alpilles13 ALPILLES13

18/12/2013

Que se passe-t-il au Nouvel Obs ?

 

 

 

 

Claude Perdriel, propriétaire à 100% et fondateur du Nouvel Observateur, l’hebdomadaire de référence - ça se discute - cherche un repreneur l’année du cinquantième anniversaire de sa création en 1964.

La cheville ouvrière et journalistique de ce succès éditorial repose sur un homme hors du commun, Jean Daniel qui, sans relâche, a eu la science de s’entourer d’une équipe de collaborateurs de haut niveau.

En 1953. à l’époque de Pierre Mendes-France, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud créaient L’Express où des plumes célèbres contribuèrent à son succès, dont Jean Daniel qui, en mésentente avec JJSS, quitta le journal, dix ans plus tard, pour fonder le Nouvel Obs, marqué à ses débuts plus à gauche. (Depuis sa vente par JJSS en 1977, l'Express a perdu son âme, passant de mains en mains, de l’épicier à l’électricien et au publicitaire pour être belge aujourd’hui. Selon Christophe Barbier, le directeur de la rédaction, L'Express n'est aujourd’hui « ni de droite ni de gauche, il est au-dessus de la mêlée !»)

Ses heures de gloire, Jean Daniel les a acquises lors de son entretien à la Maison blanche avec John F. Kennedy qui le chargea d'un message pour Fidel Castro. C'est d’ailleurs au cours d'un déjeuner avec le leader cubain qu'ils apprendront l’assassinat du président américain, le 22 novembre1963. Mais son grand mérite est d’avoir tenu le coup contre vents et marées, en un mot saisir l’esprit du temps.

Pour en revenir à Claude Perdriel, il n’est pas évident de trouver un acquéreur capitalistique digne et capable d’assurer la pérennité d’un organe de presse qui a rendu compte de l’actualité contemporaine durant un demi siècle.

Cette semaine, l’éditorial de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction, ne manque pas d’ambiguïtés. Il laisse place à toutes les suppositions. Il n’est nullement mention de l’annonce du propriétaire de vendre tout ou partie du groupe de presse. L’Obs a perdu 7 à 8 millions mais ce déficit sera résorbé l’an prochain. Est-ce l’achat  du site numérique 89 qui a plombé les comptes ? Aucune dette, mais il faut investir pour garantir l’avenir. Et de quémander 5 à 6 millions pour augmenter et élargir le capital… Une broutille par rapport à la valeur du titre, même s’il ne gagne pas d’argent.

Il est logique qu’à 87 ans, Perdriel veuille passer  la main et récolter ses billes, mais sa fortune est faite pour assurer ses vieux jours. Pourquoi-pas créer une fondation  « Ad  vitam aeternam  » du nom de Perdriel-Daniel, dont les parts seraient réparties entre les collaborateurs qui ont fait le succès de la publication. ?

Commentaires

Au risque de faire désordre, je vais dire ce que je pense de l'obs version numérique. C'est-à-dire sur le site qu'il mette à disposition des internautes avec leur soit disant blog libre. On est libre de rien, si le sujet n'est pas aseptisé ou selon leur couleur politico correcte. L'article passe à la trappe.
Bien loin de l'esprit Charlie chez l'obs.

Écrit par : Cathy | 24/01/2015

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