alpilles13 ALPILLES13

15/02/2014

Le Pouvoir est dans la rue...

 

Il en est ainsi depuis quelques mois. Pourquoi se soumettre au diktat d’un gouvernement qui décide à la va-vite des réformes sans se soucier de la vox populi ? Et de constater que les soi-disant représentants des citoyens, une fois élus, ne sont plus à l’écoute de leurs électeurs. Ça passe ou ça casse, se disent-ils. Et ça ne passe plus comme une lettre à la poste. Le peuple s’indigne, rechigne jusqu’à descendre dans la rue par milliers pour protester et parfois casser du CRS et des vitrines. D’ailleurs, le pouvoir est pervers, ça lui arrive d’aimer la rue, celle du Cirque à scooter, en particulier…

 

Alors, le Pouvoir prend peur, il n’aime pas la chienlit, il tergiverse d’un ministre l’autre, et finit par se tirer une balle dans le pied. C’est la Berezina, il patauge, il bat en retraite et suspend le combat jusqu’aux jours meilleurs. Mais la tempête et les inondations perdurent. Après les municipales, les européennes, l’été s’annonce chaud, torride.

 

De jour en jour, les bavures s’allongent en file indienne. Victoire, victoire, on a sauvé le mariage pour tous jusqu’en 2017 ! La Bretagne libre renaît de ses cendres à coup de bulldozer. Puis, c’est au tour des gueux de parader sur les boulevards avec leurs tracteurs enfumés. Foi de cathos, la PMA ne passera pas. La réforme pénale renvoyée aux Calendes grecques. Finalement, le seul moyen de se faire entendre, de tout bloquer, c’est la rue ou plutôt l’autoroute, à l’exemple des taxis qui bloquent Paris et Marseille pour dénoncer une discrimination flagrante avec les VTC !

 

Pour éviter tous ces désagréments, donnons le pouvoir aux citoyens par le moyen du référendum ou de l’initiative, comme l’ont fait les Suisses ce dimanche. Avec le risque d’être foutu dehors de l’Europe sans y appartenir de plein pied ! Peu importe, les étrangers auront déjà quitté les blanches montagnes.

(N.B. Certains lecteurs n'ont pas compris que mon dernier paragraphe était volontairement écrit au second degré !)

Commentaires

Excellent !
Il faut dire qu'en Suisse on en a marre des diktats de l'UE et des USA, comme on en a marre du laxisme de notre Conseil Fédéral qui laisse tous passer sans broncher. Les accords avec l'UE et la libre circulation auraient du être soumis à certaines conditions (comme l'a fait le Lichtenstein) et la Suisse (Eldorado de l'immigration) ne se serait pas retrouvée avec 80.000 immigrants par an comme aujourd'hui.
Maintenant qui, en Suisse, se plaint du succès de cette initiative ? C'est le Conseil Fédéral qui va devoir (enfin) travailler, et les patrons qui ne pourront plus aussi facilement embaucher à bas salaires et laisser sans emploi tous ceux qu'ils ont licenciés.

Écrit par : Lambert | 18/02/2014

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