alpilles13 ALPILLES13

24/10/2013

Le débat Plenel-Tabard. Droit du sol : «La France c'est cela, bon dieu!»

 

Edwy Plenel (Mediapart) et Guillaume Tabard (Le Figaro) s'affrontent cette semaine sur la proposition de plusieurs dirigeants de l'UMP de revenir sur le droit du sol. Un débat en partenariat avec iTélé, animé par Olivier Galzi.

 

ICI :


http://www.mediapart.fr/journal/france/231013/le-debat-pl...


21/10/2013

La folie des médias et des politiques

 

Ils sont devenus complètement fous et débiles.

Depuis cinq jours, pas une heure sans qu’une radio, une TV ou un site électronique sonnent les trompettes de l’affaire de cette pauvre fille, Leornada. La presse écrite en fait ses choux gras, logique pour ces feuilles de chou en péril.

Les reporters et les caméras assiègent cette gamine dans sa retraite au Kosovo. De quoi la déboussoler et la rendre folle. A tout prix, il faut faire de l’audience.

De quelle race sont-ils ? - je dis race à mon esprit défendant – car gens-là ne sont pas digne d’appartenir au genre humain. Et les politiciens, de gauche en particulier, leur emboitent le pas comme des moutons de Panurge pour faire monter la mayonnaise.

Certes, il y a eu une bavure de l’Etat, en l’occurrence de ceux qui dépendent du ministère de l’Intérieur. Valls n’a pas la manière, cet homme-là est brut de décoffrage ou plus simplement une brute sans état d’âme. D’ailleurs, depuis des décennies, la République n’a jamais nommé des saints à cette haute fonction. Souvenons-nous de Mitterrand lors de la guerre d’Algérie…

Piteuse France, piteuse Europe face à l’immigration, toutes deux incapables d’aborder ce problème, si ce n’est par une hypocrisie crasse. On se cache les yeux sur Lampedusa, alors que l’on a envoyé l’armada en Libye et au Mali.

Demain, ce seront des hordes de Syriens qui se presseront aux frontières européennes. Ils sont plus de deux millions à croupir dans des camps insalubres.

Il aurait mieux fait de se taire notre président schizophrénique – ce qu’il fait en général – plutôt que de fanfaronner en annonçant l’accueil de 500 réfugiés syriens et de séparer une gamine de 15 ans de ses parents.

S’ils ont des c….. ses ministres contestataires, qu’ils démissionnent ! A lui tout seul, Valls fera le ménage.

14/10/2013

MONOPOLYTIC, UN JEU DE FOU...

 

 

 

- Albert, que crayonnes-tu sur ta planche à dessin ?

 – Il m’est venu une idée de génie, car depuis ma découverte de la relativité générale et de la mécanique quantique, je dois avouer que mon esprit s’est endormi. Je me la coulais douce lorsque j’enseignais à Princeton.

– Tes précurseurs Galilée, Newton et Planck t’ont mis le pied à l’étrier, ce qui t’as permis d’affiner leurs  théories.

 – Tu as raison Sigmund, la science, les inventions avancent pas à pas, d’un chercheur à l’autre, comme ta psychanalyse, mon vieux. Avant le fil à couper le beurre, il a bien fallu faire du beurre ! Il en est aussi du jeu de fou que je m’applique à mettre au point : le « Monopolytic ». C’est une américaine, Elizabeth Magie, qui inventa, en 1904, le Monopoly. Depuis lors, de multiples versions ont vu le jour, toutes plus débiles les unes que les autres. La mienne à la particularité de s’adapter en temps réel aux faits de société, en l’occurrence la politique de droite ou de gauche.

– Mais comment vas-tu diffuser ce jeu depuis ici, au paradis des savants ?

– Par Internet, bon sang ! Et grâce à Steve Jobs qui nous a rejoint ici et avec lequel j’ai conclu un joint-venture pour l’utilisation de sa tablette. Depuis l’histoire de la pomme, il a refait le monde et maitrise l’univers !

– Et comment ça marche ?

– D’abord, il faut choisir son camp et ses pions de couleur rouge, rose, vert, bleu, blanc, or, ou brun. Par exemple, hier à France 2, lors de l’émission « Des paroles et des actes », chaque fois que le joueur Copé avançait son pion bleu, il se retrouvait soit dans la case « prison », soit devait-il laisser passer son tour.

– Selon quels critères ?

– C’est au choix du meneur de jeu, David Pujadas, qui ne s’en laisse pas conter, mais il compte les points, les téléspectateurs aussi. François Lenglet avait choisi la couleur or, quoi de plus normal puisque c’est un expert en finance et en économie. Question chiffres, Copé a fait tout faux, un zéro pointé. Jusqu’à ne pas admettre que durant dix ans, l’UMP, dont il se gargarise, a mis la France sur les genoux. Son programme d’économies : un million de fonctionnaires en moins ! Du délire en direct.

- Ce qui ne l’empêche pas de clouer au pilori la politique hollandaise et ses soi-disant dérives fiscales. Des critiques approximatives, à l’emporte pièce, lancées à la cantonade qui se trouvait derrière lui ! En faisant le procès de la gauche, il dressait l’inventaire de ce que la droite n’avait pas fait ces dernières années.

- D’ailleurs toutes ses élucubrations n’avaient de cesse que d’enfoncer le parti au pouvoir. Jeff Wittenberg l’a compris illico. Ce journaliste, rompu aux interviews à chaud des hommes politiques a choisi le pion blanc, synonyme de neutralité, même si l’on perçoit par ses chausse-trappes qu’il ne porte pas JFC dans son cœur. D’autant qu’à un moment Copé a choisi le pion brun pour se raviser avec peine !

