des biens et des services et à la masse des populations qui ont une nécessité vitale de travailler.

 

Vingt millions de personnes actives suffisent à faire « tourner » la machine « France » alors qu’ils sont 25 millions à avoir besoin d’un emploi. Voilà bien l’hypocrisie des politiciens qui prétendent résorber le chômage sous l’argument fallacieux de relancer la croissance. Qui plus est : créer des emplois en contestant les 35 heures et en augmentant l’âge de la retraite ! Pour fabriquer quoi ? Le tissu industriel a fondu comme neige au soleil.

 

On nous cache la vérité, on nous manipule les statistiques. Quand le gouvernement se vante un mois d’un pourcentage de chômage diminué de quelques millièmes, il omet de mentionner les millions de citoyens qui demeurent inexorablement à la recherche d’un simple gagne-pain ! Un moment d’accalmie sans que rien ne change pour les laissés pour compte. Puis la courbe remonte ! Les chiffres sont éloquents : 150.000 chômeurs de plus en 2011 et 500.000 depuis 2007 !

 

Hélas, le nombre des demandeurs d’emploi et des chômeurs ne peut que s’amplifier dans les années à venir. Raisonnons par l’absurde : supprimons la mécanisation, la technologie et l’informatisation, les responsables de la disparition de millions de postes ! Pourquoi pas un seul emploi par famille comme ce fut le cas durant des décennies ? Des pistes existent cependant pour en atténuer le mal, si ce n’est le guérir. Elles ne peuvent être que dans le partage, le partage équitable du gâteau, bon sang ! Rendez-vous à la semaine de 25 heures payée 35 !

 

(Cette article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.html

17:27 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (3)

16/01/2013

35/52 - Les hétérosapiens dans la rue…

 

 

 

Les deux Amantes, Toulouse-Lautrec, 1894Les deux Amantes, Toulouse-Lautrec, 1894

 

Ils étaient donc près d’un demi-million à défiler dans Paris pour protester contre « le mariage pour tous ». Selon leurs diverses croyances religieuses, ils ne savent plus très bien s’ils descendent d’Adam et Eve, de Jacob, d’Allah ou de Cro-magnon. Accordons-leurs le bénéfice du doute puisqu’ils en sont encore à différencier, au plan légal, l’homosexualité de l’hétérosexualité. Ces termes sont d’ailleurs très mal choisis et remplaçons « sexualité » par « sentimentalité ». L’attirance, le désir, l’amour de l’autre sont d’abord d’ordre affectif, sentimental avant d’être sexuel. Qui n’a pas éprouvé dans son adolescence des sentiments amoureux pour un copain ou une copine de classe ?

On peut comprendre que le terme « mariage » sensibilise les catholiques puisqu’il est l’un des sacrements, instauré par l’Eglise au concile de Latran en 1215, pour célébrer l’union de l’homme et de la femme. Cela ne date pas d’hier !

Un statut légal identique pour les « homosentimentaux » n’est-il pas revendiqué en occident depuis la fin du 19ème siècle ? Pour ménager les susceptibilités, le terme « union » est cependant mieux adapté car il n’a pas de connotation religieuse.

Par ses tergiversations, le Gouvernement a fait tout faux. Ce qui devait être un succès pour la gauche se transforme en une véritable cacade.

On la met ou pas la PMA, la procréation médicale assistée ? Et la GPA, la gestation pour autrui, aux oubliettes ? Il n’y a pas de raison qu’un couple masculin n’ait pas aussi le droit à la paternité en louant un ventre de femme... Chacun à son tour !

Le gaffeur en chef pète les plombs en accordant la liberté de conscience aux maires sur le mariage gay, pour se rétracter le jour d’après. Comment voulez-vous que le peuple s’y retrouve dans cet embrouillamini ? En réalité, l’homophobie pointe son nez au détour des boulevards.

Rendez-vous le 27 janvier à Paris, y aura-t-il autant de monde pour soutenir, au pays des Droits de l’Homme, cette réforme sociétale ?

Rendez-vous le 29 janvier à l’Assemblée Nationale pour décompter les députés qui auront le courage de soutenir le Gouvernement à leur corps défendant ?

08/01/2013

34/52 - Le 13’OR de MARSEILLE

 

 

Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, ouvre toutes grandes ses portes le weekend du 12 et 13 janvier.

La chasse au 13’OR est lancée. Une année entière pour découvrir les 13’OR du patrimoine de l’agglomération méditerranéenne.

Durant deux jours, la fête populaire gratuite battra son plein dans les quartiers du bord de mer. Ce ne sera que théâtres, rocks, jazz, chants, clameurs, bals, opéra, cirque, danses, animations, expositions, ateliers, illuminations et bouillabaisse !

« Révélation » en pays Arles : un spectacle pyrotechnique, musical et vidéo» en grande première. A vous couper le souffle le 13 janvier à 18h30 :

© Groupe F

A la tombée de la nuit, un petit peuple de lumière débarque le long du Rhône, flotte dans l’espace, marche sur l’eau, explore les berges, franchit des précipices !


(Entre-nous, le premier a l’avoir touché le 13’OR, c’est Bernard Tapie qui s’offre, pour une bouchée de pan bagnat, le journal La Provence !)