alpilles13 ALPILLES13

09/03/2016

Vive le code du travail

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On dit tout et n’importe quoi à propos de la réforme du droit du travail. Une chatte n’y trouverait pas ses petits et le « travailleur » encore moins. D’ailleurs, on ne lui a pas demandé son avis et zut pour les syndicats qui ne présentent que 8% de la masse des travailleurs, autant dire des peanuts qui font grincer les rouages de la paix sociale.

Un vrai casse-tête la cure d’amaigrissement du Dalloz, un bouquin rouge – comme le Michelin – disponible en plusieurs versions de 45 à 180 euros pour le Méga Code de 3580 pages ! Le cher Désiré Dalloz a fait son chemin depuis 1845 puisqu’il fait partie d’un groupe privé totalisant 400 millions de chiffre d’affaire, 2200 employés dont ne sait s’ils sont en CDI ou en CDD !

Quelques pistes sur cet avant-projet visant à instituer de nouvelles libertés…

Le temps de travail peut passer jusqu’à 12 heures par jour, ce qui permet d’avoir deux patrons de trois jours dans la semaine de 6 jours, le septième étant, comme de bien entendu, celui du Seigneur, à choisir : le vendredi pour les musulmans, le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens. Voila une idée qu’elle est bonne pour doubler le smic !

Les heures sup, ça se discute ! Pas moins de 10% et pas plus de 25%, question d’accord de branche en branche, selon le désir de l’entreprise !

Indemnités de licenciement. Ça c’est un truc vicieux qui pousse les patrons à faire des CDD plutôt que des CDI depuis l’introduction de cette indemnité légale en 1967. Je fais le con, je suis vidé presto-subito, je touche mes trois mois minimum et rebelote !

Les accords suspensifs. Encore un cadeau aux entreprises - en plus de 40 milliards - qui pourront « moduler » les salaires et le temps de travail comme bon leur semble.

 

Une poire pour la soif. On va les consulter ces chers travailleurs, par référendum, ils auront ainsi voix au chapitre. Puis, on les gratifiera d’un compte personnel d’activité avec en prime, pourquoi pas, « la médaille du travail » en fin de carrière !

Une réforme fourre-tout ? C’est en tout cas l’impression que donne ce projet, concocté à la va-vite, qui fait la part belle au patronat plutôt qu’aux salariés. Un coup de poker-menteur d’un président aux abois pour n’avoir pas réussi son projet utopique : stopper le chômage.

Qui c’est qui va décider ? Un millier de pauvres mecs corvéables à merci : ministres, oligarques, députés, sénateurs, cumulards qui gagnent à peine 7 à 8000 euros, plus quelques frais de bouche et de va-et-vient. Et s’ils mettent les pieds au mur, on leur refilera le 49.3 dans les gencives.

Commentaires

@Monsieur Oberson vous avez raison c'est du grand n'importe quoi mais qui lui ne nourrira pas la planche à billets bien que !
Il sert surtout à faire marcher les langues et les commentaires et faire courir les manifestants donc tout n'est pas perdus ,sans jeu de mots évidemment
Ce qui prouve encore une fois qu'il faut aussi du grand n'importe quoi pour faire valser et jaser
très bonne journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 17/03/2016

Lorsqu'un Code du Travail devient gros comme une Bible, on peut être sûr que plus personne ne s'y retrouve. Un véritable labyrinthe.
Quand on pense que le Code Suisse ne comprend que 117 pages, on reste songeur.
C'est une refonte complète de ce Code ubuesque et kafkaïen qu'il faut entreprendre au lieu de le charger encore plus de quelques alinéas inutiles.

Mais que voulez-vous, la France ne peut survivre que noyée sous des tonnes de paperasses concoctées par des mégatonnes de fonctionnaires indélogeables (30% de la population active !!!) qui se foutent complètement du chômage. D'autant plus d'ailleurs que leurs chefs énarquiens sont eux-mêmes des fonctionnaires.

Écrit par : Lambert | 29/03/2016

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