alpilles13 ALPILLES13

30/11/2015

Le carrousel des Mercedes au Bourget

Ce matin, je me suis mis dans la tête d’un Parisien, me posant une question existentielle : j’y vais ou pas au boulot ? Au lieu d’affronter les bouchons, me les geler en attente du train de banlieue, j’ai opté pour la couette et le zapping d’une télé en boucle à l’autre. On n’a pas souvent l’occasion de boire son petit noir avec de tels personnages hauts en couleur.
 
C'est la parade des hypocrites, ces chefs d’Etat qui se les roulent dans de grosses bagnoles. Pas l’ombre d’un véhicule hybride ou électrique dans ce cortège fantôme. Les fabricants français font grise mine avec de rares Peugeot-Citroën et Renault, Volkswagen est absent de la parade, et pour cause ! Pour la petite histoire. un visiteur malin s’est vu refuser l’accès avec une trottinette et le Japonais a troqué sa Toyota contre une Mercedes comme Tsiparas qui l'a achetée à crédit à Frau Merkel !

La plupart des dirigeants n’en ont que faire de COP 21, comme des protocoles de Kyoto et de Durban qui sont passés à la trappe. Leurs intérêts nationalistes immédiats priment le devenir de la planète à l’horizon 2050, car ils auront disparu du monde politique, morts et enterrés avant que la mer envahisse leurs terres ! D’ailleurs, sur la pression des rois du pétrole, le terme « énergie renouvelable » a été banni de la conférence.

De grands hommes par la taille ces chefs d’Etat, ils dépassent Hollande d’une bonne tête. Les femmes se comptent sur une poignée de main et la Suissesse a dû déposer son couteau suisse au vestiaire. A ne pas confondre avec le Festival de Cannes !

Après l’arrivée de Obama et du Chinois, certains ont été frustrés de ne pas être accueillis, à la descente de leur carrosse, par Hollande, le temps d’une pause café, pendant que la « vice-présidente » Royal assurait l’intérim. On se congratule, on s’embrasse, on se serre la louche, celle du secrétaire de l’ONU est très parkinsonienne. Un seul baise main, très british, du prince Charles. Le pape François a fait faux bond, il reste à Bangui, la laïcité est de mise, car comment bénir une foule multi confessionnelle sans fomenter une Xième guerre religieuse.

Le problème climatique est simple à résoudre.

Lors de la séance protocolaire de dimanche, un délégué de l’archipel polynésien de Tuvalu - 26 km2, altitude 5m - a rêvé à voix haute :

"Si nous sauvons Tuvalu, nous sauvons le monde entier"

On peut dire de même de la Camargue dont certaines terres sont en dessous du niveau de la mer.

26/11/2015

L’Homo deshumanisus

 

Comment comprendre que des hommes soient capables de tuer de sang froid, dans le dos ou les yeux dans les yeux, leurs semblables sans distinction, des jeunes et des innocents, lors de la tuerie du 13 novembre ? Cela dépasse l’entendement, d’où les interrogations que des millions de personnes se posent de part le monde.

Chacun a son idée, les psycho-sociologues tentent d’analyser le comportement barbare de ces tueurs sans foi ni loi, de décrypter leurs motivations. L’islamisme radical, l’endoctrinement fondamentaliste, le fanatisme sont certes en cause mais cela n’explique pas tout, les raisons sont multiples. Le racisme, la xénophobie, la haine, la violence font partie de notre quotidien. L’homme se déshumanise, le kamikaze n’a que faire de sa vie et de celle des autres. Le terrorisme s’infiltre incognito dans la société, au coin de la rue, avec une facilité déconcertante, mettant en échec les mesures de sécurité des pouvoirs publics.

130 morts, 350 blessés d’un coup, au cœur de Paris, ça donne à réfléchir et à susciter la peur de l’autre. Ailleurs, ils sont des milliers, de mois en mois, à subir le même sort sans que cela bouscule notre train-train quotidien. Jusqu’à fermer nos portes aux réfugiés qui veulent échapper à la terreur.

