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25/09/2013

La presse papier bouge encore...

 

Fini l'âge d'or !
Fini l'âge d'or !

C’est la rentrée de septembre, un septembre morose, un ciel frisquet pour nous faire oublier les coups de chauffe de  l’été. La presse papier change de peau, la vieille dame se refait une beauté pour tenter de séduire quelques lecteurs égarés. Un lifting pour dissimuler un corps malingre, les rides d’une écriture ternie par le temps. C’est bien connu, les vieilles dames nous balancent souvent les mêmes sornettes.

Tour à tour, le Nouvel Obs, Marianne, Libération changent de look. Sur une pleine page de La Provence, Olivier Mazerolle, son nouveau Directeur de la rédaction, annonce une nouvelle formule pour le 23 septembre. « Mieux vous informer… se rapprocher encore plus de vous… s’impliquer plus fortement dans la vie locale », écrit-il.  Pour ce qui est de la vie locale dans la région Paca, la cité phocéenne célèbre la culture 2013 à la kalachnikov !

Dans sa livraison de samedi, Libé présente sa nouvelle maquette sur 64 pages. Du grand art, dois-je l’admettre, et en particulier l’article de Stéphane Guillon que je ne résiste pas à transmettre à ceux qui boudent le papier !

13 septembre 2013

Faut-il intervenir à Marseille ?

ironiques.

Par STÉPHANE GUILLON

Des semaines que le monde se déchire sur la question : «Faut- il intervenir à Marseille ?» Vingt morts en 2011, vingt-quatre en 2012 et déjà quinze pour l’année 2013 ! Les observateurs onusiens dépêchés dans la cité phocéenne parlent de véritable guérilla urbaine. Des dizaines de fusils d’assaut, des grenades, des kalachnikovs ont été collectés sur place. Si les armes sont réelles, une kalachnikov peut-être en résine de cannabis est en cours d’identification. «Il nous faut des preuves tangibles avant toute intervention», assène un inspecteur. Intervenir ou pas ?

Si la communauté internationale réclame des frappes ciblées contre les quartiers Nord, Obama, dernier soutien du président français, oppose son veto. «Barack craint une intervention à Marseille car, dès lors, il faudrait nettoyer Flint dans le Michigan, nous confie un conseiller. Flint, c’est 62 homicides par an pour 100 000 habitants. A côté, Marseille is a "little dick !" [petite bite].»

Pour l’heure, seules les flottes russe et chinoise se sont déployées autour du château d’If et des plages du Prado. L’opération baptisée «Marcel Pagnol» pourrait intervenir fin septembre. Des frappes qui divisent jusqu’aux plus fervents va-t-en-guerre. «On n’est pas à l’abri d’une bavure, tonne David Cameron. Si tout le monde s’accorde pour raser les cités des Lauriers, des Cyprès, des Hirondelles et des Lilas, plaques tournantes de la drogue, un Tomahawk peut très bien tomber sur Notre-Dame-de-la-Garde, le Mucem, une fabrique de calissons ou pire la villa de Michel Drucker à Eygalières… Nous ne pouvons pas prendre ce risque !»

Particulièrement belliqueux, les Russes sont soupçonnés de vouloir bombarder le Stade-Vélodrome, seul moyen pour eux de propulser le Spartak Moscou en Ligue des champions. «A l’arrivée, ce sont toujours des questions d’argent, de gros sous, s’indigne Elie Baup, l’entraîneur de l’OM. Si des cités s’embrasaient à Evian, Thonon, Gaillard, les Russes n’interviendraient pas !»

Deux poids, deux mesures ? Ce week-end, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki- moon, a tenu lui aussi à réagir : «La France est un pays à part, très complexe avec ses codes, ses us et coutumes. La dernière réunion organisée par le gouvernement pour lutter contre le grand banditisme à Marseille était animée par Jean-Noël Guérini mis en examen pour "association de malfaiteurs". Guérini intronisé en M. Propre de la pègre, c’est un peu comme si on demandait à Marc Dutroux de travailler dans une crèche !»

Que faire ? Vue de l’étranger, la situation paraît totalement ubuesque. Aujourd’hui, le gars chargé de sécuriser Marseille s’appelle Manuel Valls, de son vrai nom Manuel Carlos Valls. Plus un nom de narcotrafiquant colombien que de premier flic de France moquent ses détracteurs. L’homme s’habille en jeune marié pour visiter les quartiers Nord, on dirait BHL en costume Dior sur les ruines de Benghazi. Entre deux fusillades, il pose dans Paris Match, roulant une pelle à sa femme, la violoniste attitrée de Johnny Hallyday. Comment voulez-vous que ce gars soit pris au sérieux par les caïds locaux ? Le remplacer est risqué, on ne sait pas sur qui on peut tomber. Son prédécesseur s’appelait Claude Guéant, alias «le Cardinal», spécialiste des valises, commissions et versements en liquide, traité de menteur et de voleur par son ex-collègue au gouvernement, Mme Roselyne, alias «la Pharmacienne». Intervenir ou pas ? Les tergiversations onusiennes font bien sûr le jeu des Français. Depuis dix jours, Hollande multiplie la surenchère. L’homme est connu pour son tempérament de feu, un mélange d’hyperactivité et d’autoritarisme. Dans son pays, on l’a surnommé «Flamby», le nom d’un dessert, célèbre pour ses pouvoirs énergisants. Flamby a menacé : «Une frappe sur Marseille euh… pourrait embraser toute la région Paca. Je ne réponds de rien euh… le carnaval de Nice, le Midem de Cannes, la foire aux santons d’Aubagne… toutes ces manifestations pourraient être annulées !»

Afin d’éviter le pire, Manuels Valls a tenté un ultime déplacement dans les quartiers Nord, celui de la dernière chance. Habillé cette fois d’un queue-de-pie et d’un chapeau haut-de-forme, le ministre n’a pas hésité à retirer ses gants pour serrer la main à des minots. Il a ensuite visité la prison des Baumettes en compagnie de son épouse, Anne Gravoin, qui a interprété au violon All You Need is Love aux détenus les plus dangereux.

Le ministre s’est voulu confiant : «La violence n’est pas une fatalité, le queue-de-pie, la musique d’Anne, les paroles des Beatles, tout cela devrait calmer les esprits les plus chauds et ramener la paix à Marseille pour plusieurs années.» L’ONU a salué un geste fort et Gala a refait une photo du ministre aux Baumettes car Manuel n’était pas sur son bon profil.

02/09/2013

La lutte au calcif...

 

 

La plus grande manifestation sportive en Helvétie est la Fête fédérale de lutte et de jeux alpestres.

 

Elle a eu  lieu ce week-end à Berthoud, dans la vallée du fromage Emmenthal. Cette localité agricole est située à quelques kilomètres de Berne, la capitale du peuple des bergers et des banquiers.

 

Une arène de 52.000 places a été aménagée pour accueillir plus de 250.000 visiteurs. Les lutteurs se rouleront dans la sciure et le vainqueur de cette joute historique gagnera un taureau de 1000 kilos.

 

Voir ici un diaporama.