alpilles13 ALPILLES13

31/12/2013

Tous fichés en 2014 !

 

 

Un certain Martin me prie de le rappeler à une cabine téléphonique depuis une cabine ! Je sors aussitôt dans la rue à la recherche de cet appareil publique devenu une rareté. L’interlocuteur me donne rendez-vous dans une rue déserte, assurant me reconnaître de visu.

- Suivez-moi à distance me, dit-il, en vous assurant de ne pas être suivi.

 

Une fois en un lieu apparemment sûr, il ralentit le pas, se retourne, vient vers moi, me tend un dossier et s’en va aussitôt. J’ai à peine eu le temps de photographier cet inconnu avec mon appareil miniature dissimulé dans ma veste.

 

En parcourant les premières feuilles, j’apprends que ce pseudo Martin est le Snowden français, fonctionnaire d’une officine de la même veine que le NSA américain agissant particulièrement auprès des citoyens de l’hexagone.

 

Tout est sous contrôle. Cet espionnage  tous azimuts enregistre nos activités à travers le téléphone, l’Internet, le circuit bancaire et la fiscalité. Les courriels, le moindre blog, une ligne sur Tweeter, une photo sur Facebook s’accumulent, sont comparées et disséquées par un puissant logiciel, digne de celui de Google. Ne vous avisez pas d’acquérir un bateau, une voiture de prix avec un revenu de 2000 euros, au risque que Bercy vous convoque. Débranchez votre portable lors de vos déplacements pour éviter la géolocalisation. Cette structure a été mise en place secrètement lors du précèdent quinquennat et ne cesse de se développer à la vitesse grand V.

 

Ce lanceur d’alerte m’a trouvé sur mon blog dûment répertorié dans le fichier avec la mention : « à surveiller de près ». Ils savent tout de ma vie. Martin me prie de bien vouloir publier cette information capitale. J’hésite, je ne sais que faire, bien que je sois déjà « grillé », alors un peu plus, un peu moins ? Avant d’agir, le mieux est d’en parler à la rédaction du site. Ces professionnels ont les moyens d’enquêter, de contrôler si je n’ai pas à faire à un individu mythomane, un farceur qui m’a donné rendez-vous dans une semaine, au même endroit, à la même heure !

24/12/2013

NOEL EN PROVENCE

 

Avec mes meilleurs voeuxAvec mes meilleurs voeux

18/12/2013

Que se passe-t-il au Nouvel Obs ?

 

 

 

 

Claude Perdriel, propriétaire à 100% et fondateur du Nouvel Observateur, l’hebdomadaire de référence - ça se discute - cherche un repreneur l’année du cinquantième anniversaire de sa création en 1964.

La cheville ouvrière et journalistique de ce succès éditorial repose sur un homme hors du commun, Jean Daniel qui, sans relâche, a eu la science de s’entourer d’une équipe de collaborateurs de haut niveau.

En 1953. à l’époque de Pierre Mendes-France, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud créaient L’Express où des plumes célèbres contribuèrent à son succès, dont Jean Daniel qui, en mésentente avec JJSS, quitta le journal, dix ans plus tard, pour fonder le Nouvel Obs, marqué à ses débuts plus à gauche. (Depuis sa vente par JJSS en 1977, l'Express a perdu son âme, passant de mains en mains, de l’épicier à l’électricien et au publicitaire pour être belge aujourd’hui. Selon Christophe Barbier, le directeur de la rédaction, L'Express n'est aujourd’hui « ni de droite ni de gauche, il est au-dessus de la mêlée !»)

Ses heures de gloire, Jean Daniel les a acquises lors de son entretien à la Maison blanche avec John F. Kennedy qui le chargea d'un message pour Fidel Castro. C'est d’ailleurs au cours d'un déjeuner avec le leader cubain qu'ils apprendront l’assassinat du président américain, le 22 novembre1963. Mais son grand mérite est d’avoir tenu le coup contre vents et marées, en un mot saisir l’esprit du temps.

Pour en revenir à Claude Perdriel, il n’est pas évident de trouver un acquéreur capitalistique digne et capable d’assurer la pérennité d’un organe de presse qui a rendu compte de l’actualité contemporaine durant un demi siècle.

