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25/02/2013

La truie dans le lit du cochon

 

 

 

Cochon qui s'en dédit !
 
Cochon qui s'en dédit !

Elle est libre Marcela, libre d’écrire avec talent ses parties de jambes en l’air avec son amoureux, un cochon bien gras, attrapé par la queue, comme il en existe des milliers dans l’hexagone. Sauf que celui-ci est un cochon célèbre qui a failli inaugurer le Salon de l’agriculture en sortant d’un bordel à l’heure du laitier. Elevons une statue de saindoux à la gloire de cette femme de chambre courageuse qui a épargné la France d’une telle erreur de casting.

D’ordinaire, ce sont les mantes religieuses qui donnent la mort à leur mâle après le coït. Changeons la donne, ici c’est une truie qui fait boucherie après avoir consommé et piégé son verrat sous toutes les coutures. Contrevenant à son éthique culinaire, la végétarienne a bouffé le cochon le temps d’épancher son sperme sur 120 pages.

Tout est bon dans le cochon, y compris pour le Nouvel Obs, d’habitude BCBG, qui fait ses choux gras en se vautrant dans le cochonnier. Son « raide » en chef affirme comme un beau diable qu’il s’agit d’une œuvre littéraire. Il avoue sans pudeur qu’étant donné la crise de la presse, il faut bien vendre son canard au prix de la cochonnaille.

23/02/2013

39/52 - Révoltons-nous contre le sort des agriculteurs

Ça eut payé, mais ça ne paie plus ! Et ça perd de plus en plus souvent… Tous les secteurs de l’agriculture sont sinistrés depuis des années : la production laitière, celles de viande, de céréales, de fruits et de légumes. Seule la viticulture échappe, selon les régions, au jeu de massacre, mais que reste-t-il au vigneron lorsqu’il doit écouler son vin de pays à moins d’un euro le litron ?

L’Etat fixe bien le prix des carburants en accord avec les pétroliers, celui du tabac avec les pourvoyeurs de la mort ! Mais c’est tout bénéfice pour le Ministère des Finances puisque ces produits sont grevés de taxes équivalant aux 3/4 du prix de vente. Pourquoi le Ministère de l’Agriculture ne fixerait-il pas un prix plancher pour les produits de la terre en concertation avec les syndicats d’exploitants ? Il en va ni plus, ni moins de la survie des agriculteurs dont les effectifs diminuent d’année en année comme peau de chagrin, faute de gagner dignement leur vie. Toute proposition d’augmentation des prix se heurte à l’objection qu’il est impossible de concurrencer les importations étrangères à moitié prix.

Au diable les technocrates de Bruxelles ! Il serait indispensable de rétablir des quotas modulés selon la qualité des produits et les saisons de production. Au diable les centrales d’achat qui font la loi, fixant les prix en dessous du seuil de rentabilité. Après moult tergiversations, quand les tracteurs sont dans la rue, le gouvernement finit par intervenir au coup par coup avec des reports d’échéances fiscales, voire un abattement partiel des charges sociales. Hollande a obtenu 10 milliards de Bruxelles alors que l’agriculteur ne touche que des clopinettes. Les subventions européennes favorisent les gros exploitants au détriment des petits !

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

Pour l’obtenir par téléchargement :

http://librairie.i-kiosque.fr/revoltons-nous-bon-sang.htm...

ou sur :

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17/02/2013

38/52 - Révoltons-nous contre les inégalités et la pauvreté

Ah ! ce partage inégal entre ceux qui vivent bien et ceux qui survivent, mal ! Les inégalités sont criantes entre les habitants d’un même immeuble, d’un même quartier, d’une même cité, suscitant des jalousies, des envies, des rancœurs difficiles à contenir. Les taxes, les amendes, l’énergie, l’eau, c’est le même tarif pour tout le monde. Le pauvre passe à la caisse comme le riche, à moins de vivre comme au 19ème siècle en s’éclairant à la chandelle et en allant chercher l’eau à la fontaine publique !

Les inégalités sont sournoises, dissimulées par l’identité apparente des règlements et des lois pour tous les citoyens, quel que soit leur statut social. Les inégalités se cachent sous le couvert de la légalité, de la prétendue égalité inscrite au fronton des Mairies. Foutaises que tout cela ! Les inégalités sont multiples, injustes, antisociales. Difficile d’en dresser l’inventaire tant elles s’incrustent insidieusement dans tous les rouages de la société. On s’en habitue, on vit avec jusqu’au jour où l’on est directement victime d’une disparité flagrante sur le plan salarial, sur une retraite dérisoire, sur la discrimination femme-homme, sur le statut d’immigré et le contrôle au faciès.

