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09/04/2014

L’opération « Turquoise » au Rwanda…

 

 

 

À fin juin 1994, quand tout était consommé, ou presque, que l’on fit le compte de près de huit cent mille morts, pour la plupart des civils, la France procédait à l’opération « Turquoise ». Un bien joli nom, turquoise, du nom de cette pierre fine d’un bleu tirant sur le vert comme les reflets du lac Kivu qui sépare le Rwanda du Congo.

Lac KivuLac Kivu

Un bien joli nom, turquoise, pour une opération, qui devait être « uniquement humanitaire ». L’armée française s’empressait d’arriver à la fin du repas des buveurs de sang, alors qu’il ne restait que des ossements à ronger sur les charniers. Un bien joli nom, turquoise, pour une action soi-disant humanitaire qui comportait l’envoi d’une armada de soldats aguerris, dotés d’un arsenal de guerre : avions de chasse, hélicoptères de combats et batteries de mortiers lourds !

En retard d’un génocide… l’opération « Turquoise » aura eu tout de même l’occasion de sauver des vies, mais pas n’importe lesquelles ! Celles de milliers de génocidaires hutus qui étaient pourchassés à l’intérieur du pays par les rebelles du FPR, avides de venger les exactions commises sur la population tutsie. Car en quelques semaines, le FPR était parvenu à contrôler les trois-quarts du pays, et ses combattants commettaient, à leur tour, des massacres de tueurs et d’innocents. Si tenace, quasi viscérale, étant la haine de part et d’autre, qu’elle se perpétuait depuis un demi-siècle au pays paradisiaque des mille collines. 

« Le village de Kirambo abrite un camp de quelque trois cent mille réfugiés hutus ayant fui l’avancée des rebelles du FPR. Une foule en liesse accueille, au son des tam-tams et des vivats, les hommes du commando français qui rallient le bourg pavoisé aux couleurs de la France et du Rwanda. Les militaires reçoivent des fleurs de la population et serrent des mains qui sont peut-être celles des assassins ! L’un des rôles de l’armée française consiste à créer des zones humanitaires sûres (ZHS) pour endiguer le flot de plus d’un million de réfugiés.

Contre toute attente, au bout de trois semaines, Paris met fin à l’opération « Turquoise ». Cette mission, soi-disant humanitaire, s’en va, laissant sur place un pays exsangue, des habitants traumatisés, en proie à des règlements de compte sanguinaires. La France s’en va comme elle l’avait fait au début du conflit, en avril, lors de l’assassinat de son protégé, le Président Habyarimana, non sans avoir exfiltré son épouse et ses sbires à Paris.

08/04/2014

Du sang suisse dans les veines de Valls !

 

 

 

 

 

De père Catalan et de mère Suisse, Valls n’a de français que la naturalisation obtenue il y a 30 ans, ce qui lui permet d’être fait Premier ministre de la France par la grâce d’un Hollandais. Cela n’a rien à voir avec les Pays-Bas… même si la France se traîne au bas de l’échelle !Ce n’est pas le première fois que l’on fait appel au  « Sang » Suisse » pour sauver la France…

 

En 1496, le roi Charles VIII crée les Cent-Suisses, la Compagnie des Cent Gardes Suisses du corps du Roi1. Malgré leurs beaux habillements et leurs enseignes peintes à l’or fin, les Cent Suisses sont surtout là pour gagner les batailles. Ils sont hallebardiers, archers, arbalétriers, se servent de mousquetons et montent, protègent le roi et la famille royale. Cinq siècles plus tard, l’histoire se répète.

 

Mais cette fois ci, le champ de bataille est d’un autre ordre, un peu à la manière d’un autre Suisse qui  fustige les étrangers de l’Helvétie alors que notre « demi-suisse français » a pris en chasse, de l’intérieur, les Roms, l’insécurité et l’immigration ! Même groupe sanguin ?

 

D’autres batailles l’attendent sur tous les fronts, sans doute plus complexes et moins médiatiques.

 

D’une main de fer, la mâchoire serrée, le visage tendu, il s’apprête à établir une feuille de route, à donner des ordres à un état major qui, de cas en cas, mettra les pieds au mur.

 

Difficile de concilier l’économie et le social, de reconquérir un électorat en plein marasme, avec le risque de perdre son âme et une majorité précaire. Avec en point de mire, la seule chose qui compte pour ce mercenaire d’un roi aux abois, la victoire au bout du fusil en 2017 !

06/04/2014

Kigali, 6 avril 1994...