Cette semaine, l’éditorial de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction, ne manque pas d’ambiguïtés. Il laisse place à toutes les suppositions. Il n’est nullement mention de l’annonce du propriétaire de vendre tout ou partie du groupe de presse. L’Obs a perdu 7 à 8 millions mais ce déficit sera résorbé l’an prochain. Est-ce l’achat  du site numérique 89 qui a plombé les comptes ? Aucune dette, mais il faut investir pour garantir l’avenir. Et de quémander 5 à 6 millions pour augmenter et élargir le capital… Une broutille par rapport à la valeur du titre, même s’il ne gagne pas d’argent.

Il est logique qu’à 87 ans, Perdriel veuille passer  la main et récolter ses billes, mais sa fortune est faite pour assurer ses vieux jours. Pourquoi-pas créer une fondation  « Ad  vitam aeternam  » du nom de Perdriel-Daniel, dont les parts seraient réparties entre les collaborateurs qui ont fait le succès de la publication. ?

16/12/2013

La « passe » trépasse !

Pour lutter contre la prostitution, la France pénalise les consommateurs d’amour tarifé. Grosso modo le prix de la passe est multiplié par quinze, trente, voire cinquante pour une pipe à la sauvette. Une gâterie devenue inaccessible pour les chômeurs et les smicards. Voici donc venu le temps des « branleurs » et, plus grave encore, celui des violeurs en puissance. Tiens, la loi ne dit rien si les parlementaires, venus en séance à Paris, bénéficient de l'îmmunité sur leurs éventuels péchés de chair...

Dans les hôtels de luxe parisiens, le prix de l’Escort-girl, amende comprise, est parait-il inclus dans le tarif prohibitif. La seule manière d’éviter que les riches clients s’en aillent sous des cieux plus cléments, à Genève ou Zurich. Car la Suisse pudibonde autorise légalement la prostitution à grande échelle. Histoire de compenser l’abandon progressif du secret bancaire !

Dépêchez-vous, il y a encore des possibilités sur Paris, ICI, en attendant que la loi soit promulguée au Journal officiel.

Pour enrayer le trafic de stupéfiants et mettre à genoux les dealers, le ministère de l’Intérieur concocte une loi similaire pour amender les consommateurs. Marseille serait la ville test avant d’étendre ces mesures à la banlieue parisienne.

Pôle-emploi est chargé de recruter et de former des agents verbalisateurs.

09/12/2013

Le Préfet de la ville prend la clé des champs.....

 

- Un préfet ? au diable parbleu, vous n’y pensez point. Ne serait-ce pas plutôt une erreur, une rumeur, que dis-je, une galéjade provençale ? Passe encore pour le sous-préfet de Daudet dont l’escapade aux champs a fait le tour du monde mais un préfet, ça m’interloque.

– Si, si, je vous l’assure, c’est une vérité vraie écrite noir sur blanc dans la gazette de Nîmes, enfin pas tout à fait en ces termes car le langage ministériel est d’une froideur à vous glacer le sang.

– Vous utilisez donc cette expression à dessein pour rendre ce départ plus sympathique. Mais elle peut aussi être tendancieuse, synonyme d’évasion lorsqu’un justiciable se fait la belle !

– N’y voyez-là aucune astuce de ma part mais celle de la langue française qui permet diverses interprétations. L’origine de cette expression date du XIVème siècle : « donner les champs » qui signifie rendre la liberté ou se libérer soi-même.

– Il me souvient, il y a quelques mois, que l’on avait déjà donné la liberté au préfet du Gard pour la reprendre aussitôt. Un épisode rocambolesque lors du changement de régime… Raison pour laquelle, je ne suis pas convaincu de son départ aux champs. Il est aimé cet homme par ses administrés pour sa sensibilité à la cohésion sociale, à l’égalité des chances et aux valeurs républicaines.

– Hélas, je vais vous décevoir, car selon mes sources, notre préfet est atteint par le couperet de la limite d’âge. Il aura alors tout le loisir de parcourir les champs, sa terre cévenole, la littérature et l’histoire, son péché favori.

- A mon avis, l’expérience de cet homme d’État, son humanisme, sa pleine forme physique et intellectuelle pourraient l’amener à de hautes fonctions pour le plus grand bien de la République en proie à de multiples gaucheries.

- J’imagine plutôt notre cher préfet faire une pause méritée en sillonnant le chemin de Compostelle qui traverse le pays du Gard, découvrir les monuments historiques le long du « camino » pour atteindre la Galicie et la cathédrale de Santiago de Compostela.