La majorité du peuple vit plus mal que bien, d’autres vivent encore plus mal, en dessous du seuil de pauvreté, dans l’angoisse des fins de mois sans un sou, le plus souvent dans la misère et la détresse. Il y a 8 millions de pauvres en France ! A part quelques clochards croisés dans les rues des grandes villes, l’indigent n’apparaît pas au premier regard. D’ailleurs à Marseille, on les a jetés « dehors » ! A votre bon cœur, m’sieur dame, l’Etat fait l’aumône à ses citoyens devenus mendiants, il leur refile un RMI, puis un RSA qu’il remet illico en question ! Un vrai parcours du combattant pour obtenir de quoi ne pas crever.

 Les pauvres, qui sont-ils ? En pratique, toutes les personnes qui n’ont pas de ressources matérielles suffisantes pour vivre décemment. On les détermine en fonction d’un seuil unique, le même pour tous, qui ne tient pas compte du lieu de vie : région, ville ou campagne, de la diversité des charges familiales et du nombre de personnes vivant dans le ménage. Mais à la pauvreté matérielle s’ajoute forcément la pauvreté morale des laissés pour compte. Les aides sociales, les œuvres caritatives leurs viennent en aide tant bien que mal, leurs maintiennent la tête hors de l’eau, faute de pouvoir régler ce problème irréversible. Une fois pour toute, leur destinée est d’être pauvre et de le rester, sans perspective d’un mieux être à court ou à moyen terme, si ce n’est l’espoir insensé de gagner aux jeux d’argent, cette plaie qui entame encore plus leurs maigres ressources et rapporte plus de 10 milliards à l’Etat !

En occident, la misère, au sens propre du terme, a progressivement fait place à la pauvreté relative. Ce n’est pas le cas, hélas, dans les pays du Tiers Monde. Sous la direction du sociologue Pierre Bourdieu, une équipe a enquêté durant trois ans sur le terrain, auprès d'ouvriers, d'employés, de paysans dans les familles, la ville, l'école, l'usine pour établir un état de leurs maux dépeignant avec leurs mots la misère du monde contemporain : La Misère du monde, Seuil, 1993. Depuis cette époque aucun ouvrage digne de ce nom n’a traité de ce mal endémique qu’est la pauvreté.

Nous n’avons plus maintenant que les statistiques produites par les Instituts étatiques, de vrais comptables aux ordres du pouvoir qui alignent les chiffres sur des critères purement financiers : les fiches de salaires et les alloc que les pauvres sont susceptibles de quémander. La froideur des pourcentages ne laisse place à aucune approche humaine des victimes de ce mal être !

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) a établi que les familles monoparentales, le plus souvent constituées d'une mère et de ses enfants, sont les plus touchées par la pauvreté, ainsi que les ménages immigrés. Chez les jeunes de 18 à 25 ans, le taux de pauvreté est très élevé, principalement à cause de la durée des études et du chômage. Allons faire un tour du côté des campus, des universités et découvrons le sort de milliers d’étudiants qui ne mangent pas à leur faim !

Chez les personnes âgées et surtout les retraités, il était en nette régression depuis les années 1980… La gauche n’était-elle pas au pouvoir en ce temps-là ? Mais, depuis lors, la situation s’est dégradée et l’on compte aujourd’hui plus de 2 millions de pauvres parmi les personnes du troisième âge. Les différentes prestations sociales ont eu un impact important sur la condition des ménages à revenu modeste : elles peuvent dans certains cas représenter plus de 50 % des revenus. Ce qui a amené un ministre à dénoncer tout récemment : « l’assistanat cancer de notre société » ! Quant aux 55 millions de citoyens qui ne figurent pas dans les statistiques, pourquoi s’en préoccuper puisqu’ils ne sont pas pauvres !

Le sort de l’humanité est une loterie machiavélique. Question de tirage au sort, la chance ou la malchance d’être né ici plutôt qu’ailleurs. La volonté de réussir, de ne pas rester au bord du chemin. La possibilité de faire des études, d’acquérir une formation professionnelle, d’occuper un emploi. Et même, ces avantages ne sont pourtant plus des garanties, tout se délite à grands pas dans la société actuelle. Le fossé se creuse de jour en jour entre les pauvres et les nantis. Il ne suffit pas de s’indigner contre les inégalités, il faut les dénoncer jour après jour, les combattre et se révolter jusque dans la rue !

 

(Cet article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang !)

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03/02/2013

37/52 - Révoltons-nous contre l'Europe des technocrates

Lors de l’éclatement de la bulle boursière et financière en septembre 2008, l’euro tenait le haut du pavé et était considéré comme une monnaie de référence. Il avait atteint son record historique le 22 avril 2008, se hissant à 1,60 dollar !

Mais, pris dans la tourmente de la crise financière, l'euro s’effondre à 1,23 dollar le 10 octobre 2008. C’est une chance à ce moment-là, car la baisse du cours favorise l'activité économique et les exportations, et n'incite pas la BCE à baisser ses taux d'intérêt.

