alpilles13 ALPILLES13

18/12/2015

Changeons de République...

La cinquième République est moribonde, elle a fait plus que son temps. Ça ne peut plus durer ainsi. Depuis des décennies, on se renvoie la balle de gauche à droite et vice-versa, un jeu de massacre stérile qui paralyse l’évolution du pays.
 
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On fanfaronne de par le monde, comme au temps de l’époque coloniale, d’un empire déchu. Faut bien que l’industrie vive, et de célébrer les Droits de l’homme et du mécanicien en fournissant en rafale le matériel de guerre à nos « pays frères ».

Les partis passent leur temps à se tirer dans les jambes. Les oligarques au pouvoir, toujours les mêmes, ne se soucient que de leur pré carré, de leur rente de situation et de leur réélection. Depuis des mois, on nous bassine avec les primaires et l’échéance de 2017. Le présent, on s’en fout, « maintenant » c’est du passé, un slogan crié à tue tête sur les toits pour les gogos.

Le peuple a faim, « qu’il mange de la brioche » ! Un peuple de mendiants à qui l’on donne la pièce, 6 euros d’augmentation du smic, une moquerie. On enrichit les riches à tout-va. Il n’y a de beau que le patronat à qui l’on verse des milliards, sans contrôle ni contre partie réelle. Le pouvoir est entre les mains de la finance, l’Etat leur otage. On jette ainsi les citoyens à corps électoral perdu dans les bras d’un parti, raciste, populiste et réac qui promet monts et merveilles sans avoir les moyens de les concrétiser. Les manants se laissent griser par le discours des racoleuses.

Le salut viendra peut-être du Sud et du Nord, du tremblement de terre, du tsunami provoqués par les régionales. Quelques voix d’élèvent, du genre « on ne m’y reprendra plus », ça va changer, certains font amende honorable pour soigner leur gueule de bois. La peur au ventre, les plus courageux… murmurent à voix basse : unissons-nous, cohabitons pour sortir le pays du chômage et de la crise. Paroles, paroles, le peuple ne croit plus aux effets de manche de ces politiciens « costard cravate » qui ne se remettent pas formellement en question. C’est toujours la faute de l’autre. Un député-maire LR d’une ville Paca de 80.000 habitants a le culot de dire que depuis trente ans la République délaisse ses concitoyens. Que fait-il, que font-ils ses 576 collègues à l’Assemblée nationale ?

La gauche panse les plaies de son incurie. Au diable l’homéopathie, il lui faut un remède de cheval. Chez Les Républicains, la chasse est ouverte, on abat la brebis galeuse à coup de « Sarkonikov ». Gare aux ricochets ! Le système électoral est faussé, le bonus aux vainqueurs est d’une absurdité crasse. Changeons une République en guenilles qui n’a de démocratique que le nom. La seule issue possible : le pouvoir au peuple !

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