– J’ai vraiment le béguin pour la fille rose-bonbon. T’as vu comme cette jeunette a tenu tête à ce roublard de politicien ? Elle maitrise les dossiers de la République avec une assurance de grande prêtresse. Najat Belkacem l’a roulé dans la farine de blé dur comme un bleu.

- Je suis parfois mi figue, mi raisin à son égard sans me l’expliquer vraiment. Son rôle de porte-parole n’est pas facile, transmettre les non-dits du président, c’est comme marcher sur des œufs avec des talons hauts. Par exemple, no comment de l’affaire Valls-Duflot !

- Un régal, le droit de pour(suite) de FOG, directeur du Point, lorsqu’il cite le classement du docteur Jekyll alias Mister Hyde en 19ème  position du sondage d’impopularité, digne de l’envoyer dans les oubliettes de l’histoire politique.

- Sigmund, tu pourrais m’éclairer sur le comportement en général des hommes politiques qui évacuent les questions gênantes en un tour de passe-passe pour digresser sur d’autres sujets. Comment se fait-il que des personnalités intellectuellement brillantes se fourvoient dans de tels propos ?

– Mon cher Albert, je te donne rendez-vous sur mon divan pour approfondir  ton questionnement. Mais en attendant, il te faut encore tester ton « Monopolytic », le rendre plus fiable, à dimension humaine, je peux d’aider, car sans cela il peut être le générateur d’une bombe politique. Rappelle-toi la bombe A !

11/10/2013

Hors d'âge

Tu pourrais être mon père ! Cette gifle-là,  je l’ai prise en pleine poire. J’en garde encore les rougeurs virtuelles. Venant d’une gamine de 15 ans dont j’ai bricolé la mère avant son mariage, c’est dans le domaine du possible. Et d’y  ajouter aussitôt un point d’interrogation ? Faire un retour en arrière, me torturer l’esprit dans des calculs savants avec la méthode Ogino, en parler à sa mère ? Peut-être a-t-elle été en vaine de confidences ? Pas évident d’aborder la sexualité avec son ado de fille, une petite futée qui prend forme, si ce n’est parler de ses propres « sexpériences ». Quelle bécasse, me suis-je dit. J’ai eu fin nez de la laisser tomber pour une autre.

D’ailleurs, cette épisode est hors d’âge puis qu’il remonte dans le premier quart de ma vie. Enfin, c’est selon car tout au long de son existence, on est souvent hors d’âge par rapport aux gens qu’on rencontre. Ça commence à l’école entre les grands et les petits, la plupart du même âge, à quelques mois près. Seuls les boutons d’acné différencient les précoces. Le dénominateur commun, ce n’est point la date de naissance mais l’aspect physique. Et me rappeler les vexations dont j’ai été l’objet car j’étais plus petit que mes camarades. A souffrir de complexes que l’on peine à soigner, même avec des talonnettes.

Ce n’est pas évident de démarrer dans la vie en étant physiquement  hors d’âge. Impossible de n’y pas prêter attention, qu’on le veuille ou non, cela vous poursuit fatalement à toutes les étapes de votre existence. Et pourtant, petit à petit, j’ai grandi, beaucoup grandi pour être comme les autres et même plus grand que les autres. J’ai pris ma revanche en fustigeant les petits de mon âge. Du genre : retourne chez ta mère, t’es pas sec derrière les oreilles !

C’est au sein de la famille que les différences d’âge sont les plus marquantes. Plusieurs fois dans une journée, les parents font état de cette discrimination : « tu n’as plus l’âge de faire pipi au lit », « manges ta soupe pour grandir comme ton frère », « prends soin de ta petite sœur », « allez les petits, au lit », « le film à la télé, c’est pour les grands ». Puis vient le tour du grand-père de sermonner son petit-fils : « quand j’avais ton âge… et patati et patata, une litanie  hors d’âge ». Vive le clivage des générations !

L’expression « hors d’âge » est utilisée à toutes les sauces, exprimant tour à tour le passé ou le futur, le positif ou le négatif. A commencer par « hors » cette préposition discriminatoire qui évoque que l’on est en dehors, à coté de la plaque, parfois pour le meilleur et souvent pour le pire. C’est tout de même gratifiant d’être un candidat hors-concours ou hors-pair. Suis-je hors de propos ou hors-texte, voire hors-piste comme un hors la loi ? Il est donc hors de question de continuer d’accommoder cet hors d’œuvre. D’autant que hors d’usage s’apparente parfois à hors d’âge !

 

Hors d’âge se gausse d’être hors du temps, il caracole sur plus d’un siècle sans jamais faire date. C’est le complice des bouilleurs de cru qui jouent à cache-cache avec le millésime. Qui plus est, il se moque de la valeur des objets. Une voiture hors d’âge peut être un véhicule de collection ou tout juste bon à mettre à la casse. Et les meubles pardi ! La table en formica des années cinquante ne vaut pas un sous alors que la commode 19ème

Hors d’âge ? Par les temps qui courent, je me demande souvent si le parti au pouvoir n’est pas hors d’âge ? Nous pouvions, certes, espérer en un avenir meilleur en 2012 comme en 1981. Souvenez vous du programme du Bourget ? L’homme, le candidat, était sans doute sincère, plein d’espoir pour une France meilleure. Là, il a manqué de clairvoyance. Un rêveur qui s’est vite trouvé dans une situation inextricable après le constat de 10 ans d’une droite irresponsable. Ses mesures au goutte à goutte sont sans doute hors d’âge ! Il tâtonne, il godille. Mais les Français ne sont-ils pas eux aussi hors d’âge pour n’avoir en mémoire que l’époque révolue des « trente glorieuses » ?