Comment se fait-il que dès le printemps 2010, la monnaie européenne est fragilisée, encanaillée ? « Faut-il brûler l’euro ?» écrit le Nouvel Obs en page de couverture ! Selon certains prophètes de malheur sa survie ne tient qu’à un fil à cause des pays, comme la Grèce et l’Irlande, qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes. A leur tour, le Portugal, l’Espagne et l’Italie sont en mauvaise posture et la France est dans l’œil du cyclone : le vendredi 13 janvier 2012, Standard & Poor’s lui supprime le triple A ! La crise à bon dos alors que selon des économistes de renom elle n’est responsable que  d’un tiers de la dégradation des finances étatiques et de la quasi faillite de l’euro ! Sans doute ont-ils raisons même si la plupart portent une double casquette en étant consultants des banquiers.

Le « serpent monétaire européen » avait précédé la monnaie unique en 1972 et aujourd’hui il se mord la queue ! L’euro a été construit sur un tas de sable par les technocrates de Bruxelles qui ont accepté sans contrôle sérieux des partenaires insolvables. Une belle occasion, pour ces pays d’attraper le train en marche et de vivre au-dessus de leurs moyens, à crédit, tout en dissimulant, tels des aigrefins, leur situation réelle. Certes, il était politiquement indispensable que l’UE soit dotée de sa propre monnaie, programmée dans le traité de Maastricht. Cependant, de la théorie à la pratique, il y a un pas que l’Union Européenne n’a pas franchi.

A défaut d’une confédération d’Etats, comme les USA ou la Suisse, il fallait au moins établir une gouvernance financière et économique unique, en quelque sorte la mise en place d’un système de vases communiquants. Ainsi la solidarité aurait été instaurée entre les pays pauvres et les riches de l’UE. Ce qui n’excluait pas des contrôles drastiques plutôt que le laisser faire des pseudos technocrates ! Il est urgent de concocter un pacte européen de coordination des politiques économiques, fiscales, salariales et sociales au lieu de laisser 17 ministres des finances se tirer dans les pattes et agir chacun à sa guise.

Que font les 736 députés européens au Parlement de Strasbourg pour conjurer la crise de l’euro ? Autant dire pas grand-chose, si ce n’est percevoir une rente de situation mensuelle de l’ordre de 10.000 €uros minimum à plus de 17.000 s’ils sont assidus aux séances !

Depuis un an et demi, l’UE, la BCE, le G 7 et le G 20 tergiversent sur le remède à administrer à ce grand malade qu’est l’euro. Ils sont responsables d’avoir laissé pourrir la situation. Et voilà qu’une deuxième crise survient, pire que la première. Les Etats s’aperçoivent enfin qu’ils sont endettés jusqu’au cou… alors que l’Allemagne mégote pour cracher au bassinet !

Faut-il rappeler cette absurdité du traité de Maastricht : l’interdiction que l’on vienne au secours d’un État membre de la zone euro ! Compte tenu de l’endettement global des pays européens, la seule solution consiste à réunir les dettes dans un tronc commun, minorées de 40 à 50% envers certains prêteurs qui ont appliqué des taux prohibitifs. Il faut modifier les statuts de la BCE afin qu’elle puisse émettre des obligations européennes. Le sauvetage de l’euro est à ce prix… à moins d’aller se faire voir chez les Grecs qui attendent de mois en mois des aides de l’UE pour payer ses fonctionnaires.

Les aller-retour incessants du président français en Allemagne pour tenter en vain d’infléchir le « Neinsager » de la chancelière Merkel démontrent bien son état d’affolement. Il se voyait déjà en sauveur de l’euro ! Mais seul le marathon de la nuit de mercredi 26 octobre a permis aux 17 membres de la zone euro de doter le Fonds Européen de Stabilité Financière de 1000 milliards et de faire plier les banques à hauteur de 50% de leurs créances pourries et de les recapitaliser… Un sursis, de quoi colmater les brèches en urgence mais ce n’est en tout cas pas une mesure capable de mettre l’euro à l’abri de nouvelles attaques. Encore moins de régler l’endettement faramineux des pays de la zone euro, de l’ordre de 9000 milliards. Au secours la Chine !

A l’exception de l’Angleterre, les 26 membres de l’UE, réunis à Bruxelles le 9 décembre 2011, ont donné leur accord de principe pour l’élaboration d’un nouveau pacte européen qui verra peut-être… le jour au printemps 2012. A fin janvier, la BCE a prêté 500 milliards d'euros aux banques au taux de 1 % pour trois ans, de quoi faire tomber la fièvre pendant que l’euro joue au yoyo avec le dollar et que la Grèce est bord de l’implosion. Demain, ce sera au tour du Portugal, de l’Espagne et…

Et pourquoi pas un complot des USA ? Jour après jour, il apparaît de plus en plus clairement que des banques et des fonds spéculatifs américains jouent l’éclatement de la zone euro. Pour les remplacer par des dollars ? Chiche ! Un scénario ubuesque à condition que l’échange se fasse à la parité : 1 € contre 1 $ d’où un gain de 25% !

(Cette article a paru dans le livre : Révoltons-Nous… Bon Sang! icône-éditeur)

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