Sans remonter jusqu’à l’Inquisition ou au massacre de la Saint-Barthélemy, parlons-en de la Terreur, la nôtre, lors de la Révolution de 1789. En deux ans, plus de 100.000 citoyens ont été exécutés ou massacrés à Paris et en province. Rebelote lors de la « Commune de Paris* en1871. Les bourreaux n’ont pas d’état d’âme, ils font métier de donner la mort, ils accomplissent un assassinat légal sur ordre d’un Etat ou d’une justice qui n’ose pas dire son nom.

Dans les guerres, faisant des millions de morts et de blessés parmi les belligérants qui combattent plus ou moins à la régulière, si j’ose dire. Les populations civiles paient un lourd tribut lors des conflits, tout en étant souvent complices des va-t-en-guerre.

Lénine, Trotski, Staline, Mao ont été des précurseurs dans les tueries qu’ils ont organisées sans discernement pour se maintenir au pouvoir. Avec la shoah, Hitler et les nazis ont surpassé tous les criminels. Pour accomplir leurs basses œuvres, leurs crimes contre l’humanité depuis un siècle, ces potentats ont eu recours à des milliers d’hommes, de soldats, de kapos, de collabos,  qui adhéraient, sans sourciller, aux concepts crapuleux de leurs chefs sanguinaires.

Et les massacres, les génocides se sont poursuivis, de décennie en décennie, sans discernement, par le peuple notamment, que ce soit au Cambodge, en Afrique, au Rwanda, en Yougoslavie, en Algérie, en Afghanistan, en Syrie, pour ne citer que les principaux carnages. « L’homme est un loup pour l’homme ». Depuis la colonisation, les interventions au Moyen-Orient, l’Occident a un contentieux irrévocable avec ces pays.

Aujourd’hui, c’est au tour des tueurs djihadistes d’occuper l’actualité et les médias. Selon les « experts » de tout poil, il y en a pour vingt ans à humaniser les déshumanisés. S’il en reste encore après les bombes de la coalition.

09/11/2015

L’homme n’est pas de gauche

L’homme par nature n’est pas de gauche. S’il le prétend, c’est la conséquence de l’histoire, du bourrage de crâne, il est de gauche par défaut.

Auparavant, à l’époque de la royauté, de la noblesse, il n’y avait ni droite, ni gauche mais la plèbe, les serfs soumis et corvéables à merci.

Après le siècle des Lumières, de la Révolution française de cet espoir d’une vie meilleure, le citoyen, cet inconséquent, a viré sa cuti en accordant successivement sa confiance à un empereur, à des rois, à des colonisateurs et à un maréchal félon.

Aujourd’hui, de part le monde, les milliards de crève la faim ne sont pas de gauche, comme on l’entend en occident, mais les victimes de régimes et de dictatures cruelles et anti humanistes.

Tout d’abord, ces peuples doivent lutter pour survivre au propre et au figuré. Il n’est pas nécessaire d’être de gauche pour se rebeller avec des moyens dérisoires aussitôt écrasés dans le sang par l’armement de pays soi-disant socialistes.

Donc, ce n’est pas dans le tempérament de l’homme d’être de gauche, car, une fois sorti de son marigot, il aspire viscéralement à un mieux être matériel dont la droite est l’exemple. Par le progrès social, la consommation, la droite s’auto alimente, se maintient quasi automatiquement, quand elle ne progresse pas.

A quelques pour cent près, l’Assemblée nationale bascule tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, remettant en cause tout programme cohérent et d’avenir. C’est la foire d’empoigne qui déroute les électeurs et favorise l’abstention.

Après l’échec du communisme, le socialisme n’a pas vraiment trouvé sa voie, il est l’objet en son sein de multiples convulsions. Les masses populaires ne lui font plus confiance, elles stagnent  dans une pauvreté relative, elles perdent tout espoir de devenir « riches » et se jettent bon gré, mal gré, dans le populisme de droite !