 

 

 


La France n’est pas à Kigali aujourd’hui pour le vingtième anniversaire du génocide… et pour cause :

De nombreuses personnalités politiques et militaires françaises ont été mouillées dans ce génocide, dans l‘Enfer rwandais. Les verra-t-on comparaître un jour par-devant le tribunal d‘Arusha, pour complicité ? Ou faut-il attendre le Jugement Dernier…? »

 

Voici des extraits du livre «www.paradis-ciel.info  Un journaliste au Paradis » Fred Oberson, aeo-éditeur, 2007. Chapitre 10, page 121 et suivantes.

 

À la suite de la mort du président rwandais lors de l’explosion de son avion, de violents combats avaient éclaté au centre de la capitale. J’ai réussi à rejoindre Kigali dans les premières heures des massacres et j’ai communiqué à mon journal les horreurs que je découvrais, à peu près en ces termes :

« Des miliciens, des civils, des militaires participent à la tuerie. J’ignore qui donne les ordres de ces massacres, mais il apparaît que les victimes sont du côté des Hutus aussi bien que des Tutsis. Les autorités rwandaises accusent le FPR, le Front patriotique rwandais, d’origine tutsie, d’avoir perpétré l’attentat contre leur président. Comme toujours en pareille circonstance, le premier souci des ambassades consiste à évacuer leurs ressortissants par la route et par les airs. Les secouristes de la Croix-Rouge interviennent tant bien que mal pour évacuer les blessés vers le centre hospitalier. L’organisation « Médecins sans frontières » a installé des tentes dans le jardin de l’hôpital pour donner les premiers soins. Le commandant des casques bleus de l‘ONU a offert sa médiation entre le gouvernement et le FPR en vue d’un cessez-le-feu. Il semble bien qu’il ne soit pas écouté car les combats se poursuivent à l’arme lourde. L’on assiste à des pillages de magasins et d’habitations abandonnés par des familles entières qui tentent de rejoindre par tous les moyens possibles le Burundi et la Tanzanie. Pour atteindre l’aéroport, il faut franchir des barrages tenus tantôt par des miliciens hutus tantôt par des rebelles du FPR.Il s’agit bien d’un conflit ethnique du même type que celui auquel j’ai assisté au Burundi. Tout le monde se méfie et espionne tout le monde dans un climat délétère de délation. De jour en jour, arrivent des nouvelles alarmantes provenant de villages disséminés dans le pays. Une psychose de peur s’est emparée des Rwandais, chacun craignant d’être abattu par son voisin. Ils se comportent comme des bêtes sauvages : tuer ou fuir avant d’être tué. Avec l’aide des milices hutues, de simples citoyens filtrent la population, pénètrent dans les demeures, poursuivent les fuyards dans les collines. Hommes, femmes, enfants, dont la carte d’identité mentionne leur appartenance à l’ethnie tutsie, sont systématiquement abattus à coup de machettes et de gourdins. Les Hutus modérés qui veulent s’interposer subissent le même sort. Celui qui tente de désobéir aux ordres de tuer est menacé de mort. Ce n’est plus une guerre civile, c’est un véritable génocide, certainement programmé et organisé de longue date ! »

- Comment avez-vous réagi, Victor, face à ces atrocités ?

- Devant les risques encourus et l’horreur que je découvrais de village en village, j’ai envisagé de rebrousser chemin, de rentrer au pays pour alerter l’opinion internationale. Ma rédaction m’a enjoint de poursuivre mes témoignages avec mes collègues reporters. Je priais, j’implorais bêtement Dieu de faire quelque chose, et je vous assure qu’à ce moment-là, j’ai douté de Lui comme jamais. Des centaines de cadavres gisaient sur les chemins et flottaient sur les cours d’eau, gonflés comme des baudruches. Aucune assistance ne pouvait être portée aux blessés qui mouraient après d’horribles souffrances. J’ai découvert des charniers où les corps s’entassaient les uns sur les autres, comme des sacs poubelles dans une déchetterie. Les maisons, les cases des victimes brûlaient pareilles à des fétus de paille. Une armée de gueux fouillait les restes, à la recherche d’un maigre butin. Les yeux rouges de sang, ils violaient les femmes avant de les abattre comme du menu bétail. Ils s’enivraient de bière pour se donner le courage de tuer et de tuer encore. Entre un disque et l’autre, la Radio des Mille Collines, aux mains des Hutus, exhortait ses auditeurs à écraser les « cancrelats » comme de la vermine ! Un rescapé m’a raconté que des bandes de tueurs, machette à la main, ont pénétré dans l’enceinte de l’église catholique de Nyarubuyé pour abattre les paroissiens qui s’y étaient réfugiés. Les prêtres qui s’interposaient ont été tués sans sommation. Parmi les assaillants, il a reconnu des fidèles qui, avant les événements, assistaient régulièrement aux offices religieux. Des amas de corps ensanglantés, de membres, de têtes, jonchaient la pelouse, à l’ombre de massifs floraux qui se confondaient avec le sang des victimes. Des femmes étaient mortes éventrées, leurs enfants sur les bras. Leurs visages, leurs yeux, ou ce qu’il en restait, étaient figés par la terreur qu’elles avaient vécue avant d’être abattues. Partout, c’était une vision d’apocalypse qui me faisait vomir toutes mes tripes. J’ai encore appris qu’un massacre similaire avait eu lieu à l’intérieur de l’église de Kibuye, lors de la messe du dimanche.

Le bon Docteur Schweitzer, qui avait observé ces effroyables événements depuis le Paradis, ajouta :

- Pendant la durée de cet enfer terrestre, l’opinion internationale est restée quasi muette, ne réagissant pas, malgré les multiples articles publiés dans la presse internationale par les nombreux confrères de Victor et par lui-même. Lors du génocide nazi, de la Shoah, des camps d’extermination, on a eu de bonnes ou de mauvaises raisons de dire que l’on ne savait pas… Comme au Cambodge avec Pol Pot. Mais au Rwanda, le monde entier savait !

Kennedy ne s’expliquait pas pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU, par l’intermédiaire de son secrétaire général, un Africain de bonne souche, avait ordonné à la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda de battre en retraite, de retirer deux mille casques bleus, alors qu’il en aurait fallu dix mille pour tenter d’empêcher cette tuerie.

Victor lui confirma que l’ONU était, certes, dépassée par les événements mais, n’ayant pu convaincre les belligérants de conclure un cessez-le feu, elle s’était retirée sur la pointe des rangers. Ne restaient en place que les organisations humanitaires aux moyens dérisoires par rapport à l’ampleur des massacres qui s’étaient étendus à tout le pays.

- Que s‘est-il passé ensuite, demanda Kennedy, vivement choqué par son témoignage ?

- Lors de mon retour à Paris, vers la fin mai, pour prendre quelques jours de repos et essayer d’évacuer ce cauchemar avec force calmants, j’ai été informé par mon Journal que le Président de la République souhaitait me voir. Je m’attendais aux pires reproches pour l’avoir égratigné dans mes articles sur le manque de réaction de la France lors du conflit rwandais. À ma grande surprise, Mitterrand se montra très aimable et parfaitement au courant de mon cursus journalistique depuis une bonne quinzaine d’années. Il me questionna longuement sur le génocide que je venais de vivre sur le terrain. J’en ai profité pour l’exhorter à agir avant qu’il ne soit irrémédiablement trop tard, avant qu’un peuple entier ne disparaisse de la planète. Il ne se livra guère, comme à son habitude, me laissant toutefois entendre que son état-major avait sous-estimé l’escalade du conflit et qu’il n’allait pas rester inactif…

François Mitterrand, soi-disant humaniste… qui avait déclaré à l’un de ses proches : « Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop important ».

 

(Phrase rapportée par Patrick de Saint-Exupéry dans son livre :

L’inavouable, La France au Rwanda, Editions des Arènes, 2004)

 

 L'intégralité du livre Un journaliste au Paradis :

http://fr.calameo.com/read/00012051119b8788bd875

01/04/2014

La potion magique de Lepenix !

 

 

 

 

La corde du pendu a fait perdre 155 villes de plus de 9000 habitants à la gauche qui en avait pris 127 à la droite en 2008, sur le fil du rasoir. Sarkozy était au pouvoir, et d’en déduire, juste retour des choses, que les comptes s’équilibrent, Hollande l’ayant remplacé. 

Un coup de barre à bâbord,  un coup de barre à tribord, les électeurs sont de piètres navigateurs pour changer de cap à l’approche du Pot au noir. 

Il n’y a donc pas de quoi fouetter un chat, sauf que le FN, ce parti populiste qui promet monts et merveilles, est venu changer les règles du jeu en mettant de l’eau dans sa vinasse acide, en fricotant avec une droite marchande et financière. 

On va voir ce qu’on va voir ces six prochaines années dans la quinzaine de mairies bleu Marine. Baisser les impôts locaux, faire du social, fliquer les quartiers, ça vaut bien un bulletin de vote des masses populaires. Mais avec quel argent au moment où les dotations du Conseil général et du Conseil régional sont remises en question ? 

Ces municipalités « gauloises », Lepenix en tête, vont repousser les envahisseurs européens en établissant des barricades, le péage breton, le droit du sel et du sol, et les gabelous en embuscade. 

Dans les souterrains du château de Montretout, le vieux druide a découvert la